• Réflexions de 2018 T3 07-juil.

    « Quand les hommes ne peuvent plus changer les choses, ils changent les mots. »

    Jean Jaurès

    Quart d'an 1

    Quart d'an 2

    Quart d'an 3 (ci-dessous)

    Quart d'an 4

    Italie

    05 juillet 2018...

    Réflexions de 2018 T3

    ... Salvini : « Après le Mur de Berlin nous ferons aussi tomber le Mur de Bruxelles »

    « Il ne s’agit en aucun cas de rejeter la réalité de notre géographie européenne, et aussi de notre histoire pleine de drames.

    Alors oui, construire les conditions de coopérations entre les nations et des ponts entre les peuples est évidemment une idée indispensable à mettre en œuvre, mais au nom de cette idée tout n’est pas pour autant ni possible ni même souhaitable. »

     

    Racismes

    Excellentissime !

    Lettre d’un « lépreux » ch’ti au président de la République [archive]

    « Le peuple français a été accueillant, bienveillant, patient, ne le poussez pas vers des issues radicales, une colère sourde traverse le pays, écoutez-la et soyez au rendez-vous de notre histoire et à la hauteur de notre nation. »

    Paranoïa raciale

    « Le discours actuel sur la question raciale a atteint un niveau d'absurdité quasi inouï. Les Social Justice Warriors voient le monde à travers un prisme complètement déformé, où les "faits" ne veulent plus rien dire et existent simplement pour servir leur dessein politique »

    Privilège blanc VS paranoïa raciale [archive]

    L'Échelle de Jacob : Paranoïa raciale

     

    Avis de décès

    La fin de l'historique ticket de métro se précise [archive]

    « Pour voyager dans les transports publics franciliens, l'emblématique ticket de métro en carton va être progressivement remplacé par deux nouvelles cartes Navigo. [...] Il ne sera pas nécessaire de recharger ce pass, car il sera lié au compte bancaire de son propriétaire et le montant des trajets effectués sera prélevé directement [!] »

    Réflexions de 2018 T3

    Commentaires du 11 juillet 2018

    Pour les voyageurs occasionnels (eh oui, tout le monde ne vit pas en Île de France, même si nos dirigeants ne le savent pas), c'est compliqué et cher. (Vincent Netter)

    Encore un truc pour empêcher de prendre les transports en commun ! Tout aura été essayé. l'irrégularité VOULUE des bus, les sièges poêle à frire à l'arrière, le comportement des chauffeurs, les abribus qui n'abritent pas et j'en passe. C'était si simple de voyager les poches vides avec seulement quelques tickets de métro, et pas un porte carte, ou d'en acheter. Maintenant il faudra donner ses coordonnées bancaires, et le trajet sera enregistré par une agence de l’État. [...] Et voici encore une possibilité de pistage supplémentaire ! (CER203)

    Encore un flicage supplémentaire...  et une avance de trésorerie déguisée : quand on prend rarement le métro, c'est un manque de souplesse du système, et c'est vrai que remplacer du papier par du plastique, ce n'est guère écologique ! (Gamme)

    Avoir de nouvelles idées pour pouvoir ponctionner de l'argent et se cacher derrière des prétextes fallacieux de modernité et d'écologie [...] (Martial256 )

    Remplacer du papier recyclable par du plastique est totalement anti-écologique. Quand à la puce, elle contient des matériaux potentiellement dangereux pour la santé. Qu'en pense M. Nicolas Hulot ? (gerarddugenou)

    En tout cas si la carte coûte 2 euros (probablement coût réel) j'aimerais bien savoir pourquoi si un enfant perd sa carte navigo Imagine R une seule fois dans l'année on lui facture près de 30€ pour la réimprimer ! Une vraie arnaque surtout qu'ils n'ont même pas à saisir le dossier ni la photo, ils prennent le numéro et 'print'. C'est du vol surtout pour les plus jeunes collégiens qui n'ont pas spécialement d'argent. (nico781)

    C'est chouette les illégaux vont pouvoir utiliser leur smartphone pour voyager a prix réduits ! (Arthur Aardvark) Une réponse : Surtout quant ils vous l’auront piqué (Pirouette77)

    La télévision s’est éteinte [archive]

    « L’arrivée cumulée de la télévision par Internet et des services de vidéo à la demande ont mis fin à la télévision : plus personne (ou presque) ne voit la même chose au même moment. L’exception culturelle française peut mourir. »

    Réflexions de 2018 T3

    2 commentaires (fort intéressants !) le 11 juillet 2018

    Cette menace sur la culture (dans le sens niveau de connaissance utile) de tout un peuple, je l'avais entrevu dès la multiplication des chaînes (sous Mitterrand, mais il n'y est pour rien), passant de 3 à 7, trente aujourd'hui. Dans ma jeunesse, il n'y avait qu'une chaîne. Celle-ci passa un soir "les Troyennes" d'Euripide. Le lendemain, tout le monde en parlait : profs, vendeurs, ouvriers... et dans mon école, fils des mêmes, d'ouvriers compris, en parlions entre nous. Aujourd'hui, essayez de repasser cette émission ! (0.01 % à l'audimat, face à Crimes, les Experts, de Funès, les anges...). Il y a eu destruction de toute culture et pire, de la cohésion nationale, et ON N'Y PEUT RIEN ! (renéVar)

    "L’exception culturelle française"… si chère à la gauche, aux artistes et aux intellectuels… Quelle différence avec "la préférence nationale" si chère au RN (ex-FN) ? La première bénéficie à des privilégiés le plus souvent subventionnés. La seconde bénéficierait à la classe ouvrière (catégorie aujourd’hui affreusement passéiste, aux yeux des intellectuels, remplacée avantageusement par celle de minorités (minorité de genre, de sexe, de race, d’origine) (Citadin)

    Voir aussi une pétition :

    #SauvonsFranceÔ

    Mises à jour :

    ANNONCE OFFICIELLE DANS LA JOURNÉE DE LA FERMETURE DE FRANCE Ô
    (ZAMOR GLENROY PARIS-France 19 juillet 2018)

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE FRANCE Ô SUPPRIMÉE !
    (20 juillet 2018)

    Cliquez sur le LE LIEN pour lire l'article

     

    Football, coupe du monde et pendant ce temps-là...

    « L’euphorie footballistique de ces derniers jours a couvert trois affaires liberticides pour les libertés publiques : le « délit de solidarité », le vote de la loi « fake news » et la saisie de la dotation du Rassemblement national.

    Cette dernière a été rendue possible par une manœuvre déroutante et particulièrement inquiétante… »

    >>> Causeur [archive]

    Quelques commentaires ce 11 juillet 2018

    Très instructif (Gabriel Auguste) - M. de Castelnau, Merci pour cette mise au point juridique. Pourquoi ces gens, plus voyous que juges, se gêneraient-ils puisqu'ils savent qu'ils bénéficient de la plus grande impunité et sont, de ce fait, inattaquables ? Silence assourdissant, mais il y a le foot et le vélo qui occupent tous les neurones du peuple de France !!! (Corsaire)

    Très bon article, qui décrit un fait gravissime et qui s'est passé dans l'indifférence la plus inquiétante. Je suis adhérent à un autre parti de RN, mais je trouve cette manipulation on ne peut plus anti-démocratique. (Orior1638) Réponse de AGF : Pas du tout dans l'indifférence mais dans la plus complète dissimulation par les organes de propagande car les faits ont été tronqués.

    Quand on lit : "Comme d’habitude, les élites françaises toujours soucieuses de prendre la pose antifasciste, et toujours verrouillées dans leur culture de mépris du droit et des principes, n’ont pipé mot quand elles ne se sont pas réjouies de voir foulées aux pieds leurs propres libertés publiques" il n'y a plus rien à ajouter. Merci RdeC. Les Français dessaouleront bien un jour, ils verront qu'on leur a chouravé un parti pendant qu'ils cuvaient. C'était pas le mien, ce parti, mais d'autres l'avaient choisi, et ils ont le droit de choisir, sinon, ici, c'est pire que chez Erdogan. (gil)

    Échange de lien, finalement

    Il faut rappeler que le PNF est constitué de magistrats instructeurs ne délibérant pas sur le fond. Ils sont, comme tous les fonctionnaires de justice, indépendants par principe. Or toute l'histoire récente de cette instance (qui relève en ligne directe des services du Garde des Sceaux) démontre les liens de subordination politique qui alimentent ses pratiques. Juridiquement, cette situation est intenable parce que contraire à l'indépendance des pouvoirs. Les Français devraient refuser par tous les moyens d'opposition démocratiques que soit porté atteinte à l'expression démocratique et au résultat de leur vote par des moyens illégaux (floréal50) - tassendarhotmail-com à floréal50 : Et la fameuse Union Européenne (en tout cas sur le papier) ne se plaint pas d'atteinte aux Droits de l'Homme ? haha :D quelle blague, on restaure la dictature au nom de la démocratie. Quelle époque... - NadineB : Voir les liens sur la composition du PNF : ceci explique cela ! MEDIAS-PRESSE.INFO : Qui a dit que la Justice doit être juste et indépendante ? [archive]

    « ... l’affaire du « délit de solidarité » : le Conseil constitutionnel prend délibérément à revers la souveraineté populaire... »

    >>> Causeur [archive]

    « ... le vote de la loi « fake news » : totalement contraire au respect des droits de l’homme et aux principes de la République… »

    >>> Causeur [archive]

    Commentaires ce 13 juillet 2018

    [...] Ce qui est éloquent dans la proposition de loi concernant les fake news (disons les bobards, ce qui ramène la chose à sa dimension réelle au lieu de lui donner une valeur politique) ce qui est éloquent, c'est le recours au Code de la consommation. Curieusement, et enfin très clairement, le citoyen est ramené à son rôle idéal dans la République macronienne : un consommateur, prié de rentrer dans le rang, un gogo marchant au pas de l'oie et gavé de propagande. (gamma)

    Je pensais bien que ce manipulateur de foules extasiées n'était pas seulement un petit joueur de flutiau de plus et qu'il serait pire que Hollande parce que beaucoup plus roué : le flingage en plein vol de Fillon — qu’on aime ou pas ce dernier, la question n’est évidemment pas là — le démontrait suffisamment. Les Français sont en train de subir le sort de la grenouille ébouillantée par petits paliers de température. Cependant cette loi devrait les réveiller, ainsi que la façon dont « les manipulateurs du groupe LREM ont franchi la première étape et fait nuitamment voter le texte ». « L’absence de véritables réactions politiques » est plus que préoccupant, il est suicidaire. (dov kravi דוב קרבי)

    Il est évident que lorsque la devise "Liberté,égalité, fraternité" a été prise il s'agissait de la France et des Français, Outre-mer y compris et spécifié. Le Conseil Constitutionnel est plus lâche que bête... pourri pourrait-on dire. (Callaghan)

    La fraternité, je la réserve à mes frères et les clandos ne sont pas mes frères : ce sont des délinquants qui séjournent irrégulièrement sur le territoire national sans droit ni titre et qui devraient en être expulsés manu militari si ce gouvernement de merde faisait son boulot ! [...] (No Go Zone)

    Rappels historiques

    [...] Au sujet de saint Martin, il n'a pas aidé un migrant, mais un déshérité, puisque ceci se passait au sein de l'empire romain. Il était lui-même légionnaire, d'origine hongroise (un pays "d'extrême droite" disent les journalistes). En revanche, il a participé à la campagne contre les envahisseurs Alamans. (Lavacheàlaitquirit)

    À propos de "souveraineté populaire" et de "populisme", les Croates ont mis un coup d'arrêt à l'expansion de la Turquie au XVe s. Qui est-ce qui devrait se faire du souci ? (gil)

    Une synthèse

    Ces trois chapitres successifs et complémentaires sont très éclairants sur les projets du gouvernement quant à la liberté de pensée et d'action et au respect des droits du citoyen [...] (gamma)

     

    Une expérience immersive - Dmitry Orlov [archive]

    « Je reste généralement loin des sujets aussi insignifiants que le sport. Divers jeux physiques sont utiles pour élever des enfants en bonne santé, mais le sport professionnel fait partie d’un système de distraction-divertissement organisé.

    J’aime faire la distinction entre le divertissement et le plaisir : c’est amusant si vous le faites vous-même et cela demande une certaine quantité de travail de votre part ; si vous vous asseyez passivement et que vous l’absorbez, c’est un divertissement. Escalader une montagne est amusant ; regarder quelqu’un escalader le mont Everest, à moins que vous ne vous prépariez à le faire vous-même, c’est du divertissement et donc une perte de temps. Je m’amuse beaucoup à observer l’effondrement, encore incomplet, de la civilisation occidentale, et ce n’est pas une perte de mon temps – ou du vôtre – parce que je me prépare à y survivre, comme vous devriez le faire. »

    [...]

    « Reportages biaisés et provocations à part, plusieurs centaines de milliers de fans de football étrangers qui ont visité la Russie, plus plusieurs centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde qui ont regardé les reportages sur la Russie, ont vu un pays ouvert, accueillant, beau, sûr et prospère. C’est une victoire pour la Russie et une défaite pour CNN, le New York Times, le Washington Post et Hollywood, qui ont tous essayé de représenter la Russie comme une menace. Cette représentation de la Russie n’est pas entièrement fausse. Tout dépend de leurs intentions (ou plutôt de celles de leurs propriétaires). Ceux qui se battent pour la domination du monde n’auront plus qu’à s’en prendre à eux-mêmes : les Russes leur arracheront la tête à chaque fois. Mais ceux qui vont en Russie pour jouer avec un ballon de football dans un champ, ou pour tout autre but pacifique, et qui restent amicaux et respectueux, sont sûrs de passer un bon moment. Ce choix est le leur – et le vôtre. »

     

    L'heure est grave

    Plantons... le décor

    Deux jours après le triomphe de la France au Mondial, à Moscou, le président Emmanuel Macron se voit entraîné dans un maelström médiatique. La cause en est une vidéo publiée par le quotidien Le Monde. Elle montre son garde du corps Alexandre Benalla en train de se déchaîner sur des manifestants le 1er mai 2018...

    Très vite, il apparaît que le ministre de l'Intérieur a informé l'Élysée de ce méfait mais que le coupable a simplement été mis à pied pendant quinze jours alors qu'il encourait pour son méfait plusieurs années de détention !

    Mieux encore, sitôt après la révélation du Monde, le garde du corps, en se prévalant de sa proximité avec le chef de l'État, a convaincu des hauts gradés de la police de lui remettre une vidéo confidentielle en vue de sa défense...

    L'affaire Benalla ne tient pas au dérapage d'un individu mais à la mansuétude dont il a fait l'objet de la part d'Emmanuel Macron lorsque celui-ci a eu connaissance des faits, le 2 ou 3 mai.

    La confiance des citoyens dans le discernement et l'équité du président de la République menace de s'effondrer s'il est prouvé que le même homme peut congédier sans façon des serviteurs scrupuleux de l'État, comme le chef d'état-major Pierre de Villiers, et aussi prendre un trublion sous son amicale protection, le promouvoir lieutenant-colonel de réserve (à 26 ans !) et le garder à son service en dépit de ses agissements. (Hérodote)

    La milice de Macron… La pire des dérives « en marche ! »

    « Ce qui vient de se passer avec l’un des proches collaborateurs directs de Macron qui se fait passer pour un policier portant aussi bien des brassards de police que des casques de CRS, c’est tout simplement la mise en place d’une milice au service d’un président, et cela, disons-le, n’est en aucun cas tolérable.

    [...] quand il faut une milice pour assurer la "police politique" que nos forces de sécurités officielles [police et gendarmerie] ne veulent plus assurer, alors vous pouvez immédiatement penser aux heures les plus sombres de notre histoire.

    Il n’y a aucune raison de soutenir un tel président.
    Il n’y a aucune compassion à avoir à son égard.
    Il n’y a aucune négociation sur les principes démocratiques à avoir.
    Il n’y a aucune concession à faire en tant que citoyen sur notre droit à ne pas nous faire casser la gueule par la milice présidentielle.

    [...] Macron n’est plus dans les faits, dans les esprits et dans les cœurs, le président de la république * »

    * Cette tirade a été reprise comme titre de l'article par L'Échelle de Jacob

    Pétition - Mise à jour du 20 juillet 2018 :

    « BENALLAGATE : DÉMISSION DU GOUVERNEMENT MACRON
    LE BENALLAGATE : DE LA MILICE D'EMMANUEL MACRON À L’ÉTAT DE VIOLENCE...
    NOUS DEMANDONS LA DÉMISSION DU GOUVERNEMENT
    Une crise d'une extrême gravité vient de s’abattre sur le palais présidentielle : le « Benellagate ». Elle fragilise davantage la place du président au sein des institutions. Non des moindres, elle révèle l’existence d’une micro-équipe au service du président de la république. Pour l’heure au moins deux personnes la composent. Il s’agit d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase. Le duo était omniprésent pendant la campagne présidentielle.
    Pourquoi ce président, qui dès son arrivée n’avait pas hésité à virer le chef d’état-major des armées pour quelques mots critiques sur le budget de la Défense, a-t-il été incapable de se défaire d’un collaborateur instable traînant déjà plusieurs casseroles ?
    Et tellement d'autres questions !!!
    Benalla un intime du couple Macron, raison de plus pour entendre Brigitte MACRON. »

    À la suite de l'appel de Jasper Mader lancé auprès de l'armée française et des forces de l'ordre, Serge Petitdemange enfonce le clou et exige, au nom du peuple, la démission du président illégitime Emmanuel Macron.

    22 juillet 2018

    Affaire Benalla : « L’examen des faits et de certaines images semble souvent contredire la version de l’Élysée »

    Reportage du 20h de France 2 sur YouTube

    « Depuis le début de l’Affaire Benalla, l’Élysée s’est défendu par la voix de son porte-parole, assez fermement, pourtant l’examen des faits et de certaines images semble souvent contredire assez nettement la version du Palais. »

    – Journal de 20h de France 2, 21 juillet 2018

    23 juillet 2018

    Affaire Macron. La difficulté du courage de dire NON

    « L’affaire Benalla n’est pas l’affaire Benalla. C’est l’affaire Macron.
    C’est également l’affaire de tous ceux qui, aux commandes, obéissent servilement et appliquent des ordres illégaux et moralement condamnables.

    Ce qui se déroule sur vos écrans, c’est l’histoire aussi vieille que le monde de la lâcheté humaine. Il faut du cran pour être courageux, car le courage cela se paie. [...]

    Ne parlons des lâchetés, parlons du courage.

    Je vais vous parler brièvement de l’histoire de ces 30 gendarmes qui ont refusé de fusiller des résistants. Une histoire méconnue. Je cite ce petit texte, très court.

    "La solution du refus se déroule le 4 juillet 1944 à Nîmes, où une cour martiale avait condamné trois résistants.

    Les trente gradés et gendarmes refusèrent tout net d’exécuter les condamnés ou d’être tirés au sort pour le faire.

    Ce furent finalement des miliciens qui fusillèrent les trois résistants.

    Les gendarmes furent alors emprisonnés, avant d’être libérés après le débarquement de Provence d’août 1944. L’un des officiers avait été condamné à 20 jours d’arrêt."

    Ces gendarmes ont payé de leur liberté leur « non » honorable. Ils n’ont rien « gagné » dans leur refus. Ils n’ont jamais été récompensé. L’histoire les a oubliés.

    Les trois policiers haut gradés qui vont être déférés devant un juge dans l’affaire Benalla n’ont pas eu le courage de dire non au Palais.

    Pourtant quand on dit non, quand les forces légitimes refusent les ordres illégaux, elles forcent le pouvoir à s’afficher tel qu’il est. Le non oblige à l’exécution par les miliciens. Les forces supplétives. Et l’on sait tous que quand il y a de gros bras, des milices, nous avons affaire à un pouvoir autoritaire.

    Cet exemple, très médiatisé, aura, au sein de nos forces de l’ordre, des conséquences remarquables. La première est que chaque homme et femme devra en son âme et conscience peser le pour ou le contre.

    En Macronie, le gendarme désobéissant, ou le policier récalcitrant, ne risque pas la prison, juste leur paie et éventuellement une mort sociale. C’est déjà beaucoup certes, mais cela reste moins risqué que les geôles de la Gestapo en juin 44. »

    Maintenant, pour un petit "règlement de compte" perso...

    > voir Commentaire Présidentielle 5/2017 en attendant le second tour (surtout la dernière phrase !!!)

    « Dans la vie, savoir dire non c’est se saisir de l’un des plus grands pouvoirs. Apprenez à dire non. Le non évidemment doit être justifié. Il n’est pas une fin en soi, d’ailleurs le non n’est pas un programme. Le non ne construit pas, le non ne bâtit pas. Il faut savoir dire non, pour mieux dire oui à autre chose.

    Si je dis non à l’Europe de Bruxelles et à l’Europe fédérale, je dis oui à une Europe des nations, unies de Brest à Brest-Litovsk. Si le non est redoutable, il l’est encore plus lorsqu’il est suivi d’un oui à la portée considérable. Le meilleur exemple étant le non de De Gaulle à la soumission de la France, pour un oui à la France libre. Vaste programme ! [...]

    [...] je peux vous donner déjà la réponse pour ceux qui acceptent en croyant qu’ils sauront dire non quand ce sera nécessaire. Entre le moment de l’acceptation et le moment des choix véritables, le poison de la corruption aura fait son œuvre, le confort, l’argent, le lucre, le gain, le statut social en auront fait les serviteurs serviles. Ils ne sauront pas dire non.

    Pour être en mesure de dire non, il faut donc savoir faire preuve d’une très grande tempérance, une modération et une retenue de soi-même, volontaire. La tempérance c’est un peu l’inverse de l’ambition. »

    Bravo Charles ! Un des meilleurs articles que vous ayez écrit et un message fort pour la nouvelle génération ! (Une réaction de Xavier, que je partage... des deux mains !!!)

    Merci pour ce merveilleux réquisitoire pour ce petit mot : NON ! (balaninu)

    Commentaire vu dans Qui a décidé d’attaquer Macron ? :

    Macron… Élu par « une majorité d’abstentionnistes », élu par la presse des « grands groupes », élu par des couillons-nes (je ne suis pas sûr de mon écriture inclusive, pardonnez mes fôtes) qui ont voté « Macron » car il ne fallait surtout pas que « la blonde » passe. Bref… On sent comme une tentative de revirement d’une partie de la presse, mais changer de cap avec une barre grippée, cela demande des efforts…
    Pour en revenir au fait, cela ne ne déplaît pas que notre national-gérontophile se ramasse un boisseau de puces dans le cou. Reste à voir la suite donnée. (Pavel 11 juin 2018)

    23 juillet 2018

    Benalla et l’arc d’extrême droite

    Extrait (de ce long article) :

    [...] Nous découvrons depuis quelques années que [le] rapport de complémentarité externe se double d’un rapport de fonctionnalité interne : tout pouvoir néolibéral requiert son pôle d’extrême droite, puisque la violence sociale sans limite, à quoi s’ajoute l’abyssale carence des médiateurs syndicaux, voue la contestation à prendre des formes moins standard, moins benoîtement ritualisées, et moins inoffensives, contre lesquelles l’État ne trouve plus que sa violence physique à opposer.

    C’est ce mouvement général qui n’a pas manqué d’émerger au fur et à mesure que s’opérait l’approfondissement du néolibéralisme, particulièrement sous gouvernement « socialiste » (Hollande-Valls), à un point tel qu’on n’avait aucun sentiment de pareille dangerosité à aller manifester sous Sarkozy ! – nous l’aurons découvert avec le solférinisme. En réalité, c’est bien moins une affaire de personnes et d’étiquettes (elles n’ont plus aucun sens à ce degré d’indifférenciation) que de dynamique structurelle, la dynamique de l’obstination forcenée à administrer le néolibéralisme à des populations qui n’en veulent pas, et des caps que fait immanquablement franchir cette obstination. [...]

    Réactions en ce 23 juillet

    Je voudrais bien comprendre une chose qui m’intrigue : pourquoi la quasi-totalité des médias, qui a pourtant fait élire Macron, semble décidée à le lâcher aujourd’hui ? (Nat)

    Vous avez demandé la police ?

    Qu’il en soit donc remercié, voilà la police enfin confondue.

    Malheureusement si c’est bien ça, la police, Benalla, ce n’est pas la police... il n’est même pas garde champêtre le mec.

    Benalla son job, c’est adjoint au chef de cabinet du père Limpimpin en d’autre terme, c’est l’adjoint de l’exécuteur des basses œuvres au Jupiter, et en plus il est connu comme le loup blanc, puisqu’il avait déjà sévi auprès de Montebourg viré pour délit de fuite et plus récemment il s’était fait remarquer par le candidat Macron en agressant violemment un journaliste de LCP. Le Président de certains Français, ne pouvait rien ignorer du master en droit, avant d’apprendre par les journaux qu’il aurait dû le dénoncer... lui qui passait à l’école pour "celui qui savait tout".

    Il y a comme un remugle de SAC, qui plane au-dessus de la République. Quand la police n’ose pas dire "non" à un gratte papier de l’Élysée, ça sent la barbouzerie, il n’y a plus de contre-pouvoir... on revoit Boulin en première page suicidé dans sa flaque d’eau... et puis d’autres, comme de Grossouvre ou Bérégovoy.

    ... et ce n’est pas bon pour le climat des affaires. (Chammal)

    Du pain béni pour TOUS

    L’État, d’après ce je sais, c’est la violence dite légitime. Eh bien, je vous assure que quel que soit le parti, il utilisera la violence pour assurer l’extraction optimum de la plus-value étant donné que c’est là le seul rôle de l’État.

    Nous pouvons gloser ad æternam sur les violences policières, les faits sont têtus.

    Regardons ce qui se passe au Nicaragua avec un gouvernement de gôche !!!

    Allez voir aussi dans les bars où il n’y a pas que des petits-bourgeois de l’université. Vous y rencontrerez la common decency chère à G. ORWELL.

    Je n’y entends que racisme, misogynie, chauvinisme (à la belle victoire de la diversité pour nos chers bleus).

    Et puis, il ne faut pas oublier que pendant les vacances d’été, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Donc, c’est du pain béni pour tous les scribouillards.

    La plupart des personnes que je rencontre me parlent du temps (ah, il fait trop chaud), de leurs vacances bien méritées avant de repartir se faire exploiter pour ceux qui ont encore la chance de se faire exploiter, des assistés. Remarquez, cela me change de l’abrutissement football. (Cyril)

    Commentaire à la suite de la pétition Emmanuel Macron, exprimez-vous publiquement sur l'affaire Benalla

    "... Du respect plein et entier de la déontologie, en tout temps et en tous lieux." - Parole de Macron 2017
     (Didier Chaize 24 juillet 2018)

    Sans... commentaire

     

    Démocratie à vau-l'eau

    « Vous perdez votre culture » : l'immigration changera l'Europe à jamais, selon Donald Trump [archive]

    13 juillet

    À l'issue du sommet de l'OTAN et avant de se rendre à Londres le 12 juillet, le président américain Donald Trump a accordé  une interview au quotidien britannique The Sun, dans laquelle il a, notamment, donné son point de vue sur la politique migratoire européenne.

    Fidèle à ses habitudes, le chef d’État n'a pas manié la langue de bois.

    « Permettre l'immigration en Europe est une honte. Je pense que cela change le tissu de l'Europe, et à moins que vous n'agissiez très rapidement, cela ne sera plus jamais ce que c'était, et je ne dis pas cela d'une manière positive »

    a-t-il lancé en préambule.

    Destruction organisée des mouvements populaires populistes et nationalistes français [archive]

    14 juillet

    Privée de 2 millions d'euros d'aide de l’État au titre du financement des parti politiques, Marine Le Pen a affirmé que son parti ne passerait pas l'été, dans l'impossibilité de payer les salaires, et encore moins de payer la compagne électorale à venir pour les élections européennes.

    Ceci est à mettre en lien avec la suppression de la chaîne Youtube de TV Libertés qui avait atteint les 100 000 abonnés.

    Vous avez compris : les élites pro-UE ont décidé, avec l'aide des démocrates pro Hillary Clinton de décimer toutes les oppositions populistes.

    Pas de quartier...

    La France, championne du monde de la casse - Quand la République se décidera-t-elle à se défendre ? [archive]

    17 juillet

    « Ils ont volé la victoire.

    Volé la victoire aux Français qui, unis quelques heures auparavant, se prenaient dans les bras les uns des autres, chantaient, dansaient, célébraient ensemble une "résilience légère mais profonde" sous le simple prétexte sportif, après toutes ces années de plomb manifestement pas finies.

    Ils ont aussi volé la victoire aux Bleus, à cette si belle équipe que, dans le fond, ils détestent comme ils détestent la France et ses valeurs. Parce que cette équipe leur tient un discours qu’ils ne veulent pas entendre [...] »

    Marine Le Pen : « Nous ne sommes plus en démocratie »

    18 juillet

    La présidente du Rassemblement National Marine Le Pen réagit pour Valeurs actuelles à la confiscation des dotations au parti italien de la Ligue de Matteo Salvini, quelques semaines après la saisie à titre conservatoire de deux millions d'euros par la justice française destiné à son parti.

    Valeurs actuelles. Que vous inspire la décision de la Cour de cassation italienne de saisir les fonds du parti de la Ligue ? - Marine Le Pen :

    Cette décision m’apparait aussi grave que celle qui frappe le Rassemblement National. Et ce pour deux raisons : la première, c'est que cette décision intervient sur la base d’une condamnation non définitive pour la Ligue. Et en ce qui concerne le Rassemblement National, cette décision intervient à un moment très sensible de pré-campagne européenne. Ces décisions privent la Ligue et le Rassemblement nationale de toute capacité d’activité politique. C'est une très lourde violation du fonctionnement démocratique et de nos Constitutions.

     

    Leçons d'histoire à méditer

    « Les hypocrites les plus doux sont les plus redoutables »

    Victor Hugo

    D'actualité

    0-0-définitions citations diverses et variées

    Banksters ! Tous présidents des banquiers

    Une nation peut survivre à ses fous, et même à ses ambitieux. Mais elle ne peut pas survivre à la trahison de l’intérieur. Un ennemi aux portes est moins redoutable, car il est connu et il porte sa bannière ouvertement. Mais le traître se déplace librement parmi ceux qui sont à l’intérieur des murailles, ses murmures pervers bruissent à travers les ruelles, et on les entend dans les allées même du pouvoir. Un traître ne ressemble pas à un traître ; il parle avec une voix familière à ses victimes, et il porte leur visage et leurs arguments ; il en appelle à la bassesse qui se trouve ancrée dans le cœur des hommes. Il pourrit l’âme d’une nation, travaillant en secret, inconnu dans la nuit, sapant les piliers de la ville. Il contamine le corps politique qui ne peut plus résister. Un assassin est moins à craindre. Le traître c’est la peste.

    Marcus Tullius Cicéron
    – 1er siècle avant notre ère

    Chateaubriand - Quand le conservatisme était à la mode

    Réflexions de 2018 T3

    François-René de Chateaubriand (1768-1848) - SIPA. 00352395_000003 

    Chateaubriand naît six ans après le Contrat social et disparaît quelques mois avant le Manifeste du Parti communiste. Élégiaque, il meurt en 1848 « avec l’Europe ». Nous sommes en 2018 ; 170 ans après sa mort ; [...] 250 après sa naissance, combien de lecteurs s’en souviennent encore, autrement qu’à travers l’image convenue d’un orateur des tempêtes, d’une voie surgie des tombeaux voussoyant la mer les soirs de pleine lune ?

    Glandsident… pas mal… et pourquoi pas « Foutriquet II » ?

    Commentaire lu dans Qui a décidé d’attaquer Macron ?

    « Foutriquet I », alias Adolphe Thiers (1797-1877), fut également président de la République [1871-1873], la Troisième. C’est lui qui noya dans le sang la Commune de Paris, dernier bastion de la résistance nationale au II° Reich, que déjà en ces temps lointains, d’aucun commençaient à dessiner sous le vocable plus romain d’Europe.
    C’est à Versailles que Bismarck intronisa en grande pompes son Guillaume I, pendant que Foutriqquet I retournait contre la populace parisienne les restes de l’armée française après sa débâcle de Sedan.
    « Étrange défaite », déjà organisée par Badinguet, Bazaine et quelques membres de l’état-major, comme l’avait si bien dénoncé le jeune colonel Rossel, dans son rapport transmis par Freyssinet à Gambetta.
    Rossel fut fusillé à Satory le 28 novembre 1871.
    Foutriquet, lui, devint le premier président de la III° République, avec l’appui de l’Église, des royalistes et de la France-zombie. [...]

    Balzac s’est inspiré de Thiers pour son personnage de Rastignac, ambitieux, prêt à tout pour parvenir à ses fins, un arriviste aux dents longues. La ressemblance est frappante… Mais on a déjà connu notre « Rastignon de J’arnaque », célèbre franciscain, ami de Bettencourt et de Bousquet réunis.
    De Napoléon III, Foutriquet I avait dit : « Je le soutiens parce qu’il est nul et je prendrai sa place ». Il ne parlait pas de François Hollande, bien sûr !

    En 1850, dans son ouvrage intitulé « La lutte des classes en France », un célèbre barbu écrivait :

    « Le déficit de l’État était l’objet même de spéculations. À la fin de chaque année, nouveau déficit. Au bout de quatre ou cinq ans, nouvel emprunt. Or chaque emprunt fournissait à l’aristocratie une nouvelle occasion de rançonner l’État, qui, maintenu artificiellement au bord de la banqueroute, était obligé de traiter avec les banquiers dans des conditions toujours plus défavorables. »

    Toute ressemblance avec une situation contemporaine serait purement fortuite aurait dit Nicolas Doisy.

    Vingt ans après, le même Karl Marx, dans un ouvrage non moins célèbre, « La guerre civile en France, 1871 », épinglait joyeusement Adolphe Thiers en ces termes :

    « Ce nabot monstrueux, a tenu sous le charme la bourgeoisie française pendant plus d’un demi-siècle, parce qu’il est l’expression intellectuelle la plus achevée de sa propre corruption de classe […]
    Thiers n’a été conséquent que dans son avidité de richesse, et dans sa haine des hommes qui la produisent. »

    L’expression me paraît d’une vibrante actualité.
    N’est-il pas ? (Ythier LE SAPIANT 11 juin 2018)

    Liberté

    Éluard, chantre de la Liberté

    Macron, chancre de la Liberté

    Je ne peux m'empêcher ce (vilain) jeu de mots, à la suite du titre d'une lettre de Hérodote (02 juillet 2018) sur "Paul Éluard (1895-1952)" (par ailleurs intéressant)

    Réflexions de 2018 T3

    Le titre initial du poème (écrit en 1942) était Une seule pensée (Paul Éluard, Œuvres complètes, tome 1, Bibliothèque de la Pléiade, 1968)

    « Je pensais révéler pour conclure le nom de la femme que j’aimais, à qui ce poème était destiné. Mais je me suis vite aperçu que le seul mot que j’avais en tête était le mot Liberté. Ainsi, la femme que j’aimais incarnait un désir plus grand qu’elle. Je la confondais avec mon aspiration la plus sublime, et ce mot Liberté n’était lui-même dans tout mon poème que pour éterniser une très simple volonté, très quotidienne, très appliquée, celle de se libérer de l’Occupant »

    confia Paul Éluard

    Je remarque que, curieusement, à l'heure où on en a plein la bouche du mot "liberté", notre liberté, justement, au niveau individuel, se réduit jour après jour comme peau de chagrin.
    Comme si prononcer son nom ferait d'elle l'exorciseur de notre mal-être profond...

    Gigeoju : Sémantique, éthique et piques

    « Aucune dictature ne peut avoir d'autre but que celui de l'auto-perpétuation, et cela ne peut qu'engendrer l'esclavage chez les gens la tolérant ; la liberté ne peut être créée que par la liberté, c'est-à-dire par une rébellion universelle de la part des peuples et l'organisation libre des masses laborieuses de bas en haut. »

    Michel Bakounine (1814-1876)
    Statism and Anarchy, Cambridge University Press, 1990

     

    Les événement de juillet ont encombré cette page ô combien ! notamment avec cette "affaire Macron" qui, selon Charles Sannat "va [...] continuer tout l’été. Un vrai feuilleton !!".

    Pourtant, des voix se lassent :

    « [...] Jusque-là, les Français ont trouvé le feuilleton palpitant, comme le montre le succès d’audience des deux commissions parlementaires retransmises notamment par BFM. En dehors de la polémique, ces auditions révèlent mieux que n’importe quel cours de sciences po la mécanique concrète du pouvoir [...]

    On connaît maintenant quasiment minute par minute l’emploi du temps d’Alexandre Benalla le 1er mai, on sait avec qui il était, comment il était habillé et ce qu’il a fait. On sait à qui il a serré la main et à qui il a donné l’accolade. C’est que les auditions reviennent inlassablement sur les mêmes faits et sur la mécanique administrative qui a conduit le conseiller du président place de la Contrescarpe. Au risque que cette avalanche de détails obscurcisse le tableau d’ensemble au lieu de l’éclairer. Même si elle a aussi sauvé de l’ennui les malheureux journalistes d’été – dont votre servante –, habitués à devoir commenter les chassés-croisés sur les routes et le chaos de la gare Montparnasse.

    Cependant, le spectacle finit par lasser (celui de la gare Montparnasse aussi). On est un peu gêné de voir de grands serviteurs de l’État et de hauts gradés de la police ou de l’armée, qui n’ont pas commis de crime ni de faute grave ni même pour beaucoup de fautes du tout, se faire cuisiner comme dans un commissariat. Même et peut-être surtout quand on a l’impression qu’ils mentent par loyauté ou par prudence. Sans attenter à la dignité des parlementaires, on peut rappeler que le préfet de police (qui a eu droit à six heures d’audition en tout) a quelques autres missions à accomplir que de répondre à leurs questions. Ces hauts fonctionnaires qui évoluent au cœur de la machine étatique sont sans doute capables de fomenter ou de couvrir les coups plus ou moins tordus qui vont toujours avec l’exercice du pouvoir, ils se montraient peut-être plus coulants avec un homme connu comme l’un des favoris du président ; mais on les imagine mal fermant les yeux sur une dérive autoritaire ou une transgression grave de notre État de droit. Quand ils parlent de leur honneur, on n’a pas l’impression qu’ils plaisantent [...]

    Pour autant, l’affaire Benalla est-elle, comme le dit le chef de l’État « une tempête dans un verre d’eau », ce qui, traduit par Brice Couturier dans Le Parisien, donne « un fait divers estival monté en mayonnaise » ? [...] »

    Benalla, l’homme du président (Élisabeth Lévy - Causeur)

    Pour en finir avec cette affaire qui me prend, à moi aussi, le chou, même si c'est une conclusion provisoire, voici une bonne analyse de Tatiana Ventôse, sur YouTube :

     

     

    Les événements de juillet ayant donc encombré cette page, le 3e trimestre continue là >>>

     

     

     

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