• GJ 2019 : Magnifique hommage aux Gilets jaunes

    Texte de Didier Maïsto PDG de Sud-Radio, reçu sur mon FB le 30 janvier 2019

    Magnifique hommage aux Gilets jaunes !

    Gilets jaunes : Texte de Didier Maïsto PDG de Sud-Radio

    Publié en mode public sur le compte Facebook de Didier Maïsto, PDG de Fiducial Medias (Sud radio).

    Les Gilets jaunes c’est la France laborieuse, la France de ceux qui fument des clopes et roulent au diesel, des ouvriers et des petits patrons. La France des troquets, du tiercé et des plats du dimanche.

    La France ni de droite ni de gauche – ou d’un peu des deux.

    Celle de ceux qui ne sont rien, mais pas personne, la France des illettrés, des harkis, des légionnaires, la France des prostituées et des poissonnières, la France de ceux qui ont choisi la France pour y vivre, y travailler et y mourir.

    Celle des parents qui mettent des torgnoles à leurs gosses pour leur apprendre à se tenir.

    Des fins de mois difficiles, qui sont autant de fins du monde, sans cesse renouvelées.

    La France qui se baisse pour ramasser une pièce, éteint la lumière de la cuisine et met les restes au frigo dans un Tupperware.

    La France des types qui matent le cul des filles et celle des filles qui font semblant d’être offusquées.

    Celle de ceux qui appellent un Arabe un Arabe et un Noir un Noir.

    “Diversité“, “minorités visibles“, “#balancetonporc“, “covoiturage“, “transition énergétique“… ces mots sont vides de sens pour cette France, LA France.

    La France qui vanne, invective, s’insulte puis se réconcilie devant un verre de rouge, pas forcément avec modération.

    La France modeste et fière, qui compte les centimes en rêvant de gagner au Loto, qui n’aime pas trop les riches et n’en peut plus d’être pauvre. Celle qui déteste les sous-chefs et adore haïr les chefs, pourvu qu’ils en aient la stature et l’humilité.

    La France qui se branle de l’Europe, mais qui adore les Italiens, les Espagnols, les Portugais ou les Grecs. Enfin, ça dépend des jours.

    La France qui se fout de l’écologie, mais qui connaît le nom des arbres, des champignons et des oiseaux.

    La France ni raciste, ni xénophobe, ni fasciste, ni homophobe, celle qu’il faut juste respecter et pas trop emmerder avec des histoires de cornecul.

    Celle qui veut vivre de son boulot et se sent humiliée quand on lui fait l’aumône ou la leçon.

    Celle qui sait que ses ancêtres n’étaient pas forcément des Gaulois, mais ne peut s’empêcher de chialer quand elle entonne La Marseillaise, dans un stade ou dans la rue.

    La France pétrie de contradictions, qui dit rouge et qui dit noir, qui se signe à l’église et bouffe du curé.

    La France de ceux qui n’envisagent pas une seconde de ne pas se faire enterrer en France, même – et peut-être surtout – si leurs racines sont ailleurs.

    Celle qui tient la porte, cède sa place dans un bus et se gèle toutes les nuits sur les ronds-points des nationales. Un seul coup de klaxon et… je serai guéri.

    La France des pantalons qui piquent, celle des antimilitaristes qui ne manquent aucun défilé du 14 juillet à la télé, celle des pulls en acrylique et du Tour de France, la France de Coluche, d’Audiard, d’Akhenaton, la France des Fragione, des Perez, des Cavanna, des Cherfi et des Matombo, du Père Noël est une ordure, des Deschiens, des Nuls et de tous les inconnus célèbres, celle de Bebel et des Valseuses, d’Higelin et d’Herrero, la France du film pourri du dimanche soir, celle des héros du quotidien, celle qui pense que Céline n’est qu’un vendeur de sacs, mais dont la culture et l’intelligence sont magnifiques, parce qu’elles viennent de loin, de très loin, de plus loin encore.

    La France des femmes de ménage et des ramasseurs de poubelles, celle des artisans et des commerçants près de leurs sous, la France qui sait que c’est le travail qui libère et l’oisiveté qui asservit.

    On ne peut pas aimer la France et ne pas être touché par les Gilets jaunes.

    Mépriser les Gilets jaunes c’est mépriser la France et les Français, c’est se mépriser soi-même.

    Chaque fois que je vois un Gilet jaune sur un rond-point, j’ai envie de le serrer dans mes bras. J’ai envie de lui dire “continue mon gars, je t’aime, je suis avec toi, je suis exactement comme toi, j’ai souffert et si aujourd’hui ça va un peu mieux, je sais d’où je viens et où je ne veux plus être”.

    Je suis un beauf. J’aime les Gilets jaunes. Sans restriction. Avec tous leurs excès, tous leurs manques, tous leurs défauts et toutes leurs frustrations. Je prends tout, absolument tout, en bloc, comme mon pays, la France, mon pays contre lequel je râle et ne cesserai de râler.

    Oui : je prends tout. Et tant pis si je dois me fâcher avec quelques-uns. Parce que je sais que le jour où je serai à nouveau dans la merde, c’est un putain de Gilet jaune qui m’aidera à en sortir.

    On ne peut pas aimer la France et ne pas être touché par les Gilets jaunes.

    __________

    Voir Didier Maïsto : "Le droit à la différence est l'arme de l'anti-France, qui veut morceler la société française"Boulevard Voltaire - Gilets jaunes, politique, médias, sujets sociétaux : sans langue de bois, il apporte son analyse personnelle et percutante sur ces thèmes d’actualité.

    [https://www.youtube.com/watch?v=p_ozYcIsOGs]

    Voir aussi

    Gilets Jaunes (2018)

    La France qui ne veut pas disparaître

    Et ce lien externe Respect aux gilets jaunes ! (Boulevard Voltaire)

    Gilets jaunes : Texte de Didier Maïsto PDG de Sud-Radio

    Gilets-jaunes à l'Île-de-Ré

     

    Quoi en janvier 2019 ?

    10 janvier

    Incitation à la haine - YouTube

    [https://www.youtube.com/watch?v=O_X4HWmRLMc]

    Nous accusons l’exécutif d’inciter les Français à la haine et de les diviser. Tout cela pour conserver leurs privilèges, n’ayant su que se faire détester du peuple. #Macron Nantes : Il s'est passé samedi 05 janvier [2019] un évènement d'une exceptionnelle gravité à la fin de la manifestation. Une séance de punition et d'humiliation collective dans une cour privée, à l'arrière d'une enseigne de fast food, « Cours des 50 Otages » (non, ce n’est pas une blague). En dehors de tout cadre légal, c'était à 18 h 30, une trentaine de manifestants pris au piège par les gaz ont été molestés, d'autres frappés au sol à l'abri des regards. Un jeune homme a eu les deux chevilles fracturées en tentant de s'enfuir. Tous ont eu très peur. (Artémisia Collège)

    Un sondage du Figaro ne donne pas les bons résultats ? Il est fermé incognito ! - Révolution Permanente

    Un sondage du Figaro, publié le 06 janvier [2019], posait la question à ses lecteurs de savoir si le gouvernement devait être plus ferme face à la violence des manifestants. Sur les 41 000 participants, la réponse est sans appel : 64% sont contre. Problème, le résultat ne plaît pas au Figaro : le sondage est fermé. (Elsa Méry)

    J'ai peut-être des gros doigts mais lorsque j'ai cliqué sur non, c'est le oui qui a été coché... (internaute Alexandre)

    Gilets jaunes et immigration : comment la gauche détourne la tension - Causeur

    Derrière la revendication du RIC, il y a le non-dit de l’immigration. Mal à l’aise sur la question, la gauche de Mélenchon tente de recentrer les gilets jaunes sur le social. Et se fait l’idiote utile du pouvoir…

    Engagée contre la taxe carbone, vécue comme une atteinte insupportable à un mode de vie étroitement dépendant de la voiture, la révolte des gilets jaunes s’est vite élargie à la question sociale, c’est-à-dire le pouvoir d’achat et l’injustice des prélèvements obligatoires. Ce sujet a rencontré un large écho auprès de l’ensemble de la population qui a profondément déstabilisé le gouvernement. Il est difficile de délégitimer un mouvement social soutenu par une large majorité des citoyens. Il est pourtant clair aujourd’hui que quelle que soit la pertinence des revendications exprimées autour du pouvoir d’achat, elles ne peuvent suffire à prolonger durablement la révolte en cours.

    11 janvier

    Quand la colère prend le dessus - Santé Nature Innovation

    [https://www.santenatureinnovation.com/la-colere-prend-le-dessus/] [archive]

    La colère : une émotion difficilement contrôlable

    Avez-vous vu la vidéo du gilet jaune boxeur de CRS ??

    Celle où il boxe ??

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/gilets-jaunes-le-boxeur-christophe-dettinger-qui-a-frappe-un-gendarme-place-en-garde-a-vue-07-01-2019-7982358.php [archive sans média]

    Et celle où il s’explique ??

    https://www.youtube.com/watch?v=pKZOsNMntLw

    Dans les deux cas, quelque chose ne va plus du tout dans notre pays...

    Gilets-Jaunes : Que dit-on à l'international ? - Allocution de François Asselineau - YouTube

    [https://www.youtube.com/watch?v=ZmdFCw15yYc]

     

     

     

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