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Pinophyta

Quelques compléments ou rappels sur ou autour des Conifères
livrés sous forme d'"abécédaire"

Conifères Pinophyta, formes.jpg

Doc utile

Conifères [archive] (Encyclopédie Canadienne)
Conifères [archive] [vidéo] (La passion des jardins et de la nature)
Conifères (Lexique "phyto-bota") Conifères caducs, Conifères à l'ombre, Cas If et Séquoias
Guide des Conifères (Klorane) PDF
Liste de conifères (Floriscope)
Principales caractéristiques des conifères [archive] (Klorane)

Quelques points notables dans cet abécédaire

 

Abies

Abies est un genre de conifères de la famille des Pinacées originaires des régions tempérées de l'hémisphère nord, reconnaissables au mode de fixation des aiguilles sur la tige et à leurs cônes dressés qui se désagrègent à maturité. En français ce sont préférentiellement les arbres de ce genre que l'on nomme Sapin de nos jours, bien que ce terme ait anciennement un sens plus large et désigne aussi des espèces d'autres genres.

 

Abiétacées
Synonyme "Pinacées"

Les "Abiétacées" est une famille d'arbres résineux caractérisés par leurs feuilles et leurs "fruits", comprenant la plupart des conifères européens (pins, sapins, épicéas, cèdres, mélèzes...).

"J'ai fait un film sur la reconnaissance des conifères abiétacées (il date un peu, mais au moins c'est visuel). Vous pouvez trouver le film sur YouTube." (Marc Ivo Böhning

[https://www.youtube.com/watch?v=WYpuu6RWLzw] 28 janvier 2013

Curiosité. Dérivé de abies (radical abiet- + suffixe -acée ou -aceae qui catégorise la "famille" botanique), le terme "Abiétacée" est récemment admis dans les dictionnaires généraux (Larousse encyclopédique), fonctionnant concurremment avec "Abiétinées", de même sens, et paraissant supplanter ce dernier dans les ouvrages techniques spécialisés contemporains :
Cf. Encyclopédie de la Pléiade (Botanique, 1960, pp 824-825), P. Fournier Les Quatre flores de la France (nouveau tirage 1961, p.20), où sont étudiées les abiétacées et non les abiétinées.

CNRTL

 

"Cèdres"

 

Cônes des Conifères

Une pomme de pin ne se mange pas, parce que bien sûr, ce n'est pas une pomme ! Le vrai nom de la pomme de pin est "le cône". Et parce que le pin porte des cônes, il fait partie des... Conifères.

Ce n'est pas un fruit au sens botanique. Le fruit est le résultat de la transformation de l'organe femelle de la fleur. Seules les plantes qui ont des fleurs font des fruits – les angiospermes, par opposition aux gymnospermes ("graine nue") que sont par ex. les Conifères ou le ginkgo. Or le pin ne forme pas de fleurs mais des cônes. Les branches portent des cônes mâles qui fabriquent du pollen et des cônes femelles formés d'écailles insérées le long d'un axe. Chaque écaille porte deux gros ovules à sa surface. Les ovules ne sont pas enfermés dans des carpelles, ils sont nus (pas de carpelles = pas de fruits, mais des ovules sur les écailles des cônes femelles et des graines dedans)

Les cônes mâles produisent le pollen, les cônes femelles produisent des oosphères. On dit que les Conifères sont hétérosporés. Mais chaque arbre présente habituellement les deux types de cônes. Les cônes femelles sont plus gros et plus complexes que les cônes mâles et se composent des ovules.

Des cônes de différentes tailles

Des gros, des petits, mais aussi des verts, des bruns... ce sont tous des cônes femelles mais d'âge différent. Ils ont tous une année d'écart : Les plus petits (indiqués par la flèche orange sur la photo) sont les plus jeunes : les "cônes de l'année".

Cônes de pin d'âges différents.jpg

Ils sont de petite taille et formés d'écailles claires, étroitement appliquées les unes contre les autres. Ces écailles portent les ovules en cours de maturation. Ce sont ces petits cônes qui sont pollinisés au printemps, les grains de pollen y sont déposés par le vent et y commencent leur germination. Tout s'arrête pendant l'hiver.
Puis un peu plus bas sur la branche se trouvent des cônes de taille moyenne, un peu plus gros, aux écailles très serrées, collées entre elles, souvent de couleur verte. Ce sont les cônes de l'année précédente, les "cônes de 2ème année". Leurs ovules achèvent leur maturation au printemps, les cellules sexuelles femelles y sont alors prêtes. Les grains de pollen arrivés l'année précédente achèvent leur tâche : amener les cellules sexuelles mâles jusqu'aux cellules sexuelles femelles. Il y a fécondation dans ces cônes lorsque les cellules sexuelles fusionnent. Un embryon (jeune pin) commence son développement dans la graine en construction. Le reste de l'année voit la maturation des graines, par transformation des ovules fécondés.
Enfin, les cônes les plus gros et les plus bas sur la branche sont bruns, lignifiés ("durs comme du bois"). ce sont les plus vieux ("cônes de 3ème année"). L'écartement des écailles permet la libération des deux graines ailées matures que porte chaque écaille.

La reproduction du pin est donc complexe et s'étale sur deux années entières, avec la succession de 3 stades de maturation des cônes femelles. Les cônes mâles quant à eux sont fabriqués chaque année et ne vivent que quelques semaines. 

Usages des pommes de pin

Elles sont utilisées de manière plus ou moins inventive...
  • les pignons, les "graines", sont largement consommés dans l'hémisphère nord ;
  • usages décoratifs par exemple dans des compositions florales ;
  • celles de certaines espèces se déployant plus ou moins selon l'humidité ambiante, servaient d'indicateur d'hygrométrie ;
  • sèches et bien ouvertes, elles sont utilisées pour démarrer aisément un feu ou barbecue. Voir Bois d'allumage
Sources 

Différents cônes femelles des Conifères

Nous venons de décrire la "pomme de pin" la plus commune, symbole en quelque sorte du "pin" (maritime, parasoletc.) ou du "sapin", des cèdres, mélèzes, etc. Leurs cônes sont constitués d'écailles imbriquées les unes sur les autres comme la peau des poissons, arrangées en spirale suivant la suite de Fibonacci. Mais il y a d'autres formes, souvent inattendues, dont les descriptions détaillées figurent dans Wikipédia. Nous en avons retenu 2 + 1 qui n'y figure pas.

 Les cônes des membres de la famille des Cupressacées (cyprès et leurs galbules ou "noix de cyprès", genévriers et leurs "grains de genièvre", thuya, séquoias, etc.) sont différents des autres car leurs écailles de la bractée et de la graine sont complètement fusionnées en une seule écaille réduite à un morceau ou à une simple épine visible. Les cônes femelles sont habituellement petits (0,3 à 6 cm de long) et souvent sphériques ou presque. D'autres sont étroits. Les écailles sont arrangées soit en spirale, soit en plusieurs spirales croisées (2, 3, rarement 4). Dans la plupart des cas, les cônes sont faits de bois et les graines ont deux ailes étroites (une le long de chaque côté de la graine), mais chez trois genres, dont Juniperus (genévriers), les graines sont sans ailes. Chez ce dernier, les cônes sont charnus et ressemblent à des baies1.

"zip" pour télécharger les "petites cartes" Cônes des Conifères de Tela botanica
images au format 1080*1320 

 L'arille des membres de la famille des ifs et des Céphalotaxacées2 est le trait caractéristique qui les différencient des autres Conifères : ils possèdent les cônes le plus modifiés des Conifères. Il y a une seule écaille par cône femelle avec un ovule simple. L'écaille se développe en arille, douce, brillante, colorée, juteuse comme une baie1 qui renferme en partie la graine. La "baie" avec la graine est mangée par les oiseaux qui digèrent l'écaille riche en sucres. La graine résistante à la digestion tombe au sol avec les excréments de l'oiseau loin de la plante mère.

2.  Voir Les céphalotaxes dans Jardin d'ombre

 Les "fleurs" et les "fruits" du ginkgo biloba. Les "inflorescences" mâles, groupées en bouquets mesurant 3-8 cm de long, sont en fait des sacs de pollen, des chatons très pollinifères. Les "fleurs" femelles, solitaires, jaunes, de la taille des mirabelles, sont en fait des ovules nus. De lisses, ils vont mûrir, se rider et tomber, libérant une odeur fort désagréable.

 

Conifères

Cinq conifères à découvrir

"Alors que la majeure partie des arbres perdent leurs feuilles en hiver, la plupart des conifères conservent les leurs, appelées "aiguilles" ou "écailles" et mettent ainsi du vert dans les forêts. Dans le groupe des conifères, qui comptent plus de 1000 espèces, nous avons sélectionné 5 des plus communs, à savoir l’if, le cèdre, le pin sylvestre, l’épicéa, le douglas. C’est l’occasion de vous présenter les clés d’identification de chacun et d’autres informations utiles pour regarder ces arbres autrement."

Christophe du Chemin de la Nature

5 conifères, if, cèdre, pin, épicéa, douglas (capture vidéo 08 01 2022).jpg
cliquer sur la capture pour accéder à la vidéo

[https://www.youtube.com/watch?v=BBYey8jUxkM] 08 janvier 2022

– Introduction

00:39 – L’if (Taxus baccata) Voir plus bas

04:19 – Le Cèdre (Cedrus sp.) Voir plus haut "Cèdres" Cedrus-Juniperus-Thuja

06:15 – Le pin sylvestre (Pinus sylvestris) Voir plus bas

08:20 – L’épicéa (Picea abies) Voir plus bas

09:22 – Le douglas (Pseudotsuga menziesii) Voir plus bas Douglas
Erratum à 9:30 l’image d’aiguilles ne sont pas celles d’un douglas.

Merci Christophe. Un petit moyen mnémotechnique pour les différencier : "épicéa" cônes en bas, "sapino" cônes en haut, "douglas" ça dépasse. (internaute L74140)

Les Conifères produisent généralement des quantités massives de pollen et sont tous pollinisés par le vent. Certains genres, notamment chez les Pinacées (pin, cèdre...), présentent des adaptations particulières à la dispersion par le vent.

 

Conifères caducs

Parmi les Conifères, le Mélèze (Larix decidua) ou pin de Briançon, et le Cyprès chauve (Taxodium distichum) ou cipre, perdent leurs aiguilles à l’automne. Ils comptent ainsi parmi les "Conifères décidus" (Plantes des lexiques à Cyprès chauve)

Voir aussi

 

Conifères de l'ombre

 

Conifères "préhistoriques"

 • Genre Araucaria

Araucaria est l'un des trois genres de végétaux de la famille des Araucariacées. Il doit son nom à la région Araucanie (Arauco) territoire du peuple les Araucans du Chili, dont sont originaires deux espèces du genre. Des restes fossilisés indiquent qu'au Mésozoïque (de 252,2 à 66,0 Ma), avant la fragmentation du supercontinent Gondwana, le genre Araucaria, abondant dans l'hémisphère sud (zone comprise entre le 20e degré de latitude nord et le 60e degré de latitude sud) y avait atteint son maximum d'expansion. Les fossiles découverts en Inde, Afrique, Amérique et Australie en témoignent. 
Il s'agit de conifères aux feuilles en aiguilles ou en écailles triangulaires leur donnant un aspect tout à fait particulier. Voir l'araucaria du Chili (Araucaria araucana) le désespoir des singes, le Pin de hoop (Araucaria cunninghamii). Les araucarias, ces étranges conifères (Gerbeaud)

Autres arbres "panchroniques"

Une espèce est dite panchronique quand elle est présente actuellement et ressemble morphologiquement à des espèces éteintes, identifiées sous la forme de fossiles. On parle parfois aussi de "fossile vivant" ou, plus correctement, d'une espèce relique.

Un garde forestier le découvrit en 1994 dans le Parc National Wollemi, en Australie, alors qu'on le croyait disparu il y a 2 millions d'années. Cette découverte présente des similitudes avec celle du cœlacanthe : on ne connaissait ce conifère de la famille des Araucariacées que sous forme fossile datant de 90 millions d'années. Sauvé de l’extinction due à la déforestation dans les contrées australes, il n'y aurait dans la nature qu'une centaine d'individus. Mais, faisant figure d’icône parmi les plantes "ressuscitées", il en a été distribué dans différents jardins du monde entier. Les particuliers peuvent même aujourd'hui en acheter : il se plante dans la terre de bruyère. D'après sciences-paysages.fr - Voir aussi Wikipédia [version en anglais]

Voir aussi

 

Cyprès 
Cupressus

 

Douglas
Pseudotsuga menziesii

Remarque. En français on peut trouver douglas ou sapin de Douglas (bien qu'il n'appartienne pas au genre Abies).

Le pin Douglas dégage une odeur d’agrumes quand vous froissez ses branches entre vos mains. Il donne un petit goût de citron aux pâtisseries grâce à l'infusion de ses aiguilles...

 

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Épicéa
Picea

L'épicéa bleu Picea pungens (Mangez le sapin de Noël

L'épicéa commun (Picea abies L.) présente des cônes à port retombant, ce qui le distingue du sapin blanc ou sapin pectiné.

Épicéa commun (Picea abies L.).jpg

L'épicéa commun est un membre de la famille des Pinacées
typique des régions septentrionales d'Europe, et plus au sud, des régions montagneuses.

 

Épinette noire
Picea mariana

Ne pas confondre Épinette noire avec Prunellier ou Épine noire Prunus spinosa

 

Feuilles des conifères

Les aiguilles (ou écailles pour les thuya, cyprès et genévrier) sont les feuilles des conifères. Chaque aiguille verte (non jaunie) produit la chlorophylle, donc de l'oxygène (pour faire court). C'est actif.
À ne pas confondre avec des épines, qui sont des dispositifs défensifs de centaines de plantes (dont certains arbres). Pas de chlorophylle ou autre photosynthèse. C'est passif.

Conifères Pinophyta, feuilles.jpg

"zip" pour télécharger les "petites cartes" Feuilles de 16 espèces de Conifères de Tela botanica
images au format 1080*1320

 

Forêt boréale

La forêt boréale, ou taïga, est un biome et une formation végétale dans laquelle la flore est principalement composée de sapins et autres conifères à feuilles persistantes.

 

Forêt de résineux

Les Résineux ou Conifères sont les arbres de la famille des pins, des sapins, pour les forestiers les gymnospermes arborescentes, par opposition aux essences d'angiospermes dites "feuillues" (à feuilles caduques). Leurs peuplements sont généralement sempervirents ("toujours verts", à feuilles persistantes) ; on trouve cependant de notables exceptions – le mélèze, le cyprès chauve, le métaséquoia ou séquoia de Chine sont des résineux à feuilles caduques. Les forêts résineuses ont une grande ancienneté. Bien que considérablement moins nombreux que les angiospermes, les Conifères, loin de constituer un groupe en voie d'extinction, occupent une place considérable dans la végétation mondiale.

 

Huiles essentielles

"Ce document PDF est un petit extrait d'un livre [publication originale 02/04/2019*]. Il contient les traductions des noms des plantes à huiles essentielles du latin au français et du français au latin ainsi que des tableaux et explications pour se sortir des confusions les plus classiques en aromathérapie." (Marc Ivo Böhning

* Lire en ligne : Les Répertoires Böhning des Huiles Essentielles

Pin des Landes Pinus pinaster

  • PDF De l'arbre de vie à l'arbre respiratoire. Diffuseurs, bol Jacquier. Le Bol d'Air Jacquier® est une méthode qui consiste à respirer quotidiennement une diffusion d’HE de pin des Landes... (René a du bol p.2)

Pin laricio Pinus nigra var. corsicana

PRÉCAUTIONS : Certains composés naturels contenus dans son huile essentielle peuvent présenter un risque d’allergie chez certaines personnes sensibles lorsque l'huile essentielle est incorporée dans une composition cosmétique (selon le 7ème Amendement de la Directive Européenne relative aux produits cosmétiques (2003/15/CE)) : eugénol et, dans une moindre mesure, limonène, linalol.

Pin sylvestre Pinus sylvestris

Pruche Tsuga canadensis

Sapin blanc Abies alba ou sapin pectiné 

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If commun 
Taxus baccata

 

Pinacées
Pinaceae  synonyme "Abiétacées"

La famille des Pinacées, très riche en espèces, comprend le genre Pinus, poussant spontanément ou cultivé (Champagne, Alsace, littoral Atlantique...) : Pin sylvestre (Pinus sylvestris, souvent utilisé en exploitation forestière), Pin des Landes ou maritime (Pinus pinaster, un Pin sauvage, voir "Huiles essentielles"), Pin à crochets (montagne), Pin parasol de forme caractéristique, à la graine comestible - pignon - (rivages méditerranéens), etc.

Cette famille comprend aussi le genre Abies, qui regroupe tous les Sapins comme le Sapin pectiné (Abies pectinata, ou sapin blanc Abies alba) un des plus répandus dans les montagnes d'Europe), etc.

Tous ces arbres, résistant parfaitement à la saison froide, connus pour la puissance de leur arôme, fournissent à la médecine plusieurs médicaments précieux.

 

Pin blanc
Pinus strobus

Pin blanc (Zayat Aroma).jpg

Le pin blanc est originaire de l’Est de l’Amérique du Nord. C'est un arbre véritablement magnifique qui atteint une hauteur de 24 mètres ou plus à maturité, pour un diamètre de 60 à 90 centimètres. Il peut vivre jusqu'à 450 ans,

Espèce à feuilles persistantes, ses aiguilles fines, mesurant généralement entre 6 et 12,5 cm de long, poussent par groupes de 5. Ce critère peut faciliter son identification : le nombre de lettres dans "blanc", soit 5, correspond au nombre d’aiguilles dans le groupe. À titre de comparaison, les aiguilles du pin rouge (Pinus resinosa) sont toujours groupées en faisceaux de 2. De plus, l'écorce du pin rouge mature est brun rougeâtre et garnie de plaques écailleuses et aplaties.

L'écorce du pin blanc mature est marquée de sillons profonds et de crêtes larges. L'un des grands avantages du pin blanc est sa durabilité. Contrairement à de nombreux autres types de bois provenant des forêts tropicales humides, le pin blanc pousse en grande quantité dans de nombreuses régions d'Amérique du Nord et peut repousser rapidement.

 

Pin de Masson
Pinus massoniana  synonymes : pin rouge de Chine, ma wei song, horsetail pine

Pins de Masson - Crédit image Gabrielchihonglee.jpg
Crédit image : Gabrielchihonglee (wikimedia commons)

Il est probable qu’on retire des remèdes de ses bourgeons, de sa résine et de ses aiguilles, une huile essentielle certainement, mais ce qu’on connaît principalement de ce pin, du moins en Europe, c’est son pollen, une substance aux propriétés très intéressantes. 

Certains caractères botaniques propres au pin de Masson – croissance rapide et robustesse, entre autres – intéressent particulièrement l’économie. La sylviculture de cet arbre permet d’en retirer de quoi fournir bien des motifs de prospérité pour l’industrie. Par exemple, son bois de bonne qualité alimente les activités papetières, mais également la menuiserie, la charpenterie et la fabrication d’objets usuels en bois (tonnellerie, meubles, caisses, boîtes, poteaux, madriers, manches d’outil, instruments de musique, allumettes, etc.). Des aiguilles, l’on retire de l’huile (huile essentielle) et de la résine, une substance dont se repaissent l’industrie et la médecine...

[Book of] Dante [archive] et pour la suite

 

Pin laricio
Pinus nigra  Pin laricio de Corse Pinus nigra var. corsicana

Le Pin laricio est une variété de pin noir au port élancé et rectiligne caractéristique. Son tronc peut atteindre 50 mètres, sa cime est conique, ses branches fines et régulières. Son écorce gris-argenté se fissure avec l'âge en plaques grisâtres et brun rougeâtre. Ses aiguilles persistantes, de 10-15 cm, sont groupées par deux. À la différence de son cousin éloigné, le pin maritime (Pinus pinaster), qui présente des cônes rougeâtre, brun-roux, de grande taille (10-18 cm de long), le pin laricio possède des cônes brun clair beaucoup plus petit (5-8 cm), propre à ceux des pins noirs. On apprécie son bois pour la menuiserie. On l'utilise aussi dans la confection de parquets, de lambris et de charpente, de contreplaqué et de lamelles destinées à être collées.

Pin ''laricio''.jpg

Le Pin de Corse Pinus nigra var. corsicana1 (J.W.Loudon2Hyl.3, large ou largia (Corse), possède un bois modérément dur présentant un grain droit. Sur les montagnes de l'Île de Beauté, son bois de cœur est de couleur rouge brun et sa silhouette distinctive fait la fierté des Corses. La même variété existe en Calabre et en Sicile, avec comme dénomination pin laricio. En fait, la plus grande diffusion de cette sous-espèce se trouve sur le plateau de Sila en Calabre (Pinus nigra ssp. laricio var. calabrica), communément appelé Pino silano.

1. Pour les différentes appellations en botanique de ce pin voir Wikipédia 

2. John Claudius Loudon est un horticulteur et botaniste écossais (1783-1843). Loudon est son abréviation botanique standard. La description d'espèces est parfois attribuée à sa femme, Jane Wells Webb Loudon (1807-1858), abréviation en botanique J.W.Loudon, auteur anglaise et pionnière de la "science-fiction", qui a également écrit sur le jardinage, avec des travaux d'entrée de gamme tels que Le jardin de fleurs des dames d'annuelles ornementales [en]

3. Nils Hylander (1904-1970) est un botaniste suédois dont la plus grande contribution concerne la taxonomie des plantes vasculaires suédoises, où il apparaît comme l'une des figures majeures du XXe siècle. Il s'intéressa particulièrement aux plantes adventices mais l'horticulture suédoise fut son autre grand intérêt. Hyl. est son abréviation botanique standard.

 

Pin maritime ou des Landes
Pinus pinaster

Voir sur cette page

 

Pin parasol Pignons

Pinus pinea L.

Appelé aussi pin pignon ou pinier du fait des amandes (pignons) que l'on trouve dans ses pignes (pommes de pin).

Le pin parasol, au port compact et arrondi, finit par développer, avec l'âge, sa couronne caractéristique de branches radiantes, pour ressembler à un... parasol ouvert.
D'origine indo-européenne, cet arbre forestier est fréquent au bord de l'Atlantique et sa silhouette esthétique est indissociable du paysage méditerranéen. On le rencontre aussi en Chine, Corée et États-Unis.
D'une belle taille adulte (35 m !) et d'une longévité de 250 ans, cet arbre de lumière ne peut vivre sans chaleur, mais ne craint pas les vents (voir Plantes résistant au vent). Il ne supporte pas les grands froids prolongés (tolère -11, -12 °C). Il apprécie les sols secs, frais, profonds. Robuste et assez rustique, peu gourmand, il a souvent été planté dans les jardins (tenir compte du fait qu'il perd ses aiguilles et que peu de végétation supporte son acidité)

Ses aiguilles (vert foncé, vert bleu dans sa forme juvénile), souples, longues (15 cm env.) et groupées par 2, se renouvellent tous les 3 ou 4 ans.
Apparaissent au printemps de jolis petits
chatons blanchâtres. 

Pin parasol et pignons.jpg
Pin parasol et pignons
Sur ses branches pousse la pomme de pin ou pigne, cône ovoïde rouge-brun. Ce n'est qu'au bout de 3 ans que ses écailles s'ouvrent, libérant des "graines" (amandes) ailées et comestibles*, à coque solide, les pignons (pignoles dans le Midi). 

Une pomme de pin peut en contenir de 20 à 100 (sur un arbre vraiment productif entre 60 et 70 ans). Pour info, on trouve d'autres pignons de pin comestibles, issus par exemple de... 

  • Les Araucaria d'Amérique du Sud (Brésil, cordillère des Andes) qui offrent des pignons (pinhão au Brésil) bien plus gros.
  • Pin cembro (Pinus cembra) ou Pin des Alpes, pin arolle, espèce rustique caractéristique de la haute montagne (entre 1700 et 2400 m d'altitude) où les hivers sont très longs et les températures rigoureuses (présent dans plusieurs régions du Québec) aux petites graines (auves dans les Alpes françaises) au goût agréable.
  • Pin d'Alep (Pinus halepensis) d'origine... autour des côtes méditerranéennes (particulièrement Afrique du Nord, Espagne)
  • Pin de Corée (Pinus koraiensis) du nord-est de l'Asie (Corée mais aussi Japon, SibérieMandchourie)*
  • Pinus edulis du sud-ouest des États-Unis (note edulis = "comestible").
* Attention, des pignons toxiques provenant de Chine contiendraient des concentrations beaucoup plus importantes d’un ester d’acide gras qui déclenche peu après consommation une amertume tellement intense qu’il y a disparition de toutes les autres saveurs pendant une bonne semaine. Il semble que le problème soit lié à une confusion entre une espèce non comestible (Pinus armandii) et le pin de Corée. Les pignons toxiques ont une petite taille comme ceux de Corée mais sont moins coniques et moins jaunes.

Lire Quelques réserves (rancissement, allergie, toxicité) évoquées par Saveur Passion.

Tous les pignons de pin ont une composition chimique assez semblable. Riches en oméga 3 et 6, ils sont bons pour le transit et énergétiques. Ils sont aussi très parfumés et utilisés en pâtisserie. Encore faut-il les libérer de l'écale brune dans laquelle ils sont enfermés...

Ces pignons contiennent un noyau oléagineux ressemblant à un grain de riz. L'huile qui en est tirée, jaune doré, de saveur douce, riche en acides gras polyinsaturés, phosphore, vitamine B1, fer, qui en font une huile nutritive et énergétique, un apport essentiel dans l'effort intellectuel et bénéfique pour la sphère ORL et les ulcères. En cuisine, cette huile accompagne les pâtes au pistou, salades (mélangée au pignon), côtes de veau grillées...

Documentation

 

Pin sylvestre
Pinus sylvestris

 

Pins et sapins en médecine

Ces arbres, connus pour la puissance de leur arôme, fournissent à la médecine plusieurs médicaments précieux : bourgeons de Sapin ; le Sapin argenté fournit la térébenthine (oléorésine) dite "des Vosges" ; térébenthine "de Bordeaux" ou "galipot" + essence de térébenthine + poix noire + goudrons... = Pin maritime ; goudron végétal dit "de Norvège" retiré des Pins sylvestre et maritime ; poix de Bourgogne, etc.
Vu dans Pins & Sapins (la grande famille des Conifères) et Huiles essentielles généralités

La Térébenthine "de Venise" est issue du mélèze (utilisée pour emplâtres, baumes...). Les miellats visqueux, riches en sucre, rejetés par les pucerons sont butinés par les abeilles qui nous donnent ensuite le "miel de sapin". (Nature Jardin)
V
oir aussi [Books of] Dante [archive] – "Dans les arts" : Briques, terre & constructions

La (ou le) colophane est le résidu solide obtenu après distillation de la térébenthine, oléorésine (appelée aussi gemme), substance récoltée à partir des arbres résineux, en particulier les pins (le genre Pinus) par une opération que l'on appelle le gemmage. 

Voir aussi 

 

Propolis

La composition nutritionnelle de la propolis varie donc en fonction des ruches d’abeilles, des saisons et des arbres sur lesquels les abeilles ont travaillé. Elle provient souvent de conifères comme le pin, le sapin et l’épicéa ou de bourgeons de bouleaux, de chênes, d’ormes, de peupliers. Sa consistance varie aussi en fonction de la température. Au-delà de 20°C, elle est collante et visqueuse tandis que pour des températures froides, elle est dure et cassante. En général, la propolis contient principalement de la résine et des baumes : 50%, 30% de cire, 10% d’huiles essentielles et 5% de pollen. La propolis contient aussi de nombreux flavonoïdes, d’oligo-éléments, des minéraux et des vitamines. C’est un antioxydant.

 

Pruche
Tsuga canadensis

  

Sapin blanc ou sapin pectiné
Abies alba ou Abies pectinata – Sapin commun, des Vosges, 
plus rarement Sapin argenté

Le Sapin blanc, ou simplement Sapin, espèce de conifères de la famille des Pinacées, est une essence importante pour la foresterie en Europe, à croissance rapide, utilisée pour le reboisement (sujets centenaires), souvent associée au hêtre et à l'épicéa (aux cônes pendants mais avec lequel le sapin blanc est souvent confondu)

Sapin blanc, pectiné (Abies alba, A. pectinata) ou sapin argenté - planche Ferdinand Bauer.jpg
planche Ferdinand Bauer
Voir 

 

Sapin de Noël

L'Épicéa (Picea)... un "sapin" pour décorer et parfumer. L'Épicéa a l'odeur typique du sapin, forte et très agréable, mais des aiguilles piquantes qui finissent par tomber. L’Épicéa n’est pas un "sapin" au sens botanique du terme. Arbre des montagnes du Nord, il présente malgré des traits communs avec le sapin (forme conique, feuilles aciculaires persistantes) quelques différences. Les aiguilles du sapin sont plates, directement attachées sur la branche, les cônes dressés se morcèlent à maturité. Les aiguilles de l’Épicéa sont plus rondes, piquantes, possèdent un petit pétiole qui persiste sur l’arbre à leur chute, les cônes tournés vers le sol tombent sans se disloquer.

Le Sapin de Nordmann (Abies nordmanniana) est une espèce d'arbres conifères de la famille des Pinacées. Originaire du Caucase et d'Anatolie, il pousse dans les montagnes sèches et chaudes et constitue des massifs forestiers importants. Proche du Sapin blanc européen (Abies alba), il s'en distingue par son port et par une disposition des aiguilles sur plusieurs plans. En Europe, cette espèce est massivement utilisée comme sapin de Noël. En effet, le Nordmann ne pique pas, est plus touffu et conserve, en fait il perd lentement ses aiguilles souples et douces, car celles-ci résistent à la chaleur des habitations. Son seul défaut, il n'a pas d'odeur.

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Sur les thuyas et autres Conifères
Thuja

Une vidéo

Loin pourtant de l'ère médiévale, il semble que l'on prenne toujours nos maisons pour des forteresses en les entourant d'épaisses haies de thuyas. Mais il y a beaucoup à redire sur les vertus de ce véritable béton vert importé d'Amérique.

L'idée à la con, les thuyas (capture vidéo 14 10 2024).jpg
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[https://www.youtube.com/watch?v=PfF6QhWukfY] 14/10/2024

Impressions d'internautes (synthèses de commentaires)

Content

L'avantage des thuyas est de couper le vent et créer un micro-climat. J'ai aussi une haie variée de plein d'espèces mais seuls les thuyas et les lauriers-palmes (lauriers-cerises) ne perdent pas leur feuillage. C'est bien l'hiver, pour atténuer le vent fort. Aussi mes haies de thuyas me permettent de prendre la douche au milieu du jardin l'été sans que mes voisins ne me voient. Le thuya se taille très facilement, une fois par an, au sécateur en coupant les grosses branches pour qu'il y ait un renouvellement des branches. Après la taille, les branches sont un déchet difficile à gérer mais je les mets sur un de mes nombreux tas de compost. Je m'en sers aussi pour pailler les arbres fruitiers. J'en mets aussi aux pieds de toutes mes haies qui sont constituées de divers espèces à feuilles caduques. Sinon, taillé 2 fois par an, il est inutile de ramasser les coupes (5cm). Mais le thuya est souvent confondu avec le cyprès de Leyland (Cupressus ×leylandii, hybride créé par l'homme) qui pousse encore plus vite (40-80cm de hauteur par an, 20-60 cm en largeur), moins compact, pénible à tailler, et qui peut devenir nocif pour l’environnement.

Pas content

Le tour de ma baraque est en thuyas... mais je suis en train de les arracher... Si le thuya est un arbre magnifique dans son habitat naturel, en haie taillée c'est une ineptie. On le sait depuis plusieurs dizaines d'années déjà. Préférez une haie libre et variée de plantes à feuilles et à fleurs. Ceci dit, on constate de plus en plus que les propriétés sont cloisonnées avec des palissades en bois ou en PVC car on peut comprendre que tout un chacun n'a pas envie de s'emm... à tailler sa haie vive chaque année et ensuite faire la queue à la déchetterie avec sa remorque de plus en plus pleine chaque année. Toutefois, depuis que je vois les gens remplacer leurs thuyas moribonds par des clôtures en plastique "gris anthracite", je me dis que finalement le thuya était un moindre mal, car si le plastique est de mauvaise qualité, le gris anthracite vire au gris clair poreux après quelques années au soleil. Il faut aussi reconnaître un avantage au thuya : il ne rejette pas de souche comme le laurier-palme ou laurier-cerise (Prunus laurocerasus), qui s'avère au fond encore pire (de plus ses fruits immatures sont un peu toxiques)... On pourrait aussi parler du buddleia (Buddleja davidii, l'arbre à papillons) qui fait le bonheur du tiroir-caisse des jardineries mais c'est une espèce invasive qui lave et épuise les sols.

L'alternative

L'alternative la plus écolo pour faire un "béton vert" est l'if commun (Taxus baccata). Certes, il ne pousse pas très vite mais une fois en place il est efficace pendant longtemps et pour un entretien minimum. Apiculteurs, plantez des troènes (Ligustrum vulgare, attention toutes les parties de la plante sont toxiques), des lauriers du Portugal (Prunus lusitanica, utilisation médicinale interdite aux non-initiés), des Elaeagnus (pour une haie aux petites fleurs parfumées), des cotonéasters (plantes ornementales aux fruits décoratifs, comme haies et plantes tapissantes) des Photinia (hybridés par l'homme, arbustes persistants d'ornement seuls ou en massifs ou en haie simple ou mixte [vidéo]), etc. C'est joli, ça sent bon et ça nourrit la faune de toute taille. 

Je suis allergique, mais j'ai une solution avec les baies de laurier-sauce (Laurus nobilisqu'il suffit de jeter un peu partout pour faire une haie (et on peut mettre les feuilles dans les sauces), sinon les prunelliers (Prunus spinosa) comme haie défensive (et on peut faire une délicieuse liqueur avec les prunelles)...

Au pied des thuyas, rien ne pousse ?

"Chez moi, tout pousse au pied de ma haie de thuyas et j'y vois régulièrement des oiseaux. Il m'arrive même de me faire presque attaquer par les abeilles (ou autres) quand je la taille. En effet les insectes pollinisateurs me tournent autour lors de la taille." (un internaute)

Pas facile de faire pousser quelque chose au pied d'un Conifère, et en particulier au pied d'une haie de thuya, véritable mur imperméable au système racinaire très développé et aux racines imbriquées les unes dans les autres qui absorbent à volonté eau et nutriments. Sous les thuyas, et les pins en général, il n'y a rien parce que les feuilles sont acides et le sol devient trop acideAvec quelques astuces de culture, il y a cependant des possibilités...

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