• Féminisme anti-français

     

    Un regard sur la malheureuse transformation de notre France

    Le démantèlement de notre société procède en fait d'un seul phénomène qui, telle l'Hydre de Lerne, brandit plusieurs têtes

    Querelles en bidon

    Des faux départs, qui font faire des faux pas à des féministes incultes, que de sottises !

    Ces greluches et greluchons ignorent que le "genre" grammatical n'a rien à voir avec le sexe. "Masculin"/"féminin" n'est pas équivalent de "homme-mâle"/"femme-femelle".

    Et ce, malgré les appels et rappels au bon sens. Que n'ont-ils lu ce qui suit ?

    « [...] En 1984, le gouvernement socialiste, sous l’égide d’un « ministère des Droits de la Femme », prend une initiative en faveur « de la féminisation des titres et des fonctions et, d’une manière générale, du vocabulaire concernant les activités des femmes. » À la suite de cet acte politique, l’Académie française demande à Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss de rappeler le rôle des genres grammaticaux dans la langue française. Cette même année, l’Académie adopte à l’unanimité un texte qui rappelle « la contrainte interne que constitue, dans la langue française, l’existence de deux genres et la valeur non marquée, « générique, du masculin pour neutraliser la différence entre les sexes ». » (1)

    Voici un extrait du texte de l'Académie française, 1984

    « Il convient de rappeler qu’en français comme dans les autres langues indo-européennes, aucun rapport d’équivalence n’existe entre le genre grammatical et le genre naturel.

    Le français connaît deux genres, traditionnellement dénommés « masculin » et « féminin ». Ces vocables hérités de l’ancienne grammaire sont impropres. Le seul moyen satisfaisant de définir les genres du français eu égard à leur fonctionnement réel consiste à les distinguer en genres respectivement marqué et non marqué.

    Le genre dit couramment « masculin » est le genre non marqué, qu’on peut appeler aussi extensif en ce sens qu’il a capacité à représenter à lui seul les éléments relevant de l’un et l’autre genre. Quand on dit [...] « cette ville compte 20 000 habitants », « tous les candidats ont été reçus à l’examen », etc., le genre non marqué désigne indifféremment des hommes ou des femmes. Son emploi signifie que, dans le cas considéré, l’opposition des sexes n’est pas pertinente et qu’on peut donc les confondre.

    En revanche, le genre dit couramment « féminin » est le genre marqué, ou intensif. Or, la marque [...] affecte le terme marqué d’une limitation dont l’autre seul est exempt. À la différence du genre non marqué, le genre marqué, appliqué aux être animés, institue entre les sexes une ségrégation.

    Il en résulte que pour réformer le vocabulaire des métiers et mettre les hommes et les femmes sur un pied de complète égalité, on devrait recommander que, dans tous les cas non consacrés par l’usage, les termes du genre dit « féminin » - en français, genre discriminatoire au premier chef - soient évités ; et que, chaque fois que le choix reste ouvert, on préfère pour les dénominations professionnelles le genre non marqué. » (2)

    Parle à mon ... ma tête est malade

    « En octobre 1998, un rapport remis, à la demande du Premier ministre Lionel Jospin, par « la Commission générale de terminologie et de néologie », déconseille formellement « la féminisation des noms de titres, grades et fonctions par distinction avec les noms de métier dont le féminin s’impose naturellement par l’usage » et complète utilement les déclarations de l’illustre Compagnie : « L’indifférence juridique et politique conférée par le genre masculin doit être préservée dans la réglementation, dans les statuts et pour la désignation des fonctions. Ce n’est pas, en effet, Madame X qui signe une circulaire mais le ministre qui, pour un temps, se trouve être une personne de sexe féminin. Mais la circulaire restera en vigueur alors même que Madame X ne sera plus titulaire du portefeuille ». De cette distinction, d’une importance capitale, le pouvoir en place fait fi. [...] » (1)

    Une "présidente" qui part en quenouille

    « Octobre 2014 : le feu est mis aux poudres. Un incident oppose, à l’Assemblée nationale le député Julien Aubert à « la présidente de séance ». S’ensuit un échange un peu vif, et une demande de réparation, à défaut de repentance, faite à l’outragée. L’attention du grand public est alertée. Le 10 octobre 2014, l’Académie française refait une mise au point : fidèle à la mission qui lui a été confiée depuis 1635 de veiller à l’intégrité de la langue, elle rappelle les règles qui s’imposent pour la formation et l’usage des mots. » (1)

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    (1) Extraits [Orthographe : l’idéologie du genre contre la langue française] Causeur

    (2) Extrait [Féminisation des titres et des fonctions] Académie française

    Hé ben, c'est pas gagné

    J'ai lu quelque part (impossible de me rappeler où, désolée) que d'aucuns s'offusquent de constater que l'on emploie, par exemple, le mot "balayeuse" pour la voiture qui permet d'assurer le balayage des rues, soulageant le personnel de ce travail fastidieux. Or, ils insistent en disant que c'étaient surtout aux femmes qu'incombait cette tâche, d'une manière générale (maison, bureaux, couloirs...), donc il aurait fallu utiliser le masculin "balayeur" pour souligner le côté affranchissement de la femme devant cette tâche ingrate...

    Hé oui, on en est là. Mais ce que ces féministes oublient, c'est que l'usage d'un mot, dans le parler populaire, ne se prémédite pas, il se vit, aux côtés de la langue elle-même. Et d'oublier dans la foulée que l'on disait au début "voiture balayeuse", puis "balayeuse", plus court et sans que personne n'y voit un quelconque "sexisme", puisqu'une voiture est certes du genre féminin en français mais n'a pas de sexe...

    L'exemple le plus typique pour ce genre de... retournement de genre, est la pendule. Vous connaissez les comtoises, ces grosses pendules avec balancier... Hé bien à l'origine, on parlait d'horloges à pendule, ce dernier mot étant du genre masculin et désignant un outil utilisé par les radiesthésistes. Puis, le parler populaire tendant toujours à réduire les expressions longues, sans doute pour faciliter les échanges, n'a retenu que "la pendule", si bien que de nos jours, horloge et pendule sont synonymes. Presque. Puisque c'est "horloge", le mot qui a toujours désigné ces instruments de comptage des heures, qui s'applique au numérique.

    0-"féminisation" vs langue française

    En outre, exiger que, par exemple, tous les noms de choses soient au féminin (pourquoi ? mystère), comme "la café" remplaçant "le café" (rapporté par mon beau-frère, fervent défenseur de la langue française) frise incontestablement le ridicule, surtout quand on vient de lire les extraits ci-dessus... Ça change quoi, si ce n'est retourner le soi-disant sexisme dans le sens inverse ? J'avoue ne pas comprendre cette "logique", si tant est qu'il y ait quelque chose à comprendre... et une logique.

    Faisons aussi remarquer que, pour des raisons de clarté, quand les mots masculin/féminin ont une même orthographe (lire - homographe) ou très proche (parler - homophone), le genre peut s'avérer utile. Par exemple un casse/une casse, la foudre/le foudre, un bar/une barre, la lie/le lit, etc.

    « Qu'en est-il du débat sur... Amour, Délice et Orgue ? Masculin au Singulier et Féminin au Pluriel ! »

    (Commentaire de , juillet 2017)

    Iel fait d'la place pour tout-e-s !

    « [...] même s'il est vrai que je suis sceptique par rapport à l'usage du féminin pour des mots au masculin, je trouve qu'il serait intéressant de créer un pronom neutre à la troisième personne. À l'écrit les gens utilisent "iel" en écriture inclusive, mais il•elle•s ne peuvent pas l'utiliser à l'oral et c'est relativement embêtant, surtout avec la communauté LGBTQ+ qui ne cesse de grandir »

    (Commentaire de , juillet 2017)

    Honnêtement, ça me dépasse... À l'heure où certains sont pour le "pour tous", sous-entendant "tous dans le même panier", tous "égaux" (devant quels critères ?), il y en a parmi eux qui s'échinent à détricoter et effilocher des expressions concises et admises "par tous" depuis longtemps, sous prétexte que "il" ou "ceux", etc. sont "masculins", donc "mâles" et donc discriminatoires... Quels esprits tortueux !!! Et quelle inculture !!! J'ai soulevé ce thème au paragraphe précédent.

    À présent, j'en suis à cette contradiction flagrante qui me hérisse le poil. J'ai grand tendance à jeter tout article (papier et Internet) lardant son texte par des, par exemple "les Français-e-s sont incompris-e-s et dépassé-e-s par les évènements..." tellement ça m'énerve. Quant à "iel", c'est l'horreur absolue !!! Quelle décadence !!!

    « On se reconnaîtra donc de plus en plus facilement entre gens cultivés avec une orthographe et un langage acceptables !

    Nouvelle conscience de classe... »

    (Commentaire de Broquere, juillet 2017)

    À y voir de plus près, n'y aurait-il pas comme un effet inverse à celui recherché, à savoir une discrimination larvée dans le zèle à vouloir gommer toute discrimination ? Si l'on se sent obligé d'écrire toutes (toutes ?!) les formes de genre à chaque fois dans la moindre ligne, ne serait-ce pas un signe de défiance et d'incertitude ? Un manque de maîtrise de la langue et de la culture en général ? Y ont-ils pensé, ces don Quichotte, qui trimballent ces casseroles et pire, nous les imposent au fil de leurs écrits ?

    « Il y a plus grave.
    Le jargon bobo-gauchiste qui tente d'imposer des formes du style « les travailleur-se-s » ou, exemple récent, les « député-e-s insoumis-e-s », ce qui constitue tout à la fois un viol de la langue et une privatisation sauvage d'un bien commun.
    Il faut insister sur ce dernier point.
    La langue que nous parlons est, quasiment, le dernier bien commun qui n'ait pas encore été privatisé.
    Il est donc pour le moins paradoxal qu'une minorité d'activistes, qui, par ailleurs, se réclament de la défense des « Communs » contre les privatisations (processus enclenché, rappelons-le, dans l'Angleterre du XVIIIe siècle par les « enclosures »), s'arroge le droit souverain de modifier le langage commun pour l'adapter à leur vision idéologique.
    Dommage qu'il n'y ait pas de journalistes pour leur poser la question sous cet angle-là ! »

    (Commentaire de , juillet 2017)

    Mauvais genres

    J'ai eu beau parcourir des articles sur la question du "neutre" (en français), je n'ai trouvé aucune allusion à des expression comme "il était une fois", "il fait froid/chaud" ou plus courant "il y a", etc., où "il" est manifestement un neutre. Je maintiens qu'un neutre existait, dans le français émergeant du Moyen-âge, désigné à la 3e personne du singulier et assimilé au genre masculin, puisque ce dernier est dit non marqué, c'est-à-dire "passe-partout", un neutre quoi (Et quid du "on", trop souvent confondu avec "nous" ?)

    0-"féminisation" vs langue française

    Il est vrai que les partisan-e-s du tout-e-s-en-iel n'ont pas intérêt à rappeler cela. Le problème, pas pour moi mais pour celles-z-et-ceux qui s'offusquent d'un tel machisme, est que ce "il" ressemble au "il" désignant un homme, un mâle... Mais, ceci dit, je plains les hommes pour lesquels "il" évoque aussi un neutre, une banalité...

    J'ouvre une autre parenthèse avec ces expressions (qui ne sont pas non plus répertoriées par les partisan-e-s du tout-e-s-en-iel, du moins à ma connaissance) comme "ils refont la chaussée", "ils sont encore en travaux", "ils ont mis un écriteau d'interdiction"... etc. C'est qui, ce "ils" ? Esprits tordus, décortiquez cela, il faut que tout-un-chacun soit mentionné, sinon il y aura discrimination !!!

    Et pour les transsexuels, que font-ils, ces partisan-e-s du tout-e-s-en-iel (ça vous embête, hein, cette répétition lourde qui encrasse le texte... Mais c'est pourtant ce que font... ces partisan-e-s du tout-e-s-en-iel) ? Ils n'ont pas inventé l'eau chaude (les partisan-e-s...), ils n'ont donc pas inventé un "genre" pour les transsexuels, ils font donc le contraire de ce auquel ils croient, à savoir ils discriminent. Quand on a une idéologie en tête, on va jusqu'au bout, même si les transsexuels représentent une infinitésimale partie de la population. Sinon on n'emmerde pas les gens avec de simiesques simagrées...

    Pour pousser le vice encore plus loin, si l'on suit la logique de ces grammairiens à deux balles, il faudrait revoir l'accord des adjectifs possessifs comme "son, sa". Juste un exemple : Juliette a un sac. Normalement : c'est son sac. Mais anormalement ? C'est sa sac ? (sous prétexte que Juliette est une femme !!!). Cela devient du n'importe quoi. D'autant que l'on devrait apprendre aux enfants à bien écrire, à tout le moins un français basique mais correct, plutôt que de les embrouiller davantage avec ces considérations qui n'ont rien de sérieux ni de constructif.

    ____________________

    Lire cet excellent article : Dans les ESPE, on apprend aux jeunes profs à simplifier le français (Causeur)

    Étranges langues étrangères

    « Les Allemands, les Espagnols et même les Turcs ont toiletté leur orthographe, pourquoi conserver des doubles consonnes inutiles, etc. (philpat)

    « [...] Garder une conscience de la profondeur "diachronique" de la langue, c'est-à-dire de son substrat latin et grec qui permet, lorsqu'on le maîtrise un peu, une expression beaucoup plus claire et des choix lexicaux plus tranchants.
    J'ajoute une raison difficilement défendable : tenir à l'écart les imbéciles et susciter la curiosité des individus vifs et éclairés, et se distinguer ainsi des Allemands, des Espagnols, et même des Turcs, ce qui est toujours bon à prendre. (Archebert Plochon, réponse à philpat)

    « [...] guerroyer contre les anglicismes dont sèment les journalistes et politiques de leurs discours. Une vraie HONTE ! (rolberg)

    « [...] Pauvres utopistes qui croient inventer un espéranto alors qu'il s'invente tout seul sous les espèces du franglais, pour l'instant, chez nous et dont je suis curieux de voir l'aboutissement dans quelques décennies... [...] (Hannibal-lecteur) »

    (Commentaires, juillet 2017)

    Allemands et Espagnols (Turcs je ne sais pas) ont peut-être "toiletté" leur langue (philpat), mais féminin/masculin voire neutre (das, lo) sont toujours là. Pour l'anecdote, les Allemands auraient du grain à moudre s'ils devaient aplanir ces "inégalités" entre masculin/féminin !!! En grammaire allemande, les notions de féminin/masculin sont encore plus complexes que chez nous !!! Le mot "chat", qu'il désigne le mâle ou la femelle, est du genre féminin, "chien", du genre masculin, "cheval", du genre... neutre. Il faudrait en toucher un mot aux partisan-e-s du tout-e-s-en-iel, car, à part le franglais à la sauce bobo, ils ne connaissent pas grand-chose en langues, pas même en français, a fortiori en allemand...

    Le problème ne réside pas dans le dédoublement, ou non, des consonnes - qui relève plus de l'orthographe que du "choix lexical" (Archebert Plochon) - mais dans la construction de la phrase française, le fondement de notre identité.

    Cessons de barbariser

    J'aime cette conclusion de Causeur :

    « Cessons de barbariser à tout bout de discours. La lettre « » ne fera pas changer le regard des hommes sur les femmes ou inverser la courbe du chômage féminin. « La langue n’est pas un outil malléable et utilisable, modifiable au gré des désirs et des projets politiques », rappelle l’Académie. Ni littéraires, d’ailleurs. Pensons à tous ceux qui ont œuvré à la Défense et Illustration de la Langue Française. Que de mots, forgés, artificiellement, à partir du latin ne sont pas restés dans notre langue ! Que les Françaises et les Français veillent à s’exprimer correctement, avec un vocabulaire toujours plus riche et précis, au lieu de s’adonner à la paresse ardente de mettre des « » partout. Qu’on redevienne plutôt sensible au « » tantôt muet tantôt non muet des mots français, une des beautés de notre langue. Et que l’on fasse, à l’écrit comme à l’oral, les accords obligés du participe passé après l’auxiliaire avoir en disant : « Les vacances que j’ai prises furent agréables » ainsi que les liaisons, au lieu de blesser l’oreille en disant : « quan on » et « aprè avoir » . Ce serait un sacré grand pas en avant de fait. »

    (Extrait [Orthographe : l’idéologie du genre contre la langue française] Causeur)

    Cependant, je reconnais qu'il m'arrive (rarement) d'écrire auteure quand le contexte ne permet pas de distinguer s'il s'agit d'une femme. Cela ne change rien à l'oreille et est à peine visible à l'écrit. Un "e" discrètement utilitaire.

    Notre Père qui est notre Mère... veille

    « Les féministes américaines trouvent qu’on est sexiste avec Dieu. Notre Père ? On devrait dire : Notre Mère. Dans un magazine récent, une photographie montrait des évêques se tenant la main autour d’un globe terrestre. Les écologistes purs et durs célèbrent le culte de la Terre Mère. Abolition du droit romain et paganisme de l’écologie totale, même combat. Le masculin est le genre « qui l’emporte », apprenait-on jadis. L’adjectif "extensif" pour  le qualifier devrait être une pomme de concorde. »

    (Extrait [Orthographe : l’idéologie du genre contre la langue française] Causeur)

    Pour ceux qui sont vraiment et sincèrement intéressés par la religion et surtout concernés par la foi, le concept de "Dieu" revêt un aspect à la fois masculin ET féminin. Rappelez-vous, "il" est un genre non marqué... Alors, que vient faire le sexisme ici puisque que Dieu (et les anges...) n'est pas sexué ? Voyez-vous l'absurdité de la chose ?

    En revanche, dire "Notre Mère" comme le suggèrent les féministes américaines (qui ne sont pas à une absurdité près) de l'extrait ci-dessus (et d'ailleurs, de quoi elles se mêlent, ces mégères d'outre-Atlantique ?) serait discriminatoire, puisque "elle" est un genre marqué (ou "intensif"), c'est-à-dire qu'il désigne exclusivement les personnes de sexe féminin.

    Il faut être sacrément ignare pour refuser "Notre-Père" sous prétexte qu'il fait référence au "mâle". Vous savez ce que j'en pense, je n'y reviendrai pas.

    Symbolique évacuée pour les besoins du film

    En plus de ces considérations "genrées", il y a aussi la symbolique (logique, elle) tapie sous l'usage des mots "père" (principe masculin - et non "mâle" - protection, force, pensée) et "mère" (principe féminin - et non "femelle" - amour, douceur, créativité). Mais c'est sûrement un concept trop ardu pour des cervelles déjà usagées par la recherche fébrile du moindre petit "sexisme" quitte à en inventer. Et ça fatigue, tout ça.

    Pour ne pas développer (et alourdir cette page) ce thème à l'abord difficile, en raison principale des idées reçues et autres poncifs qui ont la dent dure, j'ai adopté un style télégraphique et tracé schématiquement les grandes lignes ce que devrait être la "religion". Qu'ils soient chrétiens, ou autres, ces principes sont communs à toute pensée religieuse authentique.

    Toute religion digne de ce nom affirme qu'il n'y a pas d'amour si la violence et/ou la peur (quelle qu'elle soit) sont là. D'où besoin de protection. Il faut construire sa maison (le "père") pour se protéger puis s'y installer (la "mère") pour se réaliser. Protégés, l'amour et la créativité peuvent s'épanouir.

    Si la protection devient forteresse (part masculine trop orgueilleuse, brutale...) ou au contraire branlante (part féminine trop insouciante, négligente...), l'amour et/ou la créativité sont étouffés ou en danger. Il n'y a plus de construction positive possible puisque des sentiments de haine et/ou de destruction se sont substitué à l'amour et/ou à la créativité dans cet écrin devenu trop dur ou sans consistance.

    La parité père/mère doit donc être équilibrée. Les principes masculin/féminin sont en toute chose, en tout phénomène. Un peu trop de l'un, un peu moins de l'autre, et vice versa, et tout équilibre est rompu.

    Le chrétien récite le Notre-Père mais garde aussi une bonne place à Marie (Ave), culte héritier des Celtes. Au-delà du fait qu'elle est la "mère" de Jésus (ce qui, ma foi, peut rester anecdotique), Marie, fêtée le 15 août (Assomption), représente également la "Mère", comme nombre d'autres saintes.

    0-"féminisation" vs langue française

    Je tiens d'autre part à souligner deux regards déformés sur la "religion", ce qui est gravissime puisqu'ils touchent des aspects les plus importants de la foi, que l'opinion publique prend malheureusement pour argent comptant :

    1. Dieu (appelez-le comme vous voulez, après tout) ne tire pas les ficelles pour nous animer telles des marionnettes, donc de façon "extérieure", mais est à l'intérieur de chacun de nous où, sous la "protection du père", l'univers doux et réconfortant de "la mère" peut s'épanouir.
    2. Dieu n'autorise ni ne provoque le malheur et/ou la mort pour untel. Pas plus "qu'il" ne privilégie tel autre... Cette idée erronée est largement colportée par les téléfilms (surtout américains) et c'est très regrettable. Dieu, l'esprit, est une affaire intime, entre "soi" et "même", rien de plus mais c'est déjà beaucoup.

     

    Déliquescence socio-politique de la pensée

    ou chronologie succincte d'une solution de continuité annoncée...

    - De Gaulle : "Françaises, Français"

    Féminisme anti-français

    Cette expression, en ouverture d'un discours, serait attribuée à de Gaulle. Certains prétendent que le délire (décrit plus haut) a commencé là. Selon moi, elle représente la ligne stop à ne pas franchir, fort acceptable et respectueuse. Un pas de plus (qui est fait, malheureusement) et l'on tombe de l'autre côté, dans l'irrespect... Bien sûr on va dire que je suis gaulliste, que je défends et partage ses idées et gnagnagna. Il n'en est rien, même si j'admire l'homme, et voilà comment des idées tordues jaillissent, à partir de postulats erronés ou tronqués, sur des sujets mal compris. Notre société où tout doit aller vite a oublié qu'il faut d'abord observer (et ce n'est pas une perte de temps prétendûment admise comme telle...) avant de juger. Je ne cesse d'observer et je me fais taper sur les doigts par des prétentieux vaniteux...

    Il aurait fallu s'en tenir à cette jolie entrée en matière, qui saluait en quelque sorte l'entrée des Françaises dans le monde de la vie politique (droit de vote le 21 avril 1944).

    Comme dirait l'autre, point trop n'en faut, juste ce qu'il faut... mais...

    - Mitterrand : le "bac pour tous"

    Le "bac pour tous" ? Vous y êtes allés fort, messieurs-dames les politiques. Un examen donné à l'écrit à des manchots et à l'oral à des muets, bravo ! Un examen qui ne cessera de baisser la barre pour être accessible au plus grand nombre... Et merci pour la qualité du travail et des services qu'offriront ces baqués-pour-tous plus tard à leurs concitoyens... avec le salaire qui va avec. Sans compter les places occupées en fac par cette populace qui vole celles à ceux qui méritent vraiment d'y être... Je me souviens, à l'époque (1981-1995), ça m'agaçait déjà... sérieusement.

    - Chirac : la "fracture sociale"

    Sous Chirac (1995-2007), rien de bien notable au niveau socio-politique qui nous intéresserait ici. Soulignons, cependant, une prophétie, la "fracture sociale", que le président de l'époque évoquait et avait évoquée avant ses mandats. Il mettait en garde contre un aggravement de cette fracture. Mais que fit-il qui remédiât à cette plaie de plus en plus béante ? Heu...

    - Sarkozy : le "show biz" à l'américaine

    « C’est sous le quinquennat du bouillant Nicolas Sarkozy [2007-2012] que la situation a commencé à s’inverser. Il fallait être partout, et que cela se voie. En est découlé une certaine confusion socio-politique. [...] Cette période a été celle de l’introduction, au sein du pouvoir, du people, du show business, des interventions tous azimuts : c’est ici que s’est creusé le fossé entre la fonction et sa représentation. »

    (Extrait [Le drôle de « statut » personnalisé de Brigitte Macron] Causeur)

    J'ai eu ce déclic très tôt, dès le lendemain de l'élection de Sarkozy, quand je fus choquée par une photo de lui en maillot de bain près d'une piscine, affichée à la devanture du bureau de tabac. Du jamais vu auparavant. J'ai trouvé ceci indécent et pas du tout dans la note d'un président de la République.

    Mais j'ai aussi compris que plus rien ne serait comme avant à partir de ce jour. Un grand "changement" des mentalités, surtout envers les "femmes", était presque physique tant il était palpable... Et qui, à mon avis, a entraîné l'accélération de ce que j'appelle les dérapages de sémantique et autres abus de "bien-pensance".

    - Hollande : le "mariage pour tous"

    Alors comme ça, ce serait le slogan qui aurait permis à Hollande d'accéder au trône (2012-2017) ?  Vous ne trouvez pas que c'est un peu léger comme argument pour être président... de la République ? Il est vrai que le travail, le logement, la santé, les retraités, les handicapés, l'Éducation nationale et j'en passe, n'ont pas autant d'importance que le "mariage pour tous" qui ne satisfait qu'une certaine catégorie de personnes, et encore, fort minoritaire (surtout si l'on tient compte des nombreux couples gays qui n'approuvent pas pour autant le "mariage pour tous")...

    Le démantèlement de la société se poursuit et va de pair avec les "réformes", politi-correctement rebaptisées "changements" (1), de la langue française.

    0-Féminisme anti-français

    « C'est le propre d'une démarche magique que de croire qu'en changeant l'ordre des mots on peut changer celui des choses. Ainsi la comptine "am-stram-gram-pic-et-pic-et-colégram..." dont le but est de permettre de désigner par les enfants le maître d'un jeu. Ici, aujourd'hui, on assiste à quelque chose d'identique : changer le genre d'un mot par le biais de son orthographe changera-t-il la vision que l'on aurait de son sens comme de sa valeur sociale ? On peut légitimement en douter, sauf ceux qui croient à la magie. »

    (Commentaire de , août 2017)

    - Macron : "en même temps", je préfère me taire...

     

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    Quelques titres de Gigeoju et Yantra

    Comprenette

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    Et Simone n'a pas parlé

    Les Mères

    Sémantique, éthique et piques

    Sexe des Anges

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