• Et Saint Nicolas, alors ?

     

    OUI, tiens... Qui c'est celui-là ?

    NON, ne soyons pas méchants, il est gentil !

    Nous allons le découvrir tout à l'heure...

     

    Nicolas de Myre

    Wikipédia + Lexilogos et joyeux-noel.com/saint-nicolas.html

    Nicolas de Myre (appelé également Nicolas de Bari) naquit à la fin du IIIe siècle (entre 250 et 270) en Lycie (à Patara, en Asie Mineure, au sud de l'actuelle Turquie). Il fut Évêque de Myre au IVe siècle. Il mourut le 6 décembre, en 345 ou 352 (vers les 80 ans environ), dans la ville portuaire de Myre en Asie Mineure.

    Lors des Croisades, on a retiré ses reliques de l'église de Myre pour les transporter à Bari, en Italie. Un chevalier lorrain aurait aussi récupéré une de ses phalanges. À cette époque, il était fréquent de recueillir des reliques de saint... et l'authenticité importait peu ! Il l'offrit à l'église de Port. Devenue lieu de pèlerinage, la ville est alors rebaptisée Saint-Nicolas-de-Port. Ce brave homme devient le saint patron de la Lorraine. En 1477, le duc de Lorraine, René II, lui attribue sa victoire contre Charles le Téméraire, qui trouve la mort à Nancy.

    C'était un homme réputé pour sa bonté. Mais dans les faits, rien ne le prédisposait à devenir le saint homme qui distribue des cadeaux aux enfants...

     

    Une vie et des actes entourés de légendes

    Après sa mort, Saint Nicolas a alimenté une multitude de légendes qui reflètent sa personnalité généreuse. Chaque épisode de sa vie a donné lieu à un patronage ou une confrérie d'un métier ou d'une région.

    Saint Nicolas et les trois enfants - Image d'Épinal

     

    Saint Nicolas a réalisé plusieurs miracles, comme celui d'avoir ressuscité trois petits enfants.
    En effet, une Légende veut que le Saint ait ressuscité trois enfants qui, partis glaner dans les champs, étaient venus demander, à la nuit tombée, l'hospitalité à un boucher. Celui-ci les accueillit et profita de leur sommeil pour les découper en morceaux et les mettre au saloir.
    Sept ans plus tard, Saint Nicolas passant par là demande au boucher de lui servir ce petit salé vieux de sept ans. Terrorisé le boucher prit la fuite et Saint Nicolas fit revenir les enfants à la vie.
    Cette légende est à l'origine de la chanson populaire
    "Ils étaient trois petits enfants qui s'en allaient glaner aux champs..." (voir plus bas)

    Saint Nicolas devient alors le protecteur des enfants. La Saint Nicolas est aussi l'occasion pour les enfants de recevoir des cadeaux (trois semaines avant que le Père Noël ne passe dans les cheminées !) ; la veille, les petits enfants placent leurs souliers devant la cheminée avant d'aller se coucher. Ils déposent à côté de leurs chaussures une carotte et des sucres pour la mule de Saint Nicolas et un verre de vin pour réchauffer le grand Saint. 

    Une autre légende parmi d'autres : le "Miracle des trois vierges". Nicolas avait pour voisin un homme qui, ruiné, ne pouvait marier ses trois filles faute de dot. Ce dernier envisageait de les prostituer afin de récolter l'argent nécessaire à leurs subsistances. Nicolas décida, en secret de donner trois bourses pleine à ces jeunes femmes. Cette légende chrétienne est rapportée dans le livre la Légende Dorée de Jacques de Voragine. Afin de commémorer la dotation des trois jeunes filles, les enfants reçoivent une orange à la Saint-Nicolas, anciennement appelée pomme d'or. 

    C'est encore le patron des navigateurs : il a contribué à sauver des équipages de la tempête.

    Saint Nicolas est l'un des saints les plus populaires en Drapeau de la France Grèce et dans l’Église Latine et le plus souvent représenté dans l'iconographie religieuse : sur les vitraux des églises, dans les tableaux, en statue, sur les taques de cheminée, les images d’Épinal, etc. Ses légendes offraient aux imagiers une riche matière.

    La commémoration chrétienne de Nicolas le 6 décembre [1] est une fête très populaire dans bien des pays du monde, célébrée en Drapeau de l'Allemagne Allemagne, Drapeau de l'Autriche Autriche, Drapeau de la Belgique Belgique, Drapeau de la Croatie Croatie, Drapeau de la France France [2], Drapeau du Luxembourg Luxembourg, Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas, Drapeau de la Pologne Pologne, Drapeau de la République tchèque République tchèque,
    Roumanie
     
    Roumanie
    , Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni, Drapeau de la Slovaquie Slovaquie, Drapeau de la Suisse Suisse, Drapeau de la Bulgarie Bulgarie.

    [1] qui tombe actuellement le 19 décembre dans les pays qui utilisent le comput julien pour les fêtes religieuses
    [2] Le saint patron et protecteur des petits enfants et de la Lorraine est fêté surtout dans l'est de la France et dans le Nord.

     

    Le père Fouettard

    Saint Nicolas et père Fouettard
    avec son martinet - 1917

     

    Depuis le XIIe siècle, on raconte que Saint Nicolas, dans son costume d'évêque, va de maison en maison dans la nuit du 5 au 6 décembre pour demander aux enfants s'ils ont été obéissants. Les enfants sages reçoivent des cadeaux (et des friandises, de nature variable selon les régions) et les méchants reçoivent une trique ou un martinet du compagnon de Saint Nicolas, le sinistre Père Fouettard, tout de noir vêtu (ce qui est rare, car il est possible de leur pardonner s'ils se repentent !)

    Selon certaines traditions, ce père Fouettard serait en fait le boucher de l'histoire. Une morale de la comptine (peut-être plus tardive, mais plus heureuse), fait s'enfuir le boucher ; saint Nicolas l'interpelle et lui dit que s'il se repent, Dieu lui pardonnera (voir ci-dessous) et, pour lui faire regretter son méfait, Nicolas l'aurait condamné à l'accompagner lors de sa distribution de récompenses, en lui assignant la tâche de punir les enfants désobéissants.

    Selon d'autres, le père Fouettard serait une invention des Messins lors du siège de leur ville par les Impériaux, en pleine période de festivité de la Saint-Nicolas en 1552 après la mise en place du protectorat français. De là leur serait venue l'idée de se moquer de l'assiégeant, Charles Quint, en le représentant sous les traits du boucher de la légende de saint Nicolas.

     

    Voir aussi : À la sainte Luce, le jour avance du saut d'une puce

     

    De Nicolas à Noël

    joyeux-noel.com/saint-nicolas.html 

    La légende de saint Nicolas est à l'origine du personnage du Père Noël. Saint Nicolas est en quelque sorte "l'ancêtre" du Père Noël. Les Hollandais exportèrent au XVIIe siècle la fête de Sint Niclaes ou Sinterclaes à la Nouvelle-Amsterdam (aujourd'hui New-York), où, par déformation, "Sinte(r)claes" devint "Santa Claus". 


     

    Ce n'est qu'au XIXe siècle qu'est apparu le Père Noël tel que nous le connaissons. Tout d'abord, la date de distribution des cadeaux par Saint Nicolas fut progressivement déplacée au 25 décembre, pour coïncider avec Noël et en faire la fête des enfants. Puis, sous la plume d'un pasteur américain, Clement Clarke Moore, le personnage de Saint Nicolas fut adapté et adouci dans un poème intitulé "A Visit From St Nicholas". Ce texte, très largement diffusé, présentait Santa Claus comme un personnage débonnaire, qui avait perdu son caractère moralisateur et ses attributs épiscopaux mais avait gagné un bonnet bien chaud et huit rennes volant pour tirer son char... Puis, vers 1850, sous l'influence des illustrateurs John Tenniel et Thomas Nast, le Père Noël prit l'allure que nous lui connaissons aujourd'hui, celle d'un vieillard dodu vêtu d'un pantalon bouffant et d'une veste bordée de fourrure blanche.
    Les illustrations en couleur hésitèrent un temps entre le rouge et le vert pour le costume de Santa Claus, mais c'est finalement le rouge qui l'emporta. Des firmes européennes et américaines comprirent rapidement l'intérêt publicitaire de ce personnage sympathique, et c'est ainsi que le Père Noël fut utilisé dans de nombreuses campagnes de publicité, pour Michelin et Coca-cola entre autres. Ces images furent diffusées à si grande échelle que de nombreuses personnes croient que la couleur rouge du Père Noël a été inventée par le fameux soda made in USA. En réalité la couleur rouge était associée au Père Noël longtemps avant les années 30, période à laquelle apparurent les célèbres affiches dessinées par l'illustrateur Haddon Sundblom pour vanter les mérites du Coca-cola. Il est vrai cependant que ces illustrations superbes contribuèrent à populariser encore davantage le personnage du Père Noël *.

    * Les origines du Père Noël (Le Mag Femmes.com 02/12/2014)
    Voir aussi : La vraie histoire du Père Noël (www.noel-vert.com/pere-noel.php)

      

    La complainte de saint Nicolas

    Lexilogos

    Cette chanson populaire a été recueillie pour la première fois par Gérard de Nerval qui la rendra célèbre en la publiant dans la Sylphide en 1842, puis dans Les filles du feu (Chansons et légendes du Valois, 1856). Il existe plusieurs versions. Voici le texte recueilli par Gérard de Nerval en 1842.

    Il était trois petits enfants
    Qui s'en allaient glaner aux champs.

    S'en vont au soir chez un boucher.
    « Boucher, voudrais-tu nous loger ?
    Entrez, entrez, petits enfants,
    Il y a de la place assurément.»

    Ils n'étaient pas sitôt entrés,
    Que le boucher les a tués,
    Les a coupés en petits morceaux,
    Mis au saloir comme pourceaux.

    Saint Nicolas au bout d'sept ans,
    Saint Nicolas vint dans ce champ.
    Il s'en alla chez le boucher :
    « Boucher, voudrais-tu me loger ? »

    « Entrez, entrez, saint Nicolas,
    Il y a d'la place, il n'en manque pas. »
    Il n'était pas sitôt entré,
    Qu'il a demandé à souper.

    « Voulez-vous un morceau d'jambon ?
    Je n'en veux pas, il n'est pas bon.
    Voulez vous un morceau de veau ?
    Je n'en veux pas, il n'est pas beau !

    Du p'tit salé je veux avoir,
    Qu'il y a sept ans qu'est dans l'saloir.
    Quand le boucher entendit cela,
    Hors de sa porte il s'enfuya.

    « Boucher, boucher, ne t'enfuis pas,
    Repens-toi, Dieu te pardonn'ra. »
    Saint Nicolas posa trois doigts.
    Dessus le bord de ce saloir :

    Le premier dit: « J'ai bien dormi ! »
    Le second dit: « Et moi aussi ! »
    Et le troisième répondit :
    « Je croyais être en paradis ! »


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