Chronique hebdomadaire de Virginie F., professeur agrégée de lettres dans un collège du sud de la France.
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• Jeunesse sans mémoire, peuple sans avenir
La moitié des élèves de première de France travaillent sur Olympe de Gouges *. C'est peut-être lié à la sur-représentation des femmes parmi les professeurs de lettres, qui seraient sensibles aux combats féministes de l'auteur. C'est plus sûrement lié au fait que le texte compte seulement 28 pages et que les enseignants ont dû penser qu'il découragerait moins les élèves que Gargantua... C'est dommage, car l'année de première est bien celle pendant laquelle on peut encore faire lire les élèves... Je suis plusieurs élèves de première, et ce texte est au programme depuis quatre ans. Je ne laisse d'être étonnée par la pusillanimité de mes collègues. Avec les luttes féministes ayant des relents d'années 1970, on en fait des tartines ; c'est facile, c'est à la mode. Pourtant, la plupart des revendications d'Olympe de Gouges ont été acquises en Europe par les générations de femmes ultérieures : la liberté d'exprimer des opinions politiques, le droit de vote, le droit de demander le divorce, de gérer son argent ou de se présenter à des élections. [...] En revanche, je les trouve plus que discrets par rapport à la situation internationale moderne, et aux échos qu'on en trouve en France : pas un d'eux – ou pas une d'elles, car je croise peu de collègues hommes, et encore moins de collègues hommes choisissant Olympe de Gouges – ne parle de la situation des femmes dans les pays musulmans et du rapport général qu'entretient l'islam avec les femmes. Il serait intéressant, pourtant, de donner aux élèves des chiffres sur le retour des mariages forcés dans notre beau pays ou sur les cours de piscine interdits aux filles, ou de leur rappeler qu'en Arabie saoudite, les femmes n'ont été autorisées à conduire qu'en 2018 et que l'Afghanistan comme l'Iran ne cessent de réduire leurs droits. Ce n'est pas le XVIIIe siècle mais bien le XXIe siècle, et peut-être un certain avenir qui se profile...
* 1791 Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (Wikipédia)
* 1791 Déclaration des droits de la femme... extraits (Ligue des droits de l’Homme)
* 1791 Déclaration des droits de la femme... numérisée (Gallica)
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Commentaires
Madame, j’admire à la lecture de chacun de vos articles la persistance du feu sacré... (Was.)
L’école souffre d’être toujours en cours de réforme donc en chantier sous l’impulsion de ministres qui se succèdent à grand train avec la même "efficacité" et parfois en prime une conception de l’instruction publique qui laisse pantois. C’est pourtant une des missions fondamentales de l’État, celle qui définit l’avenir d’un pays et de son peuple. C’est désolant et incompréhensible. (Dur.)
Comment est-ce possible ?
Comment est ce possible que ces jeunes aient pu passer au collège et encore plus, au lycée ? Oui, comment cela a été possible ? Et cette prof qui se plaint du manque de connaissances, ne dit mot sur les cours pornographiques qu’ils donnent aux enfants. Mais comment cela aussi est possible ? Elle est prof, elle doit le savoir. Quand mes petits enfants me parlent du wokisme, car en fait l’effacement de la mémoire collective historique de notre pays en fait partie, je me charge bien de remettre les choses à l’endroit en leur expliquant les tenants et aboutissants et n’hésitant pas à mettre à mal certaines théories ou des oublis historiques dont Charles Martel et 732 par exemple, et je ne manque pas aussi de fustiger la "théorie du genre" avec ses cours et doctrines infernaux. C'est à nous les aînés de savoir expliquer et convaincre, c’est une de nos seules possibilités pour enrayer et contribuer à détruire ce phénomène. C’est à la maison qu’on peut leur donner de lire. Mais il faut ruser et leur remettre des livres sur leurs intérêts ou leur passion. (des internautes)
60 ans de socialo-communiste, voilà le résultat (Sol.)
La décadence s’appelle la décadence, les Romains ont vécu cela. (Rava.)
L’éducation nationale est politisée depuis plusieurs décennies est tout est fait pour que les élèves soient imprégnés de la pensée unique c’est bien pour cela que les élites mettent leurs enfants dans des écoles privées. Le nivellement par le bas pendant plusieurs décennies fait que les plus défavorisés sont devenus des personnes rebelles à l’ouverture de l’esprit critique dans la mesure où elles n’ont pas eut une éducation parentale qui contre balance des idéaux progressistes .il faut bien rentrer dans le moule ! (MX2)
Quand la réalité contredit l’idéologie, on nie la réalité, on la fait disparaitre, et on condamne ceux qui veulent la regarder, tous les régimes totalitaires ont fait cela. (Patrick)
Toutes les dictatures sanguinaires, que ce soit le nazisme ou le communisme, ont commencé par endoctriner la jeunesse, cette jeunesse qui était même encouragée à dénoncer les parents qui ne suivaient pas les préceptes de ces dictatures et qui, souvent, finissaient emprisonnées dans des conditions horrible et qui, souvent aussi, ne revenaient jamais de leur bagne. Ces mêmes enseignants, pour illustrer leurs cours par des faits actuels, vont-ils relater à leurs pauvres élèves qu’en Syrie on ne tend même pas la main aux femmes représentant des États d’impurs ? Ou alors, elles semblent ignorer ces faits scandaleux qui ne dérangent d’ailleurs pas du tout les "féministes" apparemment. (Lou.)
Sans mémoire, une génération est vouée à toutes sortes de manipulations
Un peu comme une absence de défenses absolument vitales. Le mantra politique ambiant face au fiasco est "on s’occupe de tout", "faites-nous confiance"… Même en s’intéressant voire en travaillant un peu l’Histoire (et notre Histoire en particulier), la tâche est rude… vu l’état actuel de la "profondeur historique" ! (Ros.)
Leur mémoire, ils la tiennent en permanence dans la paume de leur main, entre Tik Tok et les SMS de leurs potes. Plus de batterie, plus "d’histoire" ! (Ber.)
Alors même qu’ils disposent de supports d’apprentissage variés
"Alors même qu’ils disposent de supports d’apprentissage bien plus variés que ceux que nous utilisions à leur âge". Là est le problème. Trop d’informations distillées dans n’importe quel ordre est tout simplement incompréhensible. "Ils sont censés avoir travaillé sur la Révolution en quatrième, en seconde et, à nouveau, en première". Saucissonner les connaissances leur fait perdre toute forme de sens. De plus, ce travail sur la Révolution, dans un pays où le système scolaire fonctionne incombe aux profs d’Histoire ! Pas aux profs de français ! Quant à Olympe de Gouges je n’ai appris son existence qu’à trente ans passés, parce qu’elle était l’idole de mon ex belle-mère qui était prof et féministe. Si on veut que les lycéens écrivent convenablement c’est Rousseau ou Voltaire qu’il faut lire ! (Ravi)
Ils ne savent rien parce qu’on ne leur fait plus rien apprendre par cœur, cet exercice est la gymnastique de la mémoire à travailler dès le plus jeune âge, à qui la faute... Le par cœur, ce sont les poésies, contes, comptines et tables de multiplication du primaire. Au delà du CM1, c’est le beau support livre à couverture colorée (pas le club des 5 ni Mickey !) qu’on gardait et relisait fréquemment et qui impressionnait l’esprit au point de s’en souvenir encore 65 ans après ; les livres précieux de la distribution des prix par exemple, un par matière en 6ème (sauf gym/couture éventuellement !)… (des internautes)
Si tu veux savoir où tu vas, arrête-toi, tourne-toi et regarde d’où tu viens. C’est pour cela que l’on apprend l’Histoire et même la Géographie. (S31)
Le long discours de Syc.
Virginie, bonjour. Vous m’étonnerez toujours. Quelle ouverture d’esprit. J’ose ? Frétillante comme un gardon. Au point que la richesse de vos exposés nous mettent dans l’embarras. Par quel bout les saisir en peu de phrases ? Tentons de tirer une leçon de ce dernier texte : "la nature a horreur du vide". Dans une première partie, le vide des hommes. La raison pour laquelle certaines femmes exercent une suprématie verbale sans oppositions assumées. Les hommes, par esprit de pondération sans doute, il faut bien leur trouver une excuse, évitant d’alimenter le foyer (flammes) source de tensions et de désagréments. J’oserais m’aventurer en les qualifiant de pleutres. Vous savez ? Le "pas de vague". Les hommes s’éclipsent, se confondent en génuflexions, s’excusent d’être des hommes. Pour en venir à cet égocentrisme de certaines femmes. Elles s’inscrivent dans l’esprit du temps, la satisfaction de l’individualité, avant tout. Manifestation renforcée par la "souplesse" des hommes : mais oui mesdames, vous avez raison… Ne croyez surtout pas que je sois misogyne. Je revendique l’égalité naturelle adaptée à la morphologie et aux dons que nature nous a dotés. La femme est femme, l’homme est homme. Une complémentarité indispensable à l’équilibre des humains. Exemple élémentaire, la peau des femmes n’est pas celle des hommes et pour cause, à mon avis, peau poncée depuis la nuit des temps, c’est la femme qui soigne et élève sa fragile progéniture, un soin continu depuis sa conception. Bon, je m’éloigne de vos sujets. Et en cela, l’homme ne sera jamais l’égal de la femme. Il ne peut qu’observer et se réjouir. Revenons à cet enseignement de l’Histoire, un "produit" réfractaire pour beaucoup d’élèves. J’en témoigne. J’en ai recherché la cause. L’Histoire banalement enseignée, nous tombe dessus comme la misère sur le monde. Les jeunes esprits ont beaucoup de mal à s’inscrire dans l’époque évoquée. Remède, associer le contemporain à la narration de l’Histoire. On accroche mieux, cela devient plus visible, plus concret. Vous me voyez venir, tout, pour le moins l’essentiel, prend naissance avec la méthode pédagogique de l’enseignant. Il s’agit d’ouvrir les esprits les plus fermés. Rien de mieux que du concret, un parallèle avec le contemporain. Chez l’enfant, l’abstraction prendra progressivement forme notamment avec les mathématiques, faut-il encore qu’il comprenne ce qu’il lit. Une confluence d’initiations nécessaires à l’ouverture d’esprit. Oui, reconnaissons-le, l’enseignement s’apprend. Vous avez un très beau métier. Virginie, à nouveau, abréger vos souffrances. Je dois cesser cette prose. Mes meilleurs vœux vous sont adressés. Soyez heureuse en famille et professionnellement.
• Mais que font donc les profs ?
Lors d’une réunion avec l’inspectrice venue nous convaincre du bien-fondé de l’inepte réforme instaurant des pseudo groupes de niveau en 6è et en 5è, cette brave dame nous avait annoncé qu’il y aurait une sorte d’audit de performance des enseignants, et que nous serions comptables de nos résultats, à travers l’évaluation des progrès des élèves. Tollé auprès de mes collègues. Et plutôt à juste titre, car finalement le seul critère d’évaluation retenu par l’inspection était le fait que les élèves changent de groupe de façon ascendante, avec une attente formulée qui était que nous arrivassions à les hisser tous au même niveau, ce qui est aberrant vu que cela signifierait qu’on arrive à faire avancer ceux du groupe le plus faible deux ou trois fois plus vite que ceux du groupe dit « fort », alors même que s’ils étaient capables d’avancer trois fois plus vite que les autres, ces mêmes élèves ne seraient pas dans le groupe le plus faible… On voit l’absurdité du système...
Commentaires
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Une pancarte pour rappeler qu’ils sont profs ? Pas inutile car rien ne l’atteste à leur contact. Beaucoup ne peuvent que déverser leur idéologie faute de pouvoir délivrer un savoir qu’ils n’ont plus. (Milan)
Le jour où en plein mois de mai 1968 mon fils alors en terminale m’a dit que c’était for-mi-da-ble parce que les profs descendaient de leur tribune pour les tutoyer et se mettre à leur niveau... ce jour-là j’ai pensé que tout allait partir en vrille. Plus tard un prof m’a dit que les cancres de sa classe seraient les profs de demain. On y est, c’est la victoire de la liberté et de la chienlit "il est interdit d’interdire" chacun se débrouille comme il peut et on récolte ce qu’on a semé. (R.-z.-r.)
Le vrai problème c’est que la majorité des profs ont choisi ce métier non pas par conviction mais pour les vacances et le salaire malgré tout très bon pour le peu de travail qu’ils réalisent. Et puis regardez les un peu, beaucoup font peur rien que par leurs tenues et comportements, sans oublier que certain n’aiment pas les enfants ce qui est pire encore. Ils se plaignent d’êtres moins bien payés que certains professeurs d’autres pays, qui travaillent beaucoup plus et plus longtemps et qui ont des résultats. Et mettre aussi dans ce panier qu’en cette République, ils sont majoritairement gauchistes caviar et particulièrement prétentieux ce qui est par ailleurs une autre spécificité du monde politique et public républicain. (Gérard)
"Enfin, en conclusion, on récolte ce qu’on sème et les enseignants qui se plaignent tant en salle des professeurs seraient bien inspirés de porter un regard critique juste et dépassionné sur leurs propres pratiques, et de réformer avec humilité et simplicité ce qui doit impérativement l’être" : excellente conclusion. Rares sont encore des enseignants dignes de ce nom, bon nombre n’ont pas leur place dans l’enseignement (Yolande)
"Qui sème le vent récolte la tempête…"
1 – Les syndicats n’ont jamais été foutus de défendre "la pédagogie" et encore moins les "fondements de l’enseignement scolaire".
2 – Tout comme dans le milieu hospitalier, ce sont des dizaines de milliers de "gratte-papiers" qui viennent évaluer ET/OU donner des directives "idéologiques" qui sont sont plus axées à aider à déterminer mais surtout orienter le sexe des "têtes blondes" car les autres "issus de la diversité" sont protégés "bec et ongles" par leurs communauté.
3 – En être arrivé à faire lire des "poèmes" dans les classes par des associations auto proclamés "progressistes" prouve que ce pan de la société française est en putréfaction…
Dès la décapitation de Monsieur SAMUEL PATY, il aurait fallu que toute cette fange de "cloportes" réagisse… MÊME PAS ! Ils ont même continué de nier la réalité qui gangrène leurs propres lieux d’exercice. (SP)
– Thème du moment. L’anglais étouffe la voix des peuples (BV 18/01/2025). Depuis le Brexit, l'anglais est la langue officielle d’à peine 1% des citoyens européens...
• Éducation nationale : la "reculade"
BV 19 janvier 2025 [archive]
Vous titrez "la reculade". Mais il n’y a pas si longtemps, la reine du 49.3 ne reculait jamais. Ça dépend pourquoi... (Dudu)
Vous connaissez la chanson enfantine : "Trois pas en avant, trois pas en arrière, trois pas sur le côté, trois pas de l’autre côté"… C’est l’histoire d’une fermière qui allait au marché : tout en étant en mouvement, elle recule autant qu’elle avance. Comme Élisabeth Borne à l’Éducation nationale : à peine arrivée, déjà, elle recule. On recule, on abandonne, on détricote. On abandonne l’abjecte éducation sexuelle ? Non, bien sûr ; ça, c’est fondamental. On détricote les programmes d’histoire ineptes ? Nooon… On défait la seule chose qui aurait pu avoir du sens, et qui pouvait laisser entrevoir l’ombre du retour hypothétique d’un début d’exigence, à savoir la revalorisation du brevet des collèges...
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Cette femme est d’une incompétence flagrante, elle est tout simplement nulle... et pas de 49.3 à l’horizon la vie peut être cruelle, double zéro. Ce que je trouve les plus effrayant est qu’un président de la République ait pu, sans ciller, signer 6 nominations de ministre de l’Éducation en quatre ans et demi ! (des internautes)
Au niveau où est l’instruction française actuelle, les élèves de terminale seraient incapables de comprendre les sujets du certificats d’études. Au secours ! le souci est que ces "incultes" seront dans les administrations et autres services à nous gouverner !!! Il n’y a qu’à lire les articles de presse pourtant écrits j’espère par des gens qui n’ont pas arrêté leurs études au brevet, pour se rendre compte du handicap. Trop souvent la grammaire n’est même plus maîtrisée. Le mal est profond, la guérison espérée ne peut être obtenue qu’avec des remèdes sévères. Il faut repositionner les diplômes à leur juste niveau en conditionnant l’entrée au collège à un examen de contrôle des connaissances fondamentales. Les redoublements coûtent cher, mais c’est de l’investissement à moyen et long terme. Halte à la démagogie d’État. (des internautes)
Depuis 1968, tant de renoncements, d’"interdictions d’interdire", de nivellement vers le bas, de discriminations positives voulues par des "Docteurs Folamour". Les enseignants d’aujourd’hui ne sont que la résultante de ces expérimentations pédagogiques, un peu comme un jockey en profond surpoids qui se verrait confier une monture. Le meilleur des chevaux ne pourra jamais se retrouver en tête de la course. Tout cela après cinquante-sept ans de transgression politique devenue un moyen d’exister partiellement pour les totalitaires de gauche. (Tar.)
Ceux qui déclarent que les moyens insuffisants (en effectifs, en salaires, en matériel, etc) expliquent la baisse du niveau scolaire de nos petits, devraient aller faire un tour dans certains pays d’Asie (qui nous devancent maintenant dans plein d’activités économiques) pour y observer les classes d’enfants et d’adolescents : pleines à craquer mais seul le maître se fait entendre (ou les mouches). Le respect de l’autorité et du savoir va de pair avec le culte des Ancêtres. La France est maintenant classée 25ème (environ) de la classe mondiale "PIB/Habitant" : peu glorieux. Avec une dette colossale qui ne va pas arranger les choses à l’école et qui prouve bien que ce n’est pas le déversement d’argent public dans l’Éducation Nationale qui explique notre effondrement dans l’instruction du pays. (Pat.)
Un échange
- J’adhère à 1000% au contenu de votre article… SAUF que l’une de vos dernières phrases me fait me désolidariser du coup de votre "état des lieux" qui est symptomatique de ce qui gangrène l’Éducation Nationale… La phrase "et comme l’éloignement excuse bien des choses, le recteur de Wallis-et-Futuna les a gonflés de 16 points, passant de 75% à 91%" est "déplacée" car ce n’est certainement pas à WALLIS ET FUTUNA que la putréfaction de l’ÉN est la plus terrible… Prenez donc votre courage et dites la vérité sur la réalité de la population très hétéroclite des classes de 25 à 30 élèves où cela ressemble plus à des clans qu’à une classe où les enfants sont là pour s’instruire.
- Arrêtez avec les classes nombreuses, je n’ai jamais connu de classe de moins de 31 élèves, pendant une partie d’une année on est passé à 45 pour cause d’hépatite virale d’un enseignant, un peu plus tard, juste avant le bac, on s’est retrouvés à 8 pour cause d’une épidémie de paresse. On était là pour apprendre ou se faire recaler. Bien sûr, on n’avait pas la perspective du chouf et même si on est pas des prix Nobel, on y est arrivé.
- Le problème est que malheureusement on ne peut pas tout imputer aux allogènes. Le niveau a chuté presque partout (demandez aux enseignants du privé), même dans les zones encore préservées. Elles ne le sont pas des écrans, du mode de vie déstructuré des parents, des expérimentations douteuses des instituteurs, du laxisme généralisé de la société, des programmes ineptes de l’Éducation Nationale, etc. Ce ne sont pas que les banlieues qui ont fait chuter la France au classement PISA. La dégringolade est générale, et on peut constater la baisse culturelle même chez des jeunes qui sont préservés de toute influence douteuse normalement. C’est le modèle général qu’on leur donne qui prévaut, le peu d’exigences auxquelles ils ont été soumis, et la possibilité qu’ils ont, via leur téléphone, d’échapper presque complètement au monde des adultes.
- On vante beaucoup les familles recomposées mais quand Kevin a laissé sa basket droite chez papa et sa basket gauche chez maman, il ne peut guère rattraper le temps perdu.
Long commentaire de Syclams LÀ
• Ma motivation pour rester dans ce "panier de crabes" ?
Je lis toujours avec intérêt vos commentaires. Certains d’entre vous sont des commentateurs fidèles et assidus. Syclams est l’un des plus prolixes et ses remarques sont toujours intéressantes, Anne Aurore Angélique me réconforte par le regard positif qu’elle pose toujours sur mes articles, Ravi au lit nous ravit de son humour, comme Évariste. Les autres vont et viennent, nous racontent des anecdotes éclairantes et pertinentes, laissent paraître leur agacement. C’est plein de vie et de réflexion.
Une question a attiré mon attention, cette semaine. Loulou17 écrit : « À moins d’être proche de la retraite, qu’est-ce qui vous motive encore et toujours pour rester dans ce panier de crabes ? » Je ne suis pas proche de la retraite. Si elle existe encore dans quelques années, disons que j’en suis aussi proche que de mon entrée dans le métier… Encore une grosse vingtaine d’années. Mais d’ici là, nous chercherons le sens de ce mot dans un dictionnaire ou un livre d’histoire. Alors, qu’est-ce qui me motive, malgré la lucidité qui me fait voir les défauts du système et entrevoir peut-être certaines de leurs causes sous-jacentes ? C’est une question que je me pose souvent…
Ce qui me motive à me lever le matin, quand je dois aller faire cours dans mon collège de troisième zone, c’est H., une jeune fille sérieuse et appliquée qui a surpris ses parents en leur demandant d’intégrer, l’an prochain, un lycée militaire pour y recevoir une vraie formation et devenir pilote d’hélicoptère, et qui leur a exprimé son regret de n’avoir pas pris latin. C’est S., un garçon turbulent qui a dit, à la fin du dernier cours de français : « C’est déjà fini ? Je n’ai pas vu l’heure passer ! » C’est L., qui apprend ses cours et progresse malgré W. qui interrompt sans cesse le cours et E. qui envoie des bouts de gomme à ses voisins. C’est L., J. et M. qui s’investissent à 300 % dans les activités qu’on propose et sacrifient leurs récréations pour m’aider à vendre les chocolatines qui feront peut-être baisser de quelques euros le prix du voyage que j’organise pour eux en Italie. C’est M. qui, malgré sa dyslexie, fait de moins en moins de fautes aux dictées que l’on organise une semaine sur deux. C’est K. qui, après deux ans de quasi-déscolarisation, revient en cours chaque jour et essaie de faire ce qu’il peut. En début d’année, il rendait presque toujours copie blanche et aujourd’hui, il répond à plus de la moitié des questions. C’est M. et L. qui ont maintenant compris ce qu’est la fonction d’un mot et, donc, comment s’organise une phrase, et font le lien avec les autres langues européennes. C’est L. et A. qui ont appris ce qu’étaient le théâtre classique et l’esthétique romantique malgré l’incurie de certains de leurs camarades. Ce qui me motive, ce sont les humains que j’ai en face de moi, avec leurs doutes, leurs peurs, leurs défauts, mais également leur unicité, leur vitalité et leurs efforts.
Ce qui me motive, c’est aussi l’espoir que certains de ces jeunes placent encore naïvement dans l’école pour leur assurer un avenir et leur donner une vraie formation. C’est le fait que certains jouent leur vie pour une note, et qu’on doit leur donner les moyens de réussir les évaluations, quoi qu’on en pense et qu’on en sache, vu qu’ils n’ont pas la possibilité de changer les règles du jeu. C’est une sorte de fidélité d’un autre âge à la notion de service et de bien commun, auprès de ces enfants qui ne sont pas responsables de la gabegie généralisée ni de la malhonnêteté profonde d’un système dans lequel on les a placés malgré eux. C’est la détresse de certains parents qui comptent sur nous pour faire ce qu’ils ont conscience de n’avoir pas les moyens de faire. C’est aussi le plaisir de parler de Baudelaire ou de Victor Hugo à 8 heures du matin, au lieu de parler de bénéfices, de factures ou de bilan comptable. C’est, enfin, l’idée absurde mais persistante de servir de maigre et fragile étai pour protéger ces enfants de l’effondrement général dont ils ne sont pas la cause.
Commentaires
J’ai eu les larmes aux yeux en lisant votre témoignage et me suis souvenue d’avoir vu il y a près de 20 ans un formidable documentaire : on suivait un professeur de français dans la région de Marseille enseignant la Princesse de Clèves à des adolescents issus de ces fameux quartiers sensibles que l’on trouve partout en Europe, je crois (je suis Belge !). Un coup de poing, une révélation : on voyait des gosses intelligents, sensibles, matures, c’était bouleversant. Bravo messieurs, mesdames les enseignants, vous faites un travail exceptionnel, et non, tout n’est pas perdu tant que vous serez là ! (Flora.)
Anne Aurore Angélique. Je suis de cœur avec vous dans votre réponse, ayant été toute ma vie psychologue pour enfants et adultes à la DDASS et en cabinet… à la fin je n’en pouvais plus. J’ai toujours peu ou prou cherché "la petite fille espérance de Peguy". Oui, ce sont ces magnifiques exceptions qui nous tiennent debout. Je continue à vous admirer et vous félicite .
Ravi au lit. Très chère Virginie Fontcalel, je viens ici faire amende honorable d’avoir parfois été quelque peu sévère avec vous sur certains de vos articles. Mais quelqu’un qui a la gentillesse d’apprécier mon humour est forcément quelqu’un de bien ! ;-) L’article de ce jour est particulièrement touchant car vous remettez l’église au centre du village. L’école et donc les profs s’adressent non à une classe de trente élèves, mais à un seul élève trente fois. Je connais, un peu, l’école, pour y avoir, pendant mes études, enseigné en lycée trois années de suite. J’ai pu y constater la déliquescence totale de la hiérarchie et son immense lâcheté. C’était il y a longtemps. C’était dans des lycées « sans histoires » de centre ville. Et pourtant rien ne semblait marcher. La seule chose qui semblait intéresser les profs que j’ai pu côtoyer était la date des prochaines vacances scolaires. Enfin, je ne parle même pas des programmes. Bourrage de crâne et lyssenkisme * à tous les étages.
* Le lyssenkisme (en russe лысе́нковщина) est une politique agricole formulée en Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) par Trofim Lyssenko (1898-1976) et ses successeurs à partir de la fin des années 1920, puis mise en application au cours des années 1930 lorsque Lyssenko, soutenu par les autorités, prend la tête de l'"Académie Lénine des sciences agronomiques". Cette politique a été maintenue officiellement jusqu'en 1964 [...] Par la suite, le terme "lyssenkisme" désigne par extension une science corrompue par l'idéologie, où les faits sont dissimulés ou interprétés de manière scientifiquement erronée.
Le plus "prolixe" pour la fin... Syclams
Bonjour Virginie. Profession chevillée au corps vous faites feux de tout bois. Vous renforcez ce que nous percevions. Motivée par chacune des personnalités que vous avez à "dégourdir". Chaque enfant est passionnant dans la mesure où l’on prend la peine de l’observer, d’aller vers lui. Ce que vous décrivez. Et non pas d’attendre qu’ils viennent vers vous comme le souhaiteraient certains pédagogues déjantés. Les premiers pas doivent venir de l’enseignant pour ensuite conduire progressivement vers un échange enrichissant, voire découvrir chez l’enfant un hobby à soutenir possiblement. Vous n’avez certainement pas de leçons à recevoir en la matière. Je souhaitais vous communiquer un diaporama apparemment édité par PARAGON (5KNA Productions 2020), une succession de planches que nous pourrions dater des années 1950, destinées à l’enseignement primaire. Elles sont pédagogiquement remarquables. Un retour dans l’enfance. Malheureusement, le site BV ne semble pas accepter ces transferts. Sur le net, leur chargement présente des risques. Dommage, vous auriez très certainement été séduite par la qualité des images et commentaires instructifs. Pour en revenir à votre approche de l’élève. Wanderer, lecteur de BV nous décrit la classe apocalyptique, souligne inconsciemment la nécessité de posséder une qualité essentielle pour enseigner : l’autorité naturelle. Cette autorité ne se décide pas, elle s’applique par la simple présence puis par le jeu d’un "doigté" appris avec l’expérience. L’élève possède un sens, comme tous les êtres humains, qui lui permet de discerner d’entrée "de jeu" s’il a en face de lui une serpillère ou un bloc de granit. D’instinct il adapte son comportement. À l’enseignant de le suivre dans sa progression cérébrale. C’est mon expérience d’élève qui me conduit à ces raisonnements, à observer l’attitude des enseignants face aux élèves curieux, agités, endormis, spirituels, récalcitrants, de mauvaise foi. Dès le plus jeune âge il est possible de discerner la future personnalité de l’adulte en devenir. Certes, certaines aspérités seront écrêtées, d’autres traits de caractère seront renforcés mais le fond restera le même. Voilà, voilà, Virginie, je me découvre à nouveau bavard. Votre profession est passionnante. Dans ma vie professionnelle j’ai eu à enseigner dans le cadre de nos activités. J’ai retenu une leçon qui peut conduire au sourire : ne jamais développer des sujets fastidieux à la suite du déjeuner. Depuis toujours les Allemands ont compris cela. Les après-midi des élèves sont consacrées aux disciplines, aux agitations physiques du corps, qu’elles soient internes ou externes. Bon… Virginie, ne vous privons pas plus longtemps de vos activités. Bon courage et bonne semaine. PS / l'âge avait été évalué à la suite de successions d’indices.
– Thèmes du moment
Brigade littéraire (Marc Alpozzo [philosophe et critique littéraire] publie Galaxie Houellebecq (et autres étoiles), Novadia) (Causeur 26/01/2025) [archive]
On réécrit les classiques ; on interdit les ouvrages jugés incorrects par rapport à la nouvelle morale ; on fait appel, dans les plus illustres maisons d’édition, à des sensitivity readers, prédits par Philippe Sollers dans son roman Portrait du Joueur (1985) ; on déstructure la langue française, on n’enseigne plus le passé simple en primaire, elle devient une "langue fantôme" selon l’expression de Richard Millet, lanceur d’alertes – immigration de masse, avènement d’une "novlangue", défaite de l’Éducation nationale, perte de sens – cloué au pilori par Tahar Ben Jelloun et Annie Ernaux, cette dernière étant à l’origine d’une liste signée par cent vingt écrivains de l’ère post-littéraire. Bref, c’est la vague scélérate de la cancel culture née dans les universités américaines...
Ces mots sur votre CV sont à éviter absolument (L'Internaute 27/01/2025) [archive]
Alors que l'on pourrait croire qu'ils trahissent une personnalité motivée et ambitieuse, une recrue qui réfléchit à moyen terme et saura emmener l'entreprise loin, ces mots-clés évoquent en réalité un langage "qui enfreint les règles". Or, selon les auteurs, les entreprises recherchent le plus souvent l'opposé : des gens qui savent faire leur travail, tout en étant positifs et en respectant le règlement.
Ces quatre termes et expressions auront par ailleurs le même effet s'ils apparaissent dans une offre d'emploi. Ils attireront les narcissiques et éloigneront les personnes saines. C'est particulièrement le cas dans les postes de comptabilité et de gestion financière, notent les auteurs.
Les trois chercheurs ont d'ailleurs précisé que certaines entreprises sont très conscientes que ce type de vocabulaire attire des personnes qui aiment contourner les règlements. Elles le font même parfois exprès, pour leur propre bénéfice. "Les recruteurs sont plus susceptibles d'inclure un langage qui enfreint les règles dans les offres d'emploi des entreprises plus innovantes et à forte croissance, ainsi que pour les entreprises qui auraient intérêt à dissimuler leurs chiffres et résultats." Bref, si vous croisez ce genre de mots dans un CV ou une offre d'emploi, fuyez !
• L'IA pour remplacer les enseignants ?
BV 02 février 2025 [archive]
Une IA pour remplacer les enseignants : c’est la réalité, pour des centaines d’élèves américains. Certains en rêvent quand les professeurs français font grève ou qu’un enseignant est malade pendant plusieurs semaines… Mais au fond de nous-mêmes, nous gardons la certitude qu’un professeur, pas plus qu’un père ou une mère, ne saurait être remplacé par une machine. En effet, le métier ne se résume pas à la transmission de contenus, de savoirs, sinon les livres auraient déjà pu nous remplacer avant même l’arrivée des podcasts et des logiciels éducatifs...
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Intelligence artificielle : le mot "intelligence" me paraît inadapté car l’IA ne fait que restituer ce dont on a rempli dans sa mémoire, sans réflexion. Un enfant intelligent n’est pas celui qui récite ce qu’il a mémorisé mais celui qui en tire une réflexion ou un raisonnement. (Miju.)
L’IA. Le pire et le meilleur. Le sujet est grave et multiple. Ce serait certainement une excellente initiative. Là au moins, pas de grève, plus d’enseignement politisé, et surtout des résultats très certainement au-dessus de ceux actuellement. Et puis mieux vaut l’IA qu’un mauvais enseignant gauchiste (pléonasme)... MAIS L’esprit critique ? Le voyez-vous dans les réseaux sociaux, où chacun suit sa figure de proue, sans aucun discernement ? Mais, justement, on ne veut plus d’esprit critique mais un cheptel manipulable donc tout va bien... (des internautes)
Toute recherche sur le web devient de plus en plus indigente, c’est du formatage. L’avenir appartient à ceux qui auront de la culture, un esprit critique positif (critique avec des solutions) et du bon sens. (Le R.)
L’IA c’est un nom commercial. Il est plus vendeur de parler "d’intelligence artificielle" que de parler de supers calculateurs informatiques autrement dit de supers ordinateurs. Ceux-ci permettent, par exemple, d’analyser les images fournies par les télescopes spatiaux Hubble et Webb. Ils peuvent simuler l’explosion d’une bombe atomique ce qui permet de ne pas avoir à faire sauter une véritable bombe pour effectuer des essais. L’IA, appelons-là comme ça par facilité de langage, permet d’aider les médecins à simuler des opérations complexes, etc. Bref, les usages potentiels sont quasi infinis. Mais penser que l’on peut remplacer un prof par un ordi, fût-il le plus puissant du monde est une ânerie pure et simple. Mais, si les profs se sentent menacés c’est parce que, au fond d’eux-mêmes, ils savent que les connaissances (sic) qu’ils dispensent au travers des programmes de l’Éducation nationale ne sont pas autre chose que de la fausse monnaie intellectuelle. (R. au L.)
Au moment de "la gestion sanitaire", des amis "profs" étaient fans de pouvoir "enseigner avec des cours en vidéo" ! Ils ont vite déchanté lorsqu’ils ont eu de nouveau des cours "en présentiel"… Le niveau était catastrophiques pour l’ensemble de leurs élèves… Il faut savoir que des "poly-tocards" sont fans absolus de cette IA… Le nivèlement par le bas est un objectif qui peut être atteint avec ce genre de "miroir aux alouettes". (SP)
Il y a des pays comme la Chine ou le Japon où l’enseignement prime. Ainsi se dessine le monde de demain dont une partie, parfaitement formée, à l’esprit aiguisé, capable d’analyser et de comprendre, commandera à l’autre partie composée de benêts incultes qui se feront "bouffer", croyant être les "maîtres du monde". C’est ainsi que les civilisations disparaissent. Et c’est le rêve de Mélenchon ? (F47)
Je vais vous parler de mon temps. Tout d’abord il n’y avait pas le titre ronflant de "professeur des écoles". C’était le maître chez les garçons et la maîtresse chez les filles. De ce fait la distinction était établie. Il y avait du respect, et les parents n’allaient pas frapper l’instituteur, on ne tutoyait l’enseignant, on disait maître. Quand le maître rentrait dans la classe tous les élèves se levaient. C’était la discipline. Même ensuite au lycée ou cours complémentaires. Maintenant les enfants mêmes des bambins deviennent insolents, et puis l’instruction sexuelle, que vient-elle faire à l’école. Je pense que ce sont des pervers qui préconisent cet enseignement. Quand on plante un arbre, il se développera suivant son espèce et arrivera à maturité dans 50 ans (pour le pin maritime) et deux siècles pour un chêne. Brusquer la nature, c’est violer son développement. (Cost.)
"Les erreurs et mensonges répétés 10000 fois deviennent des vérités" , c’est tout à fait exact et on le constate par exemple dans les religions où on répète des "âneries" au lieu d’exercer son intelligence tout en reconnaissant son ignorance. En se trompant, l’intelligence artificielle est bien humaine (errare humanum est), en nous trompant elle peut être diabolique, même si elle peut faire par ailleurs des *miracles*. (Ejal.)
Je l’avoue, j’ignorais que la photographie censée témoigner de la rafle est en réalité "un cliché montrant des Français soupçonnés de collaboration, enfermés au Vel d’Hiv’ après la Libération." Mais ne le dites pas trop fort : vous seriez taxée de révisionnisme… (Nestorine)
Rassurez-vous, chère madame. Ceux qui ignorent tout de la rafle du Vel’ d’Hiv finiront sans doute députés de la République, comme le dénommé Delogu qui n’a jamais entendu parler de Pétain. (Merd.)
"En laissant l’IA enseigner dans les écoles, c’est d’une part toujours plus grande d’esprit critique que l’on risque d’amputer la jeune génération". Je suis complètement d’accord avec votre conclusion. Tout cela, bien loin d’être intelligent, est confondant de sottises. Bon courage. (AAA)
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– Thèmes du moment
La langue française sous le feu du wokisme (La grammaire n'est pas une injustice sociale) Causeur 05/02/2025 [archive]. Les néoféministe sont des dindes, des harpies et des viragos. Quand les mâles mésanges, perdrix, antilopes, girafes se plaindront-ils d'être affublés d'un nom "féminin" ?
"Les marques de genre ont fort peu à voir avec une indication de sexe." Allez donc expliquer cela aux néoféministes ! Des usines à ouin-ouin narcissiques et victimaires et misandres souvent. (des internautes)
– Thèmes divers du moment
Châtiments corporels à l’école : depuis quand sont-ils interdits ? (The Conversation 10/03/2025) [archive] Associer la violence à un projet éducatif nous semble aujourd’hui impensable. Pourtant, les châtiments corporels ont longtemps eu cours dans les salles de classe. Et malgré leur interdiction au début du XIXe siècle, ils ont perduré jusqu’au milieu du XXe...
L'essor des écoles indépendantes, symptôme d'un naufrage éducatif (LSDJ 10/03/2025) [archive] Les écoles hors contrat connaissent une expansion sans précédent en France. Ce phénomène traduit une défiance croissante envers l'Éducation nationale, perçue comme incapable d'assurer sa mission première, à savoir transmettre des connaissances dans un cadre structurant. Face à cela, l'État tente par tous les moyens d'endiguer le phénomène, renforçant son contrôle sur ces établissements et restreignant progressivement la liberté éducative -- Pour mieux comprendre ces enjeux, l'article Liberté scolaire : pourquoi (toujours) autant de haine ? L'État contre les attentes sociales ? publié par l'association Créer son école en septembre 2024, expose comment l'administration multiplie les obstacles contre ces établissements, les fragilisant au lieu de reconnaître leur utilité sociale et éducative. Une lecture essentielle pour saisir les tensions croissantes entre liberté scolaire et ingérence étatique.
Un livre universitaire "anti-woke" censuré avant sa parution aux PUF (L’affaire éclate dans un contexte universitaire particulièrement troublé par l’élection de Donald Trump) BV 11/03/2025 [archive] [autres commentaires] La gauche invente encore un concept : la censure préalable. Ce ne sont plus les têtes, qu’elle coupe, mais les idées. Auparavant, la vie intellectuelle se nourrissait de disputatio à partir de thèses, développements, démonstrations. Cette époque est révolue. Désormais, l’adversaire est réduit au silence avant même d’avoir pu parler. Ainsi en est-il du sort réservé à un ouvrage collectif d’universitaires dont la parution aux Éditions des Presses Universitaires de France vient d’être suspendue par Paul Garapon, son directeur. Pourtant, c’est lui-même qui, il y a trois ans, encourage les universitaires, Pierre Vermeren, Xavier-Laurent Salvador et Emmanuelle Hénin à écrire un manifeste contre le wokisme. La commande s’élabore et rassemble, in fine, une vingtaine de contributions d’universitaires. Le directeur choisit lui-même le titre, ce sera Face à l’obscurantisme woke. Il ne s’attendait certainement pas à devoir lui-même anéantir trois années de travail. Un hara-kiri littéraire. Le pauvre homme n’est pas habitué à la résistance. N’est pas le colonel Rémy qui veut. Parce qu’en 48 heures, l’homme s’est pris une fatwa gauchiste dans les gencives. Le tort des PUF ? Faire paraître "un livre anti-woke aux obsessions trumpistes"...
L’instruction à domicile, réponse à la phobie scolaire ? (The Conversation 12/03/2025) [archive] Face aux phénomènes de phobie scolaire, qui mêlent symptômes psychologiques et difficultés sociales, certains parents font le choix de l’instruction à domicile... -- À lire sur les manquements à l’assiduité, Le décrochage scolaire (Enjeux, acteurs et politiques de lutte contre la déscolarisation) PU Rennes 06/02/2014
150 ans de l’Université catholique de Lille : comment les cinq « Cathos » se distinguent en France ? (La Croix 14/03/2025, archive) Alors que l’Université catholique de Lille a lancé jeudi 13 mars [2025] les festivités de son 150e anniversaire, La Croix revient sur l’histoire et la spécificité de ces établissements d’enseignement supérieur pluridisciplinaires reconnus à la fois par le Vatican et par l’État français...
Charles-Michel de L’Épée [1712-1789] et la langue des signes L’homme qui a rendu aux sourds-muets leur humanité (BV 16/03/2025) [archive] Personne n’est parfait. Les génies non plus. Le grand philosophe Aristote était persuadé que les hommes sourds étaient stupides, puisqu’ils ne pouvaient pas apprendre à parler, ni à lire ou écrire. Le langage est en effet indispensable pour développer l’intelligence. Et ce sont justement les sourds qui ont eux-mêmes créé leur langage ! -- Voir Autour de l'oreille -- Louis XVI
Lire aussi Braille : lire et écrire pour des millions d’aveugles. L’inventeur a apporté du bonheur à des millions de gens, mais aussi à de grands artistes (BV 23/03/2025) [archive] Une si magnifique invention partie en donnant une pièce à un jeune mendiant ! Ne dit-on pas que le hasard, c’est la main de Dieu qui se promène ? (internaute Ya.)
• On ne leur donne pas les règles ?
L'effondrement du niveau est multifactoriel. Mais les élèves y participent très activement.
On m'a envoyé une vidéo en me disant qu'il fallait absolument que je la regarde. Comme je suis une gentille fille, je m'exécute. C'est un long entretien dans lequel un journaliste interroge Aude Denizot, professeur de droit privé à l'université du Mans et auteur de Pourquoi nos étudiants ne savent-ils plus écrire ? (Éd. Enrick B).
Le titre du livre vous donne le sujet de la discussion. Bien évidemment, dans les grandes lignes, je ne peux qu'être d'accord avec les propos de cette dame, malgré mon envie de l'écouter en accéléré. Elle déplore l'effondrement du niveau en orthographe et signale qu'il est aujourd'hui corrélé à un désastre syntaxique qui entrave à la fois la communication et la compréhension de propos un peu construits et exigeants. À part quelques idéologues furieux et quelques lâches, personne ne conteste ce constat.
Mais là où mon sang de méridionale n'a fait qu'un tour, c'est quand elle a affirmé que si ses chers étudiants de l'université ne savaient pas distinguer "a" de "à", c'est qu'on ne leur avait jamais appris la règle. Heureusement, elle a eu l'idée de leur donner la règle, cela a été une révélation pour eux et, pleins de gratitude, ils ont cessé de faire la faute...
– Thèmes du moment
Éducation nationale : reconstruire pour assurer l’avenir. Un défi civilisationnel. Le combat pour l’école est un combat pour la France (BV 17/03/2025) [archive] Affirmer que notre système éducatif va mal est devenu un truisme. À l’instar d’autres services publics, l’école connaît une sorte de lent affaissement dont chacun connaît les indices : effondrement du niveau de maîtrise des connaissances fondamentales, échec de l’intégration par l’école, inculture de nos futures élites, trop peu de doctorants, trop peu d’ingénieurs. Comme souvent, dans la longue histoire de notre nation, dont le général de Gaulle disait qu’elle avait été "créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires", il semble que nous succombions peu à peu au vertige du vide et du renoncement et l’état de notre école n’en n’est qu’un des tristes symptômes...
Une première boussole ne devrait-elle pas pointer son aiguille d’abord et surtout sur la restauration de l’AUTORITÉ à tous les niveaux de l’institution scolaire ? et nous commencerions alors à y voir un peu plus clair ! dit l'internaute Marcu. De don côté, Jill : Il faut d’abord reconsidérer les programmes, et changer les mentalités. La politique à l’école : out...
Comment la langue française se fait coloniser. Le "grand remplacement" ne concerne pas seulement la population, il se manifeste aussi dans la langue et la culture (BV 18/03/2025) [archive] La langue d'un pays est notamment l'expression d'une culture. Ainsi, la primauté de l'anglais dans les échanges commerciaux ou l'invasion des anglicismes jusqu'au plus haut sommet de l'État ne sont pas sans rapport avec le modèle économique et socio-culturel anglo-saxon. À cet égard, la tribune de Rémi Soulé, docteur en sciences du langage à la Sorbonne, dans Le Monde du 12 mars, tout comme son intervention sur RTL, ont de quoi laisser pantois : il faudrait remercier nos enfants qui disent "wesh" parce qu'ils enrichissent la langue française ! ...
Notre pays (et notre culture) bénéficiant de 20 siècles d’imprégnation gréco-latine, s’en tenir à ces racines permet parfois, grâce à l’étymologie, de "décortiquer" certains mots afin d’en comprendre le sens. C’est une richesse et une facilité que l’E.N. pourrait peut-être mettre en avant (internaute GR). Il faut s’attendre au pire dans les décennies à venir et dans tous les domaines. Vu le niveau de connaissance des bacheliers depuis pas mal d’année et qui finissent par faire des études supérieures sans en avoir le niveau, je ne vois rien de brillant si ce n’est des individus qui bavasseront sur tous les sujets avec un langage aussi creux que celui de nos "élites" (Jacques). "Apprendre aux enfants qui vivent en France à s’exprimer correctement et à manier la langue française avec justesse, précision, voire élégance, serait-il donc condamnable" Peut-on demander aux journalistes de B.V. de donner le bon exemple et de bannir tout sabir anglo-saxon ? (Saf.) Lutter contre l’entrée des mots anglais (étasuniens, en fait) dans le langage français, c’est lutter contre le colonialisme culturel étasuniens. C’est indispensable (Jef). Il suffit de voir l’intrusion de l’anglais dans les publicité avec mention pour l’automobile, les cosmétiques et la mode. Bientôt le sabir banlieue dont on peut entendre des connotations sur les pub de paris en ligne (Jacques). Quelques autres commentaires
Tout ne va pas très bien, Madame la marquise ! (Causeur 19/03/2025) C’est une guerre ! Pour défendre la langue française, l’AFRAV multiplie les actions sur tous les fronts : procès contre le Navigo Easy de Pécresse, contestation des plaques en écriture inclusive d’Hidalgo, opposition aux slogans publicitaires en anglais de l’UE, critique de l’intitulé de Rachida Dati France Music Week pour la fête de la musique… La bataille pour préserver notre langue est plus vive que jamais...
Pour la défense de la langue française - Pétition Magazine Éléments 03 2025 [archive] Observant que la langue française est attaquée de toutes parts, envahie d’anglicismes (“le fact-checking”, “être sécure”) véhiculés par la mondialisation, défigurée par l’écriture inclusive (“celles et ceux”, “les citoyen.ne.s”…) propagée par l’activisme LGBT et le néoféminisme, purgée de mots ou d’expressions considérés offensants (“liste noire”, “travelo”…) au nom de l’idéologie victimaire et manipulée par des néologismes (“féminicide” , “cisgenre” ) imposés à des fins politiques...
Polémique autour de 800 000 ouvrages décommandés par l’Éducation nationale. Le père algérien et musulman boit de l'alcool et mange du porc. Ces thèmes ont-ils poussé le ministère à rétropédaler ? (BV 22/03/2025) [archive] 800 000 ouvrages. C’est le nombre de livres décommandés par l’Éducation nationale, la veille de leur impression. Dans le cadre de l’opération annuelle "un livre pour les vacances", lancé en 2018 pour exhorter les élèves à lire pendant les vacances, le ministère de l’Éducation nationale a choisi un ouvrage à offrir aux élèves de CM2, pour les grandes vacances. Cette année, il a jeté son dévolu sur le conte bien connu La Belle et la Bête, dans la version de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont (1756) avec les dessins de Julien Berjeaut, dit Jul (aux Éditions Grand Palais). Finalement, dans une lettre datée du 17 mars signée par Caroline Pascal, directrice générale de l’enseignement scolaire, le livre n'est pas retenu. En cause : une réinterprétation de l’œuvre jugée inaccessible à des enfants âgés de 10 à 11 ans sans accompagnement pédagogique. Comme l’explique le ministère de l’Éducation nationale, l’ironie employée et certains thèmes tels que l’alcool, les réseaux sociaux, le trafic de contrefaçon ou encore les contrôles policiers ne sont pas adaptés à une lecture autonome des élèves concernés...
Arrêtez de toucher et de démolir tous ces livres, histoires, films etc. Les auteurs doivent se retourner dans leur tombe (Maria). L’Éducation nationale est moins regardante quand il s’agit de théorie du genre et des LGBTQ (Jacques). Un Algérien est-il obligatoirement musulman pratiquant ? Non Alain Mimoun était Algérien et Français (des internautes). "Certains thèmes tels que l’alcool, les réseaux sociaux, le trafic de contrefaçon ou encore les contrôles policiers ne sont pas adaptés à une lecture autonome des élèves concernés" Désopilant ! Tous ces thèmes ne sont pas adaptés pour des enfants de 10 ans, mais faire venir des drag queens dans les classes pour leur parler de sexe serait tout à fait adapté ? Signer des pétitions pour libérer des pratiques sexuelles entre adultes et mineurs, c’est tout à fait adapté ? Hanouna a raison "On marche sur la tête" (François). La belle et la bête "œuvre jugée inaccessible à des enfants âgés de 10 à 11 ans sans accompagnement pédagogique" Ah bon ! Donc, d’après l’Éducation nationale, aucun des enfants ayant lu (eh oui, autrefois les enfants savaient lire dès 7/8 ans, sinon avant) ou entendu cette belle histoire depuis 3 siècles (y compris votre servante) n’ont rien, absolument rien pu y comprendre ? Avec le bilan négatif qu’elle présente systématiquement depuis bientôt un demi-siècle, confirmé tant par les commentaires quasiment d’illettrés sur les réseaux sociaux que par les grossières fautes d’orthographe et de grammaire des ‘journalistes’ francophones, elle ne manque pas d’air, l’Éducation nationale française, même pas fichue d’enseigner leur langue maternelle aux Français d’aujourd’hui ! (A.). Il y a différentes choses qui sont choquantes dans cette affaire. Premièrement pourquoi s’ingénier à réécrire d’anciens contes plutôt que de créer de nouvelles histoires. Ensuite d’après la réaction de Jul on comprend qu’il y avait en effet une volonté de faire passer une vision du monde idéologique. Puis il attribue ce refus à des considérations racistes absurdes car tout le monde se fiche de savoir que son héroïne soit brune. Au passage il démontre un mépris de classe en évoquant les Versaillais. Quant au ministère… qu’est ce c’est que cette volonté d’accompagnement pédagogique nécessaire pour lire une BD ? Pendant les vacances les parents n’auraient-ils pas le droit de reprendre un peu le contrôle de leurs enfants ? Et si les enfants posent des questions ne seraient-ils pas capables de les éclairer ? En définitive ça a coûté combien ce bazar, alors qu’un simple bon d’achat dans une librairie aurait suffit (T34). Quelques autres commentaires
• Le royaume de la triche
Les premières places sont occupées par ChatGPT, conseiller particulier et secret des élèves lors des contrôles.
J’assistais, la semaine dernière, au conseil de classe d’une de mes filles, en tant que parent délégué. Classe de première générale. Le directeur a annoncé que l’établissement allait prendre des mesures drastiques contre la triche, qui s’est développée de manière exponentielle, ce qui a incité les élèves honnêtes à s’insurger et à se plaindre. J’ai interrogé ma fille. Les premières places sont en effet occupées par ChatGPT, conseiller particulier et secret d’une quinzaine d’élèves de la classe. 15 sur 35, cela commence à faire un pourcentage conséquent...
Voulez-vous tricher avec moi ce soir ? (Fur.)
La triche serait donc devenue le cannabis de l’Éducation Nationale. (JS)
Un rendu ChatGPT ne peut pas passer pour un travail personnel. O pointé à tous ceux qui l’ont utilisé... des caméras c’est simple, et pas cher ! et ça enregistre. Ça serait dissuasif : triche = disqualification. (des internautes)
L’Éducation nationale et l’humanité dans son ensemble ne gagneront pas contre L’IA, c’est incontestable et irréversible, comme le dit très bien Luc Ferry. Les programmes doivent intégrer cette nouvelle technologie et ne pas la combattre en formant les élèves à sa compréhension, en dissertant et en comparant les textes issus de cette nouvelle technologie tout à la fois effrayante et porteuse d’espoir. (Tar.)
Pourquoi s’étonner ? La triche est le mode de fonctionnement de nos sociétés décadentes. Les politiciens trichent (promesses jamais tenues), les commerçants trichent (soldes mensongers), les artisans trichent (emplois non déclarés), les assurés trichent (arnaques à la sécu), les contribuables trichent (fausses déclarations), les ouvriers trichent (travail bâclé), les fonctionnaires trichent (congés de maladie abusifs), etc. Nos gamins sont élevés dans un univers de triche, alors, ils trichent. En plus, on leur fournit tous les moyens de le faire dans un système éducatif hyper-laxiste. Et puis, même si ChatGPT fait le boulot, une dissertation, c’est long à recopier ; il faut donc sortir le portable de sa poche très très souvent, ce qui ne peut passer inaperçu durant un contrôle de deux heures si la surveillance est effective. (Charles)
Lou. prévient : Plus les intellectuels seront rares, plus les oligarques malhonnêtes eux mêmes liés par des liens mafieux par les détenteurs des I.A les asserviront facilement.
Commentaire de Syc. "La triche n'est qu'une toute première étape d'un long processus"...
Quelques autres commentaires
– Thèmes du moment
Une table de désorientation installée dans le Gard. Installée en septembre dernier, cette table d'orientation comprend deux fautes d'orthographe, signalées au maire depuis (BV 24/03/2025) [archive] Entre Nîmes et Sommières, la plaine du Vaunage se découvre depuis une hauteur située sur la commune de Caveirac (Gard). L'installation d'une table d'orientation permet désormais de situer les lieux sur le panorama qui s'offre aux yeux du visiteur. Les plaines viticoles, le pic Saint-Loup et, au loin, La Grande-Motte. À même la table, une vue imprenable sur... deux fautes d'orthographe : "La voie Verte de la Vaunage est aménagée sur une ancienne voir ferrée (sic) qui permets (re sic) tous les déplacements non motorisés." C'est pratique. On peut s'y balader à vélau ou à cheuval... Internaute Cav. : Cela rappelle une autre affaire du même tonneau dans une petite ville française [Carcassonne] : un panneau de rue au nom de Pierre Curry ! Tout cela témoigne de l’effondrement de la langue et de la culture française. Voir "Perles du brevet : en rire ou en pleurer ?" dans Une prof en France 24.
Les bandeaux des chaînes d’information sont pleins de fautes d’orthographe. C’est lamentable, surtout avec tous les correcteurs d’orthographe à disposition des ignares. Mais dans le cas cité, et comme le dit [un autre internaute], difficile de ne pas imaginer que ce soit délibéré. Hélas oui, même sur CNews ! Toutefois, le problème des correcteurs orthographiques est qu’ils sont souvent sources de fautes, notamment de grammaire, par les remplacements intempestifs ou suggestions automatiques qu’ils génèrent et qui, si vous n’y prenez garde, vous font faire des fautes où vous n’en faisiez pas ! Mario peut en témoigner en étant lui-même régulièrement victime ! C’est d’ailleurs tout le problème de la notion d’intelligence artificielle qui, certes peut parfois suppléer à la bêtise naturelle, n’égalera jamais les capacités du cerveau humain. La preuve ? C’est lui qui l’a créée ! (des internautes)
Voir aussi Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe
Une réforme des concours de profs est nécessaire, mais sans cesse ajournée au gré des errances de la ''macronie'' (dissolution, valse des ministres) BV 29 03 2025 [archive] Seul un Bac + 3 sera nécessaire ! l’usine à crétins va fonctionner longtemps encore. Aujourd’hui Bac + 3 donne plus l’impression d’un temps passé que d’un niveau... (des internautes)
• Haro sur l'école catholique
L’affaire Bétharram n’est que le vaisseau amiral d’une flotte fournie. Tous les journaux s’en donnent à cœur joie.
Vous l’avez peut-être remarqué, les médias ne désarment pas face à l’école catholique, et les dossiers sortent en masse. L’affaire Bétharram n’est que le vaisseau amiral d’une flotte fournie. Tous les journaux s’en donnent à cœur joie. La Charente libre parle de « l’enfer sur Terre » au sujet de Notre-Dame de Garaison, France Bleu épingle l’école Sainte-Croix des Neiges, France 3 Régions le collège de Combrée et La Dépêche du Midi, au sujet de l’école-abbaye de Sorèze, parle de « huis clos glaçant » et titre « Je suis revenu de l’enfer » (notez l’absence de majuscule, signe de l’inculture de ces plumitifs du buzz). Rares sont les voix qui s’élèvent pour défendre l’école catholique et éviter qu’on ne jette le bébé avec l’eau du bain...
Par contre les écoles musulmanes, rien à signaler, tout va bien, on regarde ailleurs, chez les cathos on peut taper sans aucun risque. (Patrick)
Sans nier ce que des enfants ont dû supporter d’agressions sexuelles dans des établissements privés, il serait juste de pointer du doigt également le secteur public. Là aussi, on a parfois affaire à des instituteurs pédophile, qui profitent de leur situation professionnelle pour abuser d’enfants innocents. Au lieu, à chaque fois, d’appuyer sur la position d’établissements privés concernés, on pourrait englober tout type d’enseignements, privé comme publique, sans oublier les associations sportives, ou artistiques, où ce genre de crimes sont souvent d’actualité. Nulle part il y a sécurité absolue. Évidemment, les internats, sont des lieux favorables à de tels agissements, qu’ils soient publics ou privés... (S.)
Le commentaire de Syclams. "Bonjour Virginie. Une semaine ensoleillée devant nous. Profitez-en, respirez à pleins poumons cet air vivifiant printanier. Détendons-nous. Votre texte, quelle élévation de l’esprit. Il nous faut BV pour atteindre cette vision. Thèse, antithèse, synthèse, conclusion. Bravo..."
– Thèmes du moment
Lettre aux élèves du Conservatoire, 2013 - Daniel Mesguich, acteur et metteur en scène de théâtre (Causeur 03/04/2025) [archive] Sa lettre, destinée aux élèves du conservatoire national d’art dramatique, citée par Yannis Ezziadi, comédien, dans son article "Conservatoire : on ne joue plus !". En 2013, alors que son mandat de directeur du conservatoire touche à sa fin, Daniel Mesguich se voit attaqué par les élèves de l’établissement. La quasi-totalité d’entre eux signe une lettre adressée au ministre de la Culture dans laquelle ils exposent leurs désaccords avec la direction de l’école. Ils trouvent notamment que le conservatoire, sous la direction de Mesguich les "coupe du monde" (du monde branché, auraient-ils dû préciser !) et qu’il se montre "très méfiant vis-à-vis des productions contemporaines françaises". Ils reprochent également à leur directeur de faire appel à sa "famille théâtrale" pour constituer l’équipe pédagogique de l’école. Cette lettre aura pour effet le non renouvèlement de Daniel Mesguich à la tête du Conservatoire, et la nomination de la très "woke" Claire Lasne faisant prendre un virage sans précédent à l’école d’art dramatique. Cette lettre reproduite ici, est celle dans laquelle Daniel Mesguich (avant son éviction) répondait aux élèves...
Hors l’élitisme républicain, pas de salut pour l’École (Il faut mettre fin au grand bluff de la réussite pour tous) Causeur 05/04/2025 [archive + commentaires] La "réussite pour tous", c’est l’assurance pour les enfants de la caste, affirme notre chroniqueur, de garder les meilleures places au chaud pour leurs enfants. Gens de pouvoir ou enseignants qui espèrent pour leur progéniture des miettes de ce pouvoir, tous se liguent pour que la réussite factice de tous garantisse la vraie réussite de leurs mioches, aussi médiocres soient-ils...
• L’école trahit les vrais principes républicains
« Liberté des établissements, liberté des méthodes instructives » : on est bien loin de tout cela, aujourd’hui.
Notre nouveau (et sûrement temporaire) ministre de l’Éducation nationale entend réformer, une fois encore, la formation des enseignants. Je ne commenterai pas ici ses fraîches propositions, étant donné que pour l’instant, il est peu de dire que le dossier est assez maigre. Mais je ne laisse d’être surprise par l’usage envahissant qui est fait du terme d’école de la République, que l’on met à toutes les sauces. Nous savons tous que le terme "République" n’a plus, depuis fort longtemps, son sens premier de res publica, mais a pris une signification étroite et très marquée idéologiquement. Pour autant, la référence permanente de nos hommes politiques reste la Révolution française, présentée comme la mère de notre République. Je ne suis pas une admiratrice béate de l’œuvre révolutionnaire, loin de là, mais sur le sujet de l’école, il serait utile de relire, parfois, les textes des Conventionnels pour en saisir l’esprit et remarquer à quel point toute la construction scolaire du XXe siècle est une œuvre concertée de trahison des principes républicains...
Lire les commentaires intéressants des internautes
– Thèmes du moment
Fabuleux La Fontaine (BV 06/04/2025) [archive] Par Antoine de Quelen, ex-publicitaire, rédacteur pour la télévision. Rien ne sert de courir… Il ne faut pas vendre la peau de l’ours… Montrez-moi patte blanche… Pas besoin d’énoncer la suite. Tout le monde reconnaît immédiatement ces expressions tellement usitées ; il y a pourtant une histoire derrière chacune d’elle, avec un lièvre, une tortue, un ours, deux compagnons, un loup, une chèvre et un chevreau, et surtout trois fables pleines de charme écrites par La Fontaine, le philosophe le plus populaire de tous les temps. Ces mots et leurs morales ont traversé quatre siècles sans prendre une ride... Quelques commentaires d'internautes
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Voir Jean de la Fontaine 1621-1695
Dans un autre registre, voir Perles des slogans de pub ! – Cartons rouges de la pub
INSPÉ */ Éducation nationale : la fabrique des coachs (Libérera-t-on la formation des enseignants de l'idéologie ?) Causeur 11/04/2025. La baisse du niveau des élèves s’explique aussi par celle de leurs enseignants. La faute revient à l’Éducation nationale qui n’exige plus des futurs professeurs la maîtrise des savoirs enseignés. Elle veut des avocats pour les lubies du moment (écologie, égalité, vivre-ensemble) et de gentils accompagnateurs... [* Institut national supérieur du professorat et de l'éducation]
Un président d’université demande à la police de lever un blocage : enfin ! Visiblement, les présidents d'université commencent un peu à se souvenir qu'ils ont aussi une oreille droite (BV 12/04/2025) [archive] L'université Bordeaux-Montaigne (où [Frédéric Sirgant, professeur d'Histoire, a] eu le plaisir d'enseigner) est un monde à part. Pour le meilleur et pour le pire. Héritière de la faculté de lettres et de sciences humaines, elle a refusé d'être intégrée, au moment des fusions de toutes les composantes universitaires d'une ville, dans des ensembles censés devenir plus efficients et peser plus lourd - en l'occurrence l'université de Bordeaux. Mais elle a un autre particularisme, celui d'être régulièrement "bloquée" par des minorités d'activistes au moindre prétexte, quasiment chaque année. Réforme des retraites (il y a deux ans), violences sexistes et sexuelles (l'an dernier), soutien à la Palestine (comme à l'IEP de Strasbourg), baisse du budget de l'université, et j'en passe : tout est bon pour lancer une AG où quelques dizaines activistes d'extrême gauche imposeront par leur vote à main levée le blocage à près de 20 000 étudiants et des milliers d'enseignants et d'agents. C'est ce qui se produit depuis trois semaines... Lire des commentaires d'internautes
• La parité c'est pour les autres
86,8 % de femmes en primaire, 61,3 % dans le secondaire !
Avez-vous vu quelles étaient les préoccupations de nos députés ? Assurer la parité dans les conseils municipaux des communes de moins de 1000 habitants. Alors, moi qui suis une femme, je m’interroge. C’est bien, d’être conseiller municipal ? C’est-à-dire, c’est valorisant socialement, c’est une tâche importante ? Pour que le législateur s’y intéresse, cela doit l’être. En revanche, prof, c’est un métier de sans-dent, un métier qui ne nécessite pas que l’État omniprésent se penche sur le respect de la parité. Prof, c’est comme esthéticienne, nourrice ou vendeuse chez Sephora : c’est un métier de fille. Ce n’est pas aussi sérieux que conseiller municipal. La parité dans l’Éducation nationale, ce serait une sorte de parité inversée par rapport au sens dans lequel le mot est couramment employé aujourd’hui. Il s’agirait d’une parité qui redonnerait une petite place aux hommes dans la formation intellectuelle de la jeunesse de France...
Personne n’empêche personne de faire ce qu’il veut non ? On. nous gonfle avec la parité ! (Furioso) Lire d'autres commentaires d'internautes
– Thème du moment
L’intrusion islamique dans les écoles catholiques (À grands coups de tolérance et d’ouverture d’esprit, l'enseignement catholique est en train de se perdre) BV 13/04/2025 [archive] Les écoles catholiques sont-elles en passe de céder à l'islamisme ? Certaines, sans doute. À commencer par l’école privée catholique Sainte-Anne de Romilly-sur-Seine, dans l'Aube. Là, courant mars, dans le cadre d’un projet pédagogique, plusieurs enseignants ont demandé à des élèves musulmans de l’école de faire une démonstration de prière dans la classe. Selon plusieurs témoignages recueillis par le réseau Parents vigilants, la directrice de l'établissement aurait également demandé à l'aumônier de l’école si les enfants musulmans pouvaient faire leur prière dans l’église, à l’occasion d’une célébration pour le carême. Celui-ci a refusé. À la suite de ces deux événements, des parents d’élèves ont demandé des comptes à la chef d'établissement. Elle leur aurait répondu : "Il faut s’adapter à l’évolution de la société." Contacté par BV, l'établissement n’a pas démenti...
• Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir
La lâcheté brouille la vue… l’indifférence aussi.
Nous sortons du carême et fêtons joyeusement Pâques avec moult chocolat. Soyons donc un peu légers.
Vous avez peut-être vu circuler des vidéos intitulées "sortie de classe". Le concept est simple : les élèves doivent réussir à sortir de classe sans que l’enseignant ne le remarque. C’est évidemment un sport collectif. Quand une classe est un petit joueur, elle laisse sortir un élève. Quand elle accède à un degré de maîtrise et d’audace plus élevé, elle fait sortir une rangée. Quand elle est légendaire, elle organise la sortie des élèves avec leur table, à partir du coin de la salle le plus opposé à la porte. Sans complaisance envers mes collègues, j’avoue avoir souri en suivant en vidéo la performance de deux garçons qui, méthodiquement et de façon assez astucieuse, ont ainsi traversé la salle entière avec leur table sans que le professeur ne remarque quoi que ce soit, dans une revisitation facétieuse du fameux "1, 2, 3…soleil !".
Mais j’avoue que cela me paraissait un peu gros, et que je doutais que cela pût se faire sans la complicité du professeur… jusqu’à ce que ma fille me raconte ce qui s’était passé dans sa classe. Lycée privé, élèves sympathiques, classe de première : l’épée de Damoclès de Parcoursup rend un certain nombre de choses plus faciles, dont la discipline. Effectif raisonnablement chargé, pour une classe de lycée : 35 élèves. Rien qui doive mettre en difficulté un professeur chevronné en 2025. Le cours de sciences commence. Ma fille est au fond de la classe, à l’avant-dernier rang, dans une salle plus longue que large. Le rang devant le sien est occupé par cinq garçons, qui font tous plus de 1,80 m. Tout à coup, alors que le professeur note quelque chose au tableau, elle voit l’un des garçons reculer sa chaise, se glisser sous la table, et s’allonger sur le sol. Fatigué, il avait décidé de faire une sieste ! Ses camarades se sont discrètement rapprochés pour dissimuler le trou laissé par sa disparition furtive, ont allongé leurs jambes au-dessus de lui pour ne pas le gêner et il a pu dormir ainsi dans un confort relatif. Une demi-heure après, il s’est doucement relevé, un léger mouvement de ses camarades a fait reparaître sa place, qu’il a reprise, sans qu’à aucun moment le professeur ne s’aperçoive de quoi que ce soit. Évidemment, cela a été filmé, et le professeur n’a pas non plus vu les téléphones sortis pour immortaliser l’événement, dont la drôlerie a davantage intéressé la classe que le cours de science dispensé au tableau.
Sommes-nous si concentrés sur ce que nous faisons, en tant qu’enseignants, que l’on puisse ainsi modifier notre environnement sans que cela attire notre attention ? Ou ce professeur a-t-il abandonné ses fonctions premières et s’est-il transformé en hologramme débitant un cours automatique, sans prise en compte des humains qui l’entourent ?
Cela me rappelle une anecdote ancienne, datant du temps où j’enseignais dans un lycée de la banlieue nord de Paris. En passant près d’un des Algeco * qui ornaient notre belle cour, j’avais aperçu par la fenêtre deux élèves voilées en cours. À la récréation, je m’étais étonnée auprès de ma collègue, une jeune femme charmante qui entrait dans la carrière de professeur d’anglais. Elle m’avait répondu qu’elle ne les avait pas vues… Elles étaient au deuxième rang… À l’époque j’avais pensé qu’elle mentait, simplement. Aujourd’hui, je me dis que ses yeux n’ont peut-être pas transmis l’information à sa conscience. La lâcheté brouille la vue…l’indifférence aussi. Deux maux qui touchent bon nombre d’enseignants, malheureusement.
* Un Algeco (acronyme de "Alliance et gestion commerciale") est une construction modulaire (à destination des chantiers), une cabane de chantier mais aussi une base de vie, un bungalow...
Quelques commentaires
Est-ce vraiment le nombre de bacheliers qui fait défaut ou le nombre de vocations à se faire insulter, contredire par des élèves ou agresser par des parents eux-mêmes incultes ? (Z.)
Proportion de bacheliers dans la population totale en 1914 : 1%. En 1960 : 20%. Aujourd’hui : 90%. Proportion de Bac+5 aujourd’hui : 20%. Donc bac+5 aujourd’hui correspond, en terme d’élitisme, au bac de 1960. Enseignant moi-même de temps en temps pour des bacs+3 à 5, je constate les faiblesses de niveau écrit chez bon nombre d’étudiants bac+3. Quand j’étais étudiant, les concours pour être instit se faisaient à bac+2. Donc en soi, le concept n’est pas choquant... Sauf que "bac+2" signifiait quelque chose. Aujourd’hui, tout le monde a un bac+2. (JDG.)
En résumé, la sélection des enseignants se fera à la tête du client. De gauche ou de droite ? Le pouvoir a baissé le niveau général des élèves afin qu’il s’adapte aux immigrés. Il baisse le niveau général des enseignants afin qu’ils s’adaptent à ce nouvel enseignement. "Ne pas trop en faire". On ne peut pas lui reprocher un défaut de logique. Un personnage heureux dans cette évolution, Macron le maître d’œuvre en recherche de déconstruction sournoise de la France afin de mieux la soumettre aux diktats de l’U.E. (Syclams)
Le dictionnaire Larousse 2026 est arrivé, avec ses nouveaux mots... La survivance du dictionnaire est à elle seule une curiosité (Boulevard Voltaire 23/04/2025) [archive]
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"Ça ébouriffe un peu, mais je m’attendais à pire. Je craignais voir apparaître des 'cheffes', 'docteure', 'ingénieure' ou autres 'auteure' voire 'autrice', 'maîtresse' de conférence ou comme le dit si bien GW Goldnadel dans son livre 'Journal d’un prisonnier' : 'Madame la jugesse'... Puis du moment qu’on n'y trouve pas 'wesh' ou 'seum', y a de l’espoir." (des internautes)
Quand je pense que lorsque j’étais enfant, il était de tradition pour les grands-parents d’offrir aux petits-enfants le Petit Larousse Illustré. (L.)
Le pape François tué par J.D. Vance ? France 24 en plein délire complotiste (BV 24/04/2025) [archive] Malveillance délibérée ou simple bêtise ? Lundi 21 avril, France 24 a décidé de diffuser un sujet au titre volontairement choc : "Le vice-président américain J.D. Vance a-t-il tué le pape François ?". Il faut croire que la question méritait d’être posée, aux yeux de certains journalistes de la chaîne publique… N.B. Cet article figure ici pour les remarques d'internautes au sujet de sa "forme" et de la fonction du "journaliste" plus généralement : "presse mainstream", "fact-checking", merci aux journalistes qui polluent notre langue, "infotainment", sabir de journaliste dégénéré, "déportations en masse" (en américain deportation signifie "expulsion"), "migrant" (ce vocable n'est pas français), "générer du clic", expression débraillée et affligeante... Trump, Vance et Musk les rendent fous, ces gaucho-plumitifs de France 24, qui est à l’information, ce que Mc Donald est à la gastronomie… Et maintenant, un peu d'humour : En exclusivité, c’est Poutine qui a filé le poison à Vance pour que ce dernier le verse dans le vin de messe du Pape… dixit Zelensky [...] Mais non, c’est Macron qui a tué le Pape, lors de leur rencontre il l’a tutoyé et le Pape en a eu le souffle coupé, on connaît la suite...
• Attaque au couteau de Nantes : la sidération
Ce qui devrait nous étonner, c’est la réaction des élèves qui sont restés spectateurs sans intervenir.
Comment ne pas se poser mille questions, après le drame de Nantes ? J’ai écouté de nombreux commentateurs étudier les faits sous tous les angles. Malgré les différences d’idéologie, ils semblaient se retrouver sur quelques prérequis : l’école devrait être un sanctuaire, la jeune génération a une santé mentale fragile, les couteaux sont le nouveau problème à résoudre [...]
Dans des sociétés dont le principe structurant était la maîtrise des émotions, parfois de manière extrêmement coercitive, on pouvait venir à bout des soubresauts adolescents. On le faisait le plus souvent au moyen d’une discipline de fer et de multiples sanctions, dont les si décriés châtiments corporels. Mais dans une société de la bienveillance et de la communication non violente, les choses sont plus compliquées. Donc, tant qu’on n’aura pas remplacé les élèves par des androïdes, l’école, en tant que pépinière d’humains, sera traversée par tous les défauts et les contradictions de l’humanité, au premier rang desquels l’appétence pour la violence. Elle ne peut pas être un lieu préservé : elle a toujours été le reflet des lignes de force qui sous-tendaient la société [...]
Ils ont regardé, ils n’ont pas agi. Ils ont regardé un spectacle. "L’aliénation du spectateur au profit de l’objet contemplé s’exprime ainsi : plus il contemple, moins il vit" : ils n’ont pas vécu dans le réel, là où l’on se définit par les choix que l’on fait et les actes que l’on pose. Je laisse la conclusion à Debord : "Le spectacle est l'affirmation de l'apparence et l'affirmation de toute vie humaine comme simple apparence."
Que la jeune fille bien réelle à qui l’on a ôté la vie repose en paix.
À croire qu’ils sont de moins en moins capables de faire la différence entre le réel et le virtuel. (Joël)
J’ai déjà vu des inepties, mais un ramassis de bêtises comme celui-là rarement ! Pas étonnant qu’avec des "profs" pareils l’enseignement soit en ruine ! (F.)
Il est significatif d’observer avec quelle constance a été soulignée la nationalité française de l’assassin de la mosquée et occultée l’origine turque de l’assassin du collège nantais. Bien entendu il s’agit d’assassins présumés. (Xavier)
– Thèmes du moment
Chevalerie et courtoisie. L’"interdit d’interdire" a balayé les codes d’une certaine galanterie, générant les comportements abusifs actuels (BV 27/04/2025) [archive] "Quel est l’inventeur de la courtoisie ? C’est la France de la chevalerie." Philippe de Villiers l’écrit dans son dernier livre (Mémoricide, page 156) en citant un grand historien républicain, Charles Seignobos (1854-1942). La terre de France est pétrie de valeurs chevaleresques qui l’ont façonnée par les paroles du Christ transmises dans les Évangiles. Notre langue est riche de ces expressions qu’utilisent tous les jours les Français, même sans le savoir...
Mais voir aussi Galanterie
Prix d’acoustique sous-marine : la Marine nationale abandonne deux anglicismes. Derrière les noms des prix plane l'ombre de la guerre froide (BV 24/04/2025) [archive] Alors que la langue française n’est que trop sujette à l’anglomanie 1 de mauvais aloi et est victime d’une "créolisation" 2 intense sous la pression du langage rudimentaire des banlieues, une petite victoire : la Marine nationale vient de supprimer deux anglicismes...
1. Voir L’anglais étouffe la voix des peuples. Depuis le Brexit, l'anglais est la langue officielle d’à peine 1% des citoyens européens – Voir aussi Français - pas vouloir ''speaker'' globish
2. Voir De l’argot des faubourgs au sabir des banlieues
La gauche immigrationniste face à l’arrivée des "réfugiés scientifiques". Face à l'arrivée de chercheurs américains, la gauche universitaire redécouvre les mérites de la préférence nationale (BV 27/04/2025) [archive] Branle-bas de combat, dans le petit monde de la recherche. Depuis lundi 14 avril [2025] et le dépôt, à l'Assemblée nationale, d’une proposition de loi visant à créer un statut de "réfugié scientifique", des universitaires français sont en émoi, voyant d’un très mauvais œil l’arrivée, dans leur pré carré, de confrères américains chassés de leur labo par une administration Trump sans pitié avec les campus wokisés. Nul doute, en effet, que l’accueil, en France, de ces "exilés" d’un nouveau genre ne se fera pas sans heurts, dans un secteur déjà largement saturé en doctorants et thésards d’extrême gauche. Lundi 21 avril, l'économiste Thomas Porcher était, ainsi, de passage sur France Inter afin de dénoncer ce "mépris à l’égard de ceux qui font tourner les universités". Il a pointé du doigt ce qu’il voit comme un paradoxe à vouloir importer des chercheurs américains, "alors qu'on a du mal à retenir les meilleurs chercheurs français [...] Il faudrait s'occuper d'abord de ces enseignants-là plutôt que d'accueillir des enseignants étrangers", a-t-il avancé. Pas faux...
Quelques commentaires
L'expression "économiste de gauche" est un bel oxymore (D.)
Il y a suffisamment d’ingérence américaine dans notre culture et nos institutions. En plus, ces soi-disant chercheurs viennent, comme vous le faites remarquer, de campus wokisés et dont Trump est en train de libérer la parole. Nous avons suffisamment chez nous de perroquets formés par les "Young leaders" pour répéter et amplifier toutes ces idéologies qui ont rendu les US invivables et sont en passe de faire la même chose chez nous. Je suppose évidemment pour dire cela, que ces réfugiés scientifiques ne sont pas des physiciens de l’atome ou des biologistes de pointe, mais plutôt le genre qui officie à Sciences-Po et à Greenpeace, et je ne prends pas beaucoup de risques en le supposant. (FB)
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Les prôneurs ou Le tartuffe littéraire comédie en 3 actes en vers de Claude-Joseph Dorat (1734-1780)
Dernier chapitre de l'article
L'économiste Thomas Porcher est une parfaite illustration de cette gauche hypocrite qui se garde bien de mettre en application les leçons qu'elle dispense aux Français à longueur de journée. Ces valeurs d’ouverture et de pseudo-progrès qu’elle professe au quidam sont ce que le sociologue Rob Henderson a désigné sous le terme de "croyances de luxe" [en]. Il s’agit d’idée et de théories manifestées par des gens qui, en vertu de leur statut ou de leur niveau d’études, n’ont pas à en subir le coût social.
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Dans le cas de M. Porcher, la "croyance de luxe" est celle de l’accueil inconditionnel des étrangers et du rejet de la préférence nationale. Un enseignant du supérieur comme lui n'avait pas à craindre la concurrence d'une immigration sous-éduquée, comme c'est souvent le cas en France. Mais l’arrivée de chercheurs américains a visiblement changé sa vision des choses... La diversité et le vivre ensemble, c’est bon pour les autres. Jamais pour soi. Pendant qu’ils courent les plateaux télé pour chanter les louanges de l’immigration de masse, les sans-frontiéristes mettent leurs enfants à l’abri dans les écoles privées, évitent les Ouigo et le RER comme la peste, vivent dans de beaux quartiers grillagés, partent en vacances dans des lieux privilégiés et font du sport dans des clubs privés. Pas folle, la guêpe.
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Énorme coupure d'Internet, depuis lundi 28 avril 2025 dans la journée jusqu'au vendredi 09 mai 2025 dans la journée (soit une douzaine de jours !) due paraît-il aux dernières "intempéries" (j'y crois à peine. Le 1er Mai, jour férié français par excellence tombant le jeudi suivant, les "techniciens" avaient tout de même 2 jours, soit mardi et mercredi, pour au moins établir un système de secours... Et puis, des tempêtes il y en a eu de plus grosses dans le passé...). Bref, une énorme coupure d'Internet m'a privée de bien des choses, notamment du temps que j'aurais pu consacrer à ce nouvel article de la "Prof en France". Je me contenterai de le présenter avec ses titre et sous-titre, son intro comme intro, comme d'hab, mais sans plus. Désolée.
• Un portique, quelle bonne idée !
BV 04 mai 2025 [archive] [commentaires]
C’est l’âme humaine qui est responsable, pas la main.
Un sondage a fait la une de tous les médias, au cours des derniers jours. 79 % de Français seraient favorables à l’installation de portiques à l’entrée des établissements scolaires. Il semble que chacun se fasse sa propre représentation de ce que seraient ces portiques. Certains doivent imaginer des détecteurs de métaux ultra-sophistiqués, comme dans les aéroports ou les prisons, avec un scanner pour les sacs… D’autres, plus réalistes, pensent que de simples tourniquets, comme on en trouve déjà dans de nombreux lycées, suffiraient. Mais suffiraient à quoi ? Un établissement scolaire est un lieu très spécifique, qui est à la fois ouvert et fermé. Jusqu’à présent, la préoccupation essentielle de la plupart des directeurs était d’empêcher les élèves de sortir et de vérifier leur présence au cours de la journée, pas de les empêcher d’entrer. Ceux que l’on essaie d’empêcher d’entrer, ce sont les extérieurs, qui font assez facilement le mur quand il y a un dispositif de sécurité à l’entrée ou qui empruntent les badges d’élèves inscrits pour s’introduire. Reste la reconnaissance faciale, dont on entend parler. Et là, on croit marcher sur la tête, dans cette spirale sécuritaire absurde où l’on aura toujours deux pas de retard tant que l’homme sera mortel et que certains auront de mauvaises intentions...
• En Hongrie, Orbán restaure l’école
Une école qui ne confond pas inclusion avec abdication, ni modernité avec déconstruction.
En Hongrie, Viktor Orbán refonde l’école sur les valeurs traditionnelles : l’autorité, la nation et la transmission redeviennent les piliers de l’éducation...
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Vive la Hongrie ! Éljen a Magyar ! Éljen Orbán Viktor ! ... un vrai chef d’État, garant de notre civilisation. (des internautes)
Pour restaurer l’école, il faudrait commencer par y ramener La fontaine et le Bled, du nom de son auteur Édouard Bled. (Jill)
Mais pour cela il faut aimer la France et revenir aux savoirs fondamentaux et à son Histoire, avec ses bons et mauvais moments. Et face à cette déchéance du savoir depuis Giscard... (Lou.)
Il est illusoire de croire qu’un parti politique veut réellement restaurer l’école rétablir l’autorité, l’enseignement de l’Histoire, apprendre à lire et à écrire le français, former à la réflexion et à l’esprit critique. Personne ne s’engagera dans une telle réforme. Un peuple sans culture, sans repères est tellement plus docile et facile à embobiner. Et ce n’est pas le port d’un quelconque uniforme qui changera quoi que ce soit. Ça c’est un leurre. Macron veut engager une discussion sur le rythme scolaire, c’est faire semblant de s’intéresser à l’école. Parler et occuper le terrain c’est de la politique de gribouille. M. Orban s’occupe de son pays contrairement à nos politiques qui s’occupent d’abord d’eux mêmes. (Jo54)
– Thèmes du moment
Éducation sexuelle et autorisation parentale : et si l’Italie avait tout juste ? L’Italie va désormais demander un accord écrit et éclairé aux parents avant de dispenser des cours d’éducation sexuelle (BV 11/05/2025) [archive] Sur bien des questions, les Italiens nous en remontrent. La dernière en date n’est autre que l’enseignement de l’éducation sexuelle à l’école. Le 30 avril dernier, le gouvernement de Giorgia Meloni a annoncé vouloir soumettre ces cours à l'approbation des parents. Pour ce faire, il entend promulguer un décret-loi devant garantir "le consentement préalable et éclairé des familles concernant les activités scolaires liées à la sexualité". Désormais, les parents d'élèves devront donc donner un accord écrit "pour la participation aux activités extrascolaires et à celles qui s'inscrivent dans le cadre de l'élargissement de l'offre éducative portant sur des sujets liés à la sexualité". Contrairement à la France, l’Italie considère que l’éducation, et plus spécifiquement l’éducation à la sexualité, est du ressort des parents et qu'ils ne doivent pas être mis devant le fait accompli...
Quelques commentaires
Eh oui, ils ont Meloni, ils ont tout compris :-) (Léon)
Je suis résolument contre ces cours qui touchent à l’intime sans distinction de la maturité des enfants concernés. Demander l’accord des parents est source de discrimination et les enfants privés de ces cours auront par leurs copains un résumé forcément déformé de ce qu’ils auront compris. Qu’on leur apprenne à lire, écrire et compter avant tout, ce serait déjà un progrès. Mais ces évidences pragmatiques n’ont – hélas – plus cours dans le monde nouveau, idéologisé et… wokisé ! ON sait ce qui est bien pour toi, même si tu penses le contraire.
Hors sujet pour l’école rôle des parents. Par contre le travail de l’école ce que à une époque, ils appelaient la morale, c’est être poli, honnête, respecter les gens et sont environnement etc. le résultat sans cette "morale" totalement absente de plus en plus de voyous et ça manie le couteau. La Borne préfère leur apprendre comment on taille des p***s ou autre. D’après des échos qui m’ont été rapportés ça craint. Il faut chercher à qui cela profite, tout cela est loin d’être innocent. Mettons aussi le niveau scolaire actuel, en avant. Un désastre. Quel type de société veulent-ils ? (Kana.)
Rien que dans le terme, "l’Éducation nationale" ne devrait pas porter ce nom, trompeur, mais s’appeler "l’Enseignement national". On ne met pas nos gosses à l’école pour qu’on leur apprenne ce qu’est un cunnilingus, qu’on leur apprenne à se masturber ou à caresser la copine, mais a compter, écrire, l’Histoire de France, à féliciter le premier et corriger le perturbateur. (Dudu)
La dérision, l’ironie fait du bien, un peu d’humour en ces temps sombres ne nuit pas, merci Tureverbere ! "Mais vous n’y pensez pas ma bonne dame ! En Italie, ce sont des post-fascistes ! Ils marchent au paso romano, font le salut romain et les enfants sont inscrits à la Lupa. Et en plus ils travaillent ! Et en plus ils arrêtent les migrants ! Et en plus ils sont contre la GPA ! Et en plus leur balance commerciale est excédentaire ! Et en plus ils ne veulent pas faire la guerre à la Russie ! Des fascistes, je vous dis."
Comment avoir une bonne note en dissertation de français — du Bac à l’Agrégation. Les bons conseils de Jean-Paul Brighelli (Causeur 13/05/2025) [archive]
Le prof de Lettres qui sommeillait dans l’inconscient de notre chroniqueur s’est brutalement réveillé, en cette période d’examens et de concours. Mais n’est-il pas un peu trop exigeant — en cette ère d’ignorance satisfaite ? ... – Lire des [commentaires]
Le ministère de l'Éducation nationale développe son plan "Filles et maths", pour "renforcer la place des femmes dans les filières d'ingénieur et du numérique" (L'Internaute 16/05/2025) [archive] L'Éducation nationale peine à réduire l'écart entre le nombre de garçons et de filles dans la filière mathématique. Les chiffres parlent d'eux-mêmes, et le gouvernement a décidé de prendre le problème à bras le corps. Voilà pourquoi, à la rentrée de septembre 2025, "tous les professeurs de l'éducation nationale bénéficieront d'une sensibilisation aux 'biais de genre'", a indiqué le ministère dans un communiqué dévoilé il y a quelques jours...
• Le latin : école de rigueur et de grandeur
À l'heure où l'on célèbre l'ignorance et où l'on sacrifie la transmission sur l'autel du relativisme, le latin, jadis pilier de notre éducation, est relégué au rang de curiosité poussiéreuse. Pourtant, à l’heure de l’explosion de l’IA et d’une société qui s’enivre d’entrer dans une ère du tout numérique, cette langue serait plus que jamais utile à qui veut penser avec clarté, raisonner avec rigueur et s'élever moralement. Influencés par l’hypocrisie du système scolaire, les parents s’en détournent et les élèves le regardent d’un œil goguenard. Ils feraient bien d’y réfléchir à deux fois, avant de laisser cet enseignement tomber dans les oubliettes de l’école...
Les commentaires sont trop passionnés et passionnants pour que je puisse ici en sélectionner quelques-uns !
– Thèmes du moment
Entre verlan, yiddish et bambara : les mille langues de Paris qui ont façonné le français (theconversation.com 19/05/2025) [archive] Parce qu’elle concentre la plus large palette linguistique de France, Paris offre un laboratoire de normalisation et de manipulations de la langue. Dans Paris-Babel, Gille Siouffi retrace l’histoire linguistique de la capitale, métissée depuis le Moyen-âge. Collant aux usages réels, à rebours du récit national de monolinguisme, il montre qu’une langue ne se "parle" pas : elle s’invente en permanence...
Non, les enfants n’étaient pas négligés au Moyen Âge : la preuve par l’éducation (theconversation.com 19/05/2025) [archive] Les stéréotypes sur le sombre Moyen Âge ont la vie dure. Parmi ceux-ci, la place des enfants, que l’on imagine encore peu aimés et exploités, travaillant durement à un âge très précoce aux côtés des adultes. Rien, pourtant, n’est plus faux que cette vision misérabiliste...
Les ravages du wokisme (le "journaliste" Ali Baddou au Festival de Cannes). Une chronique de Didier Desrimais, Causeur 23/05/2025 [archive] Face à la féministe de gauche Laure Murat, le journaliste Ali Baddou, tout en douceur, affirme que l’administration Trump a bel et bien pratiqué cette fameuse cancel culture que le président orange reprochait – à tort – aux progressistes. Pendant ce temps, à Cannes, Laurent Lafitte, Robert De Niro et Pierre Niney rivalisent de vertu, rêvant d’être plus irréprochables encore que Juliette Binoche... [Les commentaires sont légion !]
L'article suivant est un peu hors sujet, mais propose une intéressante analyse... de texte.
L’Histoire mot à mot (Conflits 23/05/2025) "To keep the Soviet Union out, the Americans in and the Germans down", une expression célèbre qui dit beaucoup des Anglais. Encore une formule à laquelle l'anglais confère une densité difficile à rendre dans notre langue...
Cet autre article n'est pas non plus "dans le sujet", qui parle de "mots-maux" en politique.
''Des mots, des mots et encore plus de maux !'' (''À quand les vraies mesures ?'') BV 25/05/2025 [archive] Les mots, nos politiques en sont friands...
• Un petit verre pour les écoliers ?
Quand on lit les commentaires des gens sur les réseaux sociaux, on se dit que les Français - comme tous les autres peuples, certainement - ont la mémoire courte. Chacun adopte, pour regarder le monde, les lunettes de son temps, avec des certitudes et une assurance qui laissent peu de place au doute et à la remise en question. Pourtant, il est difficilement concevable que toutes les générations antérieures se soient trompées sur tout et que notre génération, évidemment pleine de sagesse et de bon sens, ait trouvé la vérité en toute chose...
[Commentaires1] [Commentaires2] [Le commentaire de Syclams]
OUI, c’était mieux avant !
Excellent article. Merci. J’ai toujours trouvé curieux cette faculté qu’ont la plupart des gens à oublier ce qui a fait leur enfance, ou leurs jeunes années. Pour certains, ils semblent être entrés dans la vie à l’âge adulte. C’est quelque chose que l’on retrouve souvent en matière d’éducation, mais pas que… Pour ma part, OUI, c’était mieux avant ! (Évelyne)
J’ai connu des instituteurs et même des professeurs qui n’avaient qu’un seul et unique souci, nous transmettre le goût du beau et de l’effort en nous rabâchant les bases de la grammaire, du calcul de la géométrie et de tout ce qui ferait de nous des êtres libres et responsables. (M.)
De l'alcool à l'école, ah bon ?
J’aimerais qu’on me dise où on donnait du vin aux élèves à la cantine, je suis allé manger à la cantine bien avant 1956, vers 1947 et on ne m’a jamais servi de vin à la cantine, par contre on m’a obligé à boire le matin un verre de lait ou un chocolat au lait (quelle horreur). Je crois que c’est Mendès-France qui l'avait imposé aux enfants dans les écoles, pour soutenir les agriculteurs et producteurs de lait. C’était peut-être dans les textes, en tout cas pas appliqué dans la région parisienne. (L.)
Je fais partie des "vieux", à la cantine du primaire nous n’avions pas de verre de vin, la carafe d’eau était faiblement rosée et plus le temps passait et plus le rosé était clair (je pense que le nez du cuisinier lui rougissait inversement). Par contre au goûter l’instituteur nous distribuait des petits berlingots de Vini fruit (sorte de confiture de raisin), trouvaille de nos ministres pour écouler les surplus de raisin. Le plus délectable était lors des derniers jours d’école avant les grandes vacances quand l’instituteur nous distribuait les surplus... (Claude)
Un petit verre pour faire vivre nos producteurs ou bien un joint pour gaver de fric et de haine les narco-trafiquants ? Réfléchissez, vous avez 4 heures. (G.)
Nous, nous avions droit à un verre de cidre tous les midis à la cantine. Et je confirme c’était mieux avant que cette société complétement décérébrée. Je pense à ce temps-là avec beaucoup de nostalgie (L.)
Dans mon souvenir, au début des années 1960 au lycée, nous avions à la cantine non pas du vin, mais un litre de bière légère pour une table de huit. (Andy)
Je suis du Nord et du plus loin que je me souvienne, j’avais droit à la bière aux repas. J’ai maintenant 78 balais, je suis passé depuis longtemps au vin (1/4 midi, 1/4 soir) et je me porte bien, mieux en tout cas que les jeunes de 20 ans qui marchent aux pétards et aux sodas ! (C.)
Maintenant les enfants ne boivent plus de vin, mais...
Les enfants ne boivent plus de vin, on les gave d'une boisson bien connue qui se termine par "cola" et pas qu’à la cantine...(à noter que c'est un excellant dégrippant). 75% de garçons et filles obèses + un joint de temps en temps (pour commencer). Ah oui, ils sont en sécurité les chers bambins... Et puis ils ne font plus des kilomètres sous la neige et à pieds. En effet, c’est beaucoup mieux maintenant... (des internautes)
Les enfants ne boivent plus de vin, mais vont être formatés en tous points, sexualité, écologie, par contre ils ne sauront ni lire, ni compter, ne connaitront rien en Histoire de France, géographie, une époque formidable, quoi. (S65)
Souvenirs d'Armée
À l'époque dans la Marine il y avait 4 robinets dans les offices des carrés, froid, chaud, eau de mer et vin rouge. Les tuyaux de rouge venaient de la cambuse et passaient par obligation dans les chambrées d’équipage où des petits malins mettait des robinets auto-perceurs (B. d'A.)
Et les boîtes de ration de l’Armée ? Durant le service militaire il était courant de s’en contenter sur le terrain, et ces boîtes contenaient, horreur, une p’tite fiole de gnôle et un paquet de Gauloise. Rassurez-vous je suis toujours bien en vie… (G31)
– Thèmes divers du moment
8 mai 1945 : la mémoire "hémiplégique" (Dans les jeunes générations, beaucoup ne connaissent pas l’Histoire. Pas étonnant) (BV 25 05 2025) [archive] Dans les jeunes générations, beaucoup ne connaissent pas l’Histoire. Il faudrait d’abord en chercher les causes chez nos "élites" politiques, universitaires et médiatiques ! L’exemple de la commémoration de la victoire du 8 mai 1945 illustre une nouvelle fois cette mémoire "hémiplégique", en oubliant quelles sont les armées françaises qui se sont illustrées depuis le débarquement des Alliés en Afrique du Nord, en novembre 1942, jusqu’à la capitulation de 8 mai 1945...
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Fondation Kairos : des « îlots de résistance » pour défendre la liberté scolaire (Face au déclin de l'école, philosophes et chercheurs réunis par Kairos défendent une autre voie : la liberté scolaire) BV 27/05/2025 [archive] C’est un paradoxe bien français : plus l’école publique promet l’égalité des chances, plus elle les retire à ceux qui les mériteraient. Ce vendredi 23 mai [2025], la fondation Kairos organisait un colloque autour de cette question : "L’égalité par la liberté ?" Une occasion de remettre sur la table le rôle de l’enseignement libre et de s’interroger sur les moyens à mettre en œuvre pour sortir l’école française de la crise qui fait de ses élèves les derniers de la classe... Quelques commentaires :
À part quelques exceptions, l’enseignement est aux mains de la Gauche et de leur vision égalitaire. Comment réussir avec ce mur indestructible ? Qui a donné l’Enseignement au parti Communiste en 1945 ? (Y.)
Anne-Marie. "Au nom de l’égalité on a mis dans une même classe ,avec un même enseignement des enfants parlant français chez eux et des enfants d’origine étrangère et ce, en classe de CP où l’élève apprend à lire et à écrire et qui, à mon avis, est la classe la plus importante. Il ne faut pas s’étonner ensuite que l’éducation primaire soit dans cet état. Un élève qui ne sait ni lire ni écrire à la fin du CP traînera un handicap tout au long de sa scolarité, je le sais par expérience. Quand un pays a tant d’étrangers ne parlant pas le français ,il ouvre des classes qui enseignent le "français langue étrangère". C’est la seule solution. / L’égalité n’existe pas vraiment car il y aura toujours des grands des petits, des gens intelligents et des idiots, des personnes qui réussissent leur vie et des personnes qui la ratent. Vouloir prôner cette qualité relève d’une idéologie incompatible avec le pragmatisme de la réalité et préjudiciable à la notion d’excellence."
Je me souviens d’un instit me disant au sujet de l’un de mes enfants assez doué, à la suite de ma question sur le fait qu’il s’ennuyait à l’école, "il attendra que les autres en soient à son niveau". Nous l’avons alors mis en privé. Et il a fini, jeune adulte, à s’expatrier dans un pays où "à compétence égale, salaire égal et reconnaissance égale, quel que soit le milieu d’origine". (T.)
L’Islam, comme toute religion en pays civilisé et démocratique, a sa place en France, mais la pratique religieuse doit rester personnelle, comme la Loi de 1905 – séparation de l’Église et de l’État – l’a imposé à l’Église Catholique, laquelle dictait avant au peuple ses règles de vie au quotidien. (B45)
Encore une pub... passons-la !
• Pourquoi ne sort-on pas du collège unique ?
Connaissez-vous un ministre qui aura le courage d’affronter le Moloch idéologique ?
Instauré en 1975 par la loi Haby, le collège unique visait à unifier les différentes filières de l'enseignement secondaire pour offrir une éducation égalitaire à tous les élèves français. Sur le papier, l’idée pouvait paraître belle à ceux qui s’étaient laissés convaincre par le miroir aux alouettes de l’égalité des chances et de l’ascenseur social. Près de cinquante ans plus tard, cette réforme fait l'objet de nombreuses critiques concernant son efficacité et ses conséquences désastreuses sur le système éducatif français sont de plus en plus manifestes.
Dans les années 1970, le système éducatif français était caractérisé par une segmentation précoce des élèves en différentes filières. Les objectifs de la loi Haby visaient à offrir un socle commun de connaissances à tous les élèves jusqu'à la fin de la classe de troisième, à favoriser la mixité sociale et l'égalité des chances et à retarder l'orientation des élèves pour éviter les déterminismes sociaux précoces. Il s'agissait également de promouvoir la cohésion sociale en mélangeant des élèves de différentes origines sociales et culturelles.
Rien de tout cela n’a réellement fonctionné.
Loin d’avoir été réduites, les inégalités sociales se sont trouvées exacerbées tout en étant camouflées derrière un discours hypocrite et des stratégies de contournement toujours plus coûteuses.
Le dernier rapport de la Cour des comptes atteste que les résultats scolaires restent fortement corrélés au milieu socio-économique des élèves. Les enfants issus de milieux défavorisés rencontrent davantage de difficultés et sont sous-représentés dans les filières d’excellence. Le contexte sociologique global, avec l’explosion migratoire et l’effondrement des valeurs éducatives d’autorité et de discipline, a amplifié le phénomène en ajoutant de la violence et une fracture culturelle à un tableau déjà peu engageant.
Les enseignants doivent en outre gérer des classes aux niveaux très disparates, sans aucune formation ni aucun accompagnement ayant démontré une quelconque efficacité. On expérimente sans cesse, on cherche, on propose des solutions, mais l’abîme de l’échec est là, sous nos yeux, immense, parce que, malgré tous les efforts que l’on peut faire, toute notre bonne volonté et tout l’aveuglement idéologique qui nous fait prendre des vessies pour des lanternes, un rond n’est pas un carré, une mule ne remporte pas un concours de CSO, un cheval ne porte pas des sacs de farine sur une route de montagne.
Le collège unique sacrifie tout le monde : les bons élèves, sérieux et travailleurs, qui ne sont ni nourris ni vraiment pris en compte, comme les élèves en difficulté, que l’on confronte quotidiennement à des contenus qui sont pour eux hors de portée et auxquels on ne propose, avant quinze ans, aucune solution alternative. On atteint ainsi des taux de décrochage scolaire assez préoccupants et une baisse irrémédiable du niveau global.
Errare humanum est, perseverare diabolicum. Abroger la réforme Haby et refondre entièrement le système du collège, point charnière absolu du désastre scolaire dont l’ampleur se révèle un peu plus chaque jour, ce devrait être la priorité de tout gouvernement digne et désireux de rendre à la France un peu de son lustre et de sa grandeur. Sans réforme du collège, aucun redressement de l’école primaire - urgent et nécessaire - ne sera envisageable ni utile. Connaissez-vous un ministre qui aura le courage d’affronter le Moloch idéologique qui a pénétré de ses effluves pestilentiels tout le système ? Il surgira peut-être de la société civile. Espérons-le…
Cet article est à moitié vrai et à moitié une erreur : OUI la réforme Haby a eu pour objectif d’amener tous les élèves, en fin de 3ème, à un niveau minimum commun de connaissances, comme c’était le cas à la fin du cycle primaire. Cela pour répondre aux graves dérives des nombreuses filières qui s’étaient développées. Mais NON il ne s’agissait pas de classes "uniformisées" !!! Bien au contraire, pour atteindre l’objectif, en tenant compte des écarts constatés, étaient favorisées des "CLASSES DE NIVEAUX" afin de permettre aux meilleurs de performer et à ceux qui rencontraient des difficultés de bénéficier de plus de soutien ! Arrêtez donc de faire porter à ce pauvre recteur Haby les erreurs futures des classes banalisées qui ont abouti, de socialiste en socialiste, après 1981, au triste nivellement par le bas que nous constatons. (C.)
La réforme du collège unique était extrêmement vertueuse, permettant à tous d’entrer en sixième. Avec une pré-orientation possible en fin de 5e vers des classes dites pré-professionnelles. Donc il y avait bien la possibilité de travailler dans des classes relativement homogènes en 4e et 3e. Mais cette réforme venait du centre giscardien, elle a donc été immédiatement contestée et sabotée par les syndicats d’enseignants tous de gauche et d’extrême gauche. Puis vinrent M. Mitterrand et quarante années de pédagogisme et de démagogie gauchisantes. Et maintenant nous en sommes là. Celui qui aura le courage de nous sortir de ce désastre n’est pas né. (J54)
Autres [commentaires]
– Thèmes du moment
Cette astuce des lycéens pour préparer le bac de Français en bossant moins fonctionne et elle désespère les profs (L'IA et les "révisions" du bac de français) L'Internaute 02/06/2025 [archive] L'épreuve de baccalauréat de français approche, le 13 juin [2025] les élèves de Première passeront l'épreuve anticipée tant redoutée. Ceux des filières générales auront le choix entre un commentaire de texte ou une dissertation, à sélectionner parmi trois propositions. Du côté des séries technologiques, les candidats pourront opter pour un commentaire ou bien une contraction de texte suivie d'un essai, là aussi sur trois sujets liés à un même thème mais s'appuyant sur des textes différents [...] Il y a encore quelques années, les élèves devaient se procurer des profils d'œuvres ou des fiches de lecture en librairie pour se faciliter les révisions. Aujourd'hui, la Génération Z a trouvé une astuce bien plus rapide et efficace : l'intelligence artificielle. "Désormais, il leur suffit d'aller taper Le colonel Chabert résumé dans ChatGPT ou leur barre de recherche. Ils s'en contentent", regrette Maïté Eugène [maître de conférences en sciences de l'éducation auprès du Figaro]. En effet, une simple requête adressée à l'IA d'OpenAI permet d'obtenir un résumé complet d'un ouvrage, souvent suffisant et très efficace pour passer les contrôles de lecture et l'épreuve orale du bac. Les évaluations valorisent en effet une approche factuelle de la lecture, axée sur "la maîtrise des faits, du récit et de certains détails précis", ce qui permet aux enseignants de vérifier si l'élève a compris le texte, explique la maîtresse de conférences. Paradoxalement, les élèves qui lisent réellement l'œuvre dans son intégralité pourraient être désavantagés par rapport à ceux qui se contentent d'utiliser l'intelligence artificielle : "un élève qui aura parcouru l'ensemble du texte sans en retenir chaque détail risque d'être moins bien noté que celui qui s'est limité à extraire les informations attendues" déplore une professeur.
?;¿',,' Une virgule peut en cacher une autre ',,'¿;? (Christine Leborgne 02/06/2025) La typographie est tout sauf une futilité ou une esthétique. D'abord il y eut l'espace (au féminin, comme la césure... une espace fine, une espace insécable), puis vint la ponctuation, les alignements, les enrichissements (gras, italique, etc.), et la gradation des corps dans la titraille, le remplissage de la page, le gris typographique... Tout concourt à la mise en valeur du texte et à sa compréhension. (internaute DP)
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C'est très important la ponctuation dans une phrase, elle est pourtant souvent négligée, ça peut en changer le sens, la preuve. (GSM)
Voir Lorem Ipsum (générateurs de textes)
Scientifiques trop "genrés" (Causeur 03/06/2025) Face à la pénurie d’ingénieurs et d’informaticiens, la France tente de remonter la pente en misant sur les lycéennes. Mais, la stratégie du gouvernement fondée sur la dénonciation de "stéréotypes de genre" dès la maternelle occulte l’essentiel [...] Qui peut gober une telle fable ? Qui peut croire que le personnel de l’Éducation nationale, cette corporation féminisée à 75% et dont les deux tiers des membres votent à gauche, serait un bastion sexiste ? Si l’on veut comprendre pourquoi tant de demoiselles douées se détournent des sciences, il conviendrait plutôt d’interroger un autre stéréotype, écolo-wokiste celui-là, qui leur est professé à longueur de scolarité : le lieu commun selon lequel l’industrie et la technologie sont mauvaises pour la planète et aliénantes pour l’homme. Dans un monde où les émotions et la communication sont présentées par la gauche, qui a troqué la rationalité contre le romantisme, comme la clé du progrès, doit-on s’étonner si les fortes en thème conçoivent les lettres et les sciences humaines comme la voie royale ?
Parcoursup : "Préchauffer le four, beurrer un moule" : quand une recette de cuisine et l'algorithme ouvrent les portes de l'université de psychologie (france3-regions.franceinfo.fr 05/06/2025) [archive] Les résultats de Parcoursup tombent et plongent des milliers de lycéens dans l’angoisse, une vidéo virale relance le débat sur la transparence et l’efficacité de la plateforme. Morgane, une lycéenne de la région de Toulouse (Haute-Garonne) affirme avoir été acceptée à l’université après avoir simplement copié-collé une recette de brownie dans sa lettre de motivation...
Pour information, le rapport public de la Licence de Psychologie UT2J est consultable en ligne.
Lire aussi Une recette de brownie lui ouvre les portes de la fac de psycho (Boulevard Voltaire 13/06/2025) [archive] Postulant pour une licence de psychologie, une lycéenne fait un copier-coller d'une recette de brownie et l'insère dans l'espace réservé à la lettre de motivation que propose le site Parcousup. Sa demande est acceptée.
[...] Deviner que les décisionnaires n'y verraient que du feu dénote un talent qui se doit d'être reconnu et officialisé par un diplôme, si ce n'est un doctorat [...] Une notice de machine à laver inscrite à l'ordre du jour du Conseil des ministres, quelques pages de l'annuaire insérées dans le prompteur d'Emmanuel Macron. Qui verra la différence ? Les audiences catastrophiques de sa dernière prestation télévisuelle en attestent. Il récita La Mer de Charles Trenet sans que personne ne s'en aperçoive. Pourrait-il repartir à la hausse dans les sondages en lisant solennellement une recette de brownie ? Dans ses rêves les plus fous, la jeune lycéenne se voit nommée conseillère en communication présidentielle. Consultante en manœuvre de diversion. Les océans, les montagnes, les volcans d'Auvergne qui menacent de se réveiller. Pour le raconter, le mode d'emploi d'un cuiseur-vapeur vaut mieux que tous les discours sur le réchauffement climatique. Les Français mis à feu doux ou la cocotte sous pression, tous les cas de figure sont dans les livres de cuisine que la lycéenne affectionne...
Quand la Cour des comptes note l'école primaire, Bourdieu tient le stylo (LSDJ 06/06/2025) [archive] Publié en mai dernier [2025], le rapport de la Cour des comptes sur l'enseignement primaire a déjà suscité de nombreux commentaires mais peu ont exploré ses présupposés. Derrière l'analyse, on retrouve la pensée du sociologue Pierre Bourdieu [1930-2002] via ses concepts de capital culturel, d'habitus, de reproduction sociale et de déterminisme social. Ce n'est pourtant pas le seul cadre d'analyse possible [...] Rien sur la chute de la discipline et de l'autorité ni sur le rôle du milieu social dans ces dérives. Rien sur la remise en cause croissante des enseignants par certains parents. Silence total sur le recrutement. Aucune mention non plus du séisme pédagogique, psychiatrique et psychologique provoqué par la période Covid (surtout à ce niveau). Rien sur les tensions communautaires, religieuses ou identitaires qui traversent l'école dès la primaire ni de l'impact que ça peut avoir sur les enfants. Par contre, il colle à l'air du temps, en abordant des questions d'inégalités liées au genre (comme la spatialisation de la cour de récréation) malgré, là encore, l'aveu d'une absence de données. L'école décrite semble abstraite, comme si les dérives du secondaire n'y trouvaient pas leurs origines.
Lire aussi Synthèse du rapport de la cour des comptes sur l'enseignement primaire
sur le site de la Cour des comptes (mai 2025) [archive]
• Entre l’idéologie et le réel, la fracture s’agrandit
Des inspecteurs qui ne savent plus à quel saint se vouer et continuent à rendre un culte au Pédagogisme.
L’école est en train de mourir de la peste, la peste idéologique contre laquelle, malgré des décennies d’effondrement progressif, certains ne sont toujours pas immunisés. Parfois, on a même le sentiment qu’ils dansent frénétiquement sur le volcan dans une espèce de Walpurgis géant qui a quelque chose de vertigineux quand on a les mains dans le cambouis et qu’on dépense son énergie à colmater les brèches.
Une petite anecdote pour égayer votre semaine.
"Ludifier" notre enseignement
J’essaie d’enseigner le latin dans un collège semi-rural défavorisé. Pour cela, dans sa générosité, l’administration m’alloue trois heures hebdomadaires : une heure avec un groupe de 5e et une heure avec un groupe réunissant des 4e et des 3e. Malgré l’excellence de ma pédagogie, dont je suis sûre que vous ne doutez pas, et les trésors d’imagination et de patience que je déploie, je me trouve confrontée à trois murs insurmontables. Le premier est le manque de travail des élèves. Admettons que ça, cela soit de ma faute… Le deuxième est le faible volume horaire et le statut mental d’une option. Ça, c’est structurel. Le troisième est l’ambiguïté des adultes face à l’effort et à la culture. Tout le monde semble convaincu qu’il est important pour les jeunes de développer leur culture et leur volonté, et dans le même temps, du directeur aux parents, tout le monde nous demande sans cesse de ne pas donner de travail aux enfants et de "ludifier" notre enseignement. D’une manière générale, tout ce que l’on fait est toujours "trop dur" et jamais assez "original" ou fun. Je pense qu’on devrait aussi demander aux gendarmes de ludifier un peu les stops et les feux rouges, assez traumatisants, aux biologistes de faire un effort pour rendre les analyses sanguines un peu plus engageantes et aux services fiscaux de "ludifier" un peu leur communication pour me "séduire" et me "motiver" à remplir ma déclaration d’impôts.
Alors que l’essentiel de mes élèves peine à écrire quatre lignes
Je vous parle de ça car j’ai reçu, cette semaine, un message qui a encore raccourci mon espérance de vie, tant il m’a agacée. Mon inspecteur l’a envoyé à tous les professeurs de lettres classiques de l’académie : "Dans les programmes de LCA, l’accent est mis, à côté des savoirs et savoir-faire linguistiques, sur l'appréhension d'une culture générale humaniste [qui] participe de l'émancipation des élèves, notamment de ceux dont les acquis culturels sont les plus fragiles" (BO n° 4 du 25/1/2018). Dans les programmes de collège comme de lycée, cette appréhension repose, entre autres activités de découverte culturelle, sur le travail de l’interprétation, à côté de celui de la compréhension et de la traduction des textes antiques. Or, selon Falardeau (2003), l’interprétation se définit comme en partie extrinsèque au texte et centrée sur le lecteur interprète : "Si la compréhension est construction du sens à partir des éléments explicites et implicites du texte, l’interprétation sera spéculation sur le 'pluriel du texte' (Canvat 1999 p.103) et exploration herméneutique." Il y a quelques années, la dimension absolument surréaliste de ce message m’aurait fait sourire. Mais aujourd’hui, alors que l’essentiel de mes élèves peine à écrire un texte de quatre lignes en français et ne sait pas situer l’Antiquité dans le temps, j’avoue être moins encline à rire de cette déconnexion absolue entre l’idéologie et le terrain.
Voilà à quoi servent nos impôts : non pas à instruire nos enfants, mais à financer ce genre de formation, dispensée par d’augustes professeurs d’université - qui doivent bien s’occuper, vu qu’ils n’ont plus d’élèves - auprès de professeurs désemparés qui viennent trouver là une bouffée d’oxygène leur faisant croire qu’ils ont encore un avenir s’ils "se réinventent", et d’inspecteurs qui ne savent plus à quel saint se vouer et continuent à rendre un culte au Pédagogisme sans se rendre compte que leur Idole est déjà à terre depuis longtemps.
Commentaires
De la dangerosité du pédagogisme sur l’esprit humain qui donne aux Inspecteurs pédagogiques l’illusion d’exister. Pedagogicum ergo sum (Traduc. "je 'pédagogique' donc je suis") (m.c) – [plus précis, mais je ne "traduirai" pas...] Coïto ergo sum (N_M).
Merci pour cet article tellement précis et écrit avec une pointe d’humour. Je vous admire. (AAA)
Inspecteurs académiques, pédagogues, ministres de l’éducation,tous errant sans boussole, suivant les vents tournants… Les aveugles guidant les unijambistes au bord de la falaise : il en faut du sang froid pour demeurer chez ces fous. Merci pour votre article Madame. (S33)
Découragement. Impuissance. et pour finir, lassitude. L’école est aux mains de la Gauche depuis trop longtemps, une Gauche qui a viré à l’extrême. Elle a pour seul but d’éduquer les enfants en formant de futurs votants de Gauche extrême. (Y.)
COMME disait un vieux polytechnicien "je viens de lire un article dans notre revue sur la mécanique quantique. On a l’impression que l’auteur n’a rien compris" IDEM pour le charabia de l'"Éducation (sic) nationale". (K.) – Ça me rappelle cette boutade à la fin d’un discours : "si vous avez compris ce que j’ai dit, c’est que je me suis mal exprimé". (P.)
Le plus affligeant pour couronner le tout est cette sotte attitude des parents, des adultes biberonnés à ce laxisme. (V.)
Il faut rétablir les devoirs surtout l’apprentissage du par cœur car on ne peut plus donner de devoir (à cause de l’IA). Établir un rythme scolaire lissé, supprimer les mat!ères inutiles. Sport et arts devraient être obligatoire UNIQUEMENT pour ceux qui ne sont pas membre d’une organisation extérieure (club de sport, conservatoire de musique, cours d’art dramatique) tout en contrôlant l’assiduité et les résultats dans le cadre de ces activité “extra scolaire". Pour cela il faut libérer l’après midi. Cela favoriserait la pratique en milieu scolaire et concernerait que ceux qui ne font rien hors milieu scolaire et permettrait le développement des clubs et autres organismes. Mes enfants ont été jugé par exemple sur le ping-pong alors qu’ils étaient des pratiquants d’autres sports et que l’éducation physique et pseudo sportive ne leur servait à rien. (B.)
S’il n’y avait que dans l’Éducation nationale qu’on était dans l’idéologie "humaniste" à rendre tout le monde fainéant et crétin et surtout à se diminuer constamment pour se mettre au niveau des non instruits. En Ukraine on est dans l’hégémonie occidentale de supériorité en tout point ; c’est à dire qu’on est en plein déni des réalité du monde. On confond l’URSS et la Russie et pourtant, la première a disparu il y a plus de 30 ans. On est dans l’idéologie réchauffiste forcenée et il est interdit d’en disconvenir. On pourrait continuer longtemps les énumérations. La population française est dans le même déni. Elle suit l’UE qui l’entraîne vers un régime totalitaire au nom du Bien. L’avenir des jeunes femmes et des jeunes hommes libres et travailleurs est en dehors de l’UE. La majorité des Français étant très loin de l’avoir compris ; cela va continuer de se détériorer et finir comme la grenouille dans la marmite. (C24)
D'autres commentaires dont celui de Syclams
– Thèmes du moment
Les "profs" de gauche récoltent aujourd'hui ce qu'ils ont semé. Ces chiens de Gramsci, ceux qui "mordent la pierre et non la main qui la leur jette" (BV 11/06/2025) [archive]
[commentaires] [autres commentaires, etc.]
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Menacés, harcelés, visés par des tirs : à Besançon, les profs craquent, l’État regarde ailleurs (La Lettre Patriote 11/06/2025) [archive] Il aura fallu des menaces de mort, des coups de téléphone haineux, des tirs de mortier et des listes de profs désignés à l’abattoir sur TikTok pour qu’enfin les enseignants du collège Diderot à Besançon se décident à faire ce qu’aucun d’eux ne devrait jamais avoir à faire : exercer leur droit de retrait. Autrement dit, quitter leur poste non pas par lassitude, mais par peur. Par instinct de survie...
Ces petits objets à prendre pour les épreuves du bac... (L'Internaute 13/06/2025) [archive]
À l'approche du bac, c'est la dernière ligne droite des révisions. Il faut aussi penser à tout le nécessaire à emmener pour passer les épreuves dans les meilleures conditions. Les épreuves du baccalauréat sont imminentes. Les élèves de terminale vont passer les écrits dans l'espoir d'obtenir l'examen qui clôture les années au lycée. Les dernières révisions sont lancées : elles peuvent notamment permettre de s'attarder sur ses points faibles et de relire ses fiches. En amont des épreuves, un autre élément ne doit pas être négligé : la préparation du sac. Il est conseillé de le faire tranquillement la veille au soir, afin de ne pas risquer d'oublier quelque chose le matin même...
Sciences Po redécouvre l’excellence (à contrecœur) La Lettre Patriote 14/06/2025 [archive]
Il aura donc fallu quatre longues années d’égarement idéologique, de quotas masqués et de discrimination sociale inversée pour que Sciences Po commence – timidement – à retrouver le chemin de l’exigence. Depuis la suppression du concours écrit en 2021, l’école la plus emblématique de la méritocratie républicaine avait choisi de s’aligner sur les lubies du temps : sélection sur dossier, entretiens biaisés, survalorisation de l’"engagement" militant – comprendre "avoir manifesté pour la planète ou pour Gaza à 15 ans" – et mise à l’écart méthodique des élèves issus des lycées d’excellence, notamment privés [...]
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Alors, retour à la méritocratie ? Prudence. L’annonce d’un retour du concours écrit en 2026 laisse espérer un vrai sursaut. Mais pour combien de temps ? Tant que la gauche culturelle tiendra les cordons des jurys, les fils du réel risquent encore d’être tissés à l’envers.
Donner du sens à sa formation en science politique grâce aux humanités (Conflits 14/06/2025) [archive] L’Ircom propose une licence unique alliant Humanités et Science politique. En quoi cette formation se distingue-t-elle ? Quels débouchés pour les étudiants ? Éléments de réponse avec Sylvain Monnier, directeur de la formation...
[...] Étudier les Humanités [vidéo] c’est se confronter aux grands textes, s’ouvrir à d’autres horizons, se forger une capacité de recul critique face à l’actualité. Ce n’est pas un savoir utilitaire ou technique ; c’est une voie de formation de la personne, une éducation à la liberté. C’est apprendre à penser, à comparer, à juger — selon les mots de Cicéron ou encore de Rabelais, l’étude des Humanités vise avant tout à former des hommes libres.
Nous avons choisi de les associer à la science politique non par opportunisme – même si cette discipline est aujourd’hui très prisée – mais par conviction. Enrichir la science politique par la profondeur des Humanités permet d’éviter une approche strictement descriptive ou technique du phénomène politique. La politique ne peut pas se comprendre uniquement sous l’angle des données ou des théories : elle demande aussi une vision large, une capacité à penser la complexité humaine. C’est ce que permet notre licence.
En quoi cette formation est-elle un atout dans une carrière professionnelle et dans la vie en général ? Sylvain Monnier : Il peut sembler paradoxal de vanter les mérites d’un cursus « inutile » mais c’est justement cette inutilité apparente qui fait toute sa richesse. Les Humanités ne se réduisent pas à des compétences directement applicables. Et pourtant, nos étudiants intègrent chaque année des masters prestigieux, aussi bien dans les grandes écoles de commerce que dans des domaines aussi variés que la communication, la gestion publique, l’action sociale, ou encore l’enseignement.
Ce qui fait la différence ? Leur capacité à sortir du cadre, à penser autrement, à parler avec aisance. Là où certains profils très techniques manquent parfois de recul, nos étudiants sont capables d’articuler une pensée personnelle, critique, construite. Ils apprennent à écrire, à parler, à structurer une idée. Les entreprises recherchent justement ces profils capables de prendre de la hauteur, pas seulement des exécutants. [...]
• Le Danemark, les écrans et l’utopie égalitaire
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Le Danemark a été pendant plusieurs décennies le pionnier européen du numérique pédagogique. Les écrans étaient omniprésents dans les salles de classe. Les téléphones étaient autorisés et l’on pensait qu’ils seraient de bons supports d’apprentissage. L’IA était utilisée par tous. Les tablettes remplaçaient les livres et les cahiers, les tableaux numériques avaient remplacé les tableaux sur lesquels couraient les stylos et tout le monde se félicitait de cette modernité connectée...
Pour qu’il y ait ascenseur social à l’école, encore faut-il qu’il existe des enseignants capables de discerner les potentialités de leurs élèves, quelle que soit leur origine sociale. Cela a été le cas pour Albert Camus (mère illettrée, père tué à la guerre) et son instituteur, M. Germain, si mon souvenir est le bon, et pour tant d’autres. Or, le niveau s’étant dégradé depuis 50 ans, même les enseignants sont recrutés avec un faible niveau et donc, par conséquent, le château de cartes s’écroule. (Marc.)
Remettre les classements, les notes, la reconnaissance du mérite, une orientation sérieuse. Certains enfants ne sont pas faits pour les études, et il y a plein de métiers manuels "en tension" (soi disant), alors remettre l’accent sur l’apprentissage. Arrêter avec le principe 100% de bacheliers, à force de baisser le niveau dans ce but on fait des générations d’incultes... futurs inadaptés mais avec le droit de vote… plus faciles à diriger… (R1349)
Autres [commentaires]
– Thème du moment : lundi 16 juin 2025, l'épreuve de philosophie du baccalauréat
Le bac de philosophie est terminé. Plus de 530 000 lycéens ont travaillé sur les sujets de dissertation et d'explication de texte ce lundi 16 juin : retrouvez les sujets qui étaient proposés et des propositions de correction avec L'Internaute
BACCALAURÉAT GÉNÉRAL SESSION 2025 (PDF)
BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE SESSION 2025 (PDF)
Une réaction : Bac philo 2025 : un texte de John Rawls contre Vincent Bolloré ? (Le commentaire de texte de Rawls au bac de philo ferait l'éloge du socialisme démocratique) BV 16/05/2025 [archive] Lundi 16 juin, l'épreuve de philosophie du baccalauréat ouvre le bal. La philosophie, selon le ministre de l’Éducation Élisabeth Borne, est encore aujourd’hui d’une grande importance : "C’est bien d’avoir une épreuve de philo de quatre heures où on réfléchit au sens des choses", estime-t-elle. Le sujet du commentaire de texte de la voie générale porte sur un extrait de Théorie de la justice, de John Rawls. Les avis sont mitigés...
Barbey d’Aurevilly au bac de français : un dandy dans l’épreuve (Pas sûr que les bacheliers aient tout compris, mais qu’importe...) BV 21/06/2025 [archive] "Dans l’opinion de tout le pays, c’était un passage redoutable…" La description de la lande de Lessay, "désert normand" entre Saint-Sauveur-le-Vicomte et Coutances, voilà ce qu’ont eu les bacheliers de première, en commentaire de texte. Un extrait du premier chapitre de L’Ensorcelée, roman de Barbey d’Aurevilly paru en 1854...
– Autres thèmes du moment
Niveau scolaire : à force de tomber, on touche le fond (BV 18/06/2025) [archive] Lundi [16/06/2025], les jeunes et moins jeunes bacheliers ont survécu à leur première épreuve. Dans quelques semaines tomberont les résultats et l’on entendra, comme chaque année, le pays se réjouir d’un score mirifique : 90, 92, 95, 98 % peut-être de réussite. Mais quelle réussite, au juste. Car ce mercredi, deux jours seulement après les épreuves de philo donc, tombe le rapport du haut-commissaire à la Stratégie et au Plan. Sans surprise, hélas...
La pensée de l'internaute PuDo (12/06/2025) : "Chaque jour qui passe me fait pester davantage sur nos concitoyens (bien nommés en ce cas) qui ont voté et surtout revoté pour lui. Je suffoque depuis 2012, j’ai l’impression de couler dans une piscine avec l’espoir de toucher le fond salvateur qui permettrait d’un coup de pied, de remonter en surface, mais le bassin est si envasé en profondeur, que seul un curage total permettra un nouveau souffle."
Au moment où un rapport détaille l'effondrement de l'Éducation nationale, la France affiche d'autres "priorités" (Les "stéréotypes filles-garçons" !) (BV 18/06/2025) [archive] Il y a deux types de rapports. Ceux qu’on enterre et qu’on a commandés pour cela. Le rapport sur le désastre français de l’Éducation nationale, qui range la France au fond, près du radiateur, joue dans cette catégorie. Il rejoindra à coup sûr la longue cohorte des rapports sur les effets merveilleux de nos pédagogistes, toujours aussi sûrs d’eux, toujours aussi destructeurs et toujours aussi influents...
– Thème un peu hors sujet : Une élue de gauche, lesbienne et pro-avortement à la tête d’un mouvement de jeunesse catholique, il fallait y penser ! (BV 18/06/2025) [archive] Marine Rosset n’est pas une inconnue (surtout à Paris), puisqu’elle est "élue" dans le cinquième arrondissement de la capitale, comme indiqué sur le site des SGDF. Une première surprise puisque les Scouts et Guides de France sont un mouvement affilié à la Fédération du scoutisme français qui se veut "apolitique". Deuxième étonnement, Marine Rosset n’est pas sans étiquette. Elle est socialiste et a été investie par la NUPES et par le Nouveau Front populaire lors des élections législatives de 2022 et 2024. Bien que la jeune femme de 39 ans prétende que "ces deux engagements sont distincts", il y a fort à parier que ses convictions politiques, proches de l’extrême gauche, donneront au mouvement une nouvelle coloration...
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Voir Info Scoutisme
• Bac philo : mieux vaut Internet qu’une salle de classe ?
Nos lycéens ont à leur disposition un outil exceptionnel pour aiguiser leur esprit : la chaîne YouTube du Précepteur !
Cela fait une semaine que plus de 500 000 jeunes Français ont composé en philosophie. Les sujets étaient intéressants, comme toujours : 1) Notre avenir dépend-il de la technique ? 2) La vérité est-elle toujours convaincante ?
Des sujets attractifs
Ces sujets étaient intéressants, riches et parfaitement adaptés au programme censé être vu - et révisé - au cours de l’année de terminale. Ils croisent aussi, évidemment, ce qui est vu en lettres en première, en spécialité HLP (Humanités - Lettres - Philosophie), HGGSP (Histoire - Géographie - Géopolitique - Science Politique) et même Physique, si l’on se souvient, par exemple, des difficultés qu’a eues la théorie du Big Bang à s’imposer dans les esprits (lire, pour cela, l’excellent Dieu, la science, les preuves d’Olivier Bonnassié et Michel-Yves Bolloré).
– Internaute C. "[Big Bang] L’exemple donné dans le texte sur Dieu, la science les preuves est malheureux, car ce livre n’amène absolument rien dans sa première partie qui se veut scientifique. La deuxième concerne Fatima et relève de la croyance."
Mais quand on écoute les micros-trottoirs faits par les journalistes à la sortie des épreuves, on reste circonspect. Une jeune fille : "Ça va. J’suis tombée sur une notion que j’avais envie ; je suis sortie au bout de 2 heures". Qu’aurait-elle fait si elle était tombée sur une notion qu’elle avait pas envie (sic) ?
– Internaute D70 "'J’suis tombée sur un sujet que j’avais envie'. Mieux vaut en rire, de toute façon les élèves français seront bientôt derniers au classement PISA. Pas grave, on a la fête de la musique."
Un jeune garçon se réjouit : "Hier soir, y a un mec de ma classe, il a vraiment tout sauvé. Il a envoyé une vidéo parfaite où j’ai fait 30 minutes de révisions sur la vérité" (La Provence). Il a donc pris le deuxième sujet, et non le texte de Rawls sur l’État et la Justice, et son correcteur va se régaler, à n’en pas douter, en lisant sa copie. Au moins, il ne se perdra pas dans des subordonnées inutiles.
La chaîne YouTube du Précepteur
Pourtant, ces chers petits ont à leur disposition un outil exceptionnel pour aiguiser leur esprit et découvrir, voire approfondir, certaines notions : la chaîne YouTube du Précepteur et son site Internet. Ce que fait ce jeune homme est absolument remarquable. Avec un talent rare et sans en rabattre d’aucune manière sur l’exigence de la pensée, il rend accessibles les œuvres des philosophes à travers des cours ciblés de 30 à 50 minutes. Pas d’images, pas de montage vidéo aguicheur, juste une voix qui parle et dit des choses pesées et intelligentes...
– Des internautes "Merci de parler de cette chaîne trop peu connue et tout à fait remarquable. Je confirme ! Je suis un abonné de cette chaîne depuis longtemps maintenant. Et c’est tout simplement de l’excellent travail. Pas seulement pour les élèves !"
[...] Je conseille souvent à mes élèves de terminale d’aller l’écouter, au lieu de se contenter de la doxa diffusée dans leurs manuels imbibés d’idéologie moderniste et de contre-vérités. Je vous y invite aussi : cela se consomme avec plaisir, en jardinant, en conduisant et même en sirotant un cocktail au bord d’une piscine. Un cocktail bio, écoresponsable et sans alcool, cela va sans dire…
Et encore de la pub, à sauter pour la suite des commentaires
Commentaires
Il est souvent difficile, même pour des "bacheliers" de comprendre les tutos de YouTube, tout simplement parce qu’ils n’ont pas les bases de l’apprentissage de la pensée et du discernement... Ils voient sans voir, entendent sans écouter (ils n'ont que la culture du slip, de la violence et de la destruction) (B.)
Big Bang
Il ne faut pas se contenter de la doxa, notamment en astrophysique ; nombreux sont les astrophysiciens qui ne croient pas au Big Bang impliquant d’ailleurs l’univers en expansion. La théorie géocentrique de Galilée n’est toujours pas prouvée et ne correspond pas aux observations ; dommage qu’il n’y ait pas de débats sur ces sujets. (T.)
Le télescope James Web remet très largement en question la théorie du Big Bang. Il faut donc se méfier des vérités scientifique du moment… Contrairement à ce que croient la quasi-totalité des physiciens, ils ne détiennent aucune vérité absolue, mais travaillent dans un modèle qui n’est que plus ou moins fiable. [...] (C.)
• Bac philo : mieux vaut Internet qu’une salle de classe ?
Nos lycéens ont à leur disposition un outil exceptionnel pour aiguiser leur esprit : la chaîne YouTube du Précepteur !
Cela fait une semaine que plus de 500 000 jeunes Français ont composé en philosophie. Les sujets étaient intéressants, comme toujours : 1) Notre avenir dépend-il de la technique ? 2) La vérité est-elle toujours convaincante ?
Des sujets attractifs
Ces sujets étaient intéressants, riches et parfaitement adaptés au programme censé être vu - et révisé - au cours de l’année de terminale. Ils croisent aussi, évidemment, ce qui est vu en lettres en première, en spécialité HLP (Humanités - Lettres - Philosophie), HGGSP (Histoire - Géographie - Géopolitique - Science Politique) et même Physique, si l’on se souvient, par exemple, des difficultés qu’a eues la théorie du Big Bang à s’imposer dans les esprits (lire, pour cela, l’excellent Dieu, la science, les preuves d’Olivier Bonnassié et Michel-Yves Bolloré).
– Internaute C. "[Big Bang] L’exemple donné dans le texte sur Dieu, la science les preuves est malheureux, car ce livre n’amène absolument rien dans sa première partie qui se veut scientifique. La deuxième concerne Fatima et relève de la croyance."
Mais quand on écoute les micros-trottoirs faits par les journalistes à la sortie des épreuves, on reste circonspect. Une jeune fille : "Ça va. J’suis tombée sur une notion que j’avais envie ; je suis sortie au bout de 2 heures". Qu’aurait-elle fait si elle était tombée sur une notion qu’elle avait pas envie (sic) ?
– Internaute D70 "'J’suis tombée sur un sujet que j’avais envie'. Mieux vaut en rire, de toute façon les élèves français seront bientôt derniers au classement PISA. Pas grave, on a la fête de la musique."
Un jeune garçon se réjouit : "Hier soir, y a un mec de ma classe, il a vraiment tout sauvé. Il a envoyé une vidéo parfaite où j’ai fait 30 minutes de révisions sur la vérité" (La Provence). Il a donc pris le deuxième sujet, et non le texte de Rawls sur l’État et la Justice, et son correcteur va se régaler, à n’en pas douter, en lisant sa copie. Au moins, il ne se perdra pas dans des subordonnées inutiles.
La chaîne YouTube du Précepteur
Pourtant, ces chers petits ont à leur disposition un outil exceptionnel pour aiguiser leur esprit et découvrir, voire approfondir, certaines notions : la chaîne YouTube du Précepteur et son site Internet. Ce que fait ce jeune homme est absolument remarquable. Avec un talent rare et sans en rabattre d’aucune manière sur l’exigence de la pensée, il rend accessibles les œuvres des philosophes à travers des cours ciblés de 30 à 50 minutes. Pas d’images, pas de montage vidéo aguicheur, juste une voix qui parle et dit des choses pesées et intelligentes...
– Des internautes "Merci de parler de cette chaîne trop peu connue et tout à fait remarquable. Je confirme ! Je suis un abonné de cette chaîne depuis longtemps maintenant. Et c’est tout simplement de l’excellent travail. Pas seulement pour les élèves !"
[...] Je conseille souvent à mes élèves de terminale d’aller l’écouter, au lieu de se contenter de la doxa diffusée dans leurs manuels imbibés d’idéologie moderniste et de contre-vérités. Je vous y invite aussi : cela se consomme avec plaisir, en jardinant, en conduisant et même en sirotant un cocktail au bord d’une piscine. Un cocktail bio, écoresponsable et sans alcool, cela va sans dire…
Commentaires
Il est souvent difficile, même pour des "bacheliers" de comprendre les tutos de YouTube, tout simplement parce qu’ils n’ont pas les bases de l’apprentissage de la pensée et du discernement... Ils voient sans voir, entendent sans écouter (ils n'ont que la culture du slip, de la violence et de la destruction) (B.)
Big Bang
Il ne faut pas se contenter de la doxa, notamment en astrophysique ; nombreux sont les astrophysiciens qui ne croient pas au Big Bang impliquant d’ailleurs l’univers en expansion. La théorie géocentrique de Galilée n’est toujours pas prouvée et ne correspond pas aux observations ; dommage qu’il n’y ait pas de débats sur ces sujets. (T.)
Le télescope James Web remet très largement en question la théorie du Big Bang. Il faut donc se méfier des vérités scientifique du moment… Contrairement à ce que croient la quasi-totalité des physiciens, ils ne détiennent aucune vérité absolue, mais travaillent dans un modèle qui n’est que plus ou moins fiable. [...] (C.)
– Thèmes du moment livrés en vrac
Charlemagne et l’école : le fondateur d'une épopée (BV 22/06/2025) [archive] Non, Charlemagne, roi des Francs, n’a pas inventé l’école. Il a fait beaucoup mieux, en l’organisant et en lui donnant son essor. Car personne n’a inventé cet enseignement collectif qui s’est mis en place spontanément en même temps qu’apparaissait l’écriture en Mésopotamie, en Égypte, puis en Chine entre 3 500 et 1 200 avant J.-C...
Internaute S31 "Très bon article qui résume quels sont les personnages qui nous ont permis d’apprendre, à lire, à compter, à écrire. Mais il en manque un : Jean-Baptiste de La Salle, qui est très soucieux de l’éducation des jeunes et se lance dans un projet d’écoles gratuites (nous sommes dans les années 1680). Il veut fonder des écoles pour garçons 'pauvres', C’est très nettement avant Jules Ferry. Les Écoles existent toujours aujourd’hui et encore plus recherchées pour leurs bons résultats." [autres commentaires]
Le bac de français sans Français... (Le témoignage effarant d'une prof) Causeur 25/06/2025 [archive] Bientôt un bonus pour absence totale de ponctuation ? ... [commentaires] "Il paraît que même la langue verte se perd. Quel malheur." (internaute BC)
Écriture inclusive : mettre un point d’arrêt à cette hérésie (BV 26/06/2025) [archive] Enfin un début de sursaut ? Depuis quelques semaines, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) hausse le ton, face au gauchisme culturel. Elle a ainsi refusé la demande de subvention déposée par une association au motif que celle-ci employait l’écriture inclusive sur son site Internet. Une décision de bon sens qui a naturellement fait bondir certaines organisations militantes. "Ce qu'il se passe ici pour Les Têtes de l'Art et pour d'autres structures, visées aujourd'hui sur ces questions d'écriture inclusive et à qui on demande de corriger leur communication pour pouvoir continuer à être soutenues, fait partie d'une bataille idéologique contre tout le secteur associatif, s’est émue Emmanuelle Gourvitch, du Syndicat national des arts vivants. Nos détracteurs, le Rassemblement national et toute une partie de la droite veulent voir jusqu'où ils peuvent aller. Nous allons étudier tous les recours." De son côté, le cabinet de Renaud Muselier leur a rappelé la règle concernant les demandes de subvention, mais aussi les éléments de communication : "pas d’écriture inclusive". "Parce que nous savons qu’avec cette écriture, nous avons affaire à du militantisme", a encore ajouté l’entourage du président de la région... [commentaires] "L'écriture inclusive est une idéologie minoritaire, ce n'est pas la langue française." (internaute Jeff) "Pensez aux personnes dyslexiques et aux aveugles, et renoncez à cette loi !" (Sylvie) "Pour moi, c’est très simple : je ne lis pas les articles écrits en 'inclusif'." (Thierry)
Une ''blague'' d'élève en dit beaucoup de notre société (L'Internaute 26/06/2025) Une blague d'un élève de CP a déclenché plusieurs jours de grève dans une école du Tarn, il y a quelques mois. Elle est symptomatiques de la souffrance au travail...
Enfant "HPI" : les signes avant-coureurs doivent être détectés entre 1 et 4 ans (L'Internaute 27/06/2025) Le concept de haut potentiel intellectuel (HPI) fait débat depuis plusieurs années. Il est souvent associé à un QI élevé : selon l'Organisation mondiale de la santé, cela correspond à un QI de plus de 130, ce qui représente environ 2% de la population. Des tests sont possibles pour évaluer ce potentiel, mais pour être pertinent, le bilan doit être fait par un spécialiste, souvent un psychologue clinicien ou un neuropsychologue. Un tel exercice coûte environ 200 euros en France...
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Voir Intelligence – Intelligent !
• Le brevet : comment mettre de l’huile sur le feu ?
Intéressant, l’histoire-géographie, car c'est la discipline qui subit le plus fortement la pression idéologique.
BV 29 juin 2025 [archive] [commentaires]
Nous sommes entrés, depuis quelques semaines, dans la glorieuse période des examens qui sanctionnent le travail acharné des petits Français au cours de leur scolarité secondaire. Avez-vous eu la curiosité de regarder les sujets du brevet ? Comme je suis d’astreinte de surveillance comme de correction, j’ai jeté un œil au sujet d’histoire-géographie. C’est toujours intéressant, l’histoire-géographie, car c’est la discipline qui subit, avec les lettres et la SVT, le plus fortement la pression idéologique de nos bienveillants dirigeants...
Je me souviens d’un super prof d’Histoire/Géo en première et terminale, lui pas de gauche du tout, il était catastrophé quand Mitterrand fut élu en 1981, "mes pauvres enfants votre avenir ne va pas être tout rose", je m’en souviens encore ! (S65)
Il est honteux de tendre aux enfants ce genre de piège consistant en une implication idéologique tout à fait étrangère à leur âge ! Par ex. ils se f*** pas mal de l’égalité hommes-femmes, qui est une préoccupation d’adultes. (Anna)
Je croirai à l’égalité des sexes lorsque je verrai un homme accoucher ! (Anne-Marie)
– Thèmes du moment
Brevet 2025 : une correction si "bienveillante"… (Boulevard Voltaire 03/07/2025) [archive] Brevet 2025 : Les consignes de correction sont si laxistes et mensongères, par "bienveillance", qu'elles sont à détruire impérativement... [commentaires1] [commentaires2]
IA dégénératives "en éducation" : Vers une école avec IA sans notes ni cerveau (Causeur 04/07/2025) [archive] Alors que les résultats du baccalauréat sont dévoilés ce matin [4 juillet] de plus en plus de candidats préfèrent les consulter en ligne, depuis chez eux, plutôt que de se rendre dans leur lycée pour découvrir les listes affichées. Dans le même temps, tandis que les alertes se multiplient sur le risque de délégation des capacités cognitives à des outils comme ChatGPT, l’Éducation nationale vient d’adopter une position résolument enthousiaste en définissant le "cadre d’usage" des intelligences artificielles génératives... [commentaires]
– Thème un peu hors sujet
Non aux écrans en crèche : enfin une vraie mesure de civilisation (La Lettre Patriote 03/07/2025) [archive] Ne nous y trompons pas : si l’État prend enfin cette décision, ce n’est pas seulement pour protéger les enfants, c’est aussi parce que l’explosion des troubles du comportement, des retards cognitifs et des pathologies de l’attention devient un problème de santé publique majeur et donc… budgétaire. Saluons bien sûr l’interdiction des écrans dans les crèches mais exigeons plus...
• Le rayon de soleil dont on a besoin
BV 06 juillet 2025 [archive sans vidéo]
Mon rayon de soleil a été la comédie musicale offerte par des élèves du Sénevé, à Castres, pour les dix ans de l'école.
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Quand on est prêt à désespérer, on assiste souvent à une scène qui nous redonne espoir.
Je pensais consacrer cette chronique aux traditionnelles perles du brevet, mais ce que j’ai vécu vendredi soir a bouleversé mes plans. Je ne résiste pas à l’envie de le partager avec vous. On a tous besoin de petits rayons de soleil. Mon rayon de soleil, cela a été la comédie musicale offerte au public par des élèves du Sénevé, à Castres, à l’occasion des dix ans de l’école. Le Sénevé est une école-collège hors contrat qui accueille en son sein une maîtrise, c’est-à-dire une école en horaires aménagés réunissant des enfants autour de l’exigence et de l’harmonie du chant choral.
Comme le rappelle le site de La maîtrise "pour les chanteurs, âgés de 8 à 15 ans, le chœur est un lieu de croissance humaine, artistique et spirituelle". Et la création de cette comédie musicale fut une belle aventure humaine et une vraie réussite éducative...
"Comme ça fait du bien. Les ministres de l’éducation nationale feraient mieux de valoriser ce genre de talents plutôt que d’imposer toujours plus d’inclusion, plus d’égalitarisme, plus de 'wokisme' en un mot plus de nullité car élitisme, émérite, efforts, travail, excellence… sont devenus des gros mots. Et l’on s’enfonce dans une médiocrité toujours plus crasse." (Ice)
Internaute Syclams "... Virginie, trop bavard à nouveau ? Bon. SVP, ne négligez pas les perles… pour notre plaisir, sans pour autant que cela devienne fastidieux de les recueillir. Bonnes vacances."
– Thèmes du moment
Lisse, fluide, élégante, esthétique, mélodieuse, poétique, charismatique, sexy, classe… Selon plusieurs sondages internationaux, le français est la langue préférée dans le monde, parce que la plus belle. Notre langue serait particulièrement musicale ; elle aurait un "r" imprononçable et des consonances[1] nasales charmantes à écouter mais impossibles à reproduire et à différencier, comme "en", "in" et "un"[2]. Avec un accent tonique invariablement placé à la fin des mots ou des phrases. Bien sûr, ce n’est pas qu’une question d’oreille. Les personnes sondées y associent, consciemment ou non, le romantisme, la culture, la littérature, les modes, l’Histoire ou la gastronomie...
[Notes de Gigeoju
1. Avis à l'auteur de l'article, consonance, un seul "n"...
2. "On en a un"... difficile à prononcer pour un Allemand ! C'est ce que mon ami franco-allemand m'a dit, c'était une phrase proposée aux étudiants de français en Allemagne, pour rigoler ! Et dans cette catégorie "imprononçable", cette fois c'est un de mes propres souvenirs qui remonte : pour un Anglais, prononcer le nom de Caudiès-de-Fenouillèdes, charmant village des Pyrénées-Orientales, est une torture !]
Source et suite Académie française, l'écrin d’un joyau : la langue française (BV 06/07/2025)
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L’IA menace-t-elle l’écriture ? (L’usage scolaire de ChatGPT nous expose à de terribles dangers, prévient le linguiste Alain Bentolila) (Causeur 07/07/2025) L’heure est venue du grand ressassement. ChatGPT est un ennemi mortel. C’est la nature singulière, originale, imprévisible de l’acte d’écriture que menacent d’effacer aujourd’hui les robots conversationnels comme Chat GPT. N’écrivez plus, ne créez plus ! Nous disent-ils. Recopiez ! N’inventez plus ! Vous feriez de toute façon moins bien, moins riche, moins séduisant. Acceptez l’insigne médiocrité de votre mise en mot singulière et inclinez-vous plutôt devant la quantité impressionnante des data et la puissance stupéfiante des algorithmes qui les sélectionnent et les agencent afin que vous soit livré un résultat sans aspérités ni surprises... [Commentaires]
Commentaires choisis
L'IA écrit mais ne pense pas : elle compile. Enseigner l'écriture est facile, mais le véritable objectif de l'école est d'apprendre à penser en l'exprimant par écrit. Ce qu'elle a renoncé à faire. Ce qu'on lui a interdit de faire. À quoi sert-il de penser si on laisse d'autres penser pour soi ? Les autres étant les pouvoirs politiques et financiers, les zotorités, qui ne veulent pas laisser le peuple penser. Parce qu'il risque de penser de façon autonome, indépendante, et ça c'est mal. C'est mal parce c'est dangereux pour les pouvoirs. Le peuple pourrait penser que les vaccins ne sont pas sûrs et efficaces... que les évolutions climatiques ne sont ni anthropiques ni apocalyptiques... que le système politique actuel n'est pas démocratique... que Poutine n'est pas Hitler... etc. Vous voyez le problème pour nos zotorités ? Quand on n'a plus ni le droit ni la possibilité de penser, pourquoi écrire ? (AMHA)
Immodestement, on peut dire que le problème de l’IA exposé ici est simple à résoudre : - pour le déplacement, l’Homme acquiert la marche (à 4 pattes d’abord) puis il a recours au vélo, l’auto, l’avion. C’est super, qui s’en plaindrait ? - pour l'intellect, l’Homme acquiert lecture / écriture puis il a recours aux bibliothèques, aux ordis, à l’IA. C’est super, et il ne faut pas s’en plaindre. DONC comme on n’apprend pas à faire du vélo à un enfant qui ne sait pas marcher, il faut bannir totalement les ordis des écoles tant que l’enfant ne sait pas BIEN lire / écrire. À partir de là, c’est tout bénéfice. (Bruno)
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Un pays où les collégiens ne savent plus lire ni compter (mais où l’on maîtrise parfaitement l’écriture inclusive) (Lettre Patriote 09/07/2025) [archive] Le chiffre est tombé comme une gifle : moins de la moitié des élèves de troisième ont le niveau attendu en français et en mathématiques. Et ce n’est pas un journal de droite qui l’affirme, mais le ministère de l’Éducation nationale lui-même, dans un rapport officiel publié ce mercredi. Que reste-t-il alors de l’école républicaine ? Un champ de ruines idéologiques, où l’on sacrifie les savoirs fondamentaux sur l’autel du wokisme pédagogique... [commentaire]
• Bac, brevet, que dire… « On ses fait draguée toute la soirer par des gent bourrait »
Le taux de mentions TB a connu une inflation de 1.466 %, au cours des 20 dernières années, bien mieux encore que le pain.
Voici la chronique attendue sur les perles que j’ai trouvées dans mes copies de brevet.
Voir Perles en tous genres (listes)
Mais je voudrais auparavant réagir à une vidéo que je viens de voir sur les réseaux. La Dépêche du Midi organisait une petite cérémonie pour féliciter les bacheliers ayant obtenu une mention "très bien". Pourquoi pas. Le niveau ne cessant d’augmenter, comme tout le monde le constate au quotidien, le taux de mentions TB a connu une inflation de 1.466 %, au cours des vingt dernières années, bien mieux encore que le pain, l’essence ou les cigarettes.
Lors du petit raout festif organisé par La Dépêche, le maître de cérémonie a félicité les jeunes : "Bravo à toutes et à tous, vous avez bien bossé !", et une candidate s’est réjouie de sa mention "très bien" : "Je pensais même pas avoir la mention 'bien', déjà, de base, donc avoir la mention 'très bien', j’étais vraiment choquée ; du coup, j’étais fière de moi aussi et mes parents aussi, du coup." Pour la transcription de cette saillie élégante, j’ai hésité sur la place des virgules : je les ai mises un peu au hasard, ne sachant pas bien si le "déjà" allait avec "mention" ou "de base" ni si le "du coup" allait avec ce qui le précède ou ce qui le suit. Mais vous serez sensibles à l’usage subtil que fait cette jeune fille de l’épanadiplose ("du coup… du coup") * et du parallélisme ("j’étais fière de moi… mes parents aussi [étaient fiers]"), prouvant ainsi la fine transmission des principes de la rhétorique classique aux nouvelles générations.
* Voir aussi Anadiplose
« Simone à la plage »
Maintenant, les copies du brevet. Rien de bien nouveau, sous le soleil des années 2020. Nous avons reçu des consignes de correction très bienveillantes, comme de coutume, avec une transmission orale des consignes les plus contestables (comme le fait de ne pas tenir compte des contresens de lecture les plus massifs, ceux qui faisaient de Simone de Beauvoir une lycéenne ou une travailleuse indépendante). Puis nous avons découvert les copies. En rédaction, nous avons eu la collection complète des Martine-Simone : "Simone à la plage", "Simone décore son appartement" mais aussi "Simone va au concert de Jul", "Simone assiste à un match de l’OM", "Simone dans la FanZone" et surtout, très essentiellement, "Simone fait du shopping". On ne se rend pas assez compte de l’importance, dans une vie équilibrée, de cette action déterminante qui consiste à faire les boutiques et à dénicher la petite robe qui va bien…
Toutes ces aventures passionnantes, absolument jamais assorties de la moindre réflexion sur la vie, la beauté ou quelque notion abstraite que ce soit, étaient racontées dans une langue élégante et fleurie, ornée de mille petites trouvailles gracieuses1 : "Et j’en parle du nombre de gens à la plage ? C’est vraiment compliquer pour y aller mais même juste regarder la plage ça me donne les frissons", "Le soir nous somme parti en soiret ensemble dans une grausse boite vu qu’elle connait le patront, on sait amusait jusca 2h du matin, on ses fait draguée toute la soirer par des gent bourrait", "L’Olympique de Marseille a bien respecté sa devise qui est 'Droit au But' avec sa victoire bonifié qui est de 4-2 contre le Benfica. De fabuleuse personnes mont invités à boire l’apéro au Vieux Ports", "Je lui répondu que oui j’étais issu de la région parisienne, j’ai cru qu’il allait me viré du bar […] mais il pointa une écharppe : 'Tié la famille, même si tié un parisien'", "Coucou Maman et Papa, j’espère que vous allez bien moi super. Je vous écris cette petite lettre pour vous racontez mon arrivée à Marseille. Dès mon arrivée, je me suis immobilisé en haut du grand escalier. Le ciel était bleu, la mer était bleu et franchement c’était tellement satisfesant à regarder. J’ai visité la villes par exemples les lieux, la façon de parler, rencontré de nouveaux amies, les plages, les stades et la nouritture."
Même à l’imparfait ils sont créatifs : je revené, je m’ennuié, je parter…
C’est pareil quand ils répondent aux questions de compréhension : "On peut dire que c’est une vie nouvelle car elle vie dans une nouvelle ville puis va aller à l’école, une maison, ses occupation car sa sera à elle de les inventer." Pour terminer, la petite copie surréaliste d’un élève qui, ne vous inquiétez pas (ou inquiétaient ? ou inquiété ?…), passera sûrement en seconde générale, faute de place ailleurs : "Dormira mes occupations d’autre habitudes mes avec plaisires cest amais les invite l’escalié je maretais a chaque marche come sur l’avenue de la gare à drois a guache il y’a avait restaurant verrières pas un chambe selon mon coeur Vobessieu des trovailles et là je grimpai son toi racailles je rodais." André Breton aurait adoré…
1. Note à Virginie Fontcalel : "... ornée de mille petites trouvailles gracieuses", "gracieuses" sans accent circonflexe...
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La "créolisation" du français est déjà bien avancée, certains s’en réjouiront… (un internaute)
– Thèmes du moment
La voile est l’une des activités que des écoliers peuvent découvrir en partant en classe de mer.
Des "vacances d’école" pour apprendre autrement : l’expérience des classes de mer (The Conversation 15/07/2025) [archive sans vidéo] Hors du cadre scolaire, immergés dans un milieu naturel, loin de leurs tables et crayons, comment les enfants apprennent-ils et qu’apprennent-ils ? L’expérience des classes de mer nous montre en quoi la confrontation à l’extérieur aide aussi à grandir...
À la mairie de Lille, la langue française ne fait plus l’unanimité (BV 17/07/2025) [archive] Une note de service du 30/06/2025 de la mairie de Lille demande à certains de ses agents de bien vouloir privilégier la langue de Molière. "L'usage d'une autre langue ne saurait être admis dans le cadre professionnel, tant dans les relations avec les usagers que dans les échanges entre collègues" en vertu de l'article 2 de la Constitution qui stipule que "la langue de la République est le français"...
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Lille, Hôtel de Ville, porte de Paris
Quand les Français déjouent la censure (Face aux appétits de censure du régime, les Français en sont réduits à adopter un langage codé) Boulevard Voltaire 18/07/2025 [archive] La menace fasciste plane. Jeudi 17 juillet 2025, France Info a publié un long article attirant l’attention sur un phénomène très inquiétant. "L'extrême droite a développé depuis plusieurs années un vocabulaire détourné sur les réseaux sociaux pour diffuser ses idées", alerte ainsi France Info. La journaliste en veut pour preuve les mots "arbres" et "noix" qui connaîtraient une étrange popularité sur certaines plates-formes. "Ce sont des termes qui sont utilisés pour tenir des propos racistes, 'arbres' désignant les personnes arabes et 'noix' désignant les personnes noires", ajoute une employée du média d’extrême gauche StreetPress, présentée sur Radio France comme une "spécialiste de l'extrême droite". Cette technique conduirait à "une vraie libération de la parole raciste et de la parole haineuse". Diantre ! ...
Commenter
"En même temps", le pseudo président de la république exprime tranquillement sa haine de la France et de ses ressortissants, sans problème aucun, toujours souriant, bien en forme, adulé par les médias, caressant des têtes couronnées, palpant des corps noirs, en voyage d’agrément avec l’argent des gueux, conférant avec ses frères en politique, sans aucun sentiment de doute. Est-il visé par la chasse aux contenus des réseaux sociaux ? (PtG)
J’ai la prétention d’être très à droite et sans complexe, pourtant j’ignorais ces "codes", j’ai l’habitude de dire ce que je pense sans me cacher, et j’ai tendance à penser que dans mon courant de pensées tout le monde est franc et revendique sa liberté de penser, écrire ou agir… quitte à être parfois censuré par protection contre les haineux au pouvoir. (Ray)
Définir
Aurore Berger veut supprimer la haine en ligne… il lui faudrait d’abord définir ce qu’est la haine... (S83)
[rappelons] que les fascistes – et les nazis qui ce se sont inspiré de leur modèle – étaient des socialistes d’extrême gauche, comme leur compère les communistes. Ce sont les 3 grandes dictatures européennes du début du XX° siècle. L’extrême gauche d’aujourd’hui nous le montre bien, qu’elle soit fasciste teintée de nazisme ou communiste. (Jef)
Cela existe depuis longtemps en Chine. La censure là-bas s'appelle "HARMONIE". Ce qui montre que l'Europe se rapproche de la Chine en termes de libertés. NB : cette technique n'est pas réservée à l'"extrême-droite" ou aux "racistes". C'est un genre de stéganographie * simple. (Shezang)
* La stéganographie (du grec steganós "étanche""hermétique") est un procédé, qui consiste à dissimuler un message sensible dans un medium dit "de couverture" (d'apparence anodine), qui n'éveillera pas les soupçons même s'il est à la vue de tous, et seul un destinataire "averti" saura qu'il y a une information pour lui.
Constater
"1984" était une fiction, devenue de l’anticipation... et c’est maintenant la triste réalité. (S83)
Mao [aurait dit] "Nul n’est coupable pour avoir parlé, c’est à celui qui écoute de se faire son idée". Mais ça, c’était avant ! (Pipo)
Lorsque le peuple utilise un "Langage codé", cela prouve que ce pays n’est plus en démocratie et ne peut plus exprimer ce qu’il pense et ce qu’il ressent. Le stalinisme est toujours bien vivant. Faire taire tout ce qui ne convient pas, reste une méthode fort prisée par ceux qui manquent d’arguments. C'est triste. (des internautes)
S'adapter
[...] À signaler un autre moyen de détourner la censure : au lieu d’affirmer, questionnez. Ce qui met les esprits en éveil. Ex : "Est-il bègue ?" au lieu de "il est bègue". (Syclams)
La Gauche aura beau imaginer les moyens les plus anti démocratiques pour tenter de museler les idées dissidentes, le long fleuve du réel continuera de grossir et d’emporter leurs vaines tentatives médiatiques dictatoriales. Car quand les lois sont débiles, empêchent d'exprimer les sentiments, les pensées et un certain ressenti, le Nicolas de base s'adapte... (des internautes)
Ironiser
Pourtant "tout le monde sait" que le RN joue le rôle de courroie de transmission de Poutine, que le parti a été reconnu coupable de détournement en bande organisée de millions d'euros de fonds publiques et que la pédocriminalité est tolérée pour des raisons évidentes de ressemblance. (Tomi)
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• Le certif’ : entre nostalgie et fantasmes
BV 20 juillet 2025 [archive sans vidéo] [commentaires]
Je vous propose de vous mettre un peu à l’épreuve sur des questions tirées de sujets de ce fameux certificat d’études.
Instauré en 1866, rendu obligatoire en 1882, supprimé en 1989, le certif’ (certificat d’études primaires élémentaires) reste, dans l’imaginaire collectif, une sorte de référence ultime dès qu’on parle du niveau des élèves. Pourtant, il a lui aussi toujours eu des détracteurs et, comme toute chose mise en place de manière uniforme à l’échelle du pays entier, n’a jamais fait l’unanimité.
Comme vous m’en parlez souvent dans vos commentaires, et que nous sommes plus détendus en ce début de "grandes vacances", pour reprendre l’expression consacrée, je vous propose de vous mettre un peu à l’épreuve sur des questions tirées de divers sujets de ce fameux certificat d’études.
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Calcul
1.Un cultivateur veut faire construire une cuve d'une contenance de 40 hl sur un emplacement libre d'un hangar qui a la forme d'un rectangle de 2,3 m de long et 1,7 m de large. Les murs de la cuve auront 20 cm d'épaisseur. Quelles seront les dimensions intérieures de la base de la cuve ? Quelle hauteur intérieure doit-on lui donner ? (à 1 cm près). (8 points)
2. Un jardin est représenté sur un plan par un rectangle de 28 cm de long et 16 cm de large. Sa longueur réelle est de 112 m.
a. Quelle est l'échelle du plan ?
b. Calculez la largeur réelle du jardin.
c. Tout autour, et à l'intérieur du jardin, est tracée une allée sablée de 2 m de large. Quelle est la surface réelle de l’allée ?
d. Quelle est la surface de l'allée sur le plan ?
e. La surface de l'allée sur le plan vaut une certaine fraction de la surface réelle de l'allée. Quelle est cette fraction ?
Un peu de calcul mental, toujours extrait de sujets de 1959 ? Attention, on le fait de tête et le plus vite possible (5 minutes maximum pour l’ensemble des questions) :
1. Quelle est la surface en ares d'un terrain triangulaire de 250 m de base et 200 m de longueur ?
2. Combien coûtent 700 g de jambon à 10,50 NF le kg ?
3. Intérêts de 120 NF à 4 % pendant 6 mois ?
4. Un motocycliste fait 6 km en 12 min. Quelle est sa vitesse en km/h ?
5. Combien de timbres à 0,25 NF peut-on obtenir avec 150 NF ?
Sciences naturelles
1. Question commune à tous les candidats.
Un camarade s'est fracturé l'avant-bras. Conduite à tenir avant l'arrivée du médecin.
Histoire-Géo
Quand on observe ces questions, on se dit plusieurs choses. Tout d’abord le niveau n’est pas, contrairement à ce que l’on prétend souvent, nettement plus élevé que ce que l’on soumet aujourd’hui à des élèves de 11 à 13 ans - âges entre lesquels on pouvait présenter le certificat d’études - exception faite, toutefois, de l’histoire-géographie.
Histoire
Que vous rappellent ces noms : Hertz et Branly, Stephenson, Lumière, Marconi, Waldeck Rousseau ?
Géographie
Croquis de la région du Nord. Placez un grand port de pêche, un grand port de commerce, une grande ville minière, une grande ville textile, un grand centre agricole.
Le certif’, clé de sortie du système scolaire
De plus, le taux d’échec était relativement élevé (entre 15 et 45 %, selon les lieux et les années), ce qui indique que les écoliers n’avaient pas tous le niveau dudit diplôme, alors même que les instituteurs choisissaient les candidats qu’ils présentaient et laissaient de côté un certain nombre de leurs élèves.
En revanche, je trouve remarquables certaines questions de « vie courante », qui pourraient avec grand profit revenir dans les examens nationaux (en écrivant cela, je me rappelle qu’il n’y a plus d’examen national avant le brevet…) : des questions portant sur la couture, la culture du potager, le noms des outils des artisans…
On voit surtout l’adaptation de l’épreuve au profil social des élèves, avec une distinction entre enfants « urbains » et enfants « ruraux », ainsi qu’une orientation très genrée, comme on dit aujourd’hui, des questionnaires. Cela nous rappelle que le certif’ validait en réalité une grande reproduction sociale et que les enfants de paysans et d’artisans avaient vocation à rester dans leur zone géographique et dans la catégorie sociale et professionnelle de leurs parents. Le certif’ n’était pas pour ceux qui allaient poursuivre des études, mais constituait la clé de sortie du système scolaire.
Un exemple extrait d’un sujet de 1951
Garçons ruraux :
Comment prépare-t-on le ciment, le ciment armé, le béton, le béton armé ? (5 points)
Qu’est-ce qu’une fosse septique ? Quels sont ses avantages ? (5 points)
Filles urbaines :
Dans quels morceaux choisissez-vous : un bifteck, un rôti, un bæuf mode, un pot-au-feu... (5 points)
Doit-on laver les chaussettes et les bas dans de l’eau contenant de la lessive ou des cristaux de soude ? Pourquoi ? (5 points)
Je ne porte aucun jugement à ce sujet, j’en fais juste la remarque, et je laisse chacun se positionner par rapport au type de société qu’il affectionne, une société de tous les possibles où la reproduction sociale est théoriquement limitée, ou une société plus rigide, traditionnelle, dans laquelle nombre de métiers se transmettent de père en fils.
– Thème du moment
Où le féminisme va-t-il se nicher ? (Je trouve ridicule la manie de féminiser les grades dans l’armée, la gendarmerie et la police) BV 20/07/2025 [archive] Chaque année, le défilé du 14 Juillet nous présente de plus en plus de personnels féminins, y compris à des postes élevés. Je ne vois pas d’inconvénient à cette tendance ; dans la mesure où les promotions se font sur la stricte compétence à égalité avec les personnels masculins. Mais pourquoi accompagner cette évolution sociale d’inventions sémantiques ? Je trouve ridicule la manie de féminiser les grades dans l’armée, la gendarmerie et la police [...] Dans les temps pas si anciens où le métier des armes était purement masculin, tous se sont trouvés sentinelle un jour ou l’autre, des marins étaient vigies et tous les hommes astreints au service militaire étaient des recrues. On pourrait aussi citer, plus haut dans la hiérarchie sociale, les prédicats honorifiques "Son Altesse", "Son Éminence", "Sa Sainteté", "Sa Majesté", tous féminins. Pourtant Henri IV, Richelieu, Louis XIV, tous les papes, etc., ne s'en sont jamais vexés. Les féministes d'aujourd'hui seraient donc plus susceptibles que Louis XIV ? Jusqu’à nos jours donc, personne n’y voyait malice, ou se sentait dévalorisé par l’emploi du féminin pour désigner la fonction. Car c’est de cela qu’il s’agit ; ces termes désignent des fonctions, pas des individus...
Commentaires
Merci mon général, je me sens moins seul à déplorer ce que d’aucuns appellent un progrès ! (J.)
Les grades sont féminisés dans les J.O. depuis plus de 20 ans. Quand je lis, comme récemment, "adjudante-cheffe" je suis horrifié. (Joël)
Matelote me fait penser à "matelote d’anguille" que j’ai adorée lors d’un repas fait dans le marais poitevin un jour de congé (Tara)
S’il n’y avait que là ! "Autrice" par exemple, qui arrache l’oreille, tout ça par qu’il y a "factrice" (la femme du facteur !). Il paraît que le ridicule ne tue pas, surtout pas les féministes françaises, qu’on entend d’ailleurs très peu voire pas du tout, se pencher sur la vie des femmes afghanes par exemple. ()
Que ce soit dans l’armée ou ailleurs, la féminisation des termes est affreuse. Quand j’entend "écrivaine" j’ai envie de hurler. Ça n’apporte strictement rien. (L.)
- Marie témoigne : Je me rappelle d’une rédaction en 5e où j’avais écrit "écrivaine", dans la marge le prof avait annoté en rouge "barbarisme"... mais ça c’était avant !
Tout à fait de votre avis général. Nous perdons toute la musicalité de la langue française. Ajoutons cette manie qui semble se généraliser, faire suivre le féminin à l’expression neutre, par nature de genre masculin. Ex : les chercheurs Et chercheuses. Les femmes se sentent-elles avantagées avec une telle distinction ? Pour ma part je crois à une ségrégation. Ne surtout pas les oublier… Nos académiciens restent inertes. Ils semblent approuver toutes ces dérives. La rue, les minorités commandent. Sommes-nous toujours gouvernés ? (Syclams)
Je partage totalement cette analyse. Cela montre, au fond d’elles même, qu’elles ne se sentent pas tout a fait a la hauteur de leurs camarades masculins et qu’en guise d’égalité elles ne sont pas réellement interchangeables avec les hommes. Je suis d’ailleurs persuadé que les femmes seront meilleures dans certains postes et les hommes dans d’autres. L’efficacité de la féminisation se trouve dans la complémentarité. (Xavier)
Quand je vois des femmes accepter de bonne grâce, voire réclamer cette féminisation ridicule de leur grade, ça m’inspire instinctivement… une grande méfiance quand à leurs compétences. (K.)
Au risque de paraître rétrograde, et pourtant je suis tout simplement réaliste et pragmatique. Il fut un temps béni où ce type de problème sémantique ne se posait pas,la raison est simple, c’est qu’il n’y avait pas où peu de femmes faisant l’armée et c’était plutôt une bonne chose. On nous raconte des balivernes en nous expliquant que la féminisation de l’armée, des forces de l’ordre est enrichissante pour les deux institutions citées, ça n’est que du vent et du mensonge. Que je sache, ce n’est pas avec des armées féminisées que Jules César, Alexandre Le Grand, Hannibal, Napoléon, Bigeard et d’autres ont accompli des choses extraordinaires et des exploits militaires notables, alors qu’on arrête de nous bassiner avec la féminisation sous toutes ses formes, ça en devient grotesque et idiot. (Boxer)
- Bien d’accord avec vous et pourtant je suis une femme. Chacun son rôle. Un de mes patients policier me disait un jour, lors des émeutes de 2005, qu’il était obligé pour son planning de mettre un homme supplémentaire lorsqu’il y avait une femme dans l’équipe. Les femmes peuvent jouer des rôles importants dans la santé, peut-être dans les enquêtes de police (elles sont réputées pour avoir plus d’intuition que les hommes), dans l’enseignement, alors pourquoi vouloir à tout prix faire comme les hommes ? (DD)
Sans le savoir la langue française comporte le genre "neutre", et très souvent on emploie le masculin ou même le féminin dans un sens neutre. Ainsi on dira bien qu’il y avait UNE PERSONNE dans la pièce, et CETTE PERSONNE était un homme. C’est très bien comme cela, et restons-en là. Pas la peine de complexifier encore plus ce qui l’est déjà assez comme cela. La langue française n’est pas simple, n’en rajoutons pas, sinon elle disparaîtra au profit de l’anglais qui ne comporte pas toutes ces "chinoiseries". (Eddy)
J’ai eu une directrice régionale, par ailleurs incapable notoire, qui tenait à ce qu’on l’appelle "directeur". Je pense effectivement que ce n’est pas rendre service aux femmes que de féminiser toutes les fonctions. Si les femmes veulent être traitées à l’égal des hommes, pourquoi prendre une autre appellation pour la même fonction ? Et si, comme dés pseudos-féministes l’affirment, il n’y a pas de différence entre hommes et femmes, pourquoi différencier le titre ? Et pour aller encore plus loin, une femme se sentant homme va donc refuser la féminisation de sa fonction ? Idem pour un homme qui se sent femme, va-t-il insister pour féminiser sa fonction ? Même si je suis contre cette théorie des genres, la meilleure façon de les respecter aurait été de garder le nom, certes majoritairement masculin, mais rendu par l’usage impersonnel. (Éric)
Il y a quelques années, le député LR Julien Aubert avait été sanctionné par l’Assemblée Nationale pour s’être adressé à une femme ministre en lui disant "Madame le ministre", et ce en parfait accord avec les règles de la langue française. Autre exemple plusieurs fois observé lorsque le préfet d’un département est une femme : les panneaux d’information sur les chantiers de construction ou de rénovation de bâtiments publics précisent les acteurs concernés de l’Etat ou des collectivités locales : la région x, la ville de y, et la préfète pour la préfecture. Donc parce que le préfet est une femme on désigne la personne et non la fonction, contrairement aux autres institutions nommées sur ces panneaux. De plus si cette femme préfet est remplacée par un homme, tous ces panneaux d’informations sont à modifier… (C.)
Ça va être réglé le problème de la féminité, dans 10 ans vous serez toutes voilées et ça n'a pas l’air d'inquiéter les féministes. (R.)
Et plein d'autres commentaires, pleins de bons sens ! Pas assez de place pour tous les rapporter ici, mais merci à tous ces internautes !
• Que lire cet été ?
Quatre ouvrages à emporter dans sa valise ou son sac de plage afin de se rappeler l’école que l’on a détruite.
Alors que tout se ralentit dans l’inertie de l’été, rien de plus salutaire que de plonger dans quelques ouvrages éclairés ! Lire pour reprendre pied, pour écouter le monde, pour retrouver la vigueur du jugement dans une époque d’hypocrites euphémismes.
Voici donc quatre ouvrages à emporter dans sa valise — ou dans son sac de plage — afin de se rappeler l’école que l’on a détruite, la culture que l’on oublie et la transmission que l’on méprise. Savoir, c’est une étape pour se donner les moyens d’agir...
Commentaires
Puis-je oser aussi ? Le tour de la France par deux enfants écrit par Mme Augustine Fouillée-Tuillerie alias G. Bruno. Écrit en 1877, c’est un roman, un livre d’histoire, un livre de morale et bien d’autres éléments… à lire par les parents en y intéressant les pré-adolescents. À sa lecture nous parcourons la France, ses régions, une véritable découverte géographique sans oublier les particularités culinaires, les métiers, les cultures spécifiques. Un grand succès, plus de 7 millions d’exemplaires de 1880 à 1950. (DSG)
Et les autres !
– Thèmes du moment
Un Maigret, sinon rien (Georges Simenon publiait "Maigret a peur" en 1953) Causeur 26/07/2025 [archive] ... Dans Maigret a peur, il pleut beaucoup, le vent souffle fort, les nuages sont menaçants. Le printemps se fait attendre. Ça a quelque chose de rafraîchissant même si l’atmosphère est pesante. Maigret revient d’un congrès de criminologie, à Bordeaux. Avant de retrouver son épouse et son bureau au 36, quai des Orfèvres, le commissaire fait une halte dans une petite ville de province, Fontenay-le-Comte, traversée par la Vendée. Simenon y a séjourné en 1940-1941. Il semble ne pas en avoir gardé un bon souvenir. Les rues sont désertes le soir, les gens s’épient derrière les fenêtres, les lettres de dénonciation sont prisées et les ragots ne manquent jamais. Maigret descend du train où il a fait la connaissance d’un personnage nommé Vernoux de Courçon, un individu qui lui a rappelé son enfance et "les gens du château", comprenez la classe sociale dominante à laquelle n’appartient pas Maigret... [commentaires]
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Roman national : "On ne peut pas priver les enfants d’un tel vivier d’histoires" (Entretien avec Gwenaële Barussaud, rédactrice en chef du Panache, la revue pour la jeunesse du Puy du Fou) Causeur 28/07/2025 [archive] On ne présente plus le célèbre Puy du Fou, parc à thème internationalement reconnu et favori des Français. Mais derrière les reconstitutions historiques grandioses qu’il propose, se cache aussi depuis 2023 une maison d’édition, qui s’est lancée en avril dans une nouvelle aventure : un mensuel pour enfants ! Une rédactrice en chef, passionnée d’histoires et d’Histoire, la romancière Gwenaële Barussaud... [commentaires]
(Re)découvrez les grands classiques de Pagnol au cinéma, cet été (six films restaurés...) BV 29/07/2025 [archive sans vidéo] L’effrayant pion Merlusse au visage balafré mais au cœur débordant, le moulin de maître Cornille, la source retrouvée par Ugolin sur le terrain des Romarins, l’étonnante demande en mariage de Cigalon à sa voisine Madame Toffi… Ces histoires profondément authentiques et touchantes, ces grands classiques intemporels qui ont marqué le cinéma et la littérature françaises grâce au génie de Marcel Pagnol, s’invitent sur grand écran, cet été, dans une version sublimée. "Ces rétrospectives sont aujourd’hui rendues possibles grâce à tout le travail de restauration que j’ai commencé il y a plus de dix ans", explique, enthousiaste, Nicolas Pagnol, le petit-fils du célèbre auteur. "Maintenant, nous avons des copies superbes que nous présentons au cinéma", se réjouit-il...
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• Le mythe du hussard noir : une saine nostalgie ?
Pas de quoi s'inquiéter de la réforme de la formation des enseignants portée par Borne.
La formation des enseignants : avouons-le, elle n’a jamais été bonne. Élisabeth Borne prétend encore une fois la réformer. Pourquoi pas ? Écourter les études ? Pourquoi pas ? On n’a pas besoin d’un bac+5 pour enseigner à des 6e à moitié analphabètes. Quand on regarde l’Histoire, on voit que l’on a toujours tâtonné quant à la formation des enseignants. D’un côté, on a conscience qu’elle revêt une certaine importance et, dans le même temps, on se dit qu’on ne va pas investir dans quelque chose d’aussi aléatoire, d’aussi peu évaluable...
Une nouvelle réforme ? Mais pour quoi faire ? Pour permettre à 98% d’une classe d’âge d’obtenir son Bac demain au lieu des 96% cette année ? Ou au contraire, parvenir à réduire enfin et plus justement les effectifs de reçus à ce même Bac chaque année ? Légitimement, on est en droit de s’interroger sur l’objectif visé par cette énième réforme de l’enseignement… En effet, pour réussir une réforme il faut savoir au préalable, en fixer clairement les objectifs et les… bornes ! (Titi)
Voir La Perspective avant l'Argument !
Il est vrai que tout n’était pas idéal autrefois ; j’ai connu des personnes nées entre les deux guerres mondiales qui étaient complètement analphabètes et pourtant l’instruction était obligatoire et leurs parents étaient français : je suppose que les classes étaient surpeuplées et que l’enseignement n’était pas du tout individualisé. Lorsque j’étais scolarisée, les enseignants n’étaient pas des pauvres hères : nous les respections car ils étaient respectables par leur tenue, leur langage, leur position sociale (j’ai eu comme enseignante la belle-sœur du premier ministre de l’époque). Au XIXe siècle, les précepteurs pouvaient également être incompétents : relire "La leçon" dans Les Bons Enfants (Comtesse de Ségur) (Tinatine)
– Lire aussi La leçon de Ionesco ! (W.)
Un exemple de professeur d’Histoire au lycée en classe de 2de dans les années 1960, ancien résistant, chevalier de la légion d’honneur, donnant des cours passionnants. Un professeur adorant son métier, unanimement respecté et il y en avait beaucoup d’autres à l’époque. C’étaient des notables souvent engagés en politique localement et pas forcément à gauche loin de là. (J54)
– Thèmes divers
Pierre Benoit, l’écrivain englouti ou l’Atlantide de la littérature. Il a pourtant (très certainement) inspiré bien des romanciers, dont Raspail et Vercors (BV 03/08/2025) [archive] Dans les bibliothèques de nos maisons de famille traînent des livres délaissés. Leurs auteurs furent célèbres, peut-être… Leur gloire a passé (...) Comment faire la différence entre une maison de famille et une chambre d’hôtes déguisée en "shabby chic" ? Scrutez la bibliothèque. Si vous y trouvez un vieux Pierre Benoit corné, c’est que l’on ne vous a pas trompé, vous êtes à la bonne adresse...
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Pierre Daninos, l’oublié des Trente Glorieuses (Avec le personnage du Major Thompson, Pierre Daninos est entré dans la bibliothèque des Français) BV 04/08/2025 [archive] De la célébrité de Pierre Daninos (1913-2005), bien des éditions originales illustrées par Jacques Charmoz témoignent, et encore plus leur version en Livre de Poche. Jeune journaliste, Daninos est d’abord spécialisé dans le tennis. Peu à peu, il élargit son éventail de sujets. En 1938, il publie un grand article sur le Français moyen. Fondé sur les statistiques, le portrait examine sa consommation de vin, de pain, et les impôts qu’il paye… Daninos pressent l’effet comique qui naît de l’application d’une moyenne à des individus. Ce Français moyen… "Est-ce un homme ? Est-ce un mythe ?"...
À la "créolisation" de la langue, préférons l'Académie française (Le français est une langue centralisée, verticale et… démocratique) Causeur 04/08/2025 [archive] Ne pas oublier le rôle joué dans la création de la nation française par une certaine uniformisation linguistique encouragée par le cardinal de Richelieu fondateur de l’Académie française en 1635. Si la la langue anglaise dégénère souvent aujourd’hui en "globish", c’est par faute d’académisme...
[commentaires]
Que voulez-vous qu’ils fassent d’une bibliothèque ? (La littérature est devenue une affaire de fumisteries sociologico-nombrilistes) Causeur 08/08/2025 [archive] Où il est question de post-littérature, d’effacement de la culture, d’absence de style, de déclin de l’intelligence, et finalement, comme un concentré de tout ce qui précède, de Sciences Po... [commentaires]
L’étonnante histoire du linguiste Nicolas Marr en URSS, ou quand la science est instrumentalisée à des fins idéologiques (The Conversation 07/08/2025) [archive] Comment un philologue géorgien est-il devenu le théoricien officiel de la linguistique soviétique avant d’être renié par Staline. L’histoire de Nicolas Marr (1865-1934) illustre les dangers de la science mise au service du pouvoir.
Quelques articles plus anciens
Peut-on diviser par zéro ? Réponse courte : c'est interdit par la loi ! (des math). Réponse plus sérieuse développée, Sciences & Avenir (25/02/2022) [archive] explique pourquoi ce nombre aux propriétés vertigineuses est mal adapté à la division... [commentaires]
Pourquoi nous oublions ce que nous avons appris (The Conversation 24/09/2024) [archive] Certains apprentissages, de la grammaire au vélo, nous suivent toute notre vie. D’autres notions, acquises pour un devoir sur table ou un examen, finissent par s’évaporer très vite, une fois l’échéance passée. Comment l’expliquer ? Et comment ancrer les savoirs dans nos mémoires ? ... [commentaires]
Vidéo2 Les colonies de vacances (Karambolage, Arte, 2023)
Voir Scoutisme
• Cahier de vacances : rituel commercial plus que pédagogique
Il s’en écoule 4,5 millions d’exemplaires chaque année, pour un chiffre d’affaires de près de 30 millions d’euros.
Chaque été, le rituel revient, imperturbable : dans les rayons des librairies et grandes surfaces trônent fièrement les cahiers de vacances, promesse d’un été studieux, d’une remise à niveau salvatrice, d’une lutte contre la fameuse "déperdition des savoirs". À voir les couvertures colorées et les promesses affichées, on pourrait croire que le cahier de vacances est la panacée pour éviter le traditionnel sable mouvant intellectuel des deux mois d’été...
Difficile de souscrire à la critique formulée par V. Fontcalel : nous avons tous gardé un souvenir sympathique de ces ‘erzats’ de l’enseignement… Alors pourquoi gâcher ce plaisir ??? au prétexte qu’il générerait tel ou tel chiffre d’affaires ? Et pourquoi pas ? (Marcu)... mais un cahier de vacances avec l’IA, donc un téléphone non confisqué ou sans surveillance… En 2025 cela ne sert plus à grand chose… (Titi)
« Le succès du cahier de vacances nous dit-il que les familles n’ont pas confiance dans leur capacité à former et à transmettre des contenus culturels et intellectuels, et qu’elles ont besoin pour se rassurer de ce succédané d’école, de cet ersatz de salle de classe, de ce petit rappel scolaire »
Alors là, vous y aller un peu fort Virginie !
Toutes ces connaissances sont apportées par les familles jour après jour, année après année et pas seulement durant les vacances scolaires : il s’agit tout simplement d’éducation.
Les vacances avec la famille élargie toutes générations confondues, les activités sportives ou culturelles avec les cousins ou amis sont autant d’occasions pour les enfants de refaire le plein d’énergie.
Or, ce qu’attendent les enseignants à la rentrée, c’est de reprendre les cours où ils les ont laissés 2 mois auparavant.
Jusqu’au collège je n’ai pas trouvé de meilleur support que ces cahiers ouverts seulement 15 jours à 3 semaines avant la reprise.
Ils permettaient aux enfants, même de façon imparfaite, de ne pas perdre complètement le fil mais il ne s’agissait en aucun cas d’une remise à niveau ni de rattrapage de notions mal ou non acquises.
Cet article est inutilement blessant pour tous les parents qui auraient l’inconscience de croire qu’un simple cahier pourra pallier la déliquescence de l’Éducation nationale qui a oublié depuis longtemps sa raison d’exister : l’instruction des enfants qu’on leur confie.
internaute Hera
Lire d'autres [commentaires]
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– Thèmes divers
Ces mots employés par les ados qu'il faut absolument connaître pour les comprendre (L'Internaute)
• Et si l’internat était la solution ?
• Jean-Claude Michéa, penseur oublié de l’école en ruines
Une école qui renonce à la transmission se condamne à l’ignorance organisée.
On pourrait croire la gauche définitivement convertie au culte du vide et du "vivre ensemble". Et pourtant, certains de ses enfants prodigues, tel Jean-Claude Michéa, ont ouvert les yeux et n’ont cessé de prévenir : une école qui renonce à la transmission se condamne à l’ignorance organisée. Philosophe solitaire, ancien professeur, Michéa n’est pas de ceux qui rêvaient d’"apprendre autrement" à coups de gadgets pédagogiques et de slogans creux. Son constat est direct : dès lors que l’élève devient le centre de tout, le savoir s’efface et l’école perd sa raison d’être...
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Cette photo est l’image d’une école efficace et qui ne coutait pas cher au contribuable. Depuis, on a transformé le tableau noir en écran interactif, les bureaux en "superbe" mobilier scolaire, les outils en bois en ordinateurs portables connectés, etc. et on voit le résultat. Catastrophe intellectuelle. Que des "cancres bacheliers"… J’ai travaillé dans le privé, où souvent nous n’avions que de vieux matériels en classe, et lorsque j’allais pour surveiller les examens dans le public, j’ai pu voir la transformation et la différence, comme disait un ancien ministre de l’Éducation : beaucoup d’argent pour rien… La valeur des individus n’est pas monnayable, elle se construit par le cerveau. Voilà un gouffre qui n’a rien rapporté. Et ce n’est pas les boomers qui l’on provoqué ! (Tyty)
Lire aussi le commentaire de François47
– Thème du moment
Rentrée scolaire : l’enseignement privé dans le collimateur. Et... (BV 31/08/2025) [archive] ... si les écoles libres avaient quelques leçons à donner à l’école publique dans sa gestion ? ...
Rentrée 2025 : vos enfants passent au scanner avant d’entrer au lycée (La Lettre Patriote 01/09/2025) [archive] Rentrée des classes à Lyon : Aller au lycée ressemble désormais à embarquer pour un vol long-courrier... Des internautes : "Connaît-on l’incidence de ces rayons quotidien sur les enfants ? Est-ce que cela détecte les couteaux en plastique, téflon, kevlar et autres non métalliques ?" "Bientôt on fera déshabiller les élèves ??? supprimer la cause et pas de pansement sur les jambes de bois".
– Autres thèmes
Politique. 2024 : Près de 20 millions d'heures de cours n’ont pas été assurées dans les collèges et lycées (BV 05/09/2025) [archive] Selon le rapport du Sénat de juin 2025, l’absentéisme des professeurs a connu une hausse de 16,8%, depuis 2018, et le non-remplacement dans le second degré une hausse de 93,8%. Pour quelles raisons ? Ces données sont celles d’Olivier Paccaud, rapporteur spécial de la commission des finances du Sénat. Publié le 12 juin 2025 son rapport alerte sur un système à bout de souffle : "absences de courte ou longue durée de plus en plus fréquentes, vivier de remplaçants insuffisant, coûts mal mesurés"...
Nostalgie. Le stylo Bic fête ses 60 ans - mais qui était le baron Marcel Bich (1914-1994) ? (BV 06/09/2025) [archive] Marcel Bich fonde, en octobre 1945, l’entreprise PPA (pour porte-plumes, porte-mines & accessoires), sise à Clichy. Il y a soixante ans, le 3 septembre 1965 pour être plus précis, un drôle d’objet s’invite à l’école, le stylo Bic, signant ainsi la fin de toute une époque ; celle des encriers et des stylos-plume. En 1973, le philosophe Roland Barthes entre dans la danse, à l’occasion d’une virulente tribune publiée dans Le Monde, stigmatisant le "style Bic, de la pisse-copie". Il est un fait que l’objet en question n’est guère joli. Logique, il est pratique...
• Le plan « filles et maths » : une gabegie de plus ?
BV 07 septembre 2025 [archive]
Il fallait laisser une marque indélébile dans la mémoire des Français pour son passage à l’Éducation nationale.
Nous sommes bénis. Vraiment. Je ne sais pas si vous pensez à remercier Dieu, la Providence, la Nature, l’Univers, le Hasard, enfin tout ce qui, selon vous, préside à nos destinées, pour les dirigeants admirables qui gèrent chaque jour, avec un dévouement sans borne, notre cher pays. Car même dans la tempête, même quand la maison brûle et que le bateau prend l’eau, même quand la foudre menace et que le tonnerre gronde, ils travaillent, proposent, réfléchissent. En un mot, ils veillent sur nous [...] Et vous vous demandiez tous quelle solution ils allaient trouver au problème qui hantait vos nuits et tourmentait vos jours, à savoir… la sous-représentation des femmes dans les études scientifiques. Évidemment ! Si on résout ce problème, on comble du même coup le trou de la Sécu et on sécurise les rues, on retrouve la prospérité et on recrée une communauté nationale, on supprime le chômage et on soigne le cancer ! Pourquoi n’avait-on pas pris ce problème à bras-le-corps plus tôt ? Mais heureusement, Élisabeth Borne s’en est saisie...
« Il fallait laisser une marque DÉBILE dans la mémoire des Français pour son passage à l’Éducation nationale… » (TdlN)
Les socialistes et leurs idées à la c... Tout cela ne serait pas si grave si cela ne coûtait pas si cher. (M.)
On n’a pas besoin de payer un ministre pour dire aux filles de choisir les maths ou filières scientifiques. Celles qui le souhaitent le font déjà. (L.)
– Thèmes du moment
En cours de français, le "parler jeune" enseigné aux 5e (BV 08/09/2025) [archive] "Wesh", "wallah" : dans un collège du Nord, les 5e découvrent le "parler jeune" et la langue arabe dans le cadre d'un cours de français... [commentaires1] [commentaires2]
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Avec la caution de la ministre Borne (F47)
Et dire qu’on nous interdisait de parler en occitan. Pauvre France ! (B64)
L’association "Parents vigilants" de Sarah Knafo doit s’emparer du sujet pour faire cesser ces délires gaucho bobo. Une nouvelle preuve que l’Éducation Nationale devrait être rebaptisée "Instruction Publique" et faire ce qui est de son ressort, apprendre aux enfants à lire / écrire notre langue et compter. (R1349)
“Certains adultes français diplômés de l’université n’ont pas les compétences à l’écrit d’un enfant de 10 ans” (Lettre Patriote 11/09/2025) [archive] On le sait parce qu'on le constate chaque jour. Mais c'est encore mieux quand c'est officiellement confirmé.
• Mon groupe de 5e : la cour des Miracles
BV 14 septembre 2025 [archive]
Je ne sais pas si l’on se rend bien compte de ce que vivent les professeurs au quotidien.
La rentrée a eu lieu ; j’ai vu mes élèves, retrouvé mes collègues et notre chère administration. Comme, pour des raisons multiples et variées, je suis un des seuls travailleurs de France à avoir une carrière descendante, je me retrouve cette année avec un groupe de 6e et deux groupes de 5e...
– Thèmes du moment
Pourquoi acceptons-nous la censure, elle nous rend stupides (Voltaire-net 16/09/2025) [archive] La logique interne de toute administration et de contrôler ce qu’elle administre. Cela implique que toute administration envisage de censurer son opposition. En République, au contraire, les responsables politiques doivent maîtriser leurs administrations et veiller à ce qu’elles respectent les principes voulus et approuvés par la population. Cependant, aujourd’hui, les États européens — et particulièrement la France — abandonnent les valeurs qu’ils ont forgées et n’hésitent plus à censurer à tour de bras.
"La 'bienveillance' à l’école est un obstacle à l’instruction" (BV 20/09/2025) "On est dans la nunucherie, dans la nigauderie, dans la 'positivité'." Matthieu Grimpret, qui a enseigné dans tous les niveaux, de la filière professionnelle jusqu’à bac+5 et à Sciences Po...
[commentaires] [vidéo]
• Voir la vérité en face
BV 21 septembre 2025 [archive]
On admet que l'école va mal, mais pas à ce point.
Ma dernière chronique semble avoir déchaîné les passions. Je remercie chaleureusement les lecteurs qui ont envoyé des mots de soutien. Cela ne changera rien à la situation, mais cela fait toujours chaud au cœur. J’ai en revanche été étonnée puis amusée par ceux qui expliquaient, parfois avec un raisonnement assertif et rationnel, que ce que je racontais était résolument impossible et que, donc, je mentais...
"Votre dernier article m’avait laissé goguenard, celui-ci est consternant et attristant de vérité." (internaute Wasp)
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– Thèmes divers
Regards sur l'enfant - Le Moyen Âge, âge majeur de la pédagogie (Hérodote.net 28/09/2025) Les idées reçues sur le Moyen Âge ont la vie dure et beaucoup s’accordent encore à croire qu'il a constitué une époque d’abandon éducatif entre l’Antiquité et les Lumières...
On raconte que, dans un village, vivaient côte à côte un professeur retraité et un riche commerçant (Quora mai 2025) [archive] Tous deux avaient planté des fleurs et autres plantes dans leurs jardins respectifs...
• Que racontent les manuels scolaires palestiniens ?
BV 28 septembre 2025 [archive]
Sur la petite fiche de rentrée, une cause tient particulièrement à cœur cette élève : "la libération de Gaza".
Notre Président l’aurait-il entendue ? Au vu de l’évolution de nos rapports diplomatiques, peut-être pourrons-nous prochainement organiser des échanges scolaires entre nos deux pays ? Nos élèves pourront ainsi faire l’expérience de la pédagogie palestinienne, et nos éditeurs pourraient s’inspirer de leurs manuels pour dépoussiérer un peu leurs contenus en s’inspirant de ces fleurons de l’éducation humaniste...
– Thèmes du moment
L’affectation des professeurs : le gâchis des compétences ! On voudrait dégoûter les professeurs de l'enseignement qu'on ne s'y prendrait pas autrement (BV 28/09/2025) [archive] Je voudrais, dans cet article, donner mon témoignage sur l'affectation des professeurs, notamment des professeurs agrégés. Le point de vue de Virginie Fontcalel, exprimé dans l'une de ses dernières chroniques ["Mon groupe de 5e : la cour des Miracles"] est non seulement véridique, mais il est en dessous de la réalité... [commentaires]
Si vous voulez que votre enfant réussisse, apprenez-lui ceci le plus tôt possible
(L'Internaute 30/09/2025) "J'ai appris que la capacité à avancer avec sagesse sans connaître la réponse est une compétence précieuse, qu'il est important d'inculquer à nos enfants le plus tôt possible", avance Bidhan Parmar, professeur d'école de commerce pour CNBC [en] auteur de Doute radical : transformer l'incertitude en réussite certaine. "Chaque fois que mes enfants passent de 'on abandonne' à 'on essaie autre chose', ils développent leur force mentale", ajoute l'expert... – Voir aussi "Indécision 'La Balance' 'Les Voitures noires' - le doute" (PDF p.6)
FAQ EVARS - Réponses aux questions des parents (SOS Éducation 10/2025) Mise en place du nouveau programme EVARS : quels changements à partir de la rentrée 2025 ? Les enfants ont repris le chemin de l’École, et nous recevons beaucoup de questions de parents inquiets... [PDF Plaquette ''EVARS'' de SOS Éducation]
Ces profs qui veulent débaptiser les vacances de la Toussaint et de Noël (BV 02/10/2025) [archive] L’école coule, on n’apprend pas à lire, mais on change le nom des vacances. Important, d'avoir le sens des priorités. La France ne cesse de régresser au classement PISA. Un enfant sur quatre ne sait pour ainsi dire pas lire, en sixième. Nous sommes la risée du monde entier, avec nos chansons pour analphabètes et nos livres stupides… et pourtant, les profs ne se remettent pas vraiment en question. À la louable exception de certains enseignants en déshérence, qui font ce qu’ils peuvent pour transmettre leur savoir, il semble que la plupart des fonctionnaires de l’Éducation nationale se préoccupent davantage de leur combat idéologique d’arrière-garde que du succès des élèves qui leur sont confiés...
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• Les milliards de l'université
En France, être étudiant, c'est un statut auquel on a droit. Aux États-Unis, ça se mérite.
En 2018, Michael Bloomberg a fait un don de 1,8 milliard de dollars à son ancienne école, la Johns Hopkins University de Baltimore (États-Unis), pour la remercier de la formation qu'il avait reçue et pour s'assurer que les étudiants d'aujourd'hui auraient les mêmes chances. Montant colossal, pour un Français. Par comparaison, le budget de Sorbonne Université - née de la fusion de Paris-Sorbonne et Pierre-et-Marie Curie - dispose d'un budget annuel de fonctionnement de 893 millions d'euros, bien supérieur aux 200 millions dont dispose l'université de Bordeaux et aux 250 millions de celle de Lille. Chacune de ces universités scolarise autour de 60000 étudiants, ce qui est beaucoup, au regard des 16000 inscrits à Yale (New Haven, dans le Connecticut), des 25000 étudiants de Harvard (Massachusetts) et des 31000 de Columbia (New York). Au Royaume-Uni, Oxford et Cambridge ne prennent en charge, eux aussi, que 25000 étudiants...
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Depuis 1968, tous les élèves, surtout les plus faibles, les étrangers incapables d’aligner une phrase correctement, l’université est devenue un droit, puis avec Mitterrand l’enseignement universitaire a perdu sa carte d’excellence, le français s’apprenait en méthode "globale" en "phonétique" et l’orthographe, la grammaire, ne devaient plus exister, trop difficiles pour ceux qui parlaient l’arabe à la maison !!! Les instituteurs ont perdu leur statut et leur "aura de Maître d’école" que nous aimions tous pour leur savoir, leur respect et le temps qu’ils nous consacraient après l’école ! Maintenant, avec le tutoiement des profs par les élèves et des élèves par les profs, plus de respect, plus d’autorité, plus de savoir ! Mais il faut reconnaître que nous avons encore des professeurs de passion, qui croient en leurs élèves et savent se faire respecter malgré le tutoiement et obtiennent des résultats ! Merci à eux de faire comprendre aux ados qu’ils n’y a pas que l’Université et des intellectuels mais aussi le travail manuel où il faut une grande intelligence pour l’effectuer. (Bonbon) - Autres [commentaires]
– Thèmes du moment
L’école moderne, une invention chrétienne qui a plus de 300 ans (BV 05/10/2025) [archive] Les méthodes du prêtre Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719) ont révolutionné l’enseignement pour toujours...
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Jean-Baptiste de La Salle est un éducateur visionnaire et fondateur de l'école gratuite pour tous et pour les pauvres ; puis de la première école normale des instituteurs. Selon certains manuels scolaires, on ne devrait leur existence qu’aux révolutionnaires, ou à Jules Ferry sous la IIIe République. Charlemagne, sous la monarchie, est souvent oublié, parfois raillé ! Et par l'ordonnance du 13 décembre 1698, le roi Louis XIV oblige les parents de France à envoyer leurs enfants dans les écoles paroissiales. L’école avait déjà connu un formidable essor dès les années 500 sous l’influence de l’Église, des philosophes et théologiens renommés. Saint Augustin ne craignait pas d’enseigner Aristote, lequel disait déjà : "Seul un esprit éduqué peut comprendre une pensée différente de la sienne, sans la cautionner pour autant."...
Lire aussi Charlemagne et l’école : le fondateur d’une épopée (BV 22/06/2025)
Commentaire À propos du maire, du curé et de l’instituteur (internaute Bluesun 11/08/2020)
Une espèce en voie de disparition : la langue française (Causeur 08/10/2025) Langue française : après avoir fustigé la culture "bourgeoise", nous nous complaisons dans l’inculture totale. Pierre Hartmann, professeur émérite à l’Université de Strasbourg, publie Dérives, divagations, et dévoiements (L'Artilleur, 2025) [...] "Notre langue a été altérée dans tous les domaines et à tous les niveaux : l’intonation, la prononciation, le rythme, la prosodie, le lexique, la grammaire et la syntaxe", et ce, toutes classes confondues. Nos oreilles sont soumises à un "mélange contradictoire de diction saccadée et de prononciation 'chewingommeuse'". Il faut croire que seule une excessive vitesse peut porter une langue devenue liquide, désossée, inarticulée au possible, à l’image du type qui court dans le vide. À ce phénomène concourent des sabirs techniques incompréhensibles pour le commun des mortels, l’omniprésence du langage commercial et publicitaire, le globish, et la floraison de sigles comme autant de marques de fabrique de minorités militantes ; détruisant ainsi et en profondeur l’expérience sensible de chacun. Enfin, la profusion de néologismes et, plus grave encore, le détournement du sens des mots, manipulent le réel à volonté et nous promettent un totalitarisme nouveau. Dans la liste très fournie qu’en donne l’auteur [...] trois exemples :
- – L’assignation
- – Le suffixe -phobe Voir Phobies
- – Le droit d’asile
« Je m’interroge sur comment faire pour apporter un peu de beauté au monde ». À cette phrase entendue à la radio, l’auteur répond :
« Peut-être en commençant par ne pas enlaidir la langue »
La révolution artificielle, quatrième révolution industrielle (Conflits 09/10/2025) [archive] Chaque époque connaît sa rupture fondatrice. Au XIXe siècle, la révolution industrielle a bouleversé les sociétés humaines, transformant les rapports de production, redéfinissant les bilans de puissance et entraînant une urbanisation qui allait remodeler la planète. Après la vapeur, l’électricité et l’énergie nucléaire, un mouvement d’ampleur comparable – la révolution artificielle – s’impose : l’irruption de l’intelligence artificielle (IA), des réseaux sociaux et des technologies numériques dans toutes les strates du quotidien...
Risquer la prudence : manuel d’intelligence pour la classe politique (BV 10/10/2025) [archive] Au cœur du spectacle tragi-comique de ces derniers jours, il est bienvenu de chercher un cap parmi les grands auteurs. Pour cela, quelle meilleure idée pour envisager l’avenir que de se tourner vers l’Antiquité, et vers la Grèce, qui inventa la démocratie ? Pour tâcher d’y voir clair dans cet épais brouillard, il y a mieux que d’attendre frénétiquement le dernier tweet, mieux aussi que de lire la littérature affriolante de Bruno Le Maire, très long ministre de l’Économie et de la dette, très éphémère ministre des Armées : il y a ce récent et lumineux essai signé de la jeune philosophe Catherine Van Offelen et invitant à redécouvrir "une pratique de la sagesse antique" sous le titre apparemment paradoxal : Risquer la prudence (Gallimard)...
Merci madame [Iris Bridier] tout est clairement dit et un brin de culture (notre culture) fait grand bien. Espérons que des Ulysse, Aristote, Périclès et tant d’autres de la même trempe se lèveront, j’aimerais ajouter aussi des Léonidas. (Bleu)
J’ai lu ce livre qui est extraordinaire : Un manuel d’intelligence pendant nos moments troubles et comment réussir à "traverser la peur" comme dit Louis Fouché. Personne très cultivée, intuitive, passionnée de culture grecque ancienne. À lire avec un crayon pour noter tellement il y a de richesse littéraire. (P13)
• Le chêne et le roseau
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Je parle de la grande danse de la carpette que nos directeurs font devant quelques parents revendicatifs.
[...] « Un parent d'élève qui m'informe que vous tiendriez des propos totalement proscrits »
J’ai en effet trouvé vendredi, dans ma boîte professionnelle, un petit mot de mon principal. Je vous le livre tel quel : « J'ai reçu un message de la part d'un parent d'élève qui m'informe que vous tiendriez des propos totalement proscrits dans le cadre d'un représentant de l'État et indigne de la part d'un enseignant de la fonction publique.
Aussi, je souhaiterais évoquer cette situation avec vous pour avoir votre version sur ces allégations.
Je vous demande de vous présenter à mon bureau le lundi 13 octobre à 10h00 à mon bureau. »
Bien évidemment je suis fort agacée...
Si votre chef d’établissement a vraiment dit devant témoin à vos collègues ce que vous rapportez, je vous conseille de porter plainte (B.). Autres [commentaires]
– Thèmes du moment
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Uniforme à l'école : Chiche ! (ces communes qui relèvent le défi) Boulevard Voltaire 14/10/2025. Dans la Sarthe, une commune prend les devants et équipe ses élèves d’un uniforme dès la rentrée 2025. La petite école de Courcelles-la-Forêt n'a pas besoin de plan gouvernemental pour s’essayer à la "tenue unique". La commune a décidé de financer elle-même ce test pour que les seize élèves du petit établissement public entament leur rentrée 2025 avec un uniforme commun dans le but de leur "inculquer les valeurs républicaines". Le test national lancé par Gabriel Attal, début 2024, ne compte pas que des échecs... Lire les intéressants [commentaires]
Clovis, Louis XIII et Richelieu : les grands oubliés de l’Histoire au collège (Boulevard Voltaire 15/10/2025) [archive] Dans Mémoricide (Fayard), Philippe de Villiers rêvait d’une école où les grandes heures de l’Histoire de France étaient toujours transmises aux enfants. Un rêve loin de la réalité...
Sans chronologie, les élèves n’ont plus aucun repère. (F.)
Une seule concession est accordée à l’enseignement d’antan, c’est la brosse à effacer, non plus le tableau mais notre Histoire. (HL)
A-t-on un mot sur l’empire soviétique dont le rayonnement a guidé les pas de nos dirigeants soi-disant progressistes ? (Pierre)
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Désobéissance civile : les risques (Enfance libre 23/04/2024) [archive] La pratique de l’instruction en famille sans autorisation expose les familles à trois types de procédures et sanctions : le volet pénal, le volet social et la suppression des allocations de la CAF. Nous, familles résistantes, sommes conscientes des risques encourus et les assumons pleinement...
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• Le principal, le prof et le parent d'élève
Je remercie finalement cette maman pour la lettre qu'elle a écrite et qui a été lue si attentivement par mon principal.
Une nouvelle semaine est passée. Sûrement une des dernières de ma collaboration avec l’Éducation nationale, car les événements de cette semaine m’ont permis de clarifier mes pensées et de prendre des décisions que je repoussais sans cesse...
Merci. Il vous appartient maintenant d’écrire un livre témoignage. Je le lirai avec plaisir. Pour qu’il y ait transmission il faut un émetteur et un récepteur. Même si vous êtes le meilleur émetteur du monde vous ne servez plus à rien en l’absence de récepteurs en état de marche, en l’occurrence d’élèves capables de recevoir votre enseignement. Dans ce cas il vaut mieux en effet exercer vos talents vers d’autres horizons. Bonne chance dans la voie que vous choisirez. (des internautes)
Je me suis souvent inquiété pour ma fille qui a quitté à plusieurs reprises des jobs bien rémunérés pour partir à l’autre bout du monde. Avec le temps, je me dis qu’elle a eu mille fois raison. Elle a 2 passeports, a vécu dans plusieurs pays différents, et sur plusieurs continents, a fait le tour du monde. Vivre sa vie pleinement, c’est ça l’important. (RV)
Le problème c’est le nombre. Les ignorants sont de plus en plus nombreux, alors ils dirigent, accompagnés de l’encadrement qui ne vaut pas mieux qu’eux. La dérive et la chute de l’Éducation Nationale a commencé avec Mai 68. Ce sont les étudiants de 1968 qui dans les années 1970-80, devenus profs, ont détruit l’école. Cela a continué avec la destruction de l’Université... (des internautes)
Principal ou proviseur ! J’ai vécu 27 ans dans ce monde grouillant d’individus serviles et intrigants dans lequel, par exemple, la maîtresse d’un recteur se voyait propulsée à la tête d’un prestigieux lycée parisien ou celle d’un chef syndical, principale-adjointe titulaire d’un simple bac, finissait sa carrière comme proviseur avec un grade d’agrégé hors classe. C’est lors de l’arrivée de Mitterrand au pouvoir que le recrutement des chefs d’établissement sur la base de compétences et de conscience professionnelle a cédé la place au copinage. Lire Stupéfiant voyage à travers l’Éducation nationale. (B.)
– Thèmes du moment
Beautés oratoires (Politique, éloquence et décivilisation) Causeur 19/10/2025 [archive] En octobre 1925, Georges Clemenceau (1841-1929) apportait les ultimes corrections à son Démosthène, un ouvrage consacré à l’un des plus grands orateurs de la Grèce antique mais largement autobiographique. Comme les Anciens, le Tigre estimait que la démocratie allait de pair avec l’éloquence. Cent ans plus tard, ses successeurs lui donnent raison...
Manipuler la langue pour changer la société (Conflits 19/10/2025) [archive] Une langue ne sert pas qu’à parler mais aussi à penser. En modifiant le langage, c’est donc la structure mentale que l’on change et la réalité désignée. En créant des expressions et des euphémismes qui bloquent la pensée, le progressisme contemporain enferme l’homme dans une incapacité de penser...
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Les langues régionales : des chefs d'œuvre en péril (Localtis 20/10/2025) [archive] Le rapport sénatorial sur la mise en œuvre de la loi Molac pour la protection et la promotion des langues régionales dresse un constat dramatique : ce patrimoine vivant est en voie de disparition. Clé de voûte de leur apprentissage, l'enseignement scolaire affiche de nombreuses carences...
• Heureusement, il y a Stéphane Bern et Lorànt Deutsch
Les adultes plus cultivés que les élèves ? Pensez-vous ! La preuve...
J'ai dîné, récemment, avec la gérante d'un escape game. Elle a créé un jeu intelligent, exigeant et à haute teneur culturelle. Et ce qu'elle m’a raconté m’a à la fois surprise et déprimée, ou plutôt confortée dans mon pessimisme.
Son jeu est construit autour d'énigmes qui requièrent un bon sens de l’observation et du détail, de la rigueur et de la logique, mais aussi une certaine culture classique. Or, il appert que quasiment aucun des adultes ayant participé au jeu - et ils commencent à être nombreux - n’avait les connaissances de base en mythologie gréco-romaine et en culture biblique qui formaient, jusqu'à une époque, récente le socle de ce que l’on appelait la culture générale...
Ceci explique cela… les commentaires débiles de nos lecteurs sur la visite du monarque Britannique au Vatican, mais il faut leur pardonner, ils ne savent pas ce qu’ils font… (C.)
... même sans avoir fait de grandes études, suffit d’avoir un peu de curiosité. (C1)
"Il n’y a pas de culture française ; il y a des cultures en France" affirma [le macron]. Si l’on tient cette affirmation péremptoire pour vraie, la culture générale passe à la trappe, ne serait-ce que parce qu’elle n’est plus prioritaire et incontournable. Ce processus, qui remplace l’unicité par la diversité, a commencé depuis au moins quarante ans, il est donc logique que les quadras et quinquas d’aujourd’hui aient beaucoup de trous dans leur raquette culturelle. (G0369)
Je l’ai remarqué chez mon employeur [ainsi que chez d’autres personnes du même âge, les quadras et quinquas] et le pire, c’est qu’ils te disent qu’ils sont nuls en culture générale et cela, sans honte aucune, ni projet de palier à leur inculture mais veulent "faire partie de ton équipe au Quizz parce-que tu sais tout" et pouvoir gagner quand même grâce à toi sans que ça pique leur fierté ! À vrai dire, ces gens me font peur. (DS)
N’oublions jamais que cette école de la République portée par tous ces instituteurs qui avaient à cœur d’élever les enfants de toutes origines pour qu’ils bâtissent une France brillante, répondait d’une réponse à l’humiliation subie par la défaite de 1870. Au rythme où la France descend aujourd’hui, nous pouvons donc espérer qu’enfin, nos dirigeants réalisent qu’il est urgent de copier ce que leurs aînés avaient eu la volonté de faire. (M.)
Ce qui est consternant, c’est le manque de volonté de se cultiver. L’école ne peut pas tout mais devrait donner le goût, la curiosité d’appendre. (Le R.)
Dans la mesure où l’école n’est plus là pour transmettre, mais que l’élève doit lui même construire ses savoirs, il est bien évident que dans un tel contexte on ne peut que faire table rase du passé. C’est dans le texte, si j’ose dire et de façon ironique. Une façon de voir la pédagogie actuelle, c’est, justement, l’absence de bases, historiques et culturelles en particulier. Probablement que faire référence à la culture gréco-latine est trop "genré" pour les élèves provenant de cultures (ou d’incultures) extérieures à notre continent. (C.)
Le commentaire de Syclams
– Thème du moment
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Les politiciens les plus "cons" de l’Histoire (BV 26/10/2025) [archive] Nous sommes tous plus ou moins, le "con" d’un autre... mais certains battent des records...
Voir le "véritable florilège d’âneries" (extrait)
Bruno Fuligni n’évoque, dans son dernier ouvrage, Les Politiciens les plus cons de l’Histoire, que des cons morts ; ceux qui ne risquent pas de le traîner devant les tribunaux...
Autre ouvrage de l'auteur : Tour du monde des terres françaises oubliées, Éditions du Trésor
Voir aussi Perles des déclarations d'intérêt des élus (L'Internaute)
Perles des politiques - Perles des politiques 2018
Les internautes ont aussi ajouté
Vivants
Castex lors de la Terreur sanitaire covidienne : "la meilleure manière de ne pas encombrer les urgences c’est de ne pas être malade".
François Hollande : "C’est lorsque nous serons au bout du chemin que nous serons si c’était le bon".
Il y a ceux (journalistes, etc.) qui évoquent "la communauté internationale" (mais cette communauté, comme celle du ciel, n’a pas d’adresse pour lui écrire)
Dérision
Edgar Faure : "L’immobilisme est en marche. Et rien ne l’arrêtera" (cette citation concernant le ministère Queuille n’était pas une bourde mais un trait d’humour volontaire... très ironique)
Francis Blanche : "On est toujours l’imbécile de quelqu’un. Personnellement, ce sont mes imbéciles à moi qui m’énervent".
Pierre Dac : "Le crétin prétentieux est celui qui se croit plus intelligent que ceux qui sont aussi bêtes que lui" (définition qui colle parfaitement à nombre de nos éminentes "élites" autoproclamées)
Georges Brassens et sa chanson Quand on est con on est con... etc. À réécouter absolument aujourd’hui, tout est dit pour confirmer l’article de Nicolas Gauthier.
Mystérieux Shakespeare (Causeur 25/10/2025) [archive] On croit le connaître, on se dit qu’on sait tout sur lui, sur le génial écrivain-poète qui a su créer les gouffres amers où se sont jetés ses personnages, au milieu du bruit et de la fureur, cernés par les spectres, ravagés par le remords, détruits par la folie, avec comme témoin le crâne de Yorick, la tragédie se jouant sur une scène de théâtre qui se confond avec celle de la vie ; cet homme qu’on croit connaitre, c’est Shakespeare... [commentaires]
Une gueule d’écrivain (Causeur 31/10/2025) Les Éditions Noir sur Blanc ont réuni une quarantaine de portraits d’écrivains signés Yves Debraine (1925-2011) dans un beau volume à offrir en fin d’année. Les grands « monstres » de la littérature mondiale, Simenon, Nabokov, Giono ou encore Pagnol sont saisis dans leur intimité et nous délivrent une part de leur vérité… [commentaires]
est une créature légendaire et maléfique issue du folklore et des légendes des provinces du centre-ouest et du sud-ouest de la France.
Ces monstres bien de chez nous qui nous invitent à nous méfier du mal sous toutes ses formes plutôt qu’à le célébrer (BV 30/10/2025) [archive] Lorsque vient la fin du mois d’octobre, alors que les citrouilles d’Halloween venues d’Amérique envahissent nos magasins et nos rues, il est bon de se souvenir que la France possède, elle aussi, son propre bestiaire de créatures effrayantes lié à un folklore local. En effet, ces bêtes et ces monstres ne sont pas des importations d’outre-Atlantique mais bien issues d’une mémoire ancienne, surgies de récits transmis de bouche à oreille bien avant que la fête moderne d’Halloween ne s’impose dans notre pays. Elles sont nées lors de veillées au coin du feu où se transmettait l’identité des régions. Cependant, ces histoires de monstres ne cherchent pas à effrayer seulement mais peuvent également transmettre une morale ou un avertissement. Elles témoignent aussi parfois, sans chercher à dénigrer ni à choquer, du profond ancrage de notre Histoire chrétienne dans l’imaginaire populaire... [commentaires] Voir Combaz de Campagnol 27/10/2025
• Deux siècles après Diderot, l’école n’a pas fait reculer la barbarie
Là où Diderot imaginait l’apprentissage du Vrai et du Juste s’étend un désordre qui confond liberté et laxisme.
En 1773, Denis Diderot (1713-1784) se rendit à Saint-Pétersbourg à l’invitation de Catherine II, qui souhaitait l’entretenir de réformes éducatives et administratives. De retour en France, il rédigea pour l’impératrice un ensemble de textes, connus sous le titre de Mémoires pour Catherine II, parmi lesquels Des écoles publiques et le Plan d’une université pour le gouvernement de Russie (1775-1776). L’impératrice lui avait demandé un plan d’études "depuis l’abécédaire jusqu’à l’université" : elle voulait une architecture complète de l’instruction publique...
Eh oui, Diderot et Pascal étaient des hommes de génie, je dirais des Hommes, à l’inverse de Descartes ("la femme n’a pas d’âme", et autres sottises sur nombre de sujets scientifiques) qui "pensait donc il était" (ce qu’il pensait sans doute) et l’horrible Jean-Jacques Rousseau. (Tara)
Eh bien voilà, tout est dit, chaque mot sonne juste. Les causes de cet effondrement sont multiples… et peut-être irréversibles. Mai 68 :( Ce fut le point de départ de la grande catastrophe, le changement de population en cours parachève l’oeuvre de destruction. (des internautes)
– Thèmes du moment
Union, coalition, alliance des droites... ou de l’importance de la sémantique (BV 02/11/2025) [...] "Alliance" plutôt qu'"union" des droites Mais l’usage des mots est important. Le terme "union" peut inquiéter certains de par le fait qu’il pourrait impliquer une forme d’uniformisation ou de fusion qui ferait perdre à chacun et à tous leurs spécificités, leur caractère propre. Le mot "coalition" a été proposé. Il a l’inconvénient d’évoquer une coalition d’intérêts partisans, alors que la question est celle du bien commun de la nation. Quelle expression choisir pour qualifier ce qui est une exigence d’efficacité mais aussi d’intelligence politique ? Le terme "alliance" paraît le plus pertinent. En effet, une alliance entre formations différentes, mais proches sur l’essentiel, capables de bâtir un projet partagé pour exercer le pouvoir au service du bien commun de la France et des Français, répondrait à la fois au souhait de la majorité des Français et serait de nature à faire disparaître les appréhensions partisanes. Face à l’effondrement accéléré de notre pays, à la faillite de l’idéologie politique du système, à l’apoplexie de l’État administratif, il n’est plus permis d’hésiter ni d’attendre. Seule une alliance déterminée et confiante entre les droites permettra le redressement du pays [...]
Édouard Geffray, ou le retour du laïcisme rance et du catéchisme d’État (La Lettre Patriote 05/11/2025) [archive] À peine nommé, le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, donne le ton : celui d’un retour aux années noires du laïcisme militant, où la religion catholique devait être tenue à distance comme une contagion. On croyait ce vieux réflexe républicain épuisé, relégué aux archives de la IIIe République ; il ressurgit, plus crispé que jamais, sous les dehors d’une “fermeté républicaine”. Car enfin, quelle “urgence nationale” justifie que le ministre s’érige en inquisiteur de la prière ? Dans une France fracturée, violente, où l’école publique n’enseigne plus ni le français ni le respect, M. Geffray préfère traquer une poignée d’élèves qui prient et sermonner l’enseignement catholique, coupable d’avoir rappelé que l’éducation ne se réduit pas à un empilement de dogmes administratifs...
Erasmus pour tous (vraiment ?) Causeur 05/11/2025 [archive] L’extension d’Erasmus à des pays du sud de la Méditerranée hors UE comme l’Algérie, la Libye, la Syrie ou la Palestine dénaturerait le programme de formation en le transformant en un vecteur d’immigration financé par les contribuables européens, redoute Élisabeth Lévy, directrice de la rédaction. La Commission européenne veut étendre Erasmus à des pays méditerranéens. C’est encore une lubie de la Commission von der Leyen. Son Pacte pour la Méditerranée, présenté le 16 octobre [2025] prévoit ainsi d’étendre à des États du Maghreb et du Moyen-Orient le programme d’échanges universitaires européen bien connu – notamment à l’Algérie, à la Palestine, à la Syrie, au Liban et à Israël... [commentaires]
Les Zemrods à la Castafiore : les zaventiures à Tintin en pataouète (Joindre l'utile à l'agréable en faisant découvrir, grâce à Tintin, le parler populaire en Algérie française) BV 09/11/2025 [archive] Qui ne connaît pas Tintin, le célèbre reporter et détective créé par Hergé qui continue de séduire des générations de lecteurs de BD ? Mais qui connaît le pataouète, le langage que les pieds-noirs parlaient, en Algérie française ? Utiliser l’un pour faire connaître l’autre est le pari que fait le Centre de documentation historique sur l'Algérie (CDHA) en publiant Les Zemrods à la Castafiore, aux Éditions Casterman, la traduction des Bijoux de la Castafiore dans le parler des Européens d’Afrique du Nord.
Alexandre Dumas : la plume et le panache (Boulevard Voltaire 09 11 2025) [archive] Né en 1802 à Villers-Cotterêts, à 80 kilomètres de Paris, au pays de Racine et de La Fontaine*, Alexandre Dumas est un des auteurs de génie de la littérature française, avec 300 titres dont une vingtaine de chefs-d’œuvre.
Son inspiration lui vient de son entourage dans la vraie vie, en commençant par l’histoire de son illustre père racontée par sa mère quand il est enfant...
Voir Créole
* Voir aussi Jean de la Fontaine 1621-1695
• Pour ou contre la privatisation des diplômes ?
La certification, acte régalien par excellence, devient un service, acheté sur le marché mondial de l’éducation.
Autrefois, la puissance publique détenait le monopole symbolique du diplôme, acte souverain, sceau du mérite national. C'était presque une résurgence féodale, l'équivalent du droit de frapper monnaie dans un système dans lequel l'économie de la connaissance prime. Aujourd’hui, cette légitimité se déplace. Alors que le baccalauréat se démonétise et perd toute valeur, au-delà du soulagement de papa et maman et de la fierté de grand-mère, des organismes privés et transnationaux, souvent anglo-saxons, distribuent désormais des certifications mondialisées. Ils évaluent, sélectionnent et, surtout, fixent le cadre intellectuel dans lequel se déploient les diplômes. Ils définissent donc ainsi, indépendamment des programmes nationaux sur lesquels s'écharpent journalistes et politiques, le contenu réel des enseignements à dispenser... [Commentaires]
• L'école : et si on parlait architecture ?
Les gens de ma génération gardent un souvenir mitigé des bâtiments « Pailleron », à la laideur mémorable.
L’école est une institution, mais c’est aussi, et peut-être avant tout, un lieu. C’est ce lieu qui marquera à jamais nos souvenirs, notre sensibilité, qui sera lié indéfectiblement à l’image de notre enfance. Un lieu avec son architecture, mais aussi ses odeurs, ses sons, son temps et son organisation propres. Pour autant, il n’a pas toujours paru évident que l’école dût avoir un lieu spécifique, dédié. Ce qui frappe, quand on lit la littérature consacrée à l’architecture scolaire avant le XVIIe siècle, et même avant le XIXe siècle, est la pauvreté des infrastructures et l’incapacité dans laquelle se trouvaient les sociétés locales de loger correctement maîtres et écoliers. Soit qu’ils n’en eussent pas les moyens, soit que cela ne fût pas leur priorité, force est de constater que les écoles se tinrent fort longtemps dans des bouges que nous n’affecterions pas aujourd’hui à une telle destination...
[Commentaires 1] [Commentaires 2]
Voir
Abécédaire de la laideur contemporaine
« Douce France », nos petites patries vues par Landier
Quand Paris était aimable et rayonnante
– Thèmes du moment
''Clash de niveau''. Grand dialogue (Causeur 18/11/2025) Le philosophe Philippe Nemo et l’enseignant Joachim Le Floch-Imad sont d’accord : l’École française est dans un état catastrophique. Mais leurs remèdes divergent radicalement. L’un plaide pour une potion libérale à la Milton Friedman (1912-2006), économiste américain, l’autre pour un traitement de choc inspiré du "docteur" Chevènement. Un débat très instructif...
Détricotage de la langue française par irruption constante des inepties wokistes, autres néologismes crétinisants et âneries venues d’outre-Atlantique (BV 22/11/2025) [archive] "C’est pas du français que tu me causes, c’est de la peine, beaucoup de peine, même. Ce n’est pas de l’anglais non plus, d’ailleurs, juste un sabir débilitant fait de wokisme et de bêtise crasse."... Rions un peu avec les internautes :
Si je comprends bien, ayant l’intention de devenir omnivore, comme je suis une femme je serai en fait femnivore, et lorsque je fais une tarte aux pommes, la pâte que je pétris n’est pas homogène mais femnogène ! La débilité wokiste atteint des sommets... à ce stade c’est du grand art !
J’avoue aimer avec gourmandise le terme "femmage" qui signifie donc, en tant que féminin de "hommage", celui qu’une vassale rend à son seigneur et maître ! Au fond, c’est exactement l’inverse de ce que les féministes dénoncent. Étonnant, non ?
En janvier 2021, un élu démocrate représentant du Missouri, en tant que doyen d’âge, ouvrit la session parlementaire du Congrès des États-Unis, avec ce qui se voulait être une prière inclusive. Il termina par "Amen... Awomen", alors que Amen est un terme hébraïque qui n’a rien à voir avec le mot anglais man/men. Et c’est un pasteur méthodiste ! Ce qui prouve qu’il n’a strictement rien compris à ce qu’il raconte à ses ouailles depuis des décennies…
Bon, je vais donc acheter des journaux ellustrés pour mes petits enfants et conduire ma voiture au fille-rage pour que le nana-anicien y jette un oeil. J’espère ne pas m’être trompé. On remplace bien gar(s) par fille et mec par nana ?
Et bientôt des parqueens pour stationner leurs mini voitures électriques.
• Petite mise au point sur lécole « d'avant »
Guizot a été le premier ministre à ordonner un état des lieux précis des conditions matérielles d'accueil des élèves.
Comme le sujet semble vous avoir intéressés, et a fait remonter des souvenirs chez certains, je développe quelque peu le petit point historique que j’avais ébauché dans ma dernière chronique. Le développement de l’hygiénisme, à la fin du XIXe siècle, a été une révolution absolue dont il faut prendre conscience lorsque l’on se perd dans la nostalgie d’un temps passé hautement fantasmé. Faisons un petit arrêt sur image sur l’école d’avant cette révolution hygiéniste.
François Guizot a été le premier ministre à mandater un enquêteur pour parcourir le territoire et dresser un état des lieux précis des conditions matérielles d’accueil des élèves...
Si Guizot fut cet homme cœur et de devoir qui doubla le nombre des écoles et créa les écoles normales il fut aussi un immense historien (Histoire de France en 5 tomes) (internaute TdlN)
Autres Commentaires dont celui de Syclams
– Thème du moment
Dernière victime du wokisme universitaire : Molière, si actuel, qui moque les prétentieux qui le censurent aujourd'hui ! (BV 27/11/2025) [archive] Les adultes s’en souviennent peut-être ; les collégiens à coup sûr : il est fréquent qu’en sixième, on étudie Le Médecin malgré lui. Dans cette comédie de Molière, on retrouve tout le charme de la Commedia dell’arte… et à l’époque, on avait parfois du mal à trouver ça drôle. Parmi ces bouffonneries à l’italienne, il y a généralement des quiproquos, des sous-entendus parfois un peu obscènes, des déguisements, des coups de pied au derrière et… des coups de bâton. C’en était trop pour les Éditions Magnard, habituées des livres scolaires : dans la version 2025 du Médecin malgré lui telle que Magnard la publie, la scène d’exposition, dans laquelle Sganarelle donne des coups de bâton à sa femme Martine, parce qu’elle l’insulte, a tout bonnement été expurgée...
Voir
2022 14 janv. Les 400 ans de Molière
Estraits des [commentaires] :
« Nous serons par nos lois les juges des ouvrages.
Par nos lois, prose et vers, tout nous sera soumis.
Nul n’aura de l’esprit, hors nous et nos amis.
Nous chercherons partout à trouver à redire,
Et ne verrons que nous qui sache bien écrire. »
Ça pourrait être dans les statuts de l’ARCOM ! (T.)
« Castigat ridendo mores » (Il corrige les mœurs en les ridiculisant) telle est la formule latine que l’on peut voir inscrite au fronton de certains théâtres. Mais ces "wokistes" ne comprennent rien à ce genre d’humour ou plus simplement, ils n’en connaissent même pas la signification. Molière est mort. Vive Molière ! (L58)
Mutiler une oeuvre de Molière justifierait une sanction, s’il régnait encore dans ce pays une rigueur intellectuelle et morale qui soit respectable.
Enfin… Par bonheur, Magnard n’a pas encore mutilé Cyrano :
« Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres, Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres. Vous n’avez que les trois qui forment le mot. » (P.)
La censure toujours la censure. Et pourquoi pas recontextualiser, comme on l’a fait pour le colonialisme de Tintin ? Une petite intro au début du livre ne ferait pas de mal. Ah mais ce serait plus intelligent et il faudrait réfléchir, ce dont sont incapables nos "amis" gauchistes. (V.)
• Le nouveau ministre et son cabinet : dans la tête du mammouth
En milieu de semaine, j’écoutais tranquillement la radio en voiture quand, soudain, je subis un choc. La journaliste évoquait le nouveau ministre de l’Éducation nationale : Édouard Geffray. Comment ? J’étais passée à côté de l’information ? On nomme des gens et on ne me dit rien ? Embuée par l’alchimie obscure des nominations Lecornu 1 puis Lecornu 2, j’avais oublié qu’à chaque fois, on retournait la boule à neige et que tous les petits flocons tombants étaient autant de ministres entourés de leurs innombrables acolytes. Eh oui, cet inconnu qui est maintenant mon chef hiérarchique suprême a sous ses ordres une foultitude de cabinets Théodule et de bureaux aux prérogatives aussi redondantes que leurs intitulés sont ronflants. Inconnu ? Pas tout à fait, puisqu’il arpentait déjà les couloirs éducatifs depuis un moment. C’est donc le signe que rien ne changera et qu’on gardera le même cap, celui qui creuse le mur que l’on a heurté depuis longtemps déjà...
7 ministres de l’Éducation Nationale depuis Pap Ndiaye en 2022, le triomphe de la forme sur le fond, toujours aussi désespèrement inefficace, le scandale continue ! (E.)
– Thèmes du moment
"Si elle n’est pas la cause unique des difficultés de notre école (et il serait évidemment injuste d’accabler les personnes), l’immigration massive les exacerbe toutes." Rapport de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie...
(Causeur 02/12/2025) [archive] [commentaires]
Et nous, les Français, on a eu en plus la "valleaud-belkacem" qui, pour offrir plus de chances aux immigrés, et au nom de l'égalité, voulait tirer l'éducation de nos enfants vers le bas ! Faites l'expérience de tendre le bras (peu importe le gauche ou le droit) et écartez vos doigts. Observez vos doigts, que remarquez-vous ? Ils sont tous différents. Le bras c'est l'Humanité et les doigts sa composante... et ceci est le travail de la nature pour qui il n'y a pas d'égalité, nous sommes tous différents à l'intérieur de chaque peuple, groupes d'individus ! L'égalité ne peut concerner que la justice devant laquelle l'individu se présente (préconisé par Dieu dans le Pentateuque, il y a exactement 3300 ans, et en Europe que depuis 1905, l'Habeas corpus, mais voilà, les lois de Dieu, les "Sapiens"* n'en veulent pas. Mais dans la vie (au sein de la nature) il n'y a que de l'inégalité. Et les gauchistes, qui se veulent "plus humains" que la nature, refusent et veulent imposer "l'égalité" cependant que la nature a montré qu'elle est indomptable et les gauchistes ne sont que des rêveurs fous et dangereux. * Les "islamo-gauchistes" se nommeraient ainsi. (internaute S.)
Grandeur et décadence de nos musées (Causeur 03/12/2025) [archive] [commentaires] Plus redoutables que les voleurs du Louvre, ce sont l’appauvrissement intellectuel, la politisation de l’art et le relativisme esthétique qui menacent nos musées...
Nos grandes écoles de commerce rongées par l’écolo-sectarisme (BV 04/12/2025) [archive] [commentaires] Le CERU [Centre d'études et de recherches universitaire, NDLR] est un centre de recherche indépendant. Il vient de publier un rapport de 23 pages qui porte un titre évocateur : "Grandes écoles de commerce : foyers du radicalisme écologique". Il ne s’agit pas d’un effet d’annonce racoleur. On peut lire ce rapport en ligne et on s’apercevra qu’au terme d’une patiente recherche, il dresse un tableau effarant de l’enseignement qui est dispensé dans nos grandes écoles de commerce. En résumé : moins de finance, plus d’écologie… et moins de pragmatisme, plus d’idéologie...
"Il n’y a malheureusement pas que les écoles de commerce touchées par la folie furieuse de l’escroquerie écologique… c’est toute la société qui est sous l’emprise de ces tarés fanatiques complètement cinglés ; des carottages aux pôles ont démontré que dans l’histoire de la planète l’augmentation du CO2 a suivi l’élévation de la température et n’en était aucunement la cause." (Émile)
Féminisme, racialisme... On commence à mesurer les dégâts du wokisme dans l'enseignement supérieur et le constat est sans appel (BV 05/12/2025) [archive] L’American Political Science Review (APSR) est parmi les plus prestigieuses revues de science politique américaines. Publiée par l’université de Cambridge, elle est l’organe de l’American Political Science Association qui regroupe quelque 11 000 membres à l’international. C’est un outil de référence. Y être publié constitue, pour un chercheur, un marchepied. Sur le papier, le vernis universitaire est sans accroc. Mais en réalité, selon une étude de Timothy K. Minella, publiée par le think tank américain Goldwater Institute [en] l’APSR a servi l’agenda gauchiste d’une façon qui décrédibilise totalement l’institution universitaire...
Aux origines du wokisme (Salon Beige 05/12/2025) [archive]
auteur à succès entre autres de bandes dessinées d’histoire à destination notamment de la jeunesse
à retrouver sur le site Reynald Secher Éditions.
Le wokisme est le dernier wagon d’un mouvement qui débute au XIIIe siècle avec le fameux débat entre la foi et la raison, puis se développe à la Renaissance, s’intellectualise au siècle des Lumières, s’épanouit avec la Révolution française et finalement est repris idéologiquement par la gauche universelle contemporaine. Dès lors, nous pouvons affirmer que le wokisme et le fils naturel du socialisme. Dans un premier temps, cette pensée conceptualise l’homme nouveau en rupture avec l’homme ancien et aboutit au nihilisme dont le wokisme est une émanation. Je fais mienne la définition du philosophe français Pierre-Henri Tavoillot qui caractérise le wokisme autour de "l’identité, du genre et de la race dont le principe central consiste à révéler et condamner les formes occultes de domination". En définitive, il s’agit de nier la nature de l’homme et d’abord son identité...
Un peu de détente...
Parlez-vous le Goldnadel ? (Causeur 05/12/2025)
Le président d’Avocats sans frontières a du fond mais aussi de la forme. Dans son nouvel essai, où il attaque la gauche dévoyée par le racialisme et l’islamisme, il multiplie les formules spirituelles et les fulgurances comiques. Petit florilège des plus fameuses...
Étoilium, un jeu intelligent pour contrebalancer les écrans (Boulevard Voltaire 06/12/2025) C'est l'histoire de deux mamans qui ont allié leurs compétences et créé ce jeu français, sans ondes et sans piles... https://etoilium.com – jeu éducatif de la maternelle au CM2
Commentaires
Pas terrible le "challenger". En français, on dit "défier" non ? (Aurore)
Sur le fond : Du "renforcement" behavioriste... par l'internaute José
BV 07 décembre 2025 [archive]
Le théâtre des dominations À l’école, tout est affaire de théâtre, de jeu, de faux-semblant et de masque...
À l’occasion d’une table ronde sur l'école et plus précisément sur l’architecture scolaire, trois intervenants aussi bienveillants les uns que les autres, inventifs et modernes, faisaient assaut de dénonciations du système dans sa dimension oppressive. L’un d’entre eux définissait l’école comme le théâtre des dominations. Évidemment, dans leur bouche c'était négatif. Le terme de domination a, intuitivement, dans l'oreille humaine, une connotation négative. Et pourtant. Si, finalement, l'une des grandes leçons que l’enfant dût apprendre à l'école était, précisément, que tout la société était organisée selon une stricte et arbitraire pyramide de dominations, et qu'il aurait progressivement à en gravir les étages ? ...
– Thèmes du moment
La novlangue est devenue nôtre (Causeur 10/12/2025 Philippe Bilger) Dans une page très éclairante du Journal du Dimanche du 7 décembre 2025, François Bousquet et Pascal Meynadier ont décrypté les mots de 1984, le chef-d’œuvre de George Orwell...
[commentaires] Note (lu dans un commentaire). Rogomme (nom, vieilli) Liqueur spiritueuse quelconque, plus particulièrement eau-de-vie. Voix de rogomme (locution familière, rare), voix éraillée par abus d'alcool et par extension, voix rauque, enrouée, d'ivrogne.
Depuis plusieurs mois, Anne Coffinier, voix incontournable de l’école libre en France, subit une série d’attaques médiatiques venues de la gauche et de l’extrême gauche (Causeur 10/12/2025) [archive] [commentaires]
Commentaire sélectionné, celui de Golvan
Philippe Meirieu1
"Qui tient les écoles tient la France" Jean Macé (1815-1894)
"Avec la conception et la naissance, les parents n'ont pas seulement donné la vie à leurs enfants, ils les ont en même temps introduits dans un monde. En les éduquant, ils assument la responsabilité de la vie et du développement de l'enfant, mais aussi celle de la continuité du monde (...) Car ce monde aussi a besoin d'une protection qui l'empêche d'être dévasté et détruit pas la vague des nouveaux venus qui déferle sur lui à chaque nouvelle génération."
Hannah Arendt (1906-1975)2
Il y a comme une différence de conception concernant l'éducation entre les deux premiers, laïcards fervents, et Hanna Arendt. Personnellement je penche vers elle, surtout en ayant observé la faillite totale de l'école primaire publique détruite par les "pédagogistes" de l'extrême gauche.
2. Hannah Arendt explique la distinction entre dictature et totalitarisme dans une interview de Roger Errera accordée à New York en 1974 pour la série "Un certain regard" produit par l'ORTF. (Extrait du film "Hannah Arendt" de Jean-Claude Lubtchansky, INA.fr © 1975) Vu dans Définitions politiques, voir aussi Mensonge
Les collégiens ne font pas toutes leurs heures de classe en France, les cours manquants sont importants (L'internaute 12/12/2025) De nombreux élèves font face chaque année à des heures de cours perdues. Un rapport a mis en perspective cette problématique importante dans les collèges publics. Manque de professeurs, absences non remplacées... Les élèves font souvent face à des heures de cours annulées dans l'année. La Cour des comptes a publié un rapport sur le nombre d'heures d'enseignement qui n'ont pas été assurées sur l'année scolaire 2023-2024. Le total monte à 10,3 millions seulement dans les collèges publics. Cela représente 9% du temps prévu au total. Ce chiffre est en baisse par rapport à l'année 2022-2023 (11,2%), mais reste significatif [...] La Cour des comptes a ainsi suggéré d'annualiser les heures de travail des enseignants du second degré à partir de la rentrée 2027. Il est aussi jugé nécessaire de limiter les absences liées à la profession. Elle propose, par ailleurs, de promouvoir la bivalence des professeurs au collège pour qu'ils puissent enseigner deux matières différentes. Elle estime enfin qu'il est primordial de renforcer la politique de prévention, en particulier face aux risques psycho-sociaux.
L’éternelle querelle de l’orthographe (Causeur 13/12/2025) [archive] En affirmant que la langue est "fasciste", le sémiologue Roland Barthes a été mal compris.
Extrait de l'article
[...] Notons [...] que la langue dont parle Barthes n’est pas la langue française, mais toute langue. "La langue […] n’est ni réactionnaire ni progressiste ; elle est tout simplement : fasciste ; car le fascisme, ce n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire". L’adjectif "fasciste" appartient bien au registre politique et désigne un régime contraignant dans lequel la collectivité nationale prime sur l’individu et l’annule. Son utilisation par Barthes est de l’ordre de la décharge électrique. Elle prélude à l’introduction de son véritable sujet, à savoir l’opposition de la langue et de sa métamorphose en littérature, de la langue et de sa libération par le travail d’écriture. Cet adjectif est donc utilisé par Barthes pour introduire à l’essence même de la littérature, à ce que nous avons de plus précieux à l’intérieur de la langue [...]
Sélection des [commentaires]
On met le fascisme à toutes les sauces. Fasciste est devenu synonyme de totalitariste. En fin de compte, le mot ne veut plus rien dire. (Thierry)
J'apprécie fort la réhabilitation de Roland Barthes par cet article. Je trouve très regrettable l'oubli dans lequel est tombé son analyse toute littéraire du sens. Aujourd'hui où tout se radicalise, cette finesse est passée de mode. Nous n'avons plus le choix qu'entre les butors qui prennent tout au pied de la lettre et les sémiologues sentencieux qui assassinent eux aussi le doute indispensable à la littérature. (TT)
Je ne comprends pas en quoi l'accord du participe passé est difficile (sauf certains cas très précis, où effectivement on doit se poser pas mal de questions pour ne pas faire de faute). On prend le verbe, le sujet, on se demande "qui" ou "quoi" fait l'action, si le "qui" ou "quoi" est devant le verbe on accorde. Où est le problème ? Les doubles consonnes aléatoires, qui elles n'ont pas de logique, sont beaucoup plus compliquées à retenir. (Isabeau)
La réforme de l'orthographe, pour la rendre plus phonétique, n'empêche pas les fautes d'orthographe. On trouve des livres écrits avec l'orthographe originale du XIXe siècle. L'orthographe de certains mots était différente. Cela reste très lisible. Le livre plumons l'oiseau d'Hervé Bazin est une analyse amusante et détaillée des avantages possibles et des dérives probables d'une phonétisation de l'orthographe. (Paul)
• De la musique avant toute chose
BV 14 décembre 2025 [archive]
La musique devrait être au cœur de l’éducation des enfants. Pour instruire vraiment un enfant, il faut l’accorder.
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Il est des idées qui traversent les siècles avec la tranquille assurance des choses incontestables. La place de la musique dans l’éducation, par exemple. Non pas la musique décorative qui envahit les allées des centres commerciaux mais la vraie, celle dont on prétend qu’elle forme l’âme. Pour Platon, la musique n’est pas un divertissement anodin mais une manière de régler l’enfant comme on accorde un instrument. Lui offrir un univers sonore juste, c’est déjà façonner son jugement, discipliner ses élans, l’orienter vers le Beau de façon élégante et exigeante en même temps. Platon, dans La République comme dans Les Lois, l’affirme avec insistance : un rythme dévoyé entraîne des mœurs dévoyées, tandis qu’une musique harmonieuse élève l’âme et développe chez l’homme les qualités qui feront de lui un bon citoyen...
Blanquer avait demandé que la journée en collège commence par une chorale. Resté sans suite. Pap lui succéda… Nos enfants sont massacrés. (W.)
– Thèmes du moment
Restauration : l’assouplissement du label « fait maison », une mauvaise tambouille (BV 14/12/2025) [archive] Le nivellement par le bas, c’est aussi dans le domaine de la restauration. Le label "fait maison" évolue. Lancée en 2014, cette distinction qui permet aux consommateurs de reconnaître en un clin d'œil les restaurants proposant une cuisine élaborée à base de produits frais et bruts va devenir moins restrictive. Les Assises de la restauration et des métiers de bouche réclamées par la profession se sont clôturées le jeudi 11 décembre [2025] sur un assouplissement des règles. L’utilisation d'œufs en bouteille, de légumes blanchis, de crème végétale et de chair de crabe n’est désormais plus contraire à l'obtention du label "fait maison". Concernant le titre de maître restaurateur, son attribution va également être simplifiée, sur le plan administratif notamment...
Nintendo : « Super Mario Bros. », quarante ans de jeunesse éternelle (Conflits 15/12/2025) [archive] L’iconique plombier à moustaches, mascotte de la firme Nintendo, célèbre, le 13 septembre [2025], le quarantième anniversaire de sa première aventure vidéoludique. Cet emblème intergénérationnel n’en finit pas de séduire de nouveaux adeptes en réussissant à se renouveler constamment. Alors, d’où ce sympathique personnage puise-t-il son secret de jouvence ? ...
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Lycées parisiens : l’excellence sacrifiée sur l’autel de la diversité (Lettre Patriote 17/12/2025) [archive] Il fut un temps où certains noms faisaient encore rêver. Condorcet, Charlemagne, Fénelon, Sophie-Germain… Des lycées publics parisiens réputés pour leur exigence, leur rigueur, leurs résultats. Des établissements où le travail payait, où l’effort était récompensé, où l’excellence n’était pas un crime. Ce temps semble révolu. Depuis la réforme Affelnet, mise en place au nom de la sacro-sainte mixité sociale, ces bastions scolaires voient leur niveau chuter. Non pas par accident, mais par choix politique assumé. Le message est clair, l’excellence dérange, l’élitisme gêne, le mérite encombre...
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La mairie de Paris ne respecte pas le contrat d’association avec le Collège Stanislas (Salon Beige 17/12/2025) La mairie de Paris a annoncé le 9 décembre [2025] qu’elle ne verserait pas au Collège Stanislas son forfait annuel de 1,3 million d’euros, en raison du maintien des cours de culture chrétienne obligatoires. L’établissement a saisi le préfet d’Ile-de-France, dénonçant une décision "injustifiée". Par cette mesure, la mairie remet en cause le caractère propre de l’enseignement catholique. Communiqué de l’enseignement catholique à la suite de la décision du Conseil de Paris de ne pas verser de forfait à l’établissement Stanislas : “Ce n’est pas en voulant déchristianiser l’Enseignement catholique qu’on apportera des réponses aux difficultés de l’enseignement public” (Enseignement Catholique 17/12/2025) [...] À trois mois des élections municipales, le collège Stanislas ne peut continuer d'être l’objet de querelles politiques picrocholines. Sa mission éducative et pédagogique doit pouvoir se déployer dans la sérénité au service des élèves et des familles qui en ont fait le choix librement. Stanislas mérite mieux que les procès qui lui sont faits, ne serait-ce qu’eu égard aux éminents services rendus à la Nation par ses anciens élèves, au premier rang desquels le Général de Gaulle, Jules Barbey d’Aurevilly, Anatole France, ou encore par ses douze jeunes de 17 ans, engagés dans la Résistance et fusillés, auxquels Stanislas rend hommage chaque année...
Royaume-Uni, l’école devient un commissariat idéologique : désormais, les élèves soupçonnés de "misogynie" seront signalés… puis "rééduqués". Le "mot" est lâché (19/12/2025) Lire La Lettre Patriote et Boulevard Voltaire [commentaires]
• Après l'abandon du stylo-plume, la suppression des mains
Le ministère a mandaté une équipe pour réformer les normes de l’écriture telles qu’on les enseigne en primaire.
En ce temps de Noël, certains d’entre vous vont sûrement sacrifier à la traditionnelle carte de vœux que l’on adresse à nos proches en l’ornant de notre plus belle écriture. Et pour beaucoup d’entre vous, cela fait peut-être assez longtemps… que vous n’avez pas tenu un stylo pour écrire quelques mots à la main. C’est comme le vélo, cela ne s’oublie pas. Pour autant, force est de constater que toutes les écritures ne se valent pas. Une écriture comporte plusieurs dimensions : sa lisibilité, sa fluidité, son esthétique mais aussi sa conformité avec une norme nationale. Et comme l’État est vraiment pour nous un père aimant et plein de sollicitude, il s’est penché sur la question de l’écriture cursive. Mais oui, mais oui. Au milieu des 2.000 priorités de l’école en perdition, le ministère a mandaté une équipe pour réformer les normes de l’écriture telles qu’on les enseigne en primaire.
Je ne parle pas ici du débat qui agite depuis plus de dix ans les partisans de l’écriture scripte et les défenseurs de l’écriture cursive. Depuis que 45 États américains sur 50, et la Finlande, ont sorti l’écriture cursive des enseignements obligatoires, le débat est vif. La question que je soulève porte sur l’écriture cursive, exclusivement, celle qu’en France on a l’habitude d’apprendre grâce à la réglure Seyès inventée en 1892 par Jean-Alexandre Seyès, et que nous sommes les seuls à utiliser. Grâce à elle, nous avons des lettres de trois hauteurs différentes : un interligne pour la plupart des lettres, deux pour le d et le t, trois pour les grandes boucles du b, du f, du l, du h et du k. Et parfois on descend, mais toujours de deux interlignes (f, g, j, p, q, y, z).
Donc adieu la boucle du b, du f, du o...
Qu’est-ce qui change, dans les nouvelles préconisations de l’Éducation nationale ? Il paraît que les œilletons entraînent des confusions. L’œilleton, c’est la petite boucle qui permettait de faire le demi-tour quand on écrivait à la plume, pour un o, un r, un b ou un v, par exemple. On nous demande de ne plus l’enseigner aux enfants. De toute façon ils écrivent au stylo-bille, ils peuvent donc aller dans tous les sens sans difficulté et faire des décrochés nets. Donc, adieu la boucle du b, du f, du o, du r, du s, du v, du w et du z… En parlant de décroché, exit, aussi, celui du e. Vous vous souvenez ? On faisait un petit trait qui partait de la ligne et montait de façon oblique vers la droite, puis arrêt, décroché pour faire la boucle, et - le plus dur - nouveau passage par le point de décroché pour revenir jusqu’à la ligne du bas. Pas si évident, mais cela donne une jolie silhouette au e, celle-là même, finalement, qui est reprise par sa forme scripte avec la barre latérale qui le coupe. Eh bien, c’est trop difficile pour nos enfants. On leur demande maintenant une simple boucle, comme celle du l, mais en plus petit.
Cette obsession de la simplification
On apprenait aussi à commencer les lettres rondes par une attaque, un petit trait qui reliait la lettre ronde (a, c, q, g…) à la ligne du bas, pour que tout s’enchaîne de façon fluide (d’où le nom de la fameuse « cursive », de curro, is, ere, cucurri, cursum = courir). Ça aussi, c’est supprimé.
Si l’on veut être cynique, on dira que toutes ces réformes n’auront guère d’incidence, étant donné que la plupart des jeunes ont déjà une écriture pratiquement illisible, faute d’exigence et de rigueur dans l’apprentissage au cours des premières années.
Ce qui me gêne, ce n’est pas que l’on décide de modifier nos lettres. Après tout, nous ne les formons ni comme les Allemands, ni comme les Anglais, c’est une donnée culturelle et toute donnée culturelle est appelée à évoluer avec le temps. Ce qui m’arrête, ce sont les raisons que l’on avance pour justifier ces changements, cette prétendue volonté de « simplification ». L’école est par essence le lieu de l’apprentissage de la complexité. Elle ne doit pas avoir l’obsession de la simplification et abaisser progressivement toutes ses ambitions. On avait déjà abandonné le dessin, le bricolage, la couture, tout ce qui développait la motricité fine et l’attention. Il restait l’écriture cursive. On avait supprimé les pleins et les déliés, on a ensuite supprimé la plume, puis même le stylo-plume, interdit dans la plupart des écoles. On finira peut-être par supprimer les mains…
Internautes [autres commentaires] dont [celui de Syclams]
Parce qu’on enseigne l’écriture à l’école ? Cela m’avait échappé... [bref] l’écriture avec ses pleins et ses déliés nous obligeait à écrire de magnifiques lettres, j’ai adoré, le stylo à bille n’a plus la même beauté. (Mil.)
La génération du "je vais y arriver" a laissé la place à la génération du "trop dur". (Cr.)
Avec tous les problèmes de toutes sortes liés à l’EN on va continuer de produire des illettrés, pas loin de l’analphabétisme, et des guignols du gouvernement veulent "simplifier" l’écriture comme si c’était une urgence. L’arbre qui cache la forêt. Ce pays est voué à finir avec les pays en voie de développement. (K.)
Comme disait Audiard dans ces dialogues "les cons, ça ose tout". Pauvre France livrée et gouvernée par des incultes. (F.)
Entre les résultats PISA qui nous font passer pour des débiles, maintenant l’État se penche sur l’écriture cursive ? Pour info, l’écriture cursive est la plus rapide pour prendre des notes et elle permet à ceux à la fac qui n’ont pas les moyens d’avoir un PC de compenser avec la vitesse de cette écriture. L’arrêter c’est de l’exclusion mais aussi pour ceux qui aiment la calligraphie (je ne parle pas de ces graphes affreux) la mort de tout un pan de notre histoire.je repense aussi aux enluminures et toute la beauté de l’écriture. Ce n’ est pas que de l’écriture qu ils piétinent mais aussi de l’art. (C.)
Voir Calligraphie
Ironique
La France, pays idyllique où l’on vit sereinement. Tout y est si parfait, si bien huilé, que l’on finit par s’y ennuyer. Dieu merci, il y a toujours quelqu’un pour faire diversion. D’où le chipotage à propos de l’écriture. Les élèves maîtrisant parfaitement toutes les matières enseignées, il conviendra désormais de les occuper avec de nouvelles règles d’ēcriture. (Al.)
Savoir que des gens payés par nos impôts se penchent sur des sujets aussi vitaux pour notre pays, c’est consternant : ils ne savent que détruire. (Mij.)
Souvenirs
Quels souvenirs attachés à la blouse, l’encrier, le porte-plume, les bons points et les images ! Pas de bagarres, pas de racket, mais qu’est-ce qui a changé ? (D29)
Quand je relis mes cahiers d’école primaire où je galérais avec ma plume sergent major dans les années 1960 et quand je revois l’écriture de mes parents qui avaient arrêté l’école après le certificat d’études, je me dis que nous n’avons rien à craindre de l’armée russe tant notre avachissement concrétise notre "évidente défaite" ! Mes grands-parents savaient lire, écrire et compter et avec le certificat d’études, ils avaient un très bon niveau de culture. Un petit exemple : "les petites cahiers d’antan – petit cahier du certificat d’études, jouez à réviser vos classiques"* éd. Hors Collection, je l’ai montré à de jeunes diplômés et été effarée par leurs réponses aux exercices, le niveau a vraiment baissé (des internautes)
* La collection dont Petit cahier du certificat d'études, jouez à réviser vos classiques
(Li Brest) malheureusement indisponibles, pour mémoire. Voir aussi :
. Dictée de Mérimée (+ "Appel du 18 Juin" de de Gaulle)
Le bémol du gaucher
Un fil de discussion
- J’ai moi aussi appris à écrire avec un porte-plume (l’une des dernières années où ce fut le cas) et je dois dire que, pour la gauchère que je suis, c’était l’enfer. Il a fallu que mes parents se battent pour que je sois autorisée à écrire avec un stylo bille, ce qu’ils ont obtenu, et pendant quelque temps, je fus la seule élève de la classe à écrire avec un stylo bille ; ce que l’institutrice ne manquait jamais de faire remarquer, vexée d’avoir perdu son combat contre mes parents. (LvF)
- Écrire avec un stylo à encre est une plaie pour les gauchers car ils emmènent l’encre au fur et à mesure qu’ils écrivent ce qui contribue à barbouiller la feuille. (Ravi...)
- En effet ! Ce qui m’a valu bien des coups de règle (en fer) sur les doigts, de la part des bonnes sœurs surtout (ou des profs de piano féminins) de 1955 jusqu’à l’entrée au lycée en 1961, et des taches s’encre sur la jupe ou le pantalon…On avait les buvards, heureusement. (Dominique)
- Je suis une gauchère contrariée, seulement pour l’écriture, je dessine de la main gauche. C’était compliqué en géométrie, au tableau, la craie passait d’une main à l’autre. Si j’écris de la main gauche, j’écris en miroir. Bonus, je peux lire les écritures à l’endroit et à l’envers. J’ai vu, une seule fois, une gauchère écrire de gauche à droite sans étaler l’encre, et son écriture était magnifique. Donc, il était possible de nous apprendre le bon geste, mais ça demandait trop de travail aux institutrices, qui préféraient contrarier. (Trad.)
– Thème approchant
L’écriture cursive sacrifiée sur l’autel de la simplification (Lettre Patriote 21/12/2025) [archive] Il fallait bien que cela arrive. Après avoir remplacé l’exigence par la bienveillance, le savoir par la compétence supposée, et la transmission par l’animation, l’Éducation nationale s’attaque désormais à ce qui restait de plus concret, de plus incarné : l’écriture manuscrite. Plus précisément, l’écriture cursive. Trop compliquée. Trop contraignante. Trop… française, sans doute. Sous couvert de "modernisation", le ministère a donc missionné une équipe chargée de revoir les normes de l’écriture enseignée en primaire. Traduction : simplifier, lisser, enlever tout ce qui pourrait demander un effort. Les boucles, les attaques, les décrochements ? Supprimés. Trop difficiles pour des enfants à qui l’on explique depuis des années qu’ils ne peuvent pas y arriver. Ce n’est pas un détail technique. C’est un symbole...
Documentation L’œil dans la lecture – Voir aussi Entretenir votre vue
• Apprendre le tâches ménagères à l'école : trop humiliant ?
BV 28 décembre 2025 [archive]
Nous préférons multiplier les discours sur le vivre ensemble en retirant aux élèves toute possibilité de l’expérimenter.
On nous présente souvent l’école chinoise comme un système ultra-compétitif, où des élèves sous pression travaillent 10 heures par jour avec une discipline de fer et une sélection constante.
« L’éducation par le travail »
Pourtant, l’école chinoise a réintroduit de manière obligatoire ce qu’elle appelle "l’éducation par le travail". Il ne s’agit pas d’un slogan vague, ni d’une activité périscolaire facultative, mais d’un enseignement structuré, doté d’un volume horaire minimal, inscrit dans les emplois du temps et évalué. Les élèves y apprennent à nettoyer, ranger, entretenir, cuisiner, organiser une vie quotidienne simple, utiliser des outils, réparer ce qui peut l’être. Autrement dit, à vivre dans la vraie vie...
Internautes
C’est ce qui est fait en Russie et au japon. Dès 5 ans, ils apprennent à laver la vaisselle, nettoyer les wc balayer à coudre, à réparer à apprendre à cuisiner et c’est valable pour les filles et aussi pour les garçons. Je pense que si nos jeunes étaient déjà initiés à ces tâches ménagères, ce serait une excellente chose. Et de plus, c’est souvent fait dans la joie et la bonne humeur. j’ai appris à cuisiner à 20 ans.Le allocations familiales donnaient des cours de cuisine par périodes de trois mois. j’ai pris deux sessions pour un prix modique. Je me demande si cela existe encore. En tous cas, je suis devenue au fil des ans, une bonne cuisinière et grâce à ces cours. (L.)
Les cours d’Arts Ménagers qu’on enseignait au collège, dans les années 1960, m’ont laissé un très bon souvenir et surtout des apprentissages encore utiles aujourd’hui. Rien de méprisable ou d’humiliant dans ces enseignements concrets : couture, cuisine, entretien du linge et d’un foyer [...] j’aurais aimé apprendre à l’époque comment changer une roue de voiture, fixer une étagère… (Sidonie)
"De mon temps" comme aurait dit ma grand mère, en primaire, nous apprenions tout cela – ménage, chacune balayait la classe à son tour et nous nettoyions notre bureau et y passions de la cire en frottant jusqu’à ce qu’il soit brillant — cours de couture — nettoyage et remplissage du poêle à bois par les garçons (j’ai aussi été dans un école primaire mixte) — cours de cuisine. Et ceci dans la joie est les rires. (Tara)
Dans les écoles privées, les élèves aident à desservir, à ranger les tables après les repas, parfois ils essuient la vaisselle, à tenir les classes propres… et c’est considéré comme normal. Dans l’enseignement public, ce n’est pas le cas... Cherchez l’erreur. (All.)
... je considérerais que les faire participer à l’entretien de leur école, serait une bonne chose. Ce serait effectivement un bon moyen pour que les jeunes ne considèrent pas l’espace de l’école comme une poubelle et qu’ils apprennent qu’il n’y a pas de travail dégradant. Ils respecteraient peut-être plus le travail du personnel d’entretien. (Arc.)
autres [commentaires1] [commentaires2]
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"méthodiquement et de façon assez astucieuse, ont ainsi traversé la salle entière avec leur table sans que le professeur ne remarque quoi que ce soit". Lorsque j’étais au Lycée, ceci avant mai 1968, nous avions une prof de philo adorable, mais ses cours n’étaient pas drôles (et pourtant j’ai toujours aimé la philo). Nous avons donc décidé, toute la classe, de bouger avec nos tables tranquillement, cm par cm, table puis chaise avec nous dessus, puis table puis chaise… Nous avons avancé au ras de son bureau et avons commencé un quart de tour . Sincèrement, je crois qu’elle n’a pas vu comment nous faisions et qu’elle s’est inquiétée de voir comment, "subitement", les tables étaient disposées. Elle a été arrêtée une bonne semaine et comme, en fait, nous l’aimions bien, même si ses cours étaient horribles, nous avons tous culpabilisé et avons été très sages jusqu’à la fin de l’année scolaire ! Ce cirque n’est donc pas nouveau. (Tara)
Autres commentaires
– Thèmes du moment
Concours enseignants : le niveau requis passe de bac+5 à bac+3 dès 2026. Le niveau d’étude nécessaire aux concours des métiers d’enseignements est rabaissé alors que le niveau des élèves chute (BV 22/04/2025) [archive] On n'arrête pas le progrès ! Ce 19 avril [2025], Élisabeth Borne, ministre de l’Éducation nationale, a annoncé une nouvelle réforme, majeure, qui revoit les critères d’accès aux métiers de l’enseignement. À partir de 2026, les concours de recrutement pour devenir professeur ou conseiller principal d’éducation seront ouverts aux bac+3, alors qu'ils sont réservés aux bac+5 aujourd’hui. Cette mesure vise à attirer davantage de candidats, quitte à baisser singulièrement le niveau...
Et encore une pub, vite passons-la pour la suite