• 2015 Prenons du recul pour préparer l'avenir

     

    Extrait de La Lettre du Professeur Henri Joyeux, 05 octobre 2015

     

    [...] je reçois un fort courriel et réponds prioritairement à ceux qui sont le plus atteints dans leur corps.

    Il ne s’agit pas de consultation mais de conseils pour vous guider dans les méandres complexes et souvent inquiétants de la médecine moderne.

    Souvent l’on me demande ce qui m’anime, ce que je fais de mes journées, quand je pourrai reprendre mes consultations officiellement, sans être entravé par quelque ministre ou structure officielle comme le conseil de l’Ordre des médecins.

    Tout cela va se résoudre et je pense pouvoir être opérationnel pour consulter dès le début de l’année 2016.

    Je réponds positivement – selon un emploi du temps fort chargé – aux nombreuses conférences qui me sont demandées en France comme à l’étranger, sur des sujets aussi divers que :

    • Nutrition et prévention des maladies de civilisation
    •  L’agriculteur, premier acteur de notre santé
    • Tout savoir pour éviter Alzheimer et Parkinson
    • Les vaccins : comment s’y retrouver sans perdre la santé ?
    • Les produits de la ruche pour notre santé
    • Les 10 paradoxes méditerranéens
    • Notre système immunitaire, quelle merveille !
    • L’alimentation des enfants
    • Comment parler à nos enfants de la santé, de l’amour et de la sexualité en respectant le jardin secret de chacun

     

    Et même une conférence sur « Les messages très actuels de l’Émir Abd-El-Kader »* à partir de la lettre qu’il a adressée le jour de la Pentecôte 1855 à tous les Français.

    * Voyez aussi : Le site de Djamila


    Tout cela est cohérent.

    En effet, je veux moi-même voir clair dans ce monde difficile. En tant qu’homme de santé, j’essaye d’élargir mon regard et, humblement, de faire savoir ce qui me paraît bon et juste pour la santé globale de tout notre être : le corps, l’esprit, notre part affective si importante et la fine pointe de nos profondeurs conscientes et inconscientes, l’âme.

    Cette semaine, je souhaite réfléchir avec vous à partir de trois livres récents que j’ai lus et annotés tant ils permettent d’avoir recul et lucidité sur la société dans laquelle nous évoluons et le monde tel qu’il est devenu.

    Je ne suis pas d’un naturel pessimiste, plutôt optimiste, joyeux 24 heures sur 24 comme je le dis souvent, mais mon métier de chirurgien du cancer m’a appris à être réaliste.

    Voici les titres des trois ouvrages qui m’ont beaucoup apporté et qui ont nourri mes réflexions. Évidemment, ce ne sont pas des romans. Ils se lisent plutôt un crayon à la main. 

     

    • « L’Homme dévasté », du grand philosophe Camusien, un grand ami, Jean-François Mattéi (Ed. Grasset 2015)

      Malheureusement, nous avons perdu Jean-François Mattéi trop rapidement. Il nous a laissé ce livre posthume, un vrai testament philosophique à méditer.
      Jean-François Mattéi constate « la destitution de la conscience qui n’est plus qu’un atoll perdu dans le flux océanique de l’inconscient ».

      Le philosophe montre que « le monde privé de direction et de navire a perdu le sens de son étrave car il ne suit plus aucun cap ». Il contemple avec étonnement « la foule amorphe et les yeux qui ont perdu le pouvoir de regarder ». Je retiens aussi cette phrase : « l’homme identifié non plus à son âme, mais à son corps ».

     

    • « Le Règne de l’homme – Genèse et échec du projet moderne », de Rémi Brague (Ed. Gallimard 2015) auteur de la Sagesse du monde et de La Loi de Dieu 
      « La dernière arrogance de l’homme est de s’imaginer qu’il n’y aurait rien au-dessus de lui »
      Ce livre est la meilleure source que je connaisse qui amène l’homme à réfléchir sur son existence, sa longue trajectoire de l’Antiquité à nos jours. Il convoque aussi bien la philosophie que la littérature, il nous met face à nous-même et ouvre des perspectives à partir de nos angoisses, de nos désillusions et de nos échecs.

     

    • La Quête spirituelle hier et aujourd’hui, de Jacques Arènes (Ed. Cerf 2011)
      Dans ce livre, ce psychologue et psychanalyste évoque tour à tour « le hors piste spirituel » et « la rumeur de Dieu dans le monde désenchanté ». Il rappelle que « la valeur principale ne vient pas dans le fait d’être aimé, mais d’aimer soi-même » et s’étonne voir une société autant en « en recherche de soi et en quête de sens ».

     

    À ceux qui me reprocheraient de trop spiritualiser la santé, j’ose dire que le refus du spirituel, aussi important et légitime que sa recherche, doit être vraiment libre et argumenté.

     

    Et voici quelques adresses  :

    Les sessions Philoxenia, rencontres culturelles et spirituelles à l'une des sources de notre civilisation, entre Orient et Occident, sont à l’initiative d’une équipe de jésuites et de laïcs. Philoxenia est une sorte de réponse aux défis actuels qui traversent l’Europe.
     

     

     

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