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Des Français ont œuvré dans la piraterie. Parmi eux se trouvait le "dernier Pirate des Caraïbes", qui avait amassé un important butin.

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Le ''dernier Pirate des Caraïbes'' (illustration).jpg
illustration

Si Jack Sparrow est le plus célèbre pirate des Caraïbes dans l'univers du cinéma, d'autres sont bien moins connus mais ont réellement existé.  

"Les pirates n’ont jamais porté de boucles d’oreilles ou de bandanas", assure Angus Konstam, auteur de Pirate: The Golden Age, avant d’ajouter : "Les deux sont une invention de l’artiste américain Howard Pyle, à la fin du XIXe siècle." D’après Konstam, Pyle s’est inspiré de paysans et de bandits espagnols quand on lui a demandé de représenter les pirates. Depuis, sa vision des pirates est entrée dans la culture populaire. (Lu dans pense-bête de Noms)

Les îles des Caraïbes se trouvent à un endroit stratégique entre l'Europe, l'Afrique et l'Amérique. Les pirates savaient alors que dans cette zone ils pouvaient attaquer et dépouiller de riches navires marchands. Parmi eux, s'est notamment fait remarquer un jeune Français.

Il s'appelait Thomas Dulain. Né au Pouliguen en Loire-Atlantique en 1704, orphelin de père, il a pris la mer dès ses 14 ans, raconte notamment Kevin Porcher, enseignant à l'université des Antilles, dans son livre Sous le pavillon noir publié en octobre 2024 chez Arkhê Éditions. Travaillant sur un navire marchand qui faisait du commerce avec la Martinique, il a fini en 1723 par déserter sans trop de raison. Il s'est ensuite engagé sur un navire corsaire espagnol où en 1728 son frère a perdu la vie pendant une rixe entre marins français et espagnols. Thomas Dulain a alors lancé une mutinerie pour prendre le contrôle du navire. À 23 ans, il s'est alors retrouvé à la tête d'un équipage d'une vingtaine d'hommes.

Pirate haha ! drapeau.jpg
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Son bateau, rebaptisé le Sans-Pitié, était bien équipé avec de nombreux canons et toutes les armes nécessaires. En quelques mois, Thomas Dulain a fait grossir son équipage jusqu'à 130 hommes, forçant des marins capturés à le rejoindre. Il définissait ces derniers comme des "ennemis du genre humain". Pour les gérer, il avait mis en place un règlement strict notamment pour éviter les altercations, les abus d'alcool ou encore les vols, qui étaient alors réprimandés par de lourdes punitions. Le capitaine aurait attaqué une vingtaine de navires sur plusieurs mois. 

Cependant, le voyage du pirate a rapidement pris fin. En janvier 1729, il s'est réfugié sur l'île de la Tortue, étant de plus en plus traqué par les hommes envoyés par le gouverneur général des Antilles. Il a finalement décidé de s'enfuir avec son navire, abandonnant une majorité de ses hommes sur l'île, afin de regagner la France et de négocier son amnistie. Il aurait crié en partant "Au revoir ! Adieu, canailles ! Je pars pour la France et nous ne sommes plus pirates".

Pendant ses périples, Thomas Dulain aurait amassé un butin de 160 000 livres (environ 189 000 euros), qui, divisé équitablement entre tout son équipage, représentait quatre ans de salaire d'un matelot français pour chacun. Pour ne pas devoir céder une telle somme aux autorités, il l'aurait caché et fragmenté auprès de receleurs ainsi qu'auprès de ses proches. Ce trésor n'aurait alors jamais été retrouvé, mais le pirate aurait tout de même réussi à obtenir l'amnistie grâce à sa famille aisée. Le sort du capitaine ensuite demeure assez flou. Il reste néanmoins le dernier grand pirate des Caraïbes, puisque ses compères s'étaient arrêtés quelques années plus tôt, parvenant eux aussi à être amnistiés.

L'Internaute 25/01/2025

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Documentation

Voir Histoire de la piraterie résumée sur cartes (Gangsters et hors-la-loi)

Un pélaste est un mercenaire à l'époque hellénistique [...] le choix entre le mercenariat ou la piraterie devait se faire essentiellement suivant les circonstances car les conditions de services sous l’autorité de chefs de bandes étaient fort semblables, à ceci près que le butin était la seule source de revenu, alors que pour les mercenaires ce n’était qu’un complément, même si ce complément était souvent plus fort que la solde. Ceci explique le fait qu’un pirate devienne aussi facilement un mercenaire, et inversement, qu’un mercenaire empreigne la voie de la piraterie.

Lu dans Wikipédia (Piraterie à l'époque hellénistique)

Voir aussi Peuples de la mer du Nord

L’ère élisabéthaine a donné naissance aux fascinants "corsaires" britanniques ; des pirates mandatés par Londres qui pillaient les navires espagnols transportant des objets précieux en provenance des Amériques et commettaient viols, pillages et meurtres dans les colonies espagnoles des caraïbes. Curieusement, l’Angleterre connaissait à cette même époque une renaissance culturelle, un âge d’or de la poésie, de la musique et de la littérature. C’est l’époque où William Shakespeare couchait sur le papier ses sonnets et pièces immortels. La culture s’épanouissait dans un État qui répandait la terreur à l’étranger [...] Cette piraterie offrait des avantages stratégiques à l’Angleterre et remplissait les caisses royales. Jusqu’au XVIIIe siècle, la guerre était un business. Des particuliers recrutaient et équipaient des régiments avant de vendre leurs services aux puissances européennes.

Lu dans Gardes du corps à "Mercenaires"

Voir Les mercenaires d’aujourd’hui

Voir aussi

PIRATERIE : Son histoire résumée sur cartes (Gangsters et hors-la-loi)

Robert Surcouf (1773-1827) corsaire français

Divers

Légions

Quinze ans sur un îlot de sable

Le dernier des...

Voir À propos du dernier Samouraï (« The Last Samurai » était Français !)

 

 

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Tag(s) : #Gangsters et hors-la-loi
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