• Jeux olympiques : le salut

    Le salut olympique

     

    1924 JO timbre Bien entendu il s'agit du salut olympique...

    1924 JO affiche Bien entendu il s'agit du salut olympique...

    Jeux olympiques de 1924 : bien entendu il s'agit du salut olympique...

     

    Proche du "salut romain" (avec le bras tendu en face en soi), le salut bras droit replié puis tendu sur le côté [1] fut choisi par Pierre de Coubertin comme salut olympique pour les athlètes des Jeux olympiques à partir des Jeux d'Anvers en Belgique en 1920, date où il est adopté par les athlètes du groupe sportif de l'armée française, le bataillon de Joinville, et connu alors aussi sous le nom de salut de Joinville [2].

    Ressemblant au salut nazi, le salut olympique a été abandonné après la Seconde Guerre mondiale (Wikipédia)

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    [1] Les petits secrets des vignettes sportives, article de Jérôme Segal du "Monde diplomatique" juin 2016.

    [2] Livret du jeune visiteur à l’Exposition, des Jeux olympiques d’été de 1896 à 2016 par le Comité national olympique et sportif français]

     

    Depuis les Jeux d'Anvers en Belgique en 1920, le salut olympique fait partie du rituel. Il se pratique le bras droit replié puis tendu sur le côté. On l’appelle également salut de Joinville.

    Aux Jeux olympiques d'été de 1936 au Stadium de Berlin, lorsque la délégation française conduite par le discobole Jules Noël défile devant la tribune officielle, avec 201 athlètes faisant le salut olympique, le stade de Berlin se soulève d’ovations délirantes, le geste des Français étant pris pour le salut hitlérien (Fabrice Abgrall et François Thomazeau : 1936, la France à l'épreuve des Jeux olympiques de Berlin, Alvik, Paris, 2006) (Wikipédia)

     

    Stade olympique de Berlin 1936

    Le Stade olympique de Berlin en 1936

    Les Jeux Olympiques, ce sont d’abord des hommes et des femmes qui ont marqué leur histoire, sur le stade ou en dehors. Souverains, chefs d’État, politiciens ont souvent instrumentalisé les Jeux pour leur gloire personnelle. Les dirigeants sportifs (membres du C.I.O., présidents des comités d’organisation des Jeux, entraîneurs…) ont façonné les Jeux. Artistes, architectes, écrivains… ont mis leur talent au service des Jeux. Au fil des olympiades, on croise des cinéastes, acteurs, musiciens… Et même des personnages de fiction. Bien sûr, les personnages les plus importants de l’olympisme sont les sportifs. Au-delà des palmarès et de la compétition, l’aventure de certains d’entre eux sort de l’ordinaire, de manière cocasse ou dramatique… (L'olympisme inattendu)

    Ainsi...

    Hélène MAYER (1910-1953) Escrimeuse allemande

    Hélène Mayer fut en fait la seule concurrente juive de l’équipe d’Allemagne durant ces Jeux [de 1936], ce qu’elle ignorait. Sur le podium, elle fut contrainte d’arborer un brassard à la croix gammée et de faire le salut nazi. Cette attitude lui sera reprochée. Il convient pourtant de préciser que sa mère et deux de ses frères continuaient de vivre en Allemagne, et que l’escrimeuse n’eut guère le choix en la circonstance.

    Gisela MAUERMAYER (1913-1995) Athlète allemande

    Aux Jeux Olympiques de Berlin, en 1936, après sa victoire dans le concours de lancer du disque sous le regard d’Adolf Hitler, elle exécuta le salut nazi sur le podium. Il ne s’agissait pas d’un geste contraint ou de circonstance, car Gisela Mauermayer était affilée au parti nazi depuis 1932. Après la Seconde Guerre mondiale, elle sera destituée du poste d’enseignante qu’elle occupait depuis 1938. Et l’idéal féminin de la race aryenne devint une obscure bibliothécaire…

     

    Jules Noël (à G.) en 1938

    Jules Noël (à G.) en 1938

      Le 03 septembre 1946, la commission exécutive du Comité international olympique (CIO), à la demande de M. Poplimont, du comité olympique belge, décide que le salut olympique, lors des manifestations d’ouverture des Jeux, est changé « afin d’éviter toute confusion avec d’autres saluts de triste mémoire » (Procès-verbal de la séance de la Commission exécutive du CIO avec les délégués des Fédérations internationales sportives, 03 septembre 1946) (Wikipédia)

     

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    Documentation

    Liens externes

    Salut scout (Boulevard Voltaire)

    Un prêtre du diocèse de Vannes répondant obligeamment au journaliste Frédéric Martel :

    « Dans cette vidéo, je vois des applaudissements, des signes de croix et des saluts scouts, mais nulle trace de salut nazi ! Je pense que probablement vous confondez le salut scout à l’ancienne (bras tendu, mais à 3 doigts) *. Il y a eu à l’extrême droite des résistants. »

    * le pouce est en effet replié sur le petit doigt symbolisant le plus fort qui protège le plus faible… pas franchement, convenons-en, la philosophie nazie, NDLA Gabrielle Cluzel

    Dans un tweet du 10 février relayant une vidéo des « Obsèques du militaire et lepéniste , à l’Église Saint-Roch », il signale la « présence de Jean-Marie Le Pen, de militaires faisant le signe nazi, de prêtres extrêmes, et une paroisse (bien repérée) qui évolue vers la droite dure… » Les points de suspension font froid dans le dos. On ne sait trop ce qu’il entend par « prêtre extrême » : prêtre de l’extrême, qui pratique le saut en élastique du haut du clocher, tel un abbé Hulot dans « Ushuaïa » ? Ou extrêmement prêtre, récitant par cœur son bréviaire en français, en russe et en chinois et bénissant tout ce qui passe ? – mais pour le reste, on a bien compris. Peste. On se précipite, horrifié, pour regarder… et on découvre un salut scout pendant le chant de la promesse, pratique d’une grande banalité pour un cantique qui ne l’est pas moins en ces circonstances. Un louveteau de 8 ans aurait pu le renseigner. [...]

     

     

     

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