• Première publication en juillet 2014  
     

    Voici de quoi faire réfléchir
    les utopistes, les doux rêveurs, les nostalgiques...

     Les Embarras pour la circulation, au Pont Neuf à Paris, Gravure de Nicolas Guérard (XVIIe-Siècle.free.fr)
    Bonjour, les odeurs ! Autre petite remarque ;-) on ne "s'embarrassait" pas pour l'orthographe, à l'époque...

    --------------------------------------------
     

    Sommaire

    Avant propos

    Les "Embarras" en intro

    Des "Embarras" à Boileau

    Des "Embarras" et des chevaux

    Des moyens de l’acculturation aux XVIIe et XVIIIe siècles

    --------------------------------------------

    Les bruits des fers des chevaux sur le pavé, ceux, grinçants, des carrioles, charrettes et autres carrosses *, les bruits des artisans qui s'activent dans leurs échoppes, ces boutiques ouvertes sur la rue, les cris des cochers, des marchands, des gens... n'ont rien à envier aux bruits des klaxons et sirènes de police, des "pin-pon", du vrombissement des moteurs, des marteaux-piqueurs et autres engins, des haut-parleurs...
    Sans parler de la concentration humaine, la "promiscuité" et l'insécurité, tant décriées de nos jours, et pourtant encore bien réelles dans les grands "quartiers" des métropoles.
    Ni de la condition des animaux, des chevaux en l'occurrence, traités comme des outils de rentabilité, sans plus, sans grand égard, aujourd'hui encore sujette à discussions, pétitions...
    --------------------------------------------
    * "Qu’elles soient réalisées en fer ou en bois avec une jante garnie de clous ou d’une bande métallique pour ralentir l’usure, les roues étaient bruyantes à cause des chocs contre le revêtement des chaussées (voies naturelles empierrées, macadam, pavés, goudron minéral) et génératrices de vibrations."
    Fondation-Lamap.org : Histoire-de-la-roue 

    --------------------------------------------

    Documentation

    1880 L'Inconnue de la Seine

    Médecine gratuite au XIXe siècle : de la charité à l'assistance (Persée)

     Paris XIXe... siècle

    --------------------------------------------

      Remonter au sommaire
     

    Les embarras de Paris...

    D'aucuns prétendent que l'auteur de cette satire, Boileau (XVIIe siècle), ne cesse de se plaindre (cf. les "commentaires de textes" que l'on propose aux élèves des lycées). C'est sûrement vrai, mais moi j'y vois aussi, par-delà ces soi-disant propos d'égocentrique et de "mal embouché", une belle peinture réaliste de la vie dans les grandes villes au XVIIe siècle.

    Qui frappe l'air, bon Dieu ! de ces lugubres cris ?
    Est-ce donc pour veiller qu'on se couche à Paris ?
    Et quel fâcheux démon, durant les nuits entières,
    Rassemble ici les chats de toutes les gouttières ?
    J'ai beau sauter du lit, plein de trouble et d'effroi,
    Je pense qu'avec eux tout l'enfer est chez moi :
    L'un miaule en grondant comme un tigre en furie ;
    L'autre roule sa voix comme un enfant qui crie.
    Ce n'est pas tout encor : les souris et les rats
    Semblent, pour m'éveiller, s'entendre avec les chats,
    Plus importuns pour moi, durant la nuit obscure,
    Que jamais, en plein jour, ne fut l'abbé de Pure.

    Enregistrer

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Première publication en mai 2014 

    Il règne comme un air de renouveau...

    Cavaliers et Saints de Glace

    La douceur des après-midis est d'autant plus agréable qu'elle fait suite aux matinées encore bien frisquettes et, depuis quelques semaines, on sent la Nature se réveiller.
    Les arbres et arbustes fleurissent à qui mieux mieux et l'air sent bon leur parfum léger. Les pelouses arborent coquettement leurs bijoux de fleurettes bleues, blanches, jaunes...
    Tout-à-l'heure, j'ai entendu des grenouilles coasser joyeusement. Les oiseaux se mettent parfois à chanter la nuit, au clair de Lune. Et puis, depuis quelques jours, les premières hirondelles...
    Bref, ça bouge !
     

    Seulement voilà. Comme chaque année, des visiteurs sont déjà venus et d'autres vont venir, qui ne sont pas toujours les bienvenus...
    Mais apprenons à les connaître -et à les aimer ?- puisqu'ils sont incontournables !

     

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • « Qu'est-ce que mille ans, puisqu'un seul moment les efface ? »

    Jacques-Bénigne Bossuet [archive] Sermon sur la mort

    2019, 15 avril Notre-Dame :'-(

    impressionnant

    Cela ne fait que quelques jours que le drame de Notre-Dame... et je n'arrive pas à faire mon deuil. Comme pour une personne aimée et chérie. Je suis d'autant plus choquée que, un peu comme Boulevard Voltaire, mais à mon échelle, j'avais comme un pressentiment. Je n'osais en parler à personne, de peur de passer pour une "bigote" ou que sais-je, en ces temps qui courent on ne sait plus ni quoi ni quand ni comment on peut parler...

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Un complément de mon article paru dans Yantra, Les Oiseaux par monts et par vaux

    Coq et Poule,
    blason de la ville de Jouques
    (Bouches-du-Rhône)

     

    « ...la présence, de ce stupide volatile, qu’est le Coq. Incapable de voler, on ne peut le comparer aux autres oiseaux qui jouissent de la merveilleuse liberté du vol dans les espaces immenses du ciel. » [1]

    Je ne suis pas d’accord avec le premier point de cette remarque, empreinte d’anthropomorphisme et... d’oubli [5a]

    Pour la suite, je le suis, tièdement : « jouissent-ils » vraiment de cette « liberté » de voler, ces oiseaux, pour qui cet acte est aussi banal que pour nous marcher ?

     

    Enregistrer

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  

    « Ici, comme d'ailleurs maintenant en Europe aussi ce qui évoque concrètement la mort est en vogue. C'est même devenu tellement à la mode dans mon coin que je vois souvent quelqu'un (une fille relativement jeune, cheveux noirs, habillement noir) se balader fièrement dans un corbillard avec cercueil et tout et tout. Pourquoi ? Peut-être exprime-t-elle sans le savoir nos qualités de "mort-vivants" en ce monde (spirituellement parlant s'entend !) » *

    Sophie Merle

    Praticienne diplômée EFT-Adv/Carrington, auteur notamment de “EFT-Psychologie énergétique” et “EFT et Feng-shui” aux Éditions Médicis et Grand livre du Mois-Le Club (www.SophieMerle.com – Renseignements : FondationEFT@aol.com)

     

    Enregistrer

    Enregistrer

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • De Februa à Februarius

    Februa

     

    Februarius (février, februarus mensis : "mois des purifications") était le douzième mois, donc le dernier mois du calendrier romain.

    Ce dernier mois d’hiver était consacré aux morts et aux rituels de purifications dans la Rome antique ; il a donc été nommé et dédié en l’honneur du dieu Februa, dieu de la mort et de la purification, dans la mythologie étrusque.

    Ce mois avait 29 jours (ou 30 jours tous les 4 ans) 

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Gaspard, Balthazar et Melchior…

    … bien sûr !

    Ce sont les trois prénoms des "rois-mages", n’est-ce pas ? Ces savants venus d’Orient dont nous parle l’évangile selon saint Mathieu ! Pourtant la Bible ne précise ni leur statut royal ni leurs prénoms, ni leur nombre, ni leur âge, ni leur couleur de peau… C’est Jacques de Voragine, qui à la fin du XIIIe siècle inaugura cette tradition avec son célèbre ouvrage "La légende dorée".

    Rois Mages

    L'adoration des mages.
    Tableau de Giovanni Battista Tiepolo (1696-1770) conservé à l'Alte Pinakothek de Münich (Allemagne)

    L’évangile, lui, ne s’encombre pas de ces détails sans importance. En revanche, il insiste sur les trois présents que font ces hommes : de l’or, de l’encens et de la myrrhe qui révèle quelque chose de l’identité de Jésus. L’or royal, l’encens de la divinité et la myrrhe que l’on associe souvent à l’embaumement, mais qui dans la Bible est d’abord le parfum de l’amour. Belle fête de l’Épiphanie, de la manifestation de Jésus roi, Dieu et tout amour à ceux qui le reconnaissent.

    Croire (Lettre du 04 janvier 2018)

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  1ère publication le 09 juin 2014

    La Pentecôte ne se résume pas seulement à ce Lundi qui s'ajoute aux déjà nombreux "ponts" de cette période de l'année (mai-juin) !

    Pentecôte,
    préoccupation législative et salariale

    Pas facile de s'y retrouver entre "jour chômé" et "jour férié", difficile d'en trouver une explication claire, d'autant que certaines "fêtes", dont notamment la Pentecôte, voient leur "statut" se balader d'un de ces qualificatifs à l'autre, voire endosser les deux.

    * Voir en fin d'article : Lundi de Pentecôte, un jour férié, chômé ou travaillé par solidarité ?

    Pour simplifier, on peut dire :

    - un jour chômé est un jour où l'on ne travaille pas mais où l'on est payé ;

    - un jour férié est un jour de fête, civile ou religieuse, ou commémorant un événement, et où l'on ne travaille pas, sauf conditions particulières.

    Pour les responsables des plannings dans les services et entreprises, la gestion du lundi de Pentecôte et de la journée de solidarité peut s’assimiler à un véritable casse-tête.  Photo N.B.

    pour les responsables des plannings dans les services et entreprises, la gestion du Lundi de Pentecôte et de la Journée de Solidarité peut s'assimiler à un véritable casse-tête * (photo n-b)

     

    Il n'est pas obligatoirement chômé, les lois de chaque pays ou les conventions collectives des entreprises précisant les modalités et dispositions à appliquer, notamment en termes de rémunération (jour payé ou non payé).

    Le 1er mai en France est traditionnellement le seul jour férié et chômé.

    Wikipédia : Jour férié - Fêtes et jours fériés en France

    Pour compliquer le tout, le Droit du Travail distingue le "jour ouvré" du "jour ouvrable"

    Pour comprendre, allez ICI : Le Particulier : "jour ouvré" et "jour ouvrable" ?

    Essayons de renouer avec les symboles spirituels de cette "fête", l'humanité en a bien besoin à une époque où tout s'oublie ou se déforme, y compris la Foi.

    Pentecôte,
    préoccupation spirituelle

    Pour les responsables des plannings dans les services et entreprises, la gestion du lundi de Pentecôte et de la journée de solidarité peut s’assimiler à un véritable casse-tête.  Photo N.B.

     

    La Pentecôte, 50 jours (le 7ème dimanche) après Pâques, est la fête chrétienne qui commémore la venue de l'Esprit saint promis par Jésus, le don du Saint-Esprit répandu sur les apôtres.
    C'est aussi la fête juive (fête du don de la Torah) célébrée 7 semaines après le second jour de Pâques.

    Pour les chrétiens, c'est la découverte incroyable d'une force nouvelle, celle de l'Esprit de Dieu, donnée en surabondance au baptême. L'Esprit fortifie, console, inspire, vivifie ! Il nous conforte dans une foi vivante et joyeuse. C'est le meilleur des guides spirituels.
     
     

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Un article de Philippe Dagneaux, rubrique Botanique du journal Midi-Libre, le 29 décembre 1998

    Le titre de cet article m'avait interpellée, son contenu m'a enchantée... Je l'avais découpé pour le conserver. Mais à quoi bon le laisser dans un tiroir ? En cherchant récemment des documents sur les plantes, je suis tombée dessus de nouveau, alors laissez-moi vous le partager aujourd'hui. Gaillardement dans sa 18e année, son contenu n'a pas pris une ride. C'est que le thym sait se préserver !

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Communiquer autrement avec les animaux 

    « Si beaucoup d’animaux sont connus pour comprendre l’être humain, des hommes ont établi un langage bien particulier avec leur animal, parfois presque proche du don ! Tradition ancestrale ou méthode innovante pour communiquer avec l’animal, tout est bon pour se rapprocher et améliorer sa relation avec l’animal... » 

    Au programme :  l'éthologie équine et le dariolage. Avec Thierry Lhermitte (Wikipédia)
    "Hélène et les animaux - Communiquer autrement avec les animaux" a été diffusé le samedi 10 octobre 2015 sur Pluzz France 5. La replay n'est malheureusement plus disponible :-(

     

    Dommage, car cette émission m'a fait connaître le dariolage ; j'ignorais qu'il puisse faire partie du "patrimoine culturel immatériel" de Vendée, notamment.
    Je pensais qu'il s'agissait de cas isolés, des paysans poètes ou aimant chanter, qui rendaient plus agréables les travaux des champs...

    * Je reviendrai plus tard sur l'éthologie équine, "méthode innovante" de "communiquer autrement avec les animaux". C'est tout aussi intéressant, mais de nature différente puisque ici tout se passe dans le silence...

    Le dariolage est une technique vocale employée par les bouviers vendéens qui attelaient six bœufs pour avoir un meilleur rendement, un chant pour accompagner les bœufs (Wiktionnaire)

    En fait, c'est une bien belle tradition que voilà, que j'aimerais vous faire découvrir aujourd'hui, à travers quelques vidéos et documents.

    « Le chant de labour (le "briolage" du Berry, le "dariolage" ou "raudage" du Poitou…) se veut […] encouragement au travail. Il est aussi "acte de sonorisation de la campagne" et manière de s’affranchir des bruits de l’espace domestique. »

    Alain Corbin, Prélude à une histoire de l’espace et du paysage sonores,
    in Le Jardin de l’esprit, direction M. Porret, F. Rosset, 1995, Droz

    Lire la suite...


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique