• Commentaire Présidentielle 5/2017 en attendant le second tour

     

    Bonjour Incognitototo,

    Effectivement (en réponse à votre message du 03 mai 2017, voir plus bas), il y a bien des malentendus, confusions, amalgames des "amnésiques de l’histoire" comme vous dites... qui ne sentent pas bon. Mais d'abord, petite piqûre de rappel : un "FN" a bien existé dans les années 1940, mais c'était un mouvement (pas un parti) de Résistants, donc beaucoup plus proche de la gauche et surtout pas de l'extrême-droite. Le "FN" de Jean-Marie Le Pen a été créé dans les années 1970, si je ne m'abuse.

    « ... tout devient "fasciste", y inclus le fait de dire à quelqu’un qu’il fait un choix en n’en faisant pas. Cette confusion (sciemment entretenue) est vraiment dangereuse [...] Quand on en arrive à confondre le fascisme avec les pratiques maffieuses de certains groupes financiers, c’est qu’on a franchi une étape supplémentaire dans la "dématérialisation" du pire »

    Je suis d'accord avec vous sur ce point, mais je ne comprends pas la suite « tout devient possible, y inclus, par exemple, qu’on ne puisse plus identifier que ce que veut faire MLP avec tous les étrangers résidant en France n’est pas différent des politiques xénophobes et racistes des plus sombres pages de notre histoire ».

    Sincèrement, vous croyez vraiment que MLP va croquer ces pauvres migrants avec une bonne sauce à la crème ? Dans ce cas, c'est vous qui tombez dans le panneau de l'obscurantisme moutonnier... Je vous rappelle que MLP a été avocate et a défendu des sans papiers !!! De plus, il ne faut pas être sorti d'une grande école pour voir que l'immigration massive de gens, qui plus est ne respectent pas et insultent les Français, est un grave problème dans notre pays déjà en proie à des problèmes socio-économiques. Ne confondons pas "réguler" et "tout fermer".

    Rien n'est fait pour accueillir autant de personnes mais il faut que les Français se plient sans rien à redire au desiderata des "migrants". Rien ne se fait non plus pour éradiquer ces malfrats, violeurs et autres terroristes qui, quoi que vous pensiez, sont majoritairement issus de ces vagues migratoires.

    Si je comprends bien, vous allez voter Macron, à contre-cœur (ça fait bien de dire ça, ça fait branché)  parce que MLP, c'est la xénophobe raciste et méchante (ça fait cliché de dire ça, on ne peut plus poncif)

    Vous préférez voter pour un Hitler en puissance, si, si, ce n'est pas MLP la prêtresse du nazisme de nos jours (lisez les quelques très intéressants et sérieux articles qui circulent sur la toile). Par exemple :

    [https://www.contrepoints.org/2016/08/22/115302-la-peur-de-rappeler-les-racines-socialistes-du-fascisme]

    [http://www.causeur.fr/presidentielle-le-piege-macron-le-pen-44124.html]

    [http://www.causeur.fr/presidentielle-debat-macron-le-pen-44041.html]

    La France ne peut pas rester sans chef et il faut voter pour le "moins pire", et pour moi le "moins pire, c'est MLP. À ce propos,  je ne comprends pas votre phrase « Aussi tant qu’à choisir, je préfère le choléra Macron que je pourrai continuer à combattre à la peste brune Le Pen dont je ne pourrai pas me défendre, sauf à rentrer dans un processus de guerre civile »

    Estimeriez-vous que Macron serait pourfendable au besoin ? Vous vous trompez lourdement, et là c'est à vous de faire de "l'amnésie" : les récents 49.3 ont été là pour rappeler que les gus au pouvoir sont tout-puissants et agissent en toute impunité.

    Je ne fais pas une confiance aveugle dans MLP, mais je me méfie encore plus de Macron : tendez la main au malin et il aura tôt fait de vous dévorer le bras...

    Enfin, à vous de voir ; mais n'oubliez pas, il y a 80 ans, quelque part en Allemagne, un homme a d'abord fait du bien à son pays (autoroutes, voitures pour tout le monde...) puis s'est très vite transformé en personnage immonde, cruel et raciste...

    Dommage que vous n'ayez pas suivi votre premier élan, à savoir penser à « une stratégie de rupture (en votant blanc) avec ce système démocratique pourri qui nous oblige depuis 59 ans à voter pour le "moins pire" »

    Bien à vous

     

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    Commentaire à l'origine de ma réaction, ci-dessus.

    Chère Catherine,

    Après avoir pensé (comme beaucoup) aux « bénéfices » d’une stratégie de rupture (en votant blanc) avec ce système démocratique pourri qui nous oblige depuis 59 ans à voter pour le « moins pire », je me suis totalement et assez rapidement rallié à votre positionnement.

    Deux raisons principales à cela :
    – il faut voir comment sur certains blogs et réseaux sociaux est distillé (à l’évidence par des affidés « bien intentionnés ») « l’équivalence » entre Macron et Le Pen… qui essaye de nous démontrer comment le FN est devenu un parti « fréquentable », et comment le néolibéralisme incarné par Macron serait un fascisme comportant des dangers pires que ceux de Le Pen… « Ils » ont vraiment passé la surmultipliée pour parachever leur entreprise de dédiabolisation de ce parti et le pire, c’est que ça semble très bien fonctionner avec tous les amnésiques de l’histoire… et ça fait peur…
    – je suis atterré par la confusion entretenue et les mésusages des mots, comme si ceux-ci n’avaient plus aucun sens. Par exemple, tout devient « fasciste », y inclus le fait de dire à quelqu’un qu’il fait un choix en n’en faisant pas. Cette confusion (sciemment entretenue) est vraiment dangereuse et rend le débat politique complètement surréaliste. Quand on en arrive à confondre le fascisme avec les pratiques maffieuses de certains groupes financiers, c’est qu’on a franchi une étape supplémentaire dans la « dématérialisation » du pire ; et tout devient possible, y inclus, par exemple, qu’on ne puisse plus identifier que ce que veut faire MLP avec tous les étrangers résidant en France n’est pas différent des politiques xénophobes et racistes des plus sombres pages de notre histoire.

    Bref, ce niveau de confusion ne présage rien de bon. Aussi tant qu’à choisir, je préfère le choléra Macron que je pourrai continuer à combattre à la peste brune Le Pen dont je ne pourrai pas me défendre, sauf à rentrer dans un processus de guerre civile.

     

     

     

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