• 0-2 révisions français ! Verbes

    « Aimer est un verbe irréfléchi »

    Favier dans "Les amoureux sont seuls au monde" (de Henri Decoin, 1948)

    [http://gigeoju.eklablog.com/0-1-revisions-francais-orthographe-vocabulaire-p1336018]

    Pronoms réfléchis

    Les pronoms réfléchis sont me, te, se, nous, vous, se. Ils permettent de construire les verbes pronominaux : ils se lavent ; je me précipite ; nous nous aimons…
    Ne pas les confondre avec les pronoms non réfléchis. Dans la phrase « Nous nous ennuyons avec vous », le 1er « nous » et le « vous » sont des pronoms personnels non réfléchis. Le pronom réfléchi est le 2e « nous », mis en gras.
    On dit « réfléchi » car il agit comme un miroir sur soi‑même.
    Verbes essentiellement pronominaux
    Rappel : un verbe pronominal est un verbe qui se forme avec un pronom réfléchi (me, te, se, nous, vous, se) et qui n'existe que sous cette forme : s'enfuir, s'évanouir, s'écrier, s'exclamer, s'extasier, se blottir
    Voici des verbes qui ne sont pas essentiellement pronominaux parce qu'ils existent aussi sans le pronom réfléchi : se battre/battre, se téléphoner/téléphoner, s'entraîner/entraîner…
    - Exemple : Elle
     s'évade.
    Verbes pronominaux de sens passif
    Un verbe pronominal de sens passif est un verbe pronominal dont le sujet donne l'impression de faire l'action alors qu'en réalité il la subit.
    Par exemple, dans « les fraises se sont vendues », en réalité, ce ne sont pas les fraises qui se vendent, elles sont vendues. Dans « les billets se sont arrachés », ce ne sont pas les billets qui se sont arrachés eux‑mêmes.
    Exemples :
    - Elle
     s'éteint 
    tous les matins 
    - La bouteille
     se vide.
     

    Verbes pronominaux non réfléchis

    Un verbe pronominal non réfléchi est un verbe pronominal dont l'action ne se reporte pas sur le sujet.

    Exemples : 
    Je m'aperçois qu'il est tard >>> Je ne suis pas en train d'apercevoir ma silhouette.
    Je me joue de tes avances >>> Je ne suis pas en train de jouer avec moi.
    Je me doute que tu as raison >>> Je ne suis pas en train de douter de moi.

    - Nous nous en apercevons  
    - Il se rit du règlement
    - Tu
     te complais 
    dans le chagrin 
    - Attaquonsnous au vrai problème
    - Il se plaît à m'ignorer 
    - Il s'est servi d'elle 
    - Il se passe de tes commentaires  
    - Il s'est rué vers moi 
    - Elle se doute de quelque chose  
    Tu  te tais
    - Je m'attaque à la haie
    - Il s'en prend à moi  
     
    - Je  m‘attends au pire. Etc.

    Verbes accidentellement pronominaux

    Un verbe accidentellement pronominal est un verbe qui peut se former avec un pronom réfléchi (me, te, se, nous, vous, se) mais qui existe aussi sans le pronom réfléchi : se battre/battre, se téléphoner/téléphoner, s'entraîner/entraîner…

    On l'oppose souvent au verbe essentiellement pronominal qui n'existe qu'avec son pronom réfléchi : s'évanouir, s'évader, s'écrier…

    Exemple : Elle s'égosille en vain.
    Il existe des cas particuliers de verbes accidentellement pronominaux : les verbes non réfléchis et les verbes de sens passif.

    Exemples de verbe accidentellement pronominal réfléchi et actif :

    - Elle gratte sans cesse 

    - Elle se fatigue

    - Il se recueille
    - Ils se battent   
    - Il
     se pose 
    des questions  
    - Elle s'installe 
    Elles
     se lavent 
    les pieds
    - Il se contredit. Etc.

     

    Participes passés

    Verbes essentiellement pronominaux, les accidentellement pronominaux, les pronominaux de sens passif et les pronominaux non réfléchis
    Les cent euros que cela m'a coûté
    - Le participe passé d'un verbe tel que « courir », « coûter », « mesurer », « peser », « valoir », « vivre » reste invariable si ce dernier est construit avec un complément circonstanciel indiquant une mesure, un poids, une durée, un prix
    les cent euros que cela m'a coûté
    - Même règle pour les verbes intransitifs « durer », « marcher », « régner ».
    - Mais il s'accorde, au sens figuré, quand le verbe admet un complément d'objet direct
    les efforts que cela m'a coûtés

    Les orages qu'il a fait hier

    Le participe passé des verbes impersonnels (comme falloir, pleuvoir, neiger...) et des verbes employés impersonnellement (comme avoir et faire) est toujours invariable.
    Que de précautions il a fallu pour sortir sans que ma mère s'en aperçoive !
    « Les tempêtes qu'il y a eu. »
    La raison ? Les éléments qui accompagnent le tour impersonnel ne sont pas considérés comme des COD avec lesquels le participe passé serait susceptible de s'accorder.
    Le participe passé ne s'accorde pas non plus lorsque la tournure impersonnelle se construit avec l'auxiliaire « être ».
    « Les erreurs qu'il m'est arrivé de faire. »
    des bêtises, j'en ai fait !
    Quand le pronom « en » représente le complément d'objet direct du verbe, le participe passé reste invariable : « des bêtises, j'en ai fait ! »
    Si « en » peut être retiré de la phrase, il n'influe pas sur l'orthographe du participe, lequel peut alors s'accorder avec son véritable complément d'objet direct : « les nouvelles que nous en avons reçues » (on pourrait dire : « les nouvelles que nous avons reçues »).
    participe passé suivi d'un infinitif
    Attention ! Même si le COD précède apparemment le verbe, n'écrivez pas « les papiers que j'ai envoyés chercher » mais « les papiers que j'ai envoyé chercher »
     
    Quand le participe passé d'un verbe conjugué avec l'auxiliaire « avoir » est suivi d'un infinitif :
    Il s'accorde avec le COD (complément d'objet direct) placé avant le verbe si celui‑ci fait l'action exprimée par l'infinitif

    « Les acteurs que j'ai vus jouer. » (Ce sont bien les acteurs qui jouent)
    Les hommes que nous avons envoyés combattre comptent parmi les plus braves.
    Je n'oublierai jamais cette maison que j'ai vue s'enflammer comme une torche (C'est bien la maison qui s'enflamme)
    Je les ai entendus critiquer la direction comme je vous entends.
    Cette femme que j'ai regardée passer sous mes fenêtres continue à m'intriguer.

    Il reste invariable si le COD placé avant le verbe ne fait pas l'action exprimée par l'infinitif

    « La pièce que j'ai vu jouer. » (Ce n'est pas la pièce qui joue)
    La voiture que j'avais voulu louer n'était pas disponible.
    Les secours que nous avions envoyé chercher sont arrivés trop tard.
    Ces paroles que j'ai osé dire, combien je les regrette aujourd'hui ! (Bien sûr, ce ne sont pas les paroles qui disent : on les dit !)
    La victime, plusieurs voyageurs l'ont vu agresser sans esquisser un geste (La victime ne fait pas l'action exprimée par l'infinitif : elle n'agresse pas, c'est elle qu'on agresse ! Par voie de conséquence, le participe passé reste invariable)
     
    Remarques :
    - Les réformateurs de 1990 ont souhaité aligner le verbe « laisser » sur « faire » (voir plus haut "Les orages qu'il a fait hier" ) en décidant que son participe passé serait toujours invariable devant un infinitif.

    La fillette s’est fait gronder par son père.

    Les robes que la princesse a fait confectionner sont d’or et d’argent.

    (mais bien sûr : Je retiens les leçons des erreurs que j’ai faites.
    La paysanne devenue princesse s’est faite au luxe.
    )

    Je me sens responsable des fautes que j'ai laissé commettre.

    Elle nous en veut de l'avoir laissé accuser alors qu'elle n'était pas coupable.
     
    - Beaucoup n'en continuent pas moins à appliquer la règle ci-dessus et à distinguer entre « elle s'est laissée mourir » (c'est bien elle qui meurt, d'où l'accord) et « elle s'est laissé critiquer sans réagir » (ce n'est plus elle qui critique, on la critique, d'où l'invariabilité)
    Je lui ai donné tous les conseils que j'ai pu
    Le participe passé d'un verbe qui a pour complément un infinitif ou une proposition sous‑entendus reste invariable :
    Je lui ai donné tous les conseils que j'ai pu (le complément d'objet direct de « pu » n'est pas « conseils » mais l'infinitif sous‑entendu « lui donner »)
    Pour obtenir le rôle, cet acteur a suivi tous les régimes qu'il a .
    Sont surtout concernés par cette règle les participes « cru », « dû », « pu », « voulu ».
    Se rendre compte

    Dans l'expression « se rendre compte », le participe passé « rendu » est toujours invariable. Pourquoi ? Parce que le COD « compte » est placé après le verbe.

    On écrira, par exemple :

    « La journaliste s'est rendu compte de son erreur ».

    Ces étudiants se sont rendu compte qu'ils avaient la même ambition : créer une entreprise.

    participe passé conjugué avec l'auxiliaire avoir

    Le participe passé employé avec « avoir » s'accorde en genre et en nombre avec le complément d'objet direct si celui-ci précède le verbe :

    Ces fraises, je les (= « ces fraises ») ai cueillies moi-même.
    COD participe passé

    Le principe est simple : si l'on sait, au moment d'écrire le participe, de quoi il est question, on en tient compte pour l'accord. Sinon, le participe reste invariable :

    J'ai adoré (je ne sais quoi encore, donc je n'accorde pas) les fraises que
    COD
    j'ai mangées (je sais désormais qu'il s'agit de fraises, alors j'accorde).
    participe passé

    Autres exemples

    Il est bien temps de regretter les bêtises que tu as dites !

    Les dictionnaires que j'ai consultés allaient tous dans le même sens.

    Je n'ai pas lu tous les journaux que j'ai achetés.

    L'offre qu'a refusée notre correspondant était pourtant alléchante.

    La lettre que lui a adressée le client mécontent était d'une rare violence

    Toutes les applications que Facebook a copiées ("le participe passé s'accorde avec le complément direct qui précède", Mimi Can 1. Voir article)

    Etc.

    Le participe passé

    - d'un verbe tel que « courir », « coûter », « mesurer », « peser », « valoir », « vivre »

    reste invariable si ce dernier est construit avec un complément circonstanciel indiquant une mesure, un poids, une durée, un prix :

    les cent euros que cela m'a coûté (ça m'a coûté COMBIEN ?)

    - Même règle pour les verbes intransitifs « durer », « marcher », « régner ».

    Mais il s'accorde, au sens figuré, quand le verbe admet un complément d'objet direct :

    les efforts que cela m'a coûtés (ça m'a coûté QUOI ?)

    Ils se sont téléphoné
    Ici, il s'agit d'un verbe accidentellement pronominal, c'est‑à‑dire que ce verbe peut aussi exister sous une forme non pronominale (se laver/laver, se battre/battre…).
    Dans ce cas, le participe passé s'accorde avec le COD s'il est placé avant, comme s'il s'agissait de l'auxiliaire « avoir ».
    La question est de savoir repérer ce COD qui peut être caché dans me, te, se, nous ou vous.
    Pour savoir si me, te se, nous ou vous est un COD, remplacez l'expression par « JE LE » (LE est un COD => on accorde)
    Ils se sont battus => JE LE bats (on accorde) ; 
    Ils se sont lavés => JE LE lave (on accorde) ; 
    Ils se sont amusés => JE L'amuse (on accorde)
    Les associés ne se sont pas rappelés depuis leur dernier rendez‑vous.
    ou « JE LUI » (LUI est un COI => on n'accorde pas)
    Ils se sont téléphoné => JE LUI téléphone (on n'accorde pas) ; 
    Ils se sont écrit => JE LUI écris (on n'accorde pas) ; 
    Ils se sont lavé les mains=> JE LUI lave les mains (on n'accorde pas)
    Au sein de ce gouvernement, les ministres se sont succédé.
    « Je me suis permis de mettre vos manteaux au vestiaire », indiqua l'hôtesse aux convives.
    L'étudiante s'est permis d'interrompre le professeur.
    ATTENTION : les mains qu'ils se sont lavées => le COD est « les mains », donc « lavées » s'accorde avec « les mains ».
     
    Les fraises se sont vendues
    Ici, nous avons affaire à un verbe pronominal de sens passif. C'est un verbe pronominal dont le sujet donne l'impression de faire l'action alors qu'en réalité il la subit.
    Par exemple, dans « les fraises se sont vendues », en réalité, ce ne sont pas les fraises qui se vendent, elles sont vendues.
    Dans « les billets se sont arrachés », ce ne sont pas les billets qui se sont arrachés eux‑mêmes. Dans ce cas, le participe passé s'accorde toujours avec le sujet.
    La feuille s'est froissée entre ses mains.
    Hier, les ballons ne se sont pas bien vendus.
     
    Ils se sont aperçus de leur erreur
    Ici, nous avons affaire à un verbe pronominal non réfléchi, c'est‑à‑dire que l'action ne se reporte pas sur le sujet : se saisir, se jouer, s'attaquer, s'apercevoir
    - Dans ce cas, il faut toujours accorder,
    Déguisés en fantômes, les enfants se sont joués de leurs camarades.
    Ils se sont saisis de la justice pour obtenir réparation.
    Elle ne s'était jamais avisée de la légèreté de son collaborateur.
    Les élèves se sont servis du dictionnaire pour faire l'exercice.
    Plutôt que de risquer une parole maladroite, les amants se sont tus.
    J'ai déposé les cadeaux sous le sapin, les enfants ne se sont doutés de rien.
     
    - sauf pour :
    se plaire, se déplaire, se complaire, se rire.
    Les mauvais clients se sont plu à ne saluer personne en partant.
    Elle s'est ri de lui alors qu'il essayait de l'embrasser.
     
    Ils se sont enfuis
    Ici, nous avons affaire à un verbe essentiellement pronominal, c'est‑à‑dire qui n'existe que sous cette forme : s'enfuir, s'évanouir, s'écrier
    - Il faut toujours accorder
    Elles se sont repenties, mais je crois qu'il est trop tard
    - sauf pour le verbe s'arroger (notons que s'arroger s'accorde avec le COD s'il est placé avant le participe)
    Le pouvoir qu'elles se sont arrogé est grand, immense !

    Inclus, exclu

    Encore une joyeuse bizarrerie du français (mais sans cela, où serait le plaisir ?) :

    - Le participe passé du verbe « inclure » se termine, au masculin, par un « s ». Au féminin, la forme adéquate est donc « incluse ». Exemples :

    C’est inclus dans le prix - La sortie dans Manhattan est incluse dans le prix

    Astuce pour vous souvenir : « La muse est incluse pour un bon poète. »

    - Une chose est incluse dans une liste, mais peut en être exclue (inclus et exclu au masculin)

     

    Conjugaisons

    Ce problème revêtait une grande importance
    « Vêtir », « dévêtir », « revêtir » sont des verbes du troisième groupe qui se conjuguent sur le modèle de « partir », et non de « finir »
    la situation revêtait un caractère dangereux.
    On se gardera donc de recourir à des formes en « ‑iss‑ »... sauf à l'imparfait du subjonctif, bien sûr !
    Ce problème revêtant deux aspects, je ne sais pas par quel bout le prendre.

    Les verbes à l'imparfait et au subjonctif présent

    1. se terminent par « -ions » ou « -iez » aux 1re et 2e personnes du pluriel (« nous rions », « vous criez ») prennent un « i » supplémentaire à l'imparfait et au subjonctif présent (« nous riions », « que vous criiez »). Notez donc que les formes de ces verbes sont identiques à l'imparfait et au subjonctif présent.
    Pour distinguer le présent de l'imparfait, il suffit de remplacer « nous » par « je » et « vous » par « tu » :

    Nous rions jaune quand on se moque de nous = Je ris jaune quand on se moque de moi ? On met le verbe au présent : nous rions.
    Vous riiez jaune quand on se moquait de vous = Tu riais jaune quand on se moquait de toi ? On met le verbe à l'imparfait : vous riiez.

    2. Cette méthode risque de se révéler moins efficace pour distinguer le subjonctif de l'indicatif, les deux formes se prononçant souvent de la même façon à l'oral (« je rie », « tu ries »/« je ris », « tu ris »). Il sera souvent préférable de remplacer notre verbe par un autre tel que « faire ».

    Je comprends que vous riiez jaune quand on se moque de vous = Je comprends que vous fassiez... ? C'est le subjonctif qui convient, on redoublera donc le « i » : vous riiez.

    3. Le problème et la solution sont les mêmes pour les verbes en « -er » vous employez > vous employiez, etc.

    4. On se gardera, au subjonctif présent, d'écrire « ayions » et « ayiez », « soyions » et « soyiez » ! « Avoir » et « être » sont tout sauf des verbes en « -yer », et il n'est point besoin, en ce qui les concerne, de distinguer le présent du subjonctif de celui de l'indicatif : « avons » et « avez », « sommes » et « êtes » !

    « eut » ou « eût », « fut » ou « fût » ?

    On distingue le passé antérieur (il eut mangé, il fut rentré, sans accent circonflexe) du conditionnel passé deuxième forme, qui est identique au plus‑que‑parfait du subjonctif (il eût mangé, il fût rentré, avec accent circonflexe).
    - Le premier exprime une action antérieure à celle de la proposition principale (dès qu'il eut mangé/dès qu'il fut rentré, il s'assoupit) ;
    - le second peut être remplacé par un conditionnel présent classique (s'il avait su, il eût mangé/fût rentré plus tôt équivaut à il aurait mangé, il serait rentré)
    Qui l'eût cru ? L'entreprise a dégagé d'importants bénéfices cette année !

    Subjonctif, toujours...

    Après des conjonctions de coordination comme « bien que », « quoique », « encore que », « jusqu'à ce que », « avant que », « pour que », « de peur que », « pourvu que », etc.

    le verbe est toujours au subjonctif.

    Exemples :

    « Il vous serrera (indicatif) la main, bien que vous soyez (subjonctif) son adversaire. »

    « Quoique sa raison le convainque de sa sûreté, son imagination prévaudra. » (Blaise Pascal)

    Quoiqu'il n'exclue pas la possibilité d'une réconciliation, mon frère garde pour l'instant ses distances. [conjugaisons de exclure]

    Mais avec "après que" => toujours l'indicatif !

    À la différence de avant que, qui implique une notion d’éventualité, après que, marquant que l’on considère le fait comme accompli, introduit une subordonnée dont le verbe doit être mis à l’indicatif. [Académie française]

    Je rentrerai après que la nuit sera tombée.

    Il est parti après que nous l’avons tous salué.

    Bouillir

    Au présent, l'eau chaude bout.

    L'eau a bouilli

    « vous Contrefaites », « vous contredisez »

    - Les composés de faire (contrefaire, défaire, refaire, satisfaire) se conjuguent comme ce dernier. On trouve donc  « vous contrefaites » et « vous satisfaites. »

    - « vous dites » mais « vous contredisez » À la 2e personne du pluriel du présent de l'indicatif et de l'impératif, seul le verbe « redire » se conjugue comme « dire ».

    Les autres composés ont une forme régulière : contredisez, dédisez, interdisez, médisez, prédisez.

    Vous me prédisez un bel avenir et j'ai bien envie de vous croire.

    Vous contredisez votre interlocuteur par principe, alors que vous êtes d'accord avec lui.

    Remarque : maudire se conjugue pour l'essentiel comme finir : vous maudissez. 

    Résumé

    • Dire => vous dites
    • Prédire => vous prédisez
    • Contredire => vous contredisez
    • Redire => vous redites
    • Faire => vous faites
    • Contrefaire => vous contrefaites
    • etc.

    - Indre

    Les verbes en « ‑indre » perdent leur « d » aux première et deuxième personnes du singulier du présent de l'indicatif (ex. : je crains, tu peins).

    À la troisième, ce « d » se transforme en « t » :

    il joint, il contraint, il craint, il atteint, etc.

    Joint‑il toujours à ses notes de frais les pièces justificatives ?

    Je n'enfreins pas le règlement, je l'adapte !

    - Oudre

    - Les verbes en « ‑oudre » gardent leur « d » aux trois personnes du singulier (je couds, il moud).

    Remarque : "Je cousis" est le passé simple de coudre, verbe du 3e groupe.

    - Ceux en « ‑soudre » le perdent à la première et à la deuxième (je résous, je dissous), le troquent contre un « t » à la troisième (il résout, il dissout)

    Remarques

    1. Dissous (= disparu) est le participe passé du verbe dissoudre. Il s'emploie souvent comme adjectif.

    L'adjectif s'écrit avec un s au masculin, bien qu'il prenne un t au féminin.

    L'arôme dissous dans le lait parfume légèrement la boisson.
    On procédera au renouvellement de l'assemblée dissoute.

    Par souci de cohérence, les Rectifications de l'orthographe de 1990 proposent que l'on écrive maintenant dissout.

    Voir Conjugaison du verbe dissoudre

    Voir dissout... dissous... une question à dix sous...

    2. Parmi les trois verbes en -soudre, seul résoudre a un participe passé en -olu (résolu) : absoudre et dissoudre ont un participe passé en -ous, -oute (absous, absoute ; dissous, dissoute).

    3. Question de vocabulaire : résoudre oui, toujours => "solutionner" non, jamais !!!

    "Nous eûmes Résolu"

    >>> passé antérieur de l’indicatif

    "Nous eûmes résolu", "vous eûtes résolu"…

    - Ce temps est employé avec le passé simple pour marquer l'antériorité d'une action.

    - Au plus-que-parfait de l'indicatif, ce serait "que nous avions résolu".

    - À l’imparfait du subjonctif : "que nous résolussions".

    Si...

    Quand la proposition introduite par "si" est au présent, c’est le futur de l’indicatif qui suit : "S’il ne pleut pas demain, j'irai au marché"

    La solution pour s’en assurer en cas de doute : remplacer le sujet par "nous".

    "S’il ne pleut pas demain, nous irons au marché" et non "nous irions".