• Perles des politiques

    Page mise à jour en avril 2018

    Ces phrases drôles, volontairement ou non, ces vacheries, gratuites ou non...

    Le monde politique est haut en couleurs, a le verbe haut, du haut de son piédestal où il foule du pied, ironique, cynique ou comique, les spectateurs et les acteurs de sa représentation.

    L'Internaute nous offre un joli coffret de cette œuvre commune, dans un recueil, celui du Prix "Humour et Politique" (depuis 2003), dont lauréats, nominés, "spéciaux" et "pressentis" ont permis l'existence pour notre grand plaisir.

    "Il n'y a pas besoin d'être de droite ou de gauche pour dire des conneries".

    Lionnel Luca, député UMP, Prix d'Encouragement du jury du Press Club 2010. Une analyse fine bien partagée dans le monde politique !

    "Qu'on commette des erreurs en politique, c'est possible. Qu'on les commette toutes, c'est fou !"

    Guillaume Bachelay, Socialiste proche de Laurent Fabius, sur Ségolène Royal. L'amour fou régnait au PS avant les primaires de 2011 !

     

    J'ai repris quelques traits dans l'article de l'Internaute. Certains m'ont beaucoup fait rire, puisse vous aussi vous défouler !

     

    Raffarinades

    En 2003, Prix spécial décerné à Jean-Pierre Raffarin pour un an de "raffarinades".

    En 2008, le jury Press Club avait sélectionné cette phrase :

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    Avec ses raffarinades, cet ancien Premier ministre est un habitué de la sélection du Press Club, mais plutôt à son insu. Il a reçu en 2012 le "Grand Prix spécial dixième anniversaire" pour l'ensemble de son œuvre. La perle sélectionnée :

    "La gravité de la crise, c'est la crise de la gravité"

    Dans sa seconde sélection pour 2012, le Press Club terminait (encore une fois) par une "prime" à la raffarinade. Cette fois, il s'agissait d'un conseil - bienveillant ou injonction un brin paternaliste ? - prodigué par Jean-Pierre Raffarin au candidat Sarkozy, avec lequel il n'a pas toujours été d'accord :

    "Travaille tes silences, baisse d'un ton"

    Le jury du Press Club est friand des raffarinades. Jean-Pierre Raffarin a de nouveau été sélectionné en 2013 avec cette petite phrase lâchée à l'occasion de ses vœux :

    "Je souhaite à Valérie Trierweiler sa juste place ; et à Ségolène Royal juste une place"

    Un "Prix de la persévérance" a été attribué en 2016 à Jean-Pierre Raffarin, décidément habitué du prix du Press Club pour ses raffarinades. L'ancien Premier ministre et sénateur de la Vienne avait indiqué que :

    "les Centristes sont tellement nombreux qu'on en trouve toujours un avec lequel être d'accord"

     

    Hollanderies

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    Les Socialistes n'ont pas de mots assez durs pour condamner l'attitude de leur ancien camarade, Jean-Luc Mélenchon. À ce propos, François Hollande s'est sans doute surpassé en 2011 :

    "Mélenchon, ce qui est terrible, c'est qu'il a été Socialiste toute sa vie et que toute sa vie ça va le suivre"

    En 2015, un Prix exceptionnel Press Club a été décerné à François Hollande pour l'ensemble de ses "hollanderies". Comme...

    "Il n'y a rien de plus terrible pour un soldat déjà anonyme que de mourir inconnu"

    "Je demande aux Français de ne pas aller dans les zones à risques parce que c'est dangereux" (lors de la libération de Serge Lazarevic)

    "Il y a ceux qui n'attendent plus rien ; je fais en sorte de leur apporter ce qu'ils attendent"

    Parmi les petites phrases prononcées en 2016 (Prix Humour et Politique exceptionnel du jury du Press Club) par François Hollande qui lui ont valu d'être mis à l'honneur par le Press Club, on a : 

    "Aujourd'hui, je suis à deux doigts d'être aimé"

    "Je salue Christiane Taubira... Sa voix peut porter, même quand elle ne dit rien"

    "L'afflux des migrants est une situation exceptionnelle qui va durer"

    "Entre ceux qui ne veulent rien faire et ceux qui veulent tout défaire, nous, nous allons bien faire"

    "Ça va mieux"

    "Ça va mieux ; même la météo va mieux !" (sur Europe 1 à la mi-mai 2016, soit une quinzaine de jours avant des pluies et des crues historiques en France...)

    François Hollandelauréat du prix "Humour et Politique" 2017 pour l’ensemble de ses "hollanderies".

    "Hors Catégorie" du jury du Press Club avec mention spéciale pour :

    "Quand ça va bien, on devrait se rappeler que ça ne va pas durer. Et quand ça va mal, on peut penser que cela pourrait aller plus mal ou que ça ne va pas durer"

    Et François écrit...

    François Hollande a publié Les leçons du pouvoir (Stock) mercredi 11 avril 2018, un ouvrage rédigé rapidement, en trois mois... dans lequel il parle longuement de son quinquennat, de ses regrets personnels, ses échecs, ses réussites. Il parle aussi de la campagne présidentielle dont il s'est senti privé, sans épargner Emmanuel Macron, ce conseiller qui l'a trahi en prenant l'habitude de "nier l'évidence avec un sourire". Extraits.

     

    Le bilan de "l'An I" de Nicolas Sarkozy par François Hollande en 2008 était très drôle

    "Sarkozy est passé de la présidence bling-bling à la présidence couac-couac"

    Mais la réponse de Patrick Devedjian aurait pu elle aussi être sélectionnée :

    "Moi je préfère le couac-couac, qui est en fait la liberté, au plan-plan, qui est l'attitude des gens qui ne font rien"

     

    Le grand Mélenchon

    Jean-Luc Mélenchon reste le roi des formules percutantes qui font mouche. Après le "pédalo" pendant la campagne de 2013, il a célébré à sa façon le premier anniversaire de l'élection de François Hollande et le début de la deuxième année de son quinquennat :

    "L'An II, c'est l'an pire !"

    Le Prix de la Presse Hebdomadaire Régionale 2015 est revenu à Jean-Luc Mélenchon. Grand adepte des bons mots, le leader du parti de gauche avait résumé ainsi la situation européenne :

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    Jamais avare en superlatifs au sujet de ses idées et de sa personnalité, Jean-Luc Mélenchon a été nominé en 2017. Le député européen et candidat à la présidentielle avait estimé dans Marianne :

    "Si je suis élu, le siècle va commencer en 2017"

     

    Avec des si...

    Sur Europe 1 où il est devenu chroniqueur, Daniel Cohn-Bendit continue de distiller ses analyses très fines de la politique française. Ainsi l'ex-eurodéputé EELV a-t-il flingué Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne des européennes :

    "Si Mélenchon était au pouvoir, il mettrait tous les Mélenchons en taule"

    Dans la seconde sélection de 2012, cette amabilité de Daniel Cohn-Bendit envers la candidate des Verts, Eva Joly, a aussi toute sa place :

    "Si tu te retires, ça crée un vide. Si tu continues, tu tombes dans le vide"

    Ancien strauss-kahnien devenu proche de Martine Aubry, Jean-Christophe Cambadelis a semble-t-il gardé une dent contre Ségolène Royal. Il était lui aussi sélectionné pour le prix Press Club en 2009 pour cette petite amabilité :

    "Si Ségolène Royal s'excuse à chaque fois que Sarkozy fait une boulette, elle va passer sa vie à genoux"

    Emporté par sa verve légendaire et sa loyauté envers Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, député UMP, en a peut-être fait un peu trop pour passer entre les mailles des filets du Press Club :

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    Les surdimensionnés

    Valéry Giscard d'Estaing, Prix spécial "Humour et Politique" 2005, au sujet du projet de Constitution européenne :

    "C'est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit : je le dis d'autant plus aisément que c'est moi qui l'ai écrit"

    Ségolène Royal, lauréate du prix "Humour et Politique" 2006 :

    "Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit"

    Ségolène Royal (encore elle !), évoquant sa campagne de 2007 lors de l'investiture de Barack Obama en janvier 2009 (rassurez-vous, elle a depuis précisé qu'il s'agissait d'une blague !) :

    "J'ai inspiré Obama et ses équipes m'ont copiée" 

    Ségolène Royal, toujours elle ! (sélection du cru 2010 du Press Club) :

    "C'est moi qui maîtrise la rareté de ma parole politique, pour dire des choses intelligentes quand j'ai besoin de les dire"

    Rachida Dati, mais bien sûr ! (parmi le palmarès "Humour et politique" 2010) :

    "Je n'ai jamais cherché à attirer l'attention des médias"

    Alain Juppélauréat du Prix "Humour et Politique" 2014, optimiste :

    "En politique on n'est jamais fini ; regardez-moi"

    Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, à propos de la présidentielle et comme quoi "être candidat" est d'un banal (sélection du cru 2016 du Press Club) :

    "Je voudrais réussir à ne pas être candidat"

    Bruno Le Maire, lauréat du Prix "Humour et Politique" 2016, le surdimensionné taille XXL :

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    Les érudits

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    Jean-Louis Debré, lauréat du Prix "Humour et Politique" 2004, en parlant de la Corse :

    "Je n'imagine pas un instant cette île séparée du continent"

    Jean-Guy Talamoni, Président de l'Assemblée Corse, qui a fait beaucoup fait rire le jury de 2016 (notons que les Corses peuvent venir en France sans contrôle à la frontière !) :

    "La France est un pays ami de la Corse"

    Bernard Laporte, secrétaire d’État aux Sports et à la Jeunesse, lors d'une visite en 2007 devant des Guadeloupéens... sans voix :

    "Je voulais voir les Antilles de vive voix"

    Christian Jacob, patron des députés UMP, à l'Assemblée en 2012 (ancien militant agricole, Jacob n'a pas vu la mer depuis longtemps...) :

    "Le socialisme c'est vraiment une île au milieu des terres"

    Si le lauréat du Prix "Humour et Politique" 2007, Patrick Devedjian, estimait qu'on pouvait aller "très loin dans l'ouverture, jusqu'aux Sarkozystes", Josselin de Rohan, sénateur UMP du Morbihan, a eu aussi son petit mot :

    "Souvent les courants d'air proviennent de ce qu'il y a trop d'ouvertures"

    Pour les législatives 2012, Jack Lang, ancien ministre socialiste de la Culture, avait décidé d'être candidat dans les Vosges, sa terre natale, mais aussi la 4e circonscription dans laquelle il a tenté d'être "parachuté", mais a été finalement battu (même s'il est un spécialiste, on pourrait lui suggérer qu'être parachuté "d'en bas" semble techniquement plus difficile...) :

    "Je ne voulais pas être parachuté d'en haut"

    Hervé Morin, Centriste, Prix spécial décerné pour ce message posté sur Twitter voulant défendre l'indépendance du Centre (heureusement que Morin n'a jamais été ministre des Transports, mais merci pour cette perle que j'adore !) :

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    François Gerbault, ancien sénateur UMP (mention spéciale du jury "Humour et Politique" début 2009, pour son érudition en histoire de l'Antiquité romaine) :

    "Le système des quotas a été inventé par un sénateur romain : Numerus Clausus"

    Frédéric Lefebvre a reçu en 2011 le Prix de l'Encouragement du Press Club, pour son "lapsus" sur "Zadig et Voltaire", qui a fait le tour du Web et inspiré bien des caricatures. Celui qui était alors secrétaire d’État au Commerce, à l'Artisanat et au Tourisme, répondait à la question : "Quel est votre livre de chevet préféré ?"

    Le Prix dit "de l'Encouragement" du Press Club récompense un ministre "qui en veut". Michel Sapin, patron de Bercy, a eu une manière bien à lui de défendre la politique du gouvernement, avec philosophie :

    "Quand on ne va pas assez loin, c'est déjà qu'on va quelque part"

    Nadine Morano, eurodéputée UMP, Prix de la Presse Hebdomadaire régionale pour cette belle lapalissade sur la délinquance :

    "On a une recrudescence de violence... par exemple le vol des portables à l'arraché. Ça n'existait pas avant que les portables existent" 

    Roland Ries, maire de Strasbourg, l'un des rescapés des municipales chez les élus Socialistes sortants, peut-être grâce à sa conception particulière de certains fondamentaux au niveau local :

    "Je distribue le hallal la semaine pour la diversité et j'interdis le poisson le vendredi pour la laïcité"

    Outre les raffarinades et les hollanderies (et le livre de François, attention je ne dis pas que c'est une "perle", je le mentionne juste...)

    ... les castâneries ! [archive] Christophe Castaner est le porte-parole du gouvernement. Mais ce proche d’Emmanuel Macron est aussi un pro de la bourde, un as du lapsus, un gaffeur en série... pour notre plus grand plaisir !

    La dernière castânerie en date vaut son pesant d'or, un certain lundi 16 avril 2018...

    "Il y a quelques années, quand en France, y compris nos mamans portaient un voile, portaient le voile catholique, on ne se posait pas la question"

    Retardataire... "Michèle Alliot-Marie est un musée politique. La France d'il y a 30 ans" (Alain Duhamel). Le "prix du clash" a été décerné à Michèle Alliot-Marie pour cette réponse à Alain Duhamel [le 15 mars 2017] :

    "Edgard Faure dont j'étais jeune collaboratrice m'a dit le plaisir qu'il avait eu à participer à votre émission sur l'ORTF"

     

    Perle noire outre Atlantique

    L'article de Charles Sannat [archive] commence ainsi :

    « Comme je le dis et le répète, je ne prétends pas connaître la vérité, en revanche je sais quand on se fiche de moi, et les premières secondes de ce reportage de CNN sont hilarantes, et pas à cause d’un gaz qui ferait rire vu la gravité du sujet justement. Il y a donc une crétine de journaliste qui, pour attester de la véracité d’une attaque chimique, a l’excellente idée d’aller renifler un sac à dos rose de petite fille et trouve, l’air docte, que ça sent quelque chose, de… de… bizarre qui sentirait par exemple à plein nez la propagande et la manipulation. »

    ... Mais ne vaut-il pas mieux de lire la suite (et visionner la vidéo, en anglais) ?

     

    Les uns par les autres

    Renaud Muselier, secrétaire d’État aux Affaires étrangères sous la tutelle de Dominique de Villepin, lauréat du Prix "Humour et Politique" 2003 :

    "Villepin fait tout, je fais le reste"

    Jean-Louis Borloo, lauréat du Prix "Humour et Politique" 2008 :

    "Sarkozy, c'est le seul qui a été obligé de passer par l’Élysée pour devenir Premier ministre"

    En 2008, Xavier Bertrand avait obtenu le Prix spécial. Il avait alors trouvé un argument imparable pour la fusion des deux principaux adversaires de l'UMP :

    "Le Parti socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner"

    Ancien fidèle de François Bayrou, le sénateur et ex-ministre Jean Arthuis veut aujourd'hui ressusciter l'UDF.  En 2008, il comparait Bayrou à un artiste et savant du XVIe siècle, persécuté par l'Église.

    "Bernard Palissy brûlait ses meubles. Bayrou brûle ses élus. C'est la stratégie de l'anéantissement"

    Guillaume Bachelay a reçu une mention spéciale du jury dans la sélection de juin 2009. Faisant malicieusement référence à la célèbre phrase de Nicolas Sarkozy, ce proche de Laurent Fabius, commentait, à sa façon, les nouvelles ambitions de François Hollande :

    "La présidentielle, Hollande y pense en nous rasant"

    La réconciliation Aubry-Royal, c'était déjà quasiment fait en 2009. Parmi les appels du pied de Martine Aubry à son ancienne rivale avant les européennes, cette petite phrase était tout de même révélatrice :

    "Ségolène Royal aura la place qu'elle souhaite dans le PS, même si la plupart sont déjà occupées"

    Eva Joly, lauréate du Prix "Humour et Politique" 2010 :

    "Je connais bien Dominique Strauss Kahn ; je l'ai mis en examen"

    Laurent Fabiuslauréat du Prix "Humour et Politique" 2011 :

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    Blagueur connu et reconnu à l'Assemblée, André Santini, député-maire d'Issy-les-Moulineaux, est l'un des "chouchous" du Press Club. Début 2012, il faisait partie des sélectionnés, mais était déjà classé hors concours :

    "Hervé Morin est un peu court, il va sauter du pont de Normandie mais je ne sais pas si l'élastique est bien fixé"

    Gérard longuetlauréat du Prix "Humour et Politique" 2013 :

    "Hollande est pour le mariage pour tous… sauf pour lui"

    Dans la dernière sélection de 2013 du Press Club Humour et Politique, le vénérable Charles Pasqua tenait une bonne place. Grand amateur des tacles en tous genres, voire du passage de la sulfateuse si nécessaire, il s'en est pris à Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre et ancienne députée :

    "Elle ne fait rien ; mais elle le fait avec ténacité"

    Nicolas Sarkozylauréat du Prix "Humour et Politique" 2015 :

    "Pour désespérer de François Bayrou encore faudrait-il que j'aie un jour placé de l'espoir en lui"

    Le Prix des Internautes 2015 est revenu au député marseillais Patrick Mennucci pour cette pique à son grand rival socialiste local, embourbé dans les affaires :

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    Prix de l'Encouragement 2016 attribué à Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, à propos de Michel Platini (et pour l'ancien numéro 10, il n'y a pas eu le début du commencement d'une campagne pour la présidence de la Fifa...) : 

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    Nicolas Sarkozy, ancien chef de l’État, président des Républicains, ne pouvait être absent du cru 2016. Il a séduit le jury avec ce qu'il aurait dit à propos de François Baroin (ancien Chiraquien qui soutint Sarkozy pour la primaire LR...) :

    "Il a du talent ; pour quelqu'un qui ne travaille pas, il a fait une belle carrière"

    Un Prix de l'Encouragement revient à l'ex-candidat à la présidentielle Philippe Poutou (NPA) pour sa phrase (l'ancien syndicaliste, qui fut en lutte contre la fermeture d'une usine en Gironde, en sait quelque chose) :

    "Hollande est satisfait de son bilan ; c'est pour cela qu'il le dépose"

    Candidat malheureux à la primaire du PS face à Benoît Hamon, Arnaud Montebourg a trouvé un point positif au score microscopique de son rival (5,5 %) lors de la présidentielle : 

    "En fin de compte, Benoît Hamon aura fait le meilleur score de tous les écologistes à une présidentielle"

    Valery Giscard-d'Estaing n'aime pas qu'on touche à son Auvergne. Et quand les rumeurs d'une fusion avec une autre région montent en marge du rapport Balladur sur les collectivités, l'ancien Président n'hésite plus à convoquer l'histoire :

    "Je doute que le comité Balladur réussisse là où Jules César a échoué"

     

    Auto-portraits

    Nicolas Sarkozy, lauréat du Prix "Humour et Politique" 2005 :

    "Je ne suis candidat à rien"

    Le respect des électeurs, c'est sacré. Mais quand on s'appelle Georges Frêche, l'équation est légèrement différente, avec cette démonstration qui lui a valu en 2010 le Prix spécial du jury :

    "Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 % ; moi je fais campagne auprès des cons"

    La décision a été prise très tôt : la porte-parole de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud, a été choisie par son parti dès décembre 2010 pour remplacer Arlette Laguiller à la présidentielle de 2012. Dès début 2011, elle partait, pleine d'espoir (on se réconforte comme on peut) :

    "Je ne serai peut-être pas élue présidente de la République, mais je ne serai pas la seule"

    François Goulard, lauréat du Prix "Humour et Politique" 2012. Le député UMP est l'un des habitués de la sélection du Press Club. Ministre des Transports puis de la Recherche sous Chirac (battu aux législatives), il n'a pas manqué de plaindre ses collègues obligés de quitter leur ministère, avec l'expérience qu'il en a

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    Participer à une élection et avoir peur de se qualifier, c'est possible, comme l'a prouvé Nicolas Hulot, ancien animateur, au sujet de la présidentielle 2017, avec une  phrase qui lui a valu le Prix spécial du jury :

    "J'ai refusé d'être candidat car j'avais peur d'être au second tour"

    Deux Prix des Internautes ont été attribués en 2017, dont l'un décerné à Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires Étrangères pour cette sortie :

    "Je suis une tombe ; et quand on est une tombe, on l'est à vie"

    Dans la sélection de 2017, le Press Club avait aussi retenu cette réflexion d'Alain Juppé :

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    Benoît Hamon figure aussi dans la sélection 2017 avec cette phrase prononcée alors que l'ancien candidat du PS à la présidentielle venait de perdre dès le 1er tour des législatives de juin et donc son siège de député :

    " Je suis tellement hostile au cumul des mandats que je n'en ai plus aucun"

     

    Un peu de politique

    Avant d'officialiser sa retraite politique, Michel Rocard n'avait pas grande envie de commenter les querelles socialistes :

    "Le PS est mal portant ; et comme je respecte les hôpitaux, je baisse la voix comme on doit le faire quand il y a un malade dans la place"

    Valéry Giscard d'Estaing, Prix spécial "Humour et Politique" 2005, au sujet du projet de Constitution européenne :

    "C'est une bonne idée d'avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui"

    En pleine succession de couacs au début de l'année 2008, Eric Besson tente de rassurer sur la cohésion du gouvernement. Résultat limpide :

    "On ne peut pas s'entendre avec tous les Ministres, car tous les Ministres ne peuvent pas s'entendre"

    Promettre "d'autres" victoires le soir de sa défaite à Pau lors des municipales de 2008... François Bayrou prouve qu'il garde le moral en toutes circonstances :

    "Je vous le promets, nous aurons d'autres victoires"

    C'est bien connu, les déficits, ça l'irritait. Après l'annonce de nouvelles dépenses, le président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, aujourd'hui décédé, l'avait encore rappelé en reprenant, avec une pointe d'ironie, les propos de Nicolas Sarkozy sur les "caisses vides" de l’État en 2008 :

    "Ce n'est pas parce que les caisses sont vides qu'elles sont inépuisables"

    Najat Vallaud-Belkacem et sa métaphore électrique entendue en marge du congrès de Reims fin 2008 :

    "Il ne faut pas que le PS se laisse électrocuter par ses courants"

    Bertrand Delanoë, lauréat du Prix "Humour et Politique" 2009, avec cette "vraie" idée pour le Parti socialiste, à l'époque :

    "Le vrai changement au PS, ce serait de gagner"

    Après chaque élection locale, c'est le même casse-tête. Faut-il remanier et avec quelle ampleur ? Pour de secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant, le remaniement d'après régionales, en 2010, devait être minimal. Et la raison était simple (en dépit de "l'ouverture"...) :

    "Je veux bien qu'on fasse un remaniement, mais on manque de stock"

    Parmi les heureux élus de la promotion 2011, figurait aussi François Bayrou avec cette phrase qui en dit long sur l'éparpillement du Centre :

    "Rassembler les Centristes, c'est comme conduire une brouette pleine de grenouilles : elles sautent dans tous les sens"

    Le Communiste et rival de Jean-Luc Mélenchon (pour la candidature du Front de gauche en 2012) André Chassaigne croyait en son parti en 2011. Et il l'a prouvé :

    "Dans sa forme historique, le PC est mort ; mais il a encore de l'avenir"

    Concurrencé par le clan Balkany dans les Hauts-de-Seine, on le disait mort et enterré avant les cantonales de 2011. Patrick Devedjian s'en est malgré tout sorti haut la main. Et le président du conseil général ne s'est pas privé pour lâcher une petite phrase :

    "Il y avait tellement de gens à mon enterrement que j'ai décidé de ne pas m'y rendre".

    Ministre des Transports et chef de fille de la Droite populaire en 2011, Thierry Mariani s'est penché sur les divisions de l'UMP avec cette métaphore guerrière, qui lui a fait obtenir le Prix des Internautes 2012 :

    "C'est plus facile de pacifier la Libye que l'UMP"

    En fin d'année 2012, le jury sélectionnait déjà une première salve de petites phrases collectées depuis le 1er juillet. L'ex-Première dame, Bernadette Chirac, était sélectionnée pour cette remarque (mais elle n'a pas confirmé) :

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    Parmi les porte-paroles de François Hollande lors de la campagne présidentielle, Bernard Cazeneuve, devenu ministre par la suite, s'est fait remarquer pour sa répartie. Le changement d'heure aura notamment été l'occasion d'une blague sélectionnée par le Press Club :

    "L'heure d'été aura surtout un avantage : c'est une heure de moins de Nicolas Sarkozy" (remarque utile : c'était aussi une heure de moins de François Hollande...)

    Après le duel acharné entre Jean-François Copé et François Fillon en novembre 2012, sur fond de fraude et d'accusations malsaines, l'UMP était de nouveau confrontée aux divisions en 2013 lors de la primaire pour les municipales à Paris. Ce qui avait inspiré à Copé ce terrible aveu, qui lui valut un Prix spécial du jury :

    "À l'UMP nous apprenons la démocratie ; c'est assez nouveau !"

    Le retour de Bernard Tapie aux affaires avec le rachat de la Provence n'a laissé personne indifférent, d'autant qu'on lui prêtait en 2013 un intérêt pour la mairie de Marseille. Stéphane Ravier, candidat FN aux municipales de Marseille n'y croyait pas du tout, dans le plus pur style du Front national :

    "Le seul Tapie qui a de l'avenir ici, c'est le tapis de prière"

    Gilbert Collard, député du Gard, affilié au rassemblement Bleu Marine, s'est bien amusé fin 2015 des déboires du PS aux régionales. Il a déclaré au sujet de l'appel des instances socialistes à voter pour Xavier Bertrand dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie pour faire barrage à Marine Le Pen :

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    Le Prix Spécial du Jury a été attribué en 2016 à Jean-Marie Le Guen. Le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, issu du Parti socialiste et proche de Manuel Valls a déclaré que :

    "le PS ne travaille jamais pour rien ; surtout quand il travaille"

    Michel Sapin, ministre de l’Économie et des Finances a été sélectionné en 2016 avec ce satisfecit (les objectifs étaient donc nuls ?) :

    "Une croissance nulle conforte nos objectifs en matière de croissance"

    Thierry Mariani, député LR des Français de l'étranger, nominé en 2016 :

    "Il va falloir que j'envisage d'annoncer ma non-candidature car cela va devenir rare"

    Le Prix du tweet politique a été décerné, dans le palmarès 2016, à Jean-François Copé, ancien patron de l'UMP, pour ce message posté sur Twitter après l'annonce de la démission du gouvernement :

    "Pour une fois que je n'avais pas demandé sa démission"

    Le "Prix de la Récidive" revient à Jean-François Copé, ancien président de l'UMP, déjà récompensé en 2016. Cette fois, c'est un tweet plein d'autodérision qui est récompensé :

    "Incroyable, j'ai un bon sondage ! Une erreur ?"

    Lors de la remise des Prix (2017), Jean-François Copé a gratifié le jury d'un véritable show comique. Voir la vidéo :

    Jean-François Copé termina sur une note légère, à bon entendeur :

    "J'ai bien compris que c'était l'ensemble de mon œuvre qui était salué, je parle de ce domaine-là. Mais je vais vous faire ici une révélation : mon œuvre n'est pas achevée, du moins sur ce plan-là"

    "Gazouillis" de François Bayrou, lors de l'affaire Fillon (faudrait-il par exemple que ces dames ne battent pas trop la campagne des candidats ?) :

    "Je voudrais des compagnes électorales exemplaires"

    Emmanuel Macron nominé pour ce trait d'esprit au sujet du PS et de LR :

    "Les deux grands partis, c'est l'amicale des boulistes. Mais sans l'amitié et sans les boules"

    François Rebsamen, ancien ministre du Travail, est revenu sur la lutte qu'il a menée contre le chômage au moment de reprendre son fauteuil de maire de Dijon :

    "Ce qui est frustrant, c'est que j'allais y arriver"

    Le frère de Daniel Cohn-Bendit, Gabriel, est lui aussi très impliqué dans le mouvement Europe Écologie. Et il a une vision particulière de ses alliés du parti des Verts :

    "Les Verts sont capables du meilleur comme du pire. Mais c'est dans le pire qu'ils sont les meilleurs".

    Jean-Marc Ayrault, le patron des députés socialistes à l'Assemblée a un scoop. Si les Français venaient à le savoir, Nicolas Sarkozy et l'UMP n'auraient qu'à bien se tenir :

    "Au PS on est utile, mais personne ne le sait"

     

    Faire dans le "social"

    Alors que la crise du pouvoir d'achat faisait rage en novembre 2007 et qu'elle se doublait d'une flambée du prix du pétrole, Christine Lagarde donnait un drôle de conseil aux Français :

    "Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo"

    En février 2008, Nicolas Sarkozy est nommé par le Vatican chanoine de Saint Jean de Latran et fait polémique après sa comparaison du curé et de l'instituteur. Son rival Dominique de Villepin n'en demandait pas tant :

    "C'est un combat essentiel que celui de la laïcité, il a causé, Dieu sait, beaucoup de morts dans notre pays".

    Le Prix des Internautes a été décerné en 2011 à une perle de Jean-Louis Borloo. Le président du Parti radical s'était élevé contre la politique du gouvernement en matière d'immigration, avec cette remarque aux multiples sens :

    "Nous sommes tous des immigrés ; seule notre date d'arrivée change"

    Ségolène Royal faisait partie de la toute première sélection de 2012 (Prix spécial du jury) grâce à ce crédo féministe sorti lors de la primaire du PS :

    "Ce n'est pas plus mal que ce soit une femme qui soit élue pour faire le ménage"

    Juste avant l'élection présidentielle de 2012, le Press Club avait dévoilé une de ces sélections dont il a le secret. Parmi les phrases sélectionnées à l'époque, en plein hiver, cette bourde de Nora Berra, alors secrétaire d’État à la Santé :

    "Je recommande aux personnes les plus vulnérables (sans-abri, nourrissons et personnes âgées) d'éviter de sortir" (pour les sans-abri, il s'agirait plutôt d'arriver à "rentrer", n'est-il pas ?)

    Une seconde sélection de "perles" pour 2013 comptait la célèbre déclaration de Nicolas Sarkozy au magazine Valeurs Actuelles, comparant le scandale de la viande de cheval au projet de mariage et d'adoption des couples homosexuels :

    "Tout le monde veut savoir s'il y a du cheval dans ce que l'on mange, mais la traçabilité des enfants qu'est-ce qu'on en fait ?"

    Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics a plusieurs fois marqué les esprits de son optimisme sans borne (et béat ?) en 2015. Cet exemple est révélateur :

    "Le pouvoir d'achat des Français s'est amélioré même s'ils ne s'en rendent pas compte"

    Ségolène Royal, encore ministre de l’Écologie en 2016, en était certaine, comme elle l'a dit en pleine Cop 21 au Bourget fin 2015 :

    Perles des politiques

    Il a fallu ramer en 2016 pour faire avaler l'usage du 49-3 et faire adopter la loi Travail à l'Assemblée. Bruno Le Roux, chef des députés PS, en sait quelque chose, qui a lâché sur RTL, à propos du célèbre article... qui a en effet été beaucoup discuté :

    "Le 49-3 est un outil qui peut favoriser la discussion"

    La ministre des Affaires Sociales et de la Santé Marisol Touraine a reçu un "Encouragement" pour ce rappel (rassurant !!!) d'une vérité toute simple, qui peut parfois être mise en doute en plein scandale des médicaments :

    "Il y a quand même des médicaments qui soignent !"

    Les perles de Nadine Morano pourraient faire l'objet d'un dossier à part entière (et l'ont d'ailleurs fait sur L'Internaute). L'une des plus récentes, pour prouver son aversion pour le racisme, est gratinée :

    "Me faire passer pour quelqu'un de raciste, je trouve cela choquant... Ma meilleure amie est tchadienne, donc plus noire qu'une arabe"

     

    Pensées intemporelles

    Parlait-il de la création de l'UDI ou d'un remaniement ? Dans les deux cas, Jean-Christophe Lagarde, secrétaire général de l'UDI, a eu une très drôle de façon de résumer la situation :

    "On change le bocal, mais on garde les mêmes cornichons"

    L'ancien ministre Roland Dumas s'est vu décerner le Prix des Internautes pour ce commentaire très en-dessous de la ceinture au sujet de l'affaire Gayet :

    "Les affaires au cul, ça se soigne comme les hémorroïdes"

    Après un tour de bobsleigh, la ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot était manifestement toute retournée :

    "Le bobsleigh, c'est comme l'amour : on hésite au début, on trouve cela très bien pendant et on regrette que cela soit déjà terminé après"

    Moment coquin pour Jacques Chirac. Qui l'eût cru ?

    On greffe de tout aujourd’hui, des reins, des bras, un cœur. Sauf les couilles. Par manque de donneur

     

    « Économineptie »

    Source L'Échelle de JacobCharles Sannat (09 février 2018)

    « Est-ce que vous avez déjà assisté à des procès ? Jeune étudiant, notre professeur de droit nous invitait souvent à aller en cour d’assises voir les procès. C’était impressionnant, fort instructif. C’était même assez prévisible au bout d’un certain temps, ce qui expliquait une forme d’attitude en retrait, plus que blasée d’ailleurs, des magistrats.

    Il y avait le méchant (présumé innocent mais à la tête de coupable) et les gentils (les victimes). Les méchants disaient toujours et invariablement “ce n’est pas moi” suivi, en fonction, du “m’sieur” ou du “m’dame” de rigueur quand ils arrivaient à l’ânonner péniblement.

    Eh bien quand on parle de la crise, c’est à peu près les mêmes inepties et nos mamamouchis ne valent guère mieux que nos criminels de droit commun.

    Au classement des âneries économiques [...] 

    1/ “Cette fois c’est différent” 

    À chaque fois qu’on vous sort cet argument, préparez-vous, fermez les écoutilles et repliez la grand-voile. Pour la bulle Internet, c’était différent, pour le Bitcoin, c’était différent, pour les actions actuellement c’est différent… et bing bang boum, patatras quand même !  

    2/ “On ne pouvait pas prévoir”

    Notez que cette excuse est utilisée dans tous les domaines.

    Par exemple on ne pouvait pas prévoir qu’il neigerait cet hiver et que la N118, qui est en pente, serait bloquée comme à chaque fois qu’il neige depuis 50 ans que la N118 existe et la neige aussi

    Mais on ne pouvait pas prévoir !  

    3/Le propre des bulles c’est de se rendre compte qu’elles existent que quand elles ont éclaté

    Ce qui est évidemment une absurdité totale, car si l’on ne peut prévoir le moment de l’explosion, en général votre bulle de savon, vous savez que c’est une bulle de savon (cela fonctionne aussi avec les chewing-gum) et vous savez aussi que plus elle grossit, plus vous vous rapprochez du moment où elle va vous péter à la figure et vous recouvrir de Malabar collant… Parfois, un bon copain passe par là et se charge de la faire exploser un peu plus vite. Qui n’a pas joué à ça !!! Eh bien la FED, quand elle monte les taux, au moment où la bulle est grosse, vient donner le petit coup qui fait tout péter… Bref, tout cela est bien prévisible contrairement à ce que l’on dit.

    4/ “Ceci n’est pas un krach”

    C’était la perle de Christine Lagarde, alors ministre de l’Économie et des Finances, et qui ne voulait surtout pas “inquiéter” le petit peuple. Il faut dire que chez ces gens-là, Monsieur, on a le sens des responsabilités ! Surtout quand il s’agit du porte-monnaie des autres ou de leur santé.

    Souvenez-vous : les nuages radioactifs n’atteignent jamais la France.

    Vous avez aimé le “ce n’est pas un krach” de Lagarde, vous trouverez exquis, le “je ne suis pas inquiet” de Le Maire !

    5/ “Je ne suis pas inquiet”

    ... dit Bruno Le Maire. Cette année, et pour le millésime 2018, c’est notre Bruno Le Maire qui s’y colle pour la postérité [...] j’ai envie de lui dire à Bruno, attention à ne pas dire trop d’âneries, car avec Internet, on pourra ressortir quelques images bien embêtantes à la lecture de l’histoire qui se sera déroulée.

    ("... n’est pas inquiet, c’est donc très inquiétant !" (Doremi). C'est comme ceux qui affirment avoir "la situation en mains" ou qu'ils "assurent"... ce n'est pas rassurant !)

    Ne pas inquiéter certes, mais ne pas rassurer non plus. La réalité, c’est que si les mamamouchis de la FED souhaitent créer un krach, ils le feront, que cela plaise ou pas à Macron ou à Le Maire. » 

     

    ____________________

    Voir aussi

    [Les pires rumeurs de la Ve République] [archive.is]

    [Ces piques et répliques qui ont fait l'Histoire] [archive.is]

     

     

     

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