• SNCF et les cheminots

    « Un simple observateur racontant aux journalistes les fantasmes des autres et qui ne se réaliseront jamais. »

    Bernard Werber Le Papillon des étoiles

    « La SNCF et les cheminots » suivi de « Mai et 1968 »

    La SNCF et les cheminots

    SNCF et les cheminots

    Locomotives, wagons de passagers et de fret de différentes générations à la gare de triage Sotteville-lès-Rouen, près de Rouen en avril 2018 (illustration)

     

    « Plus c’est gros, mieux ça passe… »

    Goebbels, chef de la propaganda, 1940

    De RémyB (17/04/2018) dans Macron a-t-il bombardé une usine de Paic Citron ? (Insolentiae)

     

    Je vous propose de prendre connaissance de l'article de RT France "La SNCF est officiellement bénéficiaire, pourtant sa dette représente 3% du PIB" [archive] rebaptisé "Dette colossale de la SNCF due aux mauvaises décisions des gouvernements successifs" [archive] par l'Échelle de Jacob, ce qui pour moi est plus parlant...

    SNCF et les cheminots

     

    « Je regrette, citoyen, que ce que je dis ici vous fasse tant rire, car ce que je dis ici vous tuera »

    Proudhon, Discours à l’Assemblée Nationale, 31 juillet 1848
    (cité par le Pr Lozac’Hmeur in De la Révolution)

    De Moussa Razeh (17/04/2018) dans Macron a-t-il bombardé une usine de Paic Citron ? (Insolentiae)

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    Wagons abandonnés sur voie désaffectée en gare de Canfranc - hdr

     

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    Jean Gabin dans La Bête humaine (film de Jean Renoir, 1938) d'après le roman éponyme d'Émile Zola (1890)

    Quelques docs sur le rail et les trains

    Les trains - L'épopée ferroviaire

    La révolution industrielle des deux derniers siècles a été rendue possible par le chemin de fer. Près d'un siècle avant que n'apparaisse l'automobile, il a donné une vigoureuse impulsion au transport de matières premières, de marchandises et de personnes. Il a unifié les territoires, désenclavé les zones rurales et aussi modifié la nature des guerres.

    En ce XXIe siècle, entre la voiture et l'avion, le train cherche sa place. Il conserve d'excellents atouts et pourrait les faire valoir si d'aventure les gouvernants et les citoyens choisissaient de privilégier sobriété énergétique et aménagement du territoire...

    21 février 1804 : naissance du chemin de fer

    Un train à vapeur circule pour la première fois au monde le 21 février 1804, à Pen-y-Darren, une région minière du pays de Galles, près de Merthyr Tydfil.

    Sa locomotive, joliment baptisée « Catch me who can » (M'attrape qui peut), a été conçue par l'ingénieur des mines Richard Trevithick, passionné par la motorisation à vapeur. Elle tracte ce jour-là dix tonnes de fer et 60 personnes montées sur cinq wagons, effectuant 16 km en 4 heures et 5 minutes.

    Après de bons et loyaux services, la locomotive finira à Londres, dans un manège, parmi quelques autres réalisations de Richard Trevithick...

    08 mai 1842 : premier accident de chemin de fer

    Le 8 mai 1842, sous le règne de Louis-Philippe 1er, se produit le premier accident grave de l'histoire du chemin de fer : 55 morts.

    Le drame survient à Meudon, sur la ligne Paris-Versailles, dans un train qui ramène des Parisiens venus passer la journée à Versailles pour le spectacle des grandes eaux. Les dix-huit voitures en bois déraillent et prennent feu. Les voyageurs succombent sans pouvoir sortir des compartiments, fermés à clé de l'extérieur selon l'usage de l'époque. Parmi les victimes figurent le navigateur Dumont d'Urville, découvreur de la terre Adélie, ainsi que sa femme et son fils.

    Malgré son caractère spectaculaire et inédit, le drame ne remet pas en cause la confiance de l'opinion publique dans le progrès technique. «Plaignons les victimes et marchons [sous-entendu : continuons d'aller de l'avant] !» déclare en guise d'épitaphe le député et poète Alphonse de Lamartine à la tribune de l'Assemblée législative, au lendemain de la catastrophe.

    22 septembre 1981 : Paris-Lyon en 2 heures 40 avec le TGV

    Le TGV Paris-Sud-Est est inauguré en grande pompe le 22 septembre 1981 par le président François Mitterrand.

    Ce premier « Train à Grande Vitesse » est l'aboutissement d'un énorme projet de recherche et développement mené dès la fin des années 1960 par la SNCF et l'industriel Alsthom-Atlantique (aujourd'hui Alstom), avec le soutien très actif du président Georges Pompidou...

    Documentations diverses

    Talgo

    La gare de Cauterets

     

     

     

    Mai et 1968

    Intro

    Mai 2018 - Il y a 50 ans, via l'occupation de la Sorbonne à partir du 03 mai 1968, débute un mouvement de protestation étudiant, ouvrier, politique et culturel, du jamais-vu. Un mouvement dont on oublie souvent l'extrême violence. Barricades, pavés, mais aussi vandalisme, riposte des CRS et blessés...

    J'allais à l'école élémentaire, en 1968. À Paris. Rue de la Providence : ça ne s'invente pas ! Je les ai vus défiler derrière chez moi, rue de Tolbiac. Les yeux écarquillés, sans trop comprendre, j'ai vu un groupe épais et long de personnes hurlant je ne sais plus quels slogans. Il est vrai que j'avais 10 ans (si tu m'crois pas hey ! tarte à gueule à la récré... - Souchon).

    Mais, quand j'entends parler de "nostalgie" de Mai 68 chez des jeunes âgées d'à peine plus de 20 ans en 2018, je ne comprends pas mieux. Comment peut-on être "nostalgique" d'une époque qu'on n'a pas connue ? Même moi, je n'en garde pas grand chose, je humais déjà l'air de ces temps troublés mais j'étais trop jeune pour en apprécier l'humeur.

    Chaque soir, à la télé, aux "actualités", je ne voyais que des groupes de gens jeter des objets lourds à la face d'autres groupes, entourés de fumées, entre des flammèches ; je croyais alors que c'était ça, les "actualités" : chaque soir on nous servait des gens qui se mettaient sur la tronche, parce que c'était le principe de l'émission...

    SNCF et les cheminots

    De l'article de L'Internaute, j'ai sélectionné cette photo qui m'a particulièrement touchée. Dommage qu'on n'y voit pas les fameux "clous", que l'on remarque sur d'autres photos, et distingue mal le pavage de la chaussée, qui donnaient tant de charme aux rues de la capitale (même si rouler sur les pavés agaçait mes oreilles de gamine, cela faisait probablement partie du charme...). Mais "mon" Paris n'est plus depuis longtemps. Je ne le reconnais plus à présent. Heureusement que je n'y vis plus, parce que je crois bien que j'y aurais laissé mon âme...

    Témoignages

    Camille G (22 janvier 2018). En mai 68, j'étais à la faculté de Lettres de Lille, pour obtenir mon dernier certificat d'Histoire - Géo, celui d'Histoire Ancienne. J'allais avoir 23 ans. Nous étions en classe, une 30aine d'étudiants, avec le professeur lorsqu'il y eut des cris et du tapage dans le couloir. La porte s'ouvrit brutalement et une poignée de jeunes s'introduisit, exigeant l'arrêt immédiat du cours et notre expulsion de la salle. Nous étions stupéfaits devant cette intrusion et nous avons dû obtempérer sous la menace. Ensuite : suspension des cours A.G et occupation des locaux, annulation des examens de juin et session reportée en septembre ! Avec mes amis, nous n'avons pas saisi les raisons ni l'ampleur de cette révolte ; nous avons été choqués de l'irrespect et, comment dire de l'éclatement de l'autorité du professeur, un érudit passionné et très humain avec nous ! Nous avons quitté la fac sans participer au mouvement de révolte. De plus, je travaillais, enseignant en 4ème et 2de et il n'était pas question que je déserte, abandonnant mes élèves. J'appartenais à cette génération qui respectait l'autorité, le travail, le sens du devoir ; venant du monde rural et ayant pu faire des études, j'étais consciente de mes responsabilités ; je n'ai donc pas dépavé les routes ni élevé de barricades. Je redoutais de manquer d'essence pour me rendre au travail. Autour de moi, c'était l'incompréhension, le doute et l'attente d'une réaction de l’État. Voilà mes souvenirs de cette période, loin de correspondre à l'exaltation et à l'interprétation enflammée faite de ce mois de mai.  
    Edzodu (11 janvier 2018). Mon propos sur les événements de mai 1968 n’aura pas la couleur du ciel gris de Paris, mais celle du bleu de notre ciel de Provence.
    En mai 68, j’étais encore un jeune cheminot au dépôt de Miramas.
    J’avais, depuis le 29 janvier 1968 réussi mon examen d’élève-conducteur des trains.
    Mais pour en être titulaire à la conduite, il me faudra attendre le mois de juin 1970 en raison de la liste d’attente au tableau d’aptitude.
    J’ai vécu ces événements dans un contexte social particulier et un climat syndical au bord de l’anarchie.
    Au dépôt de Miramas, c’était la CGT qui dominait par son autoritarisme bien connu lorsqu’elle n’a pas de concurrence.
    Les autres syndicats dans ce dépôt, pour la plupart suivaient le courant impulsé.
    Sauf que quelques mécaniciens plus âgés que moi n’entendaient pas laisser à la seule CGT le monopole de l’activité syndicale !
    Au cours de cette grève, un événement grave s’est produit.
    C’est par la ferme volonté morale et physique d’un des mécaniciens non CGT, Jeannot M… que le symbole anarchiste - le drapeau rouge - fut enlevé du toit du château d’eau à l’entrée du dépôt.
    Hormis cet incident, et la pression qu’exerçait certains délégués sur les agents de conduite, le climat restait fraternel et la solidarité entre nous également.
    Cette domination syndicale changea au fil du temps en faveur d'un autre syndicat particulièrement chargé de la défense des agents de conduite.
    À plusieurs reprises nous fûmes ensemble pour repousser les tentatives de sabotage par des individus étrangers à la SNCF, qui souhaitaient, vraisemblablement nous faire porter le chapeau de leur traître entreprise.
    En raison du nombre et de notre détermination, ils n’insistèrent pas, et le calme revint.
    Quant à ce que la presse en général a signalé comme « un gain important » à la suite de cette grève, je peux me permettre de relativiser cette victoire.

    Mai 68 a 50 ans...

    Mai 68 a été un événement extraordinaire, au sens propre.
    Je me souviens des "échauffourées de la rue Gay-Lussac" qu'on écoutait à la radio familiale (chez nous y avait pas la télé ;-)
    Des histoires de barricades et de pavés ; je trouvais ça très excitant.
    Puis les drapeaux rouges sur les usines, et les rails rougis... par la rouille. Surréaliste.

    Les conséquences quelques années plus tard ont été moins gaies : à l'IUT de Tours, j'ai découvert ce qu'étaient les gauchistes avec les "Carrières Sociales". Vraiment rien de social dans leur comportement.
    Mal attifés, voûtés, tirant la gueule ; manifestant contre le flicage, ils refusaient de donner leur photo pour la carte (complotistes avant l'heure) ; se plaignant des bagnoles partout (écolos avant l'heure) ; foutant en l'air nos bizutages bon enfant (emmerdeurs intolérants avant l'heure).
    Je retrouve cet esprit chez les Nuits Debout, zadistes, et autres bloqueurs de facs : des fouteurs de merde, enfants gâtés bavards, capricieux et assistés.

     

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