• ⊗ J’allais vraiment mal

     

    « [ce n’est] pas facile tous les jours, mais quand ça ne va pas,
    il faut se re-concentrer sur soi, se ménager du temps… Pensez à rien
    . »

    Blog Je suis moi, et je fais ce que je peux

    ☯ J’allais vraiment mal

    Sculpture de bois 'pixellisée' de Hsu-Tung-Han [plein la vue !]

     

    Le clown s’en va seul dans la nuit

    cette nuit là… [...] j’allais vraiment mal...

    La personne qui était là pour vous, qui vous faisait rire
    Vous écoutait, vous épaulait, vous aidait à tenir debout
    Tentait à bout de bras de vous sortir de votre dépression
    Celle là qui passait pour rigolote, sympa, hors du lot.

    Cette personne s’en va ce soir, car elle n’a plus la force de vivre
    Vous n’avez jamais chercher à savoir qui était vraiment au bout
    De ces fous rires, de ces boutades, avec toute sa folie, sa passion
    Le mal me ronge, et écouter les autres, me met la tête sous l’eau.

    Le clown s’en va ce soir, il vous tire sa révérence, il n’en peut plus
    Faire semblant d’aller bien, alors que le désespoir est mon seul ami
    Les larmes qui coulent chaque jour, sont devenues trop lourdes
    Les idées noires ont remplacées depuis longtemps, la joie.

    Etre abandonnée de tous, isolée, mise au placard, dans un coin perdu
    Alors que tout se déchaîne autour de moi, que sombre ma vie
    Que tous ne me voient que comme la pauvre gourde
    Qui est seule, pathétique, à force de trahison, de mauvaise foi.

    Le clown s’en va seul ce soir, dans la nuit, et sait que rien ne restera
    Demain, vous m’aurez déjà oublié, trop occupé par vos vies
    Même ce soir, vous n’en saurez rien ,car, vous n’êtes pas là
    Jamais personne n’est là, pour moi, comme pour vous j’ai pu l’être.

    Le clown cachait beaucoup de mal être, la douleur ne se voit pas
    Celle du désespoir, de la lassitude, d’être seule, à jamais, ici
    Un cœur en souffrance, brisé, détruit, qui ne voulait que toi
    Mais toi, tu ne voulais que jouer, comme tous ces autres êtres.

    Le clown est arrivé au bout de sa route, son chemin s’arrête là
    Se battre tous les jours contres des moulins à vent, ne sert à rien
    Le bonheur me fuit, tous me tournent le dos ,tous me fuient, vers un ailleurs
    Où je ne suis conviée, moi la pestiférée, le boulet, le colis oublié.

    Derrière le sourire du clown se cachait une grande tristesse ma foi
    On peut chercher dans tous les sens, les recoins, il n’y a rien de bien
    Je suis fatiguée, tellement fatiguée, physiquement, que pour moi le meilleur
    Ne peut être que partir, pour ne plus jamais souffrir, ne plus aimer en vain. Le clown va déserter.

    25 septembre 2018 - Lettre ouverte à ceux qui souffrent [archive] extraits

     

    Une réponse bouddhiste

    ☯ J’allais vraiment mal

    Lama Guendune Rinpoché

    Quelle que soit la souffrance rencontrée - maladie, obstacle, problème - on se fige souvent dessus, on s'y attache et on la saisit. Ce faisant, elle prend une importance considérable, devient énorme et occupe la totalité du champ de notre conscience. La saisie de la souffrance ne fait qu'augmenter le sentiment de douleur et accroître la déprime.

    Guendune Rinpoché - Jean-Louis Éclair

    Se libérer petit à petit de la souffrance

    La pratique des enseignements du Bouddha aide à se libérer petit à petit de la souffrance dans laquelle on s'enferme, et évite d'entreprendre de nouvelles actions négatives qui seraient source d'autres souffrances dans le futur, permettant au contraire d'accomplir des actes qui mûriront un jour ou l'autre sous la forme de circonstances favorables.

    Cela ne doit pas se limiter à une compréhension intellectuelle du Dharma ou à un attachement au côté plaisant de l'enseignement. Il faut que cela passe par la pratique et par l'acceptation de l'effort à faire afin de trouver le temps et l'espace nécessaires à la pratique, pour qu'il y ait une véritable progression.

    Dans la vie quotidienne, lorsqu'on rencontre d'autres personnes, il s'établit le plus souvent une relation basée sur l'activité du désir-attachement, de la haine-rejet ou de l'ignorance-indifférence. Toute relation régie par l'une de ces trois réactions débouche forcément sur la souffrance. Ce n'est pas très grave en soi, mais nous nous attachons à cette souffrance, nous nous y accrochons et finalement nous nous retrouvons étroitement emprisonnés dans la souffrance qui devient une part de nous-mêmes.

    Il convient donc de développer, même lorsque l'on souffre, un état d'esprit où l'on apprend à délaisser cet état de souffrance. On s'aperçoit dès lors que la souffrance ne dure pas longtemps, et on se dégage de son emprise. Pour cette raison, on doit apprendre à regarder tous les événements de la vie quotidienne comme étant transitoires.

    Les difficultés rencontrées nous sembleront plus légères si nous les regardons comme des choses sans vraie valeur et dont il n'importe pas de s'inquiéter outre mesure. On cesse d'être obnubilé par la souffrance, qui pourra donc se dissiper plus facilement.

    Lama Guendune Rinpoché - Lama tchenno

     

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    Voir

    Mauvaises passes (Yantra)

    Faire le vide dans sa tête (Ooreka)

     

     

     

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