• Arts martiaux et Sport de combat

     

    Arts martiaux et Sports de combat

    Ce qui distingue essentiellement les arts martiaux des sports de combat c’est la finalité : développement personnel et « survie » pour les premiers, amusement et compétition pour les seconds. (Bushido Club de Sedan)

    Arts martiaux

    Arts martiaux et Sport de combat

    La locution française « arts martiaux » est la traduction de l’anglais martial arts, un néologisme créé vers 1933 pour désigner initialement les techniques de combat du Japon. Toutefois, le terme désigne, à l'origine, le système de combat en Europe, vers 1550. Il est dérivé du latin et signifie arts de Mars, dieu romain de la guerre (Wikipédia)

    Un art martial est un style ou une école dont l’enseignement porte principalement sur des techniques de combat, à mains nues ou avec arme. Historiquement, cet apprentissage intègre une dimension spirituelle et morale visant à la maîtrise de soi (essentielle, tant pour renoncer au combat s'il est évitable, que pour y faire face dans le cas contraire), et s’enrichit de multiples connaissances (culturelles, philosophiques et médicales, notamment). Ainsi, les arts martiaux visent au développement global de l’individu : externe (force, souplesse), interne (énergie, santé), intellectuel et moral.

    Les arts martiaux dits externes (wai-jia en Chine), traditionnellement associés à Shaolin (parenté bouddhiste) : la force prime, et l’efficacité est recherchée par une certaine puissance à l’impact visant à faire perdre connaissance ou à mettre hors d’état de nuire par réaction au cervelet (K.O.), fracture osseuse, etc. (Plée 1998*) La préférence ira au poing fermé, aux mouvements linéaires et discontinus, aux parades en blocage ; les énergies s’opposent et se contrecarrent. Le travail énergétique, lorsqu’il est pris en compte, vise essentiellement à améliorer les capacités du pratiquant.

    Les arts martiaux dits « internes » (nei-jia en Chine), traditionnellement associés au Mont Wudang (parenté taoïste) : il ne s’agit plus de frapper fort, mais vite et avec beaucoup de précision pour toucher des « points » très précis, ce qui nécessite dans un premier temps un lent travail d’apprentissage afin de développer exactitude, souplesse et fluidité (Fauliot 1984*) La préférence va à la « main souple », aux mouvements circulaires et continus, aux parades par enroulements et aux esquives de manière à détourner ou absorber l’énergie de l’adversaire, voire à la retourner contre lui. Le travail énergétique est fondamental, tant dans la pratique que dans la stratégie de combat. (Wikipédia)

    Liste des principaux arts martiaux internes chinois

    (Wikipédia)

    La plupart des styles externes ont intégré un travail énergétique dans leur pratique afin d’améliorer souffle, énergie, coordination, concentration, etc., et des éléments techniques ont été échangés, partagés, intégrés, de part et d’autre. Reste que, bien qu’en partie compatibles et complémentaires, ces approches sont fondamentalement différentes au niveau de la finalité, et donc de la stratégie : les styles externes font confiance dans la force, dans une puissance « explosive », les styles internes cherchent la clef de la science des énergies et parient sur fluidité et extrême précision du mouvement. Des nuances peuvent être apportées en parlant plutôt de styles « durs », « doux », etc. (Plée 1998)

    Cette mise au point quant aux styles internes et externes permet de mieux comprendre le cas un peu particulier du Tai-chi-chuan, « souvent considéré comme une simple gymnastique thérapeutique qui n’aurait d’intérêt que pour les femmes et les vieillards ! » (Fauliot 1984) ou « une danse-exercice destinée aux vieilles dames perturbées » (Plée 1998). Il est, en effet, essentiellement pratiqué en Occident comme art énergétique à finalité de santé et bien-être et a, dans ce cadre, très généralement perdu de vue son origine et sa finalité martiale. L’immense succès de ce Tai-chi « partiel », « inaccompli » pourrait-on dire, a créé dans les esprits occidentaux une incompréhension et une ambiguïté autour de ce que sont réellement les arts martiaux dits internes, dans leur ensemble. (Wikipédia)

    Quelle différence entre "Tai ji quan" (Tai-chi) et Qi-gong ?

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    Voir

    Qi-gong (Chine)

    Kung-Fu, le Yoga chinois

    Kung-fu : repères d'Animaux martiaux

    Le taijiquan, le qigong et le kung-fu appartiennent à la famille des arts classiques du Dào (Tào, Mère de toute chose). Ils sont trois des plus belles expressions du naturel et du vivant de la tradition ancestrale classique chinoise. (École Gilles Thibault) 

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    C’est à cette époque [XIXe siècle, voir Gymnastique militaire française] et sous l’influence de cette « mode », que le Japon, désireux de cadrer avec la tendance sportive internationale, transforma ses bujutsu, arts martiaux japonais traditionnels, en Budo, pratiques expurgées de tout ce qui était réellement dangereux : judo en 1882, kendo en 1903, kyudo en 1905, karatedo en en 1935, aïkibudo en 1930 puis enfin aïkido en 1942 (Plée 1998). C’est ainsi que les Occidentaux découvrirent les arts martiaux, et que certains arts martiaux (judo, karaté…), développant au XXe siècle une expression de compétition qui leur était originellement étrangère, entrèrent dans la sphère du sport, et plus précisément des « sports de combat », aux côtés de la boxe, de la lutte, de l’escrimeetc.

    On vit aussi apparaître les « Mixed Martial Arts » dits MMA - littéralement « arts martiaux mixtes » - terme anglophone pour désigner des rencontres interdisciplinaires qui ne sont possibles qu’en combat libre : à l’origine caractérisé par une presque totale absence de règles, le MMA est ensuite devenu un sport à part entière, très encadré et réglementé. (Wikipédia)

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    * Notes

    Henry Plée "L’art sublime et ultime des points vitaux" Budo Éditions, 1998 (voir Georges Charles...)

    Saiko Fujità 西湖 藤田, né sous le nom d'Isamu Fujita, est un artiste martial japonais, 14e sōke (chef, maître) du ninjutsu Kōga-ryū. Il est considéré par certains comme le dernier vrai ninja...

    Arts martiaux et Sport de combat

    ... cependant selon plusieurs références, « les opinions sont divisées sur le fait qu'il soit un vrai ninja ou un simple chercheur de budō » (Wikipédia)

    Pascal Fauliot "Contes et récits des arts martiaux de Chine et du Japon" Éditions Albin Michel, 1984

    Arts martiaux et Sport de combat

    Citations et extraits 1 - Citations et extraits 2

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    Voir Jeux nomades

     

    Sens moderne

    L'histoire des arts martiaux remonte aux premiers âges de l'humanité et se caractérise par un système complexe de diffusion parmi les cultures et les régions du monde. (Wikipédia)

    À l’origine, la locution « arts martiaux » ne s’appliquait qu’à des disciplines de combat d’origine japonaise, et c’est encore ainsi qu’on la trouve définie par certains. Cependant, l’usage a fait s’ouvrir cette définition à toutes les disciplines d’origine asiatique (arts martiaux japonais, chinois, vietnamiens, coréens) et aux arts martiaux les plus populaires en Europe et en Amérique. C’est généralement cette acception que l’on retrouve dans les ouvrages généralistes actuels, et dans dans le langage courant [1]. (d'après Wikipédia)

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    [1] Voir Les « langues » et Jésus

    Ainsi, le terme « art martial », du fait de son histoire, a longtemps été utilisé pour désigner une discipline de combat asiatique, puis les arts martiaux populaires d'Europe et d'Amérique. Cependant, des écoles similaires d’« arts du combat » existent dans de nombreuses régions et cultures, et les arts martiaux, au sens large, englobent aujourd’hui une grande variété de disciplines.

    Sport de combat

    Arts martiaux et Sport de combat

    La notion de « sport de combat » est distincte de celle d'art martial, même si certaines disciplines présentent les deux facettes.

    Un art martial est, par définition, un « art de guerre ». Du fait de la dangerosité potentielle, il est impossible d'en organiser des compétitions sauf aménagements pour en faire un sport de combat.

    Dans le sport de combat il ne s’agit plus de devenir un homme meilleur, mais de prendre part à un « jeu », dont le but est d’être le meilleur dans un système codifié.

    Ce basculement en entraîne d’autres : l’orientation récréative implique la limitation de la prise de risque, et donc l’élimination des techniques dangereuses, et l’établissement de règles strictes ; la composante culturelle se trouve réduite à sa portion congrue (le vocabulaire technique, grosso modo) et la composante spirituelle disparaît quant à elle totalement. (Wikipédia)

    [Entre Arts martiaux et Sport de combat, reste] en partage l’aspect « santé », ainsi que la composante éducative et morale, même si sa portée en est amoindrie dans le « sport ». En effet, le sport ne se limite pas à ses aspects ludiques, il est aussi porteur d’un projet éducatif et moral, souligné par Pierre de Coubertin lors de la recréation des Jeux olympiques [1] en 1896 : en tant qu’activité régie par des règles identiques pour tous, le sport porte des valeurs d’égalité et de justice. En outre, dans le cadre de l’éducation des enfants principalement, le sport s’avère, outre ses aspects de santé et de limitation de la violence, un excellent instrument éducatif en vue de développer le sens moral, l’esprit de groupe et la discipline (consentement volontaire au respect des règles). La pratique du sport favoriserait donc le bien-vivre ensemble et, par le biais du « fair-play » [2] le développement du sens moral. Cependant, l’injonction morale à la rectitude et à la maîtrise de soi ne concerne le sportif que dans le cadre de sa pratique sportive, tandis qu’elle lie le pratiquant en arts martiaux à l’ensemble des actes de son existence. (Wikipédia)

    Les amateurs de sport retiennent des Jeux Olympiques de 1968 (Mexico, à quelque 2 200 mètres d'altitude !) l'incomparable saut en longueur de Bob Beamon (8,90 mètres), l'exploit inédit du sauteur en hauteur Dick Fosbury qui "invente" le saut dorsal et la victoire inattendue de la Bordelaise Colette Besson (22 ans) sur le 400 mètres. (Hérodote)

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    [1] Voir Saut en hauteur (Yantra)

    Voir aussi

     

     

    [2] Voir L'éthique chevaleresque

    Autres docs

    Un sport de combat possède des règles visant notamment à garantir l'intégrité physique. Ils font très souvent l'objet de compétitions (d’opposition) et ont alors un arbitre pour faire appliquer les règles. (Wikipédia)

    Encore, il y a des risques... Par exemple, les boxeurs, surtout les professionnels, sont particulièrement exposés, entre autres atteintes, au décollement de la rétine...

    Le sport de combat s'éloigne donc d'un côté du combat réel, mais d'un autre côté, permet de se confronter à un adversaire ayant des réactions imprévisibles et dans un bon esprit sportif (fair-play et respect)

    Il est évident aussi qu'un compétiteur moyen face à un agresseur violent mais sans entraînement aura des avantages indéniables et son sport deviendra donc analogue à un art martial. (Wikipédia)

    Sports de combat olympiques

    Il existe 5 sports de combat qui sont au programme des Jeux olympiques d'été. Par ordre chronologique d'entrée aux Jeux :

     

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    Documentation

    Voir aussi

    Collection de Kiaz

    Wikipédia

     

     

     

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