• Les « langues » et Jésus

     

    Jésus et les premiers Chrétiens vivaient dans une société polyglotte : on parlait ordinairement l'araméen (la langue véhiculaire, la lingua franca du Moyen-Orient à cette époque), l'hébreu (vraisemblablement la langue liturgique), le latin (celle de l'occupant romain) et  le grec (la langue internationale : toute la partie orientale de l'empire romain, principalement les citoyens romains, ce qui restreint sérieusement la chose même si l'édit de Caracalla ouvrit la citoyenneté, parlait grec).

    Voir en Jean 19, 20, l'écriteau au-dessus de la croix du Seigneur portait une triple inscription « Jésus de Nazareth, roi des Juifs » en 3 langues : latin, hébreu et grec.

    Jésus devait donc parler plusieurs langues, araméen avec ses apôtres et les personnes qui le suivaient, peut-être un peu le grec pour certains (notamment Pilate). Il enseigna le Notre-Père en araméen.

    Le Notre-Père en Araméen

    awoun d-wašmayya, neṯqaddaš šmaḵ, tété malkouṯaḵ, nehwé ṣewyanaḵ, aykanna d-wašmayya ap b-ar‘a.

    Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

    hawlan laḥma d-sounqanan yawmana, wašwoq lan ḥawbayn waḥṭahayn, aykanna d-ap ḥnan šwaqen l-ḥayyawayn.

    Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.

    u-la ta‘lan l-nesyona, ella paṣṣan men biša, meṭṭol d-ḏilaḵi malkouṯa  u-ḥayla u-tešboḥta l-‘alam ‘almin. amén.

    Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen

    Le Notre-Père dans la langue du Christ

    Voir aussi

    Foi et prières

    God Yu Tekem Laef Blong Mi

    Les premiers Chrétiens, et bien sûr, les apôtres et les évangélistes étaient familiarisés avec ces langues : pour prendre deux exemples, Matthieu Lévi qui était un collecteur d'impôt devait avoir recours au grec ou au latin dans son activité. Luc était d'origine païenne, sa langue était le grec. L’Évangile s'est propulsé très vite en dehors du judaïsme, en direction de païens qui étaient étrangers non seulement au judaïsme mais aux langues dans lesquelles les Juifs s'exprimaient plus spécialement (araméen ou hébreu). Le grec était la seule langue qui réunissait tout le monde.

    Pax et Bonum !
    Deus meus et Omnia
    Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire

    St François d'Assise

    C'est un point discuté, mais certains experts pensent qu'il est fort probable que la première mise par écrit des paroles de Jésus se soit faite à l'aide de textes "aide-mémoire" en araméen (pour préparer la catéchèse...) qui n'ont pas été conservés mais qui ont servi de matériau de base pour écrire les évangiles, de façon plus complète et en grec, puisque c'était la manière de rendre l’Évangile accessible à tous...

    Ainsi, les Évangiles ont été écrits en grec... Exemple : la phrase "dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle" en quelle langue Jésus l'a dite ? en araméen ; et en quelle langue a-t-elle été écrite dans l'évangile pour la première fois ? Pour autant que nous le sachions, en grec...

    À l'époque où la population du Moyen-Orient parlait l'araméen dans la vie quotidienne et dont la langue cultivée était le grec, beaucoup de Juifs parlaient les deux, lisaient la Bible en grec (dans une traduction appelée la Septante) y compris à la synagogue. Les auteurs des évangiles citent la Bible selon le texte de la Septante.

    « Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie » 

    Comment dit-on "dieu" en araméen ? Il faudrait demander à un Chrétien syriaque, puisque l'araméen est leur langue liturgique... Les langues sémitiques ont des racines communes, et y il y a des ressemblances entre la plupart des mots de l'araméen, l'hébreu, le syriaque ou l'arabe (un peu comme Deus, Dios, Dieu en latin, espagnol et français), l'alphabet araméen étant d'ailleurs l'ancêtre des alphabets hébreu et arabe. À en croire une note de la Bible de Jérusalem, Dieu se dirait Elahi. Dans le texte grec, le terme a été transcrit Éloi.

    Jésus parlait l'araméen, très certainement le grec, la langue officielle de l'époque... Mais surtout il parlait la langue de Dieu ! Vous pouvez prier Dieu dans votre langue, vous n'êtes pas obligé d'employer l'araméen pour vous adresser à Lui !

    Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36

    Les évangélistes ne traduisaient pas directement les paroles de Jésus en grec. Les évangélistes n'étaient pas des journalistes et les évangiles ne sont pas des reportages. Ils ont été écrits dans la deuxième moitié du 1er siècle, des années après la mort de Jésus, à partir de ce que de nombreux témoins racontaient. Ils sont en même temps une relecture de ce qu'a fait et dit Jésus à la lumière de sa mort et de sa résurrection. Et chacun des évangélistes a rédigé son évangile avec la volonté de mettre l'accent sur tel ou tel aspect, en fonction des personnes à qui il souhaitait s'adresser.

    Mais alors, comment les évangiles ont-ils pu relater autant de choses après tant d'années ? Si vous aviez été témoin de faits et de paroles aussi magnifiques, ils seraient restés gravés dans votre esprit. Ceux qui ont assisté à un miracle, un exorcisme, savent vous le raconter avec la précision du moment tant cela est frappant.
    De plus, l'Esprit-Saint leur été donné pour cela :

    « Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappelera tout ce que je vous ai dit. »

    Source La langue parlée par Jésus

     

    « Nous distinguons :

    [...]

    les langues classiques à savoir le latin et le grec ;

    les langues internationales, parfois appelées langues artificielles, créées pour permettre la communication entre des personnes de langues différentes (espéranto, volapük, anglais...) [...]

    la langue sacrée, liturgique ou religieuse, utilisée pour l'exercice d'un culte religieux ;

    la langue mère, primitive ou source, à l'origine d'autres langues (qui en sont dérivées) [...]

    la langue vulgaire, populaire, du quotidien, par opposition à la langue savante (scientifique issue du latin et/ou du grec) [...]

    la langue véhiculaire qui permet la communication entre peuples de langues maternelles différentes (lingua franca, pidgin, sabir...) par opposition à la langue vernaculaire, parlée seulement à l'intérieur d'une communauté souvent restreinte (on parle alors de dialecte) ;

    la langue des dieux : la poésie [...] »

    (extraits) Texte complet et suite sur >>> Langues du monde

     

    La langue liturgique

    On utilise le terme de « langue liturgique » lorsque la langue religieuse est différente de la langue vernaculaire. En ce sens, toutes les religions n'ont pas de langue liturgique spécifique. Parfois, les croyants ne comprennent pas la langue liturgique de leur religion.

    Une langue religieuse est considérée par ses utilisateurs comme « sacrée » donc ayant une valeur morale supérieure à leur langue quotidienne. [...]

    Exemples de langues liturgiques

    Christianisme

    À l'hébreu et à l'araméen de l'Ancien Testament s'ajoute le grec de la koinè du Nouveau Testament. Plus tard, dans l'Antiquité tardive, le latin est également adopté dans la partie occidentale de l'Église trinitaire qui, après la séparation des Églises d'Orient et d'Occident au XIe siècle, formera l'Église catholique romaine. L'expansion du christianisme vers le nord et l'ouest a conduit à la multiplication des langues liturgiques et à la traduction des Écritures. Le prestige que cet emploi leur a conféré a souvent abouti à conserver inchangés dans la liturgie des états de langue anciens, tandis que la langue parlée continuait d'évoluer, aboutissant à la constitution de langues liturgiques au sens restreint défini plus haut.

    Dans certaines branches du christianisme, l'écart ainsi apparu a incité à adopter la langue vernaculaire contemporaine : c'est un trait caractéristique des Églises protestantes, de la plupart des Églises orthodoxes autocéphales depuis le début du XIXe siècle, ainsi que de la majorité conciliaire de l'Église catholique depuis 1965.

    Parmi les langues liturgiques du christianisme :

    De façon générale, l'usage liturgique contribue à maintenir des traits anciens dans des langues toujours vivantes. Par exemple, l'usage anglican de l'anglais comporte toujours des influences de l'anglais élisabéthain issues de la Bible du roi Jacques, publiée en 1611 et restée très longtemps la référence.

    [...]

    Hindouisme

    La langue sacrée de l'hindouisme est le sanskrit en ses diverses variétés : sanskrit védique du Véda, sanskrit épique du Mahabharata (épopée de la grande Inde où est incluse la Bhagavad-Gîtâ, voir aussi Brahmā) et du Râmâyana (voir aussi Kabir), sanskrit classique des commentateurs ultérieurs. Des traductions partielles dans les diverses langues vernaculaires (à l'intérieur d'une communauté, voir plus haut) de l'Inde existent, mais elles n'ont qu'une valeur pédagogique, non religieuse, et tous les rituels et prières doivent obligatoirement utiliser le sanskrit, seule langue sacrée.

    Bouddhisme

    Le canon bouddhique est rédigé en pali. D'autres langues importantes sont le chinois classique pour le bouddhisme mahayana en Chine, Corée, Japon et viêt Nam, et le tibétain classique (en) pour le bouddhisme vajrayana. Toutes les traductions peuvent avoir une valeur liturgique à condition d'être validées par une autorité religieuse bouddhiste reconnue.

     Jaïnisme

    Les textes fondateurs du jaïnisme sont rédigés en une variété de magadhi appelé ardhamagadhi.

    [...]

    (extraits) Texte complet et suite sur >>> Wikipédia

    Voir aussi Coups de cœur Chant

     

    Prier en esprit - Le « don des langues »

    Le don des langues, si vivant dans l'Église primitive, a fait soudain irruption dans l'Église de notre temps à la faveur du Renouveau dans l'Esprit Saint.
    Les témoignages abondent qui nous permettent de mieux connaître ce charisme de l'Esprit et de mieux apprécier les fruits spirituels dont il est porteur.
    Mais tout est déjà dans la Sainte Écriture, chez Saint Paul surtout qui nous fait bénéficier des révélations de l'Esprit Saint, et son enseignement est lui-même tout appuyé sur son expérimentation personnelle de ce charisme et sur son expérience pratique des groupes de prière.
    Le but de la présente brochure [en pdf, voir ci-dessous] est de montrer qu'il est possible de bien connaître ce charisme en s'appuyant sur la Parole de Dieu ; qu'il est simple de céder à l'Esprit Saint et de laisser jaillir de son cœur cette prière ou ce chant "en esprit" ; et que ce don de prière s'avère un atout précieux pour tous ceux qui s'adonnent à la prière et en particulier à la prière d'oraison *.

    Suite sur >>> Prier en esprit ou pdf

    * Voir

    Carmel

    Méditation, oraison, prière

    Parler en langues

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    Voir l'article de Yantra Monte le son !

    Et/ou sa page Chants & Sons

     

     

     

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