Eklablog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Flore panchronique, espèces reliques

En biologie (y compris en botanique) une espèce relique est un organisme survivant d'un groupe qu’on croyait éteint (n’existant plus que par les fossiles) car la majorité des espèces ont aujourd'hui disparu, exemples coelacanthe (poissons), limule (invertébrés), Ginkgo biloba (plantes). L'aire de répartition de ces espèces est très limitée (niches écologiques restreintes) en comparaison de sa dimension dans des temps plus anciens et/ou elles témoignent d'un taxon plus diversifié et répandu dans le passé lointain.

Flore panchronique, espèces reliques (illustration).jpg
Flore panchronique, espèces reliques (illustration)

Est relictuel ce qui relève de la relique ou du reliquat. L'aspect "relique" qualifie tout autant un habitat géographique qu'un organe atrophié ayant perdu sa fonction première. Une chose relictuelle existe encore mais à un état (très) réduit. Exemple, les gastéropodes de la famille Testacellidae ont une coquille relictuelle, ayant presque disparu mais encore petitement présente. Ces animaux sont dits limaciformes car ils ressemblent beaucoup aux limaces mais encore avec un reliquat de coquille.

Une espèce relictuelle est aussi appelée une espèce panchronique ou "relicte" (rare, anglicisme de relict, qui lui-même vient sûrement de relique, du latin relictus). Quant aux termes "préhistorique"1 ou, pire, "fossile vivant"2, ils sont incorrects1,2.

Notes

1. "Préhistorique" se définit comme "existant à des époques antérieures à l'Histoire écrite ou qui existait à cette époque". Toutefois, l'étude d'une flore fossile renseigne à la fois l'histoire évolutive des végétaux ainsi que celle du climat de la zone étudiée (Paul Jaeger et Jacqueline Sauvage "Flore actuelle et flore fossile de trois tourbières des Vosges septentrionales" Sciences Géologiques, bulletins et mémoires 1956 pp 35-38 DOI 10.3406/sgeol.1956.1155)

Dévonien, paysage végétal typique, par le paléoartiste Édouard Riou (1838-1900).jpg

Paysage végétal typique du Dévonien (d'env. −419 à −359 Ma) par le paléoartiste Édouard Riou (1838-1900). Le Dévonien marque le début d'une colonisation végétale étendue des terres, amenant (par le biais de l'érosion et de la sédimentation) à d'importants changements climatiques.

Voir aussi Dryade à 8 pétales Dryas octopetala (Dryas) bio-indicateur de réchauffements passés

2. Un fossile est par définition (du latin fossilis "tiré de la terre" dérivé de fodio "fouir, creuser") la trace plus ou moins minéralisée d'un ancien organisme et ne peut par conséquent pas "vivre". Certes de tels "fossiles" ressemblent à d’autres espèces qui vivaient il y a fort longtemps, mais ce serait oublier qu’avec le temps celles-ci ont évolué et ne sont plus les mêmes. Leurs allures générales se ressemblent, mais leur anatomie a bien changé. (MNHN [archive])

Flore fossile, contributions du Portugal (1881).jpg
Flore fossile, contributions du Portugal (1881)

Remarque. Parfois - cela concerne plus les animaux que les plantes quoique pas impossible - on voit une petite croix, “†” , en avant d’un nom d‘espèce (ou d’un genre, d’une famille, etc). Ce symbole signifie que ce taxon est considéré éteint, c'est-à-dire que les formes vivantes ont disparu de la surface de la Terre. Dans certains cas, il est possible d’en retrouver des traces fossiles, mais ces spécimens sont éteints... (lu dans Classification du vivant)

Curiosité. Le palmier de l'Île de Pâques Paschalococos disperta figure parmi les 26 espèces candidates à la "résurrection" (Espèces éteintes)

 

Quelques espèces reliques végétales

Vers 430 Ma avant notre ère se développent les plantes à spores1 : hépatiques2, lycopodes3, mousses et lichens*4, sélaginelles5 et même champignons*6...
Puis, vers -250 Ma apparaissent les premiers gymnospermes : de nombreux conifères disparus aujourd'hui, cycas7, ginkgo, mais aussi Araucaria8, Podocarpus9...
Il faut attendre -150 Ma pour l'apparition de l'énorme diversification des angiospermes, aboutissant à la flore que l'on connaît aujourd'hui.

Voir
Cas de la flore dans Wikipédia
Flore du Dryas (dans Dryas de 16 500 à 11 700 ans AP)

Notes

* Champignons & Lichens

1. Comment se reproduisent les plantes sans fleurs ? (Gerbeaud) 

2. Les Hépatiques, ou Marchantiophytes, forment le taxon des plantes terrestres qui a conservé le plus de caractères "ancestraux" (Cf. Science Nature). 
Ne pas les confondre avec l'anémone hépatique du genre Hepatica.

Hépatiques, assortiment de quelques formes par Haeckel (''Kunstformen der Natur'' 1904).jpg

Page du Kunstformen der Natur (1904) décrivant quelques formes d'hépatiques (Haeckel)

3. Lycopode ou Soufre végétal, Herbe aux massues, Patte de loup (Wiki Phyto). Cette fougère herbacée des zones tempérées froides, vivace sans fleurs, à tige rampante, peut atteindre 1 m de long. Ses rameaux fertiles portent des épis sporangifères jaunâtres en forme de massue. La poudre de lycopode, extrêmement inflammable, est utilisée en "magie" pour produire des flammes car elle émet une intense lumière qui peut donner de grandes flammes selon le procédé d'utilisation.

Lycopode Lycopodium clavatum (Koehler).jpg

Lycopode Lycopodium clavatum (Köhler)

4. Mousses et lichens (Diaporama Gerbeaud)

5. Les selaginelles, ni fougères ni mousses (Gerbeaud). Après avoir compté de nombreux genres et des milliers d'espèces y compris arborescentes au Paléozoïque (de −538,8 à −252,2 Ma) la famille des Sélaginellacées ne comprend de nos jours qu'un seul genre, Selaginella, qui compte environ 800 espèces.
Voir aussi "Rose" de Jéricho Selaginella lepidophylla

6. Les champignons : plutôt végétaux ou plutôt animaux ? (Gerbeaud)

7. Cyca revoluta est une plante primitive, quasi préhistorique, à feuillage persistant, qui ressemble autant à un palmier (bien qu'il n'en soit pas un) qu'à une fougère arborescente (Gerbeaud). Comme les conifères, ginkgo... les cycas font partie des gymnospermes (une des 4 divisions des plantes vasculaires)

Cyca revoluta, à l'intérieur.jpg
Intérieur d'un Cyca revoluta
 
8. Le genre Araucaria. Il s'agit de conifères aux feuilles en aiguilles ou en écailles triangulaires leur donnant un aspect tout à fait particulier. L'araucaria du Chili (Araucaria araucana), le désespoir des singes, est un conifère à la silhouette singulière aux branches parfaitement étagées, garnies de feuilles acérées, persistantes, d’un vert émeraude. Voir aussi Pin de hoop (Araucaria cunninghamii)
Araucaria du Chili Araucaria araucana, avec ses branches en forme d'ombrelle et son feuillage persistant.jpg
Araucaria araucana avec ses branches en forme d'ombrelle et son feuillage persistant

9. Le genre Podocarpus comprend une centaine d'espèces de conifères à feuillage persistant poussant majoritairement à l'état naturel dans les forêts des zones chaudes à tropicales d'Amérique et d'Afrique du Sud, d’Australie et d’Indonésie. De la plante prostrée idéale en rocaille, à l'arbre élancé parfait en sujet isolé, en passant par l'espèce adéquate pour former un bonsaï ou un niwaki (en japonais niwa "jardin" et ki "arbre"), tout est possible avec ces conifères un peu particuliers... (Gerbeaud)

Podocarpus macrophyllus, ses arilles.jpg
Les arilles de Podocarpus macrophyllus

D'autres espèces 

  • Le genre Equisetum. Comme les fougères, les prêles sont des plantes vivaces cryptogames (ni fleurs ni fruits) et se reproduisent de manière archaïque, grâce à des spores produites par des épis sporangifères situés à l'extrémité des tiges fertiles.
  • Pin de Wollemi (Wollemia nobilis). Ce conifère de la famille des Araucariaceae, sauvé de l’extinction due à la déforestation dans les contrées australes, fait figure d’icône parmi les plantes "ressuscitées".
Pin de Wollemi Wollemia nobilis, son tronc distinctif comme recouvert de petites bulles.jpg
Tronc distinctif de Wollemia nobilis, comme recouvert de petites bulles
  • Sequoia de chine (Metasequoia glyptostroboides). Espèce de grand arbre de la famille des Taxodiaceae, ou des Cupressaceae selon la classification phylogénétique. Il est originaire de Chine où il a été découvert en 1941. C'est l'unique espèce vivante du genre Metasequoia dont l'origine remonte au Pliocène et à ce titre est considéré comme une forme panchronique. Voir Sequoias
  • Le genre Welwitschia. En 1862, Joseph Dalton Hooker, directeur des jardins de Kew, donna le nom de genre en l'honneur de Friedrich Welwitsch, contre l'avis de ce dernier qui souhaitait qu'elle soit appelée Tumboa, son nom angolais. Welwitschia mirabilis est la seule espèce du genre, de la famille des... Welwitschiaceae. Cette gymnosperme des déserts côtiers de Namibie et d'Angola a la particularité de posséder des cônes mâles qui, en plus de porter le pollen, ont quelques ovules stériles et du nectar, ce qui suggère une tentative inaboutie d'"inventer" la fleur hermaphrodite (au sens des plantes angiospermes, à fleurs)1. Autre caractéristique, unique dans le règne végétal, ses 2 uniques feuilles croissent indéfiniment (et jamais remplacées). Celles-ci, plus ou moins laciniées par l'âge (certains spécimens pourraient atteindre 2000 ans2) en lanières irrégulières longitudinales, peuvent masquer le fait qu'elles ne sont que 2 à l'origine. Leur croissance les rendrait très longues, mais elles sont continuellement diminuées par les conditions atmosphériques, l'abrasion due aux tempêtes de sable, les animaux.
Welwitschia mirabilis des déserts côtiers de Namibie et d'Angola, vieux spécimen.jpg
Vieux spécimen de Welwitschia mirabilis

1. François Parcy L'histoire secrète des fleurs Humensis 2018, p.158
2. [en] Welwitschia mirabilis (PlantZAfrica)

Voir Ces végétaux "préhistoriques" (Gerbeaud) PDF [archive]

Welchitschia mirabilis dans Louis Figuier, Histoire des plantes, 1874

Source principale Aquaportail dictionnaire

Étude d'une plante

Metzgérie fourchue

Metzgeria furcata (L.) Corda, 1829

Metzgérie fourchue Metzgeria furcata (L.) Corda, 1829 (Biodiv’AURA Atlas).jpg

Metzgeria furcata, spécimen présenté dans Biodiv’AURA Atlas

« [Adolescent j'allais] pêcher la truite fario avec mon père dans les ruisseaux de la commune de Bourg-Lastic, installée  dans le territoire des Combrailles sur les plateaux de l’ouest du Puy‑de‑Dôme, en bordure du plateau limousin et à proximité de la chaîne des monts Dore. Là, sur les berges humides de ces petits cours d’eau au débit rapide qui se jettent dans le Chavanon, qui est lui-même un affluent de la Dordogne, se développe une plante que je trouvais alors surprenante. Elle couvrait des parties de leur sol et parfois des écorces humides avoisinantes de plaques plates, rubanées, et ressemblait vaguement à des algues vertes que j’avais pu précédemment observer à marée basse lors d’un voyage familial en bord d’Atlantique. Pour mes 17 ans, reconnaissant mon intérêt pour la botanique, mes parents m’ont acheté la Nouvelle flore des mousses et des hépatiques de M. Douin1 : j’ai pu y identifier cette espèce et découvrir que c’était une hépatique thalloïde2 appelée metzgérie fourchue (Metzgeria furcata (L.) Corda, 1829)3, parfois nommée metzgérie bifurquée,et qu’elle appartenait à la famille des Metzgeriacées, souvent appelées les hépatiques thalloïdes simples. Même si cette bryophyte non vasculaire s’est avérée assez commune, elle m’a fait voyager dans le temps puisque j’ai ensuite appris que ce groupe se rattache à l’histoire la plus ancienne des embryophytes, avec des ancêtres apparus au Paléozoïque, probablement dès l’Ordovicien–Silurien, période marquée par une grande crise d’extinction qui se situe à la limite de ces deux périodes vers 443–444 millions d’années avant le présent4.

En termes descriptifs5, le thalle2 de la metzgérie fourchue est aplati, allongé, étroit et mince, semblable à un ruban, de couleur vert pâle à brunâtre, fortement adhésif au substrat par sa face inférieure (n=9, typique des gamétophytes et 2n=2x=18 chez les sporophytes ; très petit génome, 1C=0,90 pg). Il présente une nervure médiane proéminente, dite costa, et se divise en lanières allongées aux extrémités arrondies et bifurquées, évoquant une fourche, ce qui justifie son épithète spécifique. Microscopiquement, la face supérieure est lisse avec des cellules polygonales à parois épaisses ; la face inférieure porte des rhizoïdes6 filamenteux et des papilles gemmipares7 pour la fixation et la dispersion végétative.

Cette espèce d’hépatique est dioïque8, c’est-à-dire que chaque individu est doté d’un seul sexe. Les gamétophytes mâles portent des anthéridies globuleuses sessiles sur des branches modifiées à costa prononcée, rayée sous le thalle ; les femelles ont des archéonies9 en groupes sur des branches souvent très poilues sans costa distincte. La fécondation produit un sporophyte réduit (capsule [...]), mais la reproduction sexuée est rare ; les sporophytes (phases du cycle de reproduction produisant des spores) ne se développent que près de mâles abondants. La dispersion végétative domine via des gemmaes (bourgeons servant à la reproduction végétative) discoïdes ou linéaires sans costa, formées en marges du thalle, et des fragments marginaux propagatifs, favorisant une colonisation locale agrégée.

La metzgérie fourchue est une hépatique subcosmopolite (existant pratiquement partout sur la planète), présente dans les zones à forte humidité (berges des cours d’eau, rochers, creux humides, écorces de certains arbres – érables, frênes, hêtres, noisetiers, etc.) de l’hémisphère nord tempéré et jusqu’aux zones subtropicales. Elle est commune en Europe, en Amérique du Nord, et signalée en Asie ainsi qu’en Afrique du Nord ; des analyses phylogénétiques ont permis de distinguer trois lignées distinctes : une en Amérique du Nord et deux en Europe. Cette espèce apparaît moins fréquemment dans les tropiques et est absente des zones arides extrêmes.

Même si elle joue rôle modeste dans les écosystèmes terrestres en contribuant à la couverture du sol et à la rétention d’humidité, la metzgérie  fourchue n’est pas considérée comme un repère écologique majeur ou une espèce indicatrice clé. Elle présente un intérêt pédagogique limité en bryologie10, sans usages économiques ou traditionnels notables, et constitue avant tout un témoignage des flore ancestrales qui ont colonisé notre planète bien avant l’apparition de l’humain. »

La metzgérie fourchue [archive] (Les chroniques du végétal)

Notes

1. Douin M. Nouvelle flore des mousses et des hépatiques. Librairie Générale de l’Enseignement, Paris 1972

2. Thalloïde, de thalle + suffixe -oïde (du grec ancien εἶδος, eîdos "forme, aspect"), qui ressemble à un thalle, qui est composé d'un thalle, ce tissu végétal composé de cellules non différenciées, dépourvu d'appareil vasculaire où l'on ne reconnaît ni feuilles, ni tiges, ni racines et qui constitue l'appareil végétatif des thallophytes (plantes non vascularisées, sans feuille, ni tige, ni racine)

3. Le genre Metzgeria a été nommé en l’honneur du graveur sur cuivre et restaurateur d’art allemand Johann Baptist Metzger (1771-1844), originaire de la région du Rhin supérieur. 
Le nom d’espèce furcata provient du latin furca (fourche), par allusion à la forme du thalle. Nom en allemand Gabeliges Igelhaubenmoos, anglais forked veilwort, norvégien gulband.

4. Les cinq grandes crises de la biodiversité (MNHN) dont Frise des temps géologiques

5. Douin M. Nouvelle flore des mousses et des hépatiques. Op.cit. Voir Pl@ntNet

6. Rhizoïde. En botanique, anatomie végétale, organe filamenteux qui se développe depuis les cellules épidermiques de certains thallophytes, chez les bryophytes, etc. servant principalement à la fixation au substrat et se distinguant des véritables racines. Des structures similaires sont formées par certains champignons.

7. Gemmiparité (ou bourgeonnement). Type de multiplication asexuée ou végétative, dans laquelle se développe un bourgeon qui se sépare ensuite avant d'évoluer en un individu complet. Fréquent chez les invertébrés, le bourgeonnement est ainsi la formation de nouveaux individus à partir d’une ébauche. Le nouvel organisme est un clone qui possède le même génome. Les bourgeons, ou "germes", peuvent comprendre une ébauche de tous les tissus du parent, ou seulement de certains.

8. [en] British Bryological Society et digitalcommons.mtu.edu (article1243 PDF) 

9. Les archéons sont des micro-organismes unicellulaires classées comme Procaryotes et/ou constituant le 3ème domaine du vivant (les Archées, Archaea) génétiquement distinct des Bactéries et Eucaryotes. Ils sont connus pour prospérer aussi bien dans des conditions environnementales extrêmes (extrêmophiles) telles que des températures élevées ou à salinité importante, que dans des habitats communs. Voir Archéon - un aperçu (Sujets ScienceDirect)

10. Bryologie, du grec bruon "mousse". Branche de la botanique consacrée à l'étude des bryophytes* qui regroupent les mousses* au sens strict, les anthocérotes et les hépatiques.
* Voir Sphaigne (Les mousses) + Baies rouges noires 2. (PDF)

Des "Plantes utilisées à la Préhistoire"

Publicité

 

.¸✽¸.•♥♥•.¸✽¸.•♥♥•.¸✽¸.•♥♥•.¸✽¸.•♥♥•.

 

Documentation

Quelques plantes utilisées à la Préhistoire

L’achillée Achillea est reconnue comme plante médicinale depuis la Préhistoire, comme le prouvent les fouilles archéologiques irakiennes. En effet, les Hommes de Néandertal se seraient créé une pharmacie rudimentaire dont on a prélevé des grains de pollen sur le gisement.

La présence de l'aigremoine Agrimonia eupatoria est attestée dès le Néolithique, puis près de différents habitats européens à l'Âge du bronze : sa connaissance et sa collecte dans certains contextes sont donc probables, mais nous ne pouvons pas encore dire si l'homme préhistorique, qui devait peut-être l'utiliser à d'autres fins, soignait ses blessures avec cette plante.

La châtaigne d'eau Trapa natans a été trouvée en quantités importantes dans des fouilles au sud de l'Allemagne, qui indiquent un emploi répandu dans l'alimentation depuis le Néolithique.

La récolte des cynorhodons (fruits des rosier et églantier) se faisait déjà aux temps préhistoriques, on en trouve trace aux abords de certains sites.

Les prunelles, petits fruits noirs du prunellier Prunus spinosa, étaient consommées à l’époque préhistorique post-glaciaire et pendant le Néolithique, au moins 7000 ans AP.

Les Hommes se servaient du sureau noir dans l’Europe préhistorique mais on ne sait pas précisément à quelles fins... Les établissements humains sont apparus entre 48000 et 15000 ans en Europe et des sites archéologiques en Italie et en Suisse prouvent que l’Homme préhistorique employait déjà le sureau noir. Quand les scientifiques parlent de Préhistoire, c'est souvent celle des primo Égyptiens dont la documentation historique est incomplète, mais on a retrouvé des recettes de médecines à base de fleur de sureau et on sait que vers 3500 av.J.C. de la teinture de fleur était déposée dans les sépultures près des corps. (Mr Plantes)

La vigne eurasienne est consommée depuis les temps préhistoriques. Des pépins de raisin ont été découverts dans les restes d'habitations lacustres de l'Âge du bronze en Suisse, Italie et dans des tombes d’Égypte antique. On admet que sa culture débuta il y a 4000 ans à partir d'espèces sauvages du Proche-Orient (Caucase, Asie Mineure, Iran).

D'autre part l'amadou, qui provient de certains champignons, constituait un matériau important pour les Hommes préhistoriques, leur permettant d'allumer un feu à partir de la percussion de fragment de pyrite ou marcassite avec un morceau de silex, et brûlait lentement.

Voir dans Femmes et plantes à la Préhistoire

Voir aussi
Bois de gopher : Une énigme biblique
Bois pétrifié

Divers

Si votre jardin "remontait le temps" ? Entre fougères géantes, ginkgos, magnolias, prêles... feuillages spectaculaires et ambiances luxuriantes, l’esprit "jungle" dans le jardin...

Un livre : "Jurassic Plantes" (2026) Les plantes "fossiles", presque inchangées depuis des millions d’années, existent encore aujourd’hui. Elles fascinent autant que les dinosaures par leur puissance graphique, leurs textures étonnantes et leur capacité à recréer des décors d’une étonnante luxuriance. Romain Maire et Corentin Pfeiffer, passionnés de botanique et amis de toujours, partagent leur fascination pour ces plantes jurassiques et invitent à intégrer 40 plantes emblématiques – prêles, cycas, pins, araucarias, nénuphars… – au jardin comme à l’intérieur. Une immersion spectaculaire dans un imaginaire végétal hors du temps.
Feuilleter un extrait – Se procurer l'ouvrage

Voir aussi Au jardin, 9 plantes tropicales pour un effet "Jurassic Park" (Modes & Travaux)

Listes diverses
Liste PRÉHISTORIQUE
VÉGÉTAUX

haut de page

Partager cette page
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :