• Commentaires 2018 Grève des médecins

    11 juillet 2018

    Grève des médecins : vous n’allez pas le croire

    [https://www.sante-corps-esprit.com/greve-medecins/] [archive]

    Je ne partage que "de très loin" l'esprit et la lettre de cet article. Certes, il y a des médecins "véreux" et cupides. Mais c'est comme les délinquants, on les remarque plus que ceux qui vivent tranquillement, on en parle plus et, litanies des médias à longueur de journée d'histoires "tristes" à l'appui, le gogo finit par se persuader qu'il est entouré de "méchants", et surtout qu'ils sont plus nombreux que la moyenne...

    Je n'ai pas envie de retranscrire cet article, pas même un extrait, sauf ceci :

    dans l'article, on peut lire : Voltaire disait « l’art de la médecine consiste à distraire le patient pendant que la nature le guérit ». Sur quoi Annick N., ancienne infirmière, rebondit : "Ce qu’a dit Voltaire est parfaitement exact". Qu'entend-elle par là ? Car la citation est ambiguë, qui peut être interprétée en "bien" comme en "mal" (pour le médecin !). En effet, "distraire" ne serait pas une attitude bienfaisante pour le patient, qui s'attacherait ainsi moins à son mal ? Évidemment c'est la nature qui guérit, avec ou sans plantes et autres remèdes... Autant l'aider davantage en apportant de la positivité (plus de "psychologie") au malade...

    Je vous invite à lire ci-dessous quelques commentaires d'internautes. Et non pas ceux dont le "témoignage" relève plutôt du cas particulier voire de l'anecdote...

     

    Est-ce bien raisonnable ?

    Proverbe coquinement détourné par Gepeto : « une pomme chaque matin éloigne le médecin... à condition de bien viser ! »

     

    Trêve de plaisanterie, passons aux choses sérieuses

    "Ce rappel est intéressant. On connaissait déjà ces chiffres. Ils mériteraient d’être connus.

    Mais dans toute activité journalistique, il est indispensable de donner les sources et toutes les sources originelles. Ceci afin de ne pas faire de la presse émotionnelle, en citant l’homme qui a dit, ce qu’il a lu, de celui qui a écrit, à partir de ce que l’autre a dit etc. Surtout si l’on veut être crédible.

    Il n’y a pas de fumée sans feu. Mais faisons du journalisme, pas des rumeurs !

    C’est pourquoi je ne peux pas diffuser cette information en l’état. Dommage." (Estrangin)

     

    "Cet article est surprenant tant ses conclusions interpellent. Pour autant il n’est pas forcément contestable encore faudrait-il que les sources sur lesquelles il s’appuie soient référencées. En l’absence de celles-ci cet article est suspect et je ne comprends même pas qu’il puisse être publié par des scientifiques sérieux." (Falco)

     

    "33 ans d’exercice de la médecine et le souvenir d’avoir sauvé plusieurs vies et radicalement amélioré le sort de centaines de petits patients. Aucun souvenir de jour de grève, vous avez d’ailleurs eu du mal à trouver des statistiques françaises !

    Vos propos sont mensongers, diffamatoires et méritent d’être sanctionnés.

    Sachez cher monsieur qu’on ne gagne rien en divisant et qu’à remonter comme vous le faites la population contre ses médecins va aboutir à inverser vos courbes statistiques !" (Bazin)

     

    "Je suis une infirmière puéricultrice à la retraite et pendant ma carrière j’ai vécu plusieurs grèves pour cause de mauvaises conditions de travail et salaire pas en rapport avec les responsabilités qui pèsent sur les épaules des infirmières.

    Par contre pendant ces grèves nous avons toujours assuré un service minimum pour que les patients ne pâtissent pas d’un manque de soin car ces derniers n’étaient pas la cause de nos réclamations. Pour cela nos demandes quelquefois n’aboutissaient pas ou mal. Il est vrai que les services hospitaliers ne peuvent pas ou mal fonctionner sans ce personnel para-médical et notre métier est malheureusement mal reconnu et défendu. Je tenais à exprimer cela même si j’ai adoré mon métier." (Michèle R.)

     

    "Médecin généraliste retraité, je lis avec intérêt vos lettres d’information, mais là, vous allez vraiment trop loin. Pouvez-vous me dire pour quelle raison l’espérance de vie a tant augmenté, si ce n’est grâce aux médecins et à la médecine ? Il existe certes des dérives, et je suis d’accord avec vous quant à l’INDUSTRIE pharmaceutique qui pense avant tout bénéfices, mais permet tout de même de sauver des vies (!…).

    Quant aux infirmières (que j’apprécie à leur juste valeur), n’oublions pas que ce sont les exécutantes… des médecins (j’ai été infirmière pendant mes études de médecine, je sais donc de quoi je parle). La relation médecin-malade (voir l’ouvrage de Balint) est fondamentale et contribue amplement à la guérison du patient (50 % m’a dit l’un d’entre eux ! - j’ai également une maîtrise ès psychologie -), mais les médecins actuels manquent de temps et de moyens (contrôles +++ de la S.S.) : la faute en revient aux gouvernements successifs qui ont limité le Numérus Clausus, et donc le nombre de médecins, et veulent obtenir des économies "à tout prix"…

    Nous avions le meilleur système de médecine au monde lorsque je me suis installée, ce qui n’est malheureusement plus le cas actuellement. Alors, s’il vous plaît, ne dites pas n’importe quoi, et ne dressez pas les individus les uns contre les autres, cela est totalement stérile et destructeur…" (Caro44)

     

    "Au nom de la liberté d’expression, je respecte votre droit de dire ce que vous voulez.
    En tant que médecin retraité, je regrette (dans de nombreux articles et pas seulement dans celui auquel je réagis) que vous teniez des propos de nature à dresser patients et médecins les uns contre les autres.

    Voici un simple témoignage de + de 40 ans : durant toute une carrière, je me suis ressenti comme étant « dans le même camp » que tous ceux qui m’ont honoré de leur confiance. Je ne les ai pas tous guéris, et n’en ai rendu aucun immortel ; mais je crois les avoir aidés… en tout cas je n’ai jamais compté ma dépense de temps ni d’énergie physique et mentale.

    Être médecin, c’est endosser une responsabilité absolue avec des moyens relatifs ; cela ne mérite pas les moqueries de ceux qui ne se sont jamais exposés à l’angoisse permanente propre à ce difficile métier.

    Si votre but (comme je le crois) est de contribuer à améliorer les soins, sachez bien que votre façon de semer la désunion est résolument contreproductive.

    Je pense qu’il faut parler de ce qui va mal pour susciter une réaction d’amélioration, mais cela n’oblige pas à des propos destructeurs des bonnes relations entre soignés et soignants.

    En espérant que vous preniez la mesure du tort que peut faire aux patients l’esprit de méfiance permanente (je pourrais citer de nombreux cas de personnes n’ayant pas reçu de traitements bénéfiques en raison d’une défiance systématique), je reste attaché à toutes les ‘pistes’ d’améliorations des soins.

    Cordialement, et avec l’espoir d’une coopération plus fructueuse entre les uns et les autres." (Jean-Jacques V.)

     

     

     

    haut de page