• Changement climatique

    Page créée le 25 mars 2019

    L'altération des courants océaniques de l’Atlantique Nord pourrait lui aussi induire un important changement climatique

    Changement climatique

    Dans l'océan Atlantique, une sorte de convoyeur géant transporte les eaux chaudes des tropiques, et même de l'hémisphère sud, vers l'Atlantique nord. Là, elles refroidissent, coulent et retournent vers le sud en empruntant la voie des profondeurs océaniques. Les spécialistes parlent d'une circulation océanique méridienne dans l'Atlantique (AMOC). Et ces courants marins participent à la régulation du climat mondial. Or, les preuves d'un ralentissement de cette circulation semblent s'accumuler. Il y a un an, des travaux révélaient ainsi qu'elle connaissait son niveau le plus bas en 1 600 ans.

    Une question restait toutefois en suspens : entre altération de l'AMOC et brusques changements climatiques, lequel arrive le premier ? Une étude menée par des chercheurs de l'université de Columbia (États-Unis) apporte aujourd'hui une réponse. Elle donne même une idée de la rapidité -- finalement toute relative -- avec laquelle un ralentissement de l'AMOC impacterait notre climat.

    « Nos estimations indiquent que l'état de l'océan peut être considéré comme un signal qui nous alerte d'un changement climatique à venir » explique Francesco Muschitiello.

    Il y a 13 000 ans, par exemple, l'AMOC a commencé à s'affaiblir environ 400 ans avant la dernière grande vague de froid qu'a connue notre planète. Les températures au Groenland ont alors rapidement chuté de 6°C. Puis, il y a 11 000 ans, elle s'est renforcée environ 400 ans avant un réchauffement spectaculaire et brutal de l'atmosphère. En quelques décennies, les températures au Groenland ont augmenté de 8°C.

    Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs se sont d'abord intéressés à des carottes de glace du Groenland afin de se faire une idée des changements de températures au fil des temps. Ils ont ensuite analysé des sédiments extraits du fond de la mer de Norvège. Pour dater ces derniers avec précisions, ils se sont appuyés sur des sédiments issus de lacs scandinaves et sur des couches de cendres provenant de deux anciennes éruptions volcaniques. Puis, ils ont comparé leurs résultats à l'âge qu'ils pouvaient déduire des mesures de carbone 14 dans les océans profonds.

    La différence entre les deux leur a donné le temps nécessaire à l'eau pour s'enfoncer dans la zone étudiée sous l'effet de l'AMOC. La datation directe au carbone 14 des sédiments marins, en effet, ne tient pas compte du temps que met le carbone 14 atmosphérique pour se frayer un chemin dans l'océan.

    Malgré les certitudes désormais affichées quant aux événements survenus dans le passé de notre planète, les chercheurs restent prudents lorsqu'il s'agit d'extrapoler sur l'avenir. L'AMOC semble avoir commencé à s'affaiblir il y a environ 150 ans. Mais les conditions sont différentes aujourd'hui. Les températures globales sont plus élevées. Et le ralentissement de l'AMOC, bien que marquant à notre échelle, reste bien moins spectaculaire que celui survenu il y a 13.000 ans.

    « Quoi qu'il en soit, le ralentissement observé aujourd'hui de l'AMOC devrait constituer une préoccupation. Un appel à être plus à l'écoute des océans » conclut Francesco Muschitiello.

    (CATastrophes NATurelles)

    Articles en relation

    __________

    Quelques articles développés

    2. Le changement climatique pourrait faire disparaître certains types de nuage

    Le réchauffement climatique pourrait faire disparaître les stratocumulus – ces nuages de basse altitude qui permettent, entre autres, de refroidir l’atmosphère.

    Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Nature Géoscience.

    Changement climatique

     

    Les stratocumulus sont des nuages communs positionnés à entre 500 et 2 500 mètres d’altitude. Vous les reconnaîtrez : de larges paquets sombres et arrondis, formant des lignes ou des rouleaux, tapissant le ciel sur plusieurs kilomètres. Ces formations nuageuses sont des alliées contre le réchauffement de la planète. En rejetant les rayons du Soleil, ces nuages permettent en effet de refroidir l’atmosphère.

    Problème : ils pourraient être amenés à disparaître. Et les conséquences en surface pourraient être désastreuses.

    C’est un peu comme le tir à la corde. Deux équipes s’affrontent dans une épreuve de force : d’un côté le réchauffement climatique, de l’autre les moyens disponibles pour le freiner. Les stratocumulus pourraient, dans cet exemple, s’apparenter à cette personne, massive, sur laquelle vous vous appuyez naturellement pour avoir l’avantage. Si cette personne tombe, l’équipe d’en face remporte l’épreuve. Selon une récente étude publiée ce lundi, un triplement de la concentration de CO2 dans l’atmosphère pourrait ici anéantir ces formations nuageuses, entraînant en conséquence une montée en flèche des températures.

    C’est un peu nouveau. Les modèles climatiques actuels permettent en effet d’anticiper beaucoup de choses, de nombreux détails, mais les nuages sont capricieux et imprévisibles. À tel point que les projections climatiques n’ont jamais pris en compte leur évolution possible. Du moins jusqu’à présent. Pour cette étude, une équipe de chercheurs a modélisé une petite parcelle de ciel à l’aide d’un super-calculateur. Ils ont constaté que si les niveaux de dioxyde de carbone (CO2) atteignent environ 1 200 parties par million (ppm) dans l’atmosphère, les nuages ​​stratocumulus ne pourraient plus tenir le coup.

    Brisés, les rayons solaires autrefois rejetés vers l’espace pourraient alors pénétrer complètement l’atmosphère, entraînant une hausse brutale des températures. On n’en est pas encore là. 1 200 parties par million (ppm), c’est à peu près trois fois ce que nous observons aujourd’hui dans l’atmosphère (410 ppm). Mais nous avons déjà doublé les concentrations de CO2 depuis le début de la révolution industrielle, et nous continuons de rejeter des gaz à effets de serre. Toujours plus. Autrement dit, nous sommes potentiellement capables d’atteindre ces 1 200 ppm. Si rien ne change, les chercheurs suggèrent que nous pourrions parvenir à ce seuil critique d’ici 100 à 150 ans.

    Si tel est un jour le cas, nos petits-enfants et leurs enfants pourraient observer une hausse des températures de 8 degrés Celsius. La dernière fois que notre planète baignait dans un tel four, des crocodiles évoluaient en Arctique, et l’Équateur était complètement « brûlé » et « presque sans vie », note Natalie Wolchover dans Quanta Magazine.

    Les effets de la perte de nuages ​​doivent donc désormais être pris en compte pour les modèles futurs. Ils auraient également pu être suffisamment dramatiques pour expliquer certains épisodes de réchauffement plus anciens, comme le PETM (maximum thermique Paléocène-Éocène), opéré il y a 58 millions d’années. Mais l’histoire était différente à cette époque. La Terre était en effet beaucoup plus chaude, et les calottes glaciaires inexistantes. Le réchauffement opéré il y a 58 millions d’années n’a donc pas eu de conséquences sur l’élévation du niveau de la mer.

    À notre époque, nous avons en revanche beaucoup de glace à revendre. Et la fonte de ces glaces aura forcément des conséquences sur le niveau global des océans. Ce n’est pas comme si nous avions construit beaucoup de nos villes tout autour des côtes.

    (28/02/2019)

    4. Les médicane risquent de gagner en intensité avec le changement climatique

    Une nouvelle étude publiée le 18 janvier 2019 dans la revue Geophysical Research Letters basée sur un modèle climatique de pointe indique que si la fréquence des ouragans méditerranéens est prévue baisser d’ici à la fin du siècle, leur virulence devrait au contraire augmenter. Une évolution notable au vu des risques majeurs associés à ces phénomènes pour les zones peuplées situées le long des côtes méditerranéennes.

    En région méditerranéenne, les images satellitaires laissent de temps en temps apparaître des amas nuageux compacts semblables à ceux appartenant aux cyclones tropicaux. Parfois, un œil est même présent. On désigne ces dépressions sous l’appellation de « médicanes », une contraction anglo-saxonne de mediterranean et de hurricane – littéralement « ouragan méditerranéen ». On les observe le plus souvent en automne et en hiver.

    Ce sont en fait des dépressions hybrides, contrôlées à la fois par des processus de type tropical – comme la libération de chaleur latente par la convection – et de type extra-tropical – comme les contrastes thermiques horizontaux. De ce fait, on parle plus justement de cyclones (ou dépressions) subtropicaux méditerranéens, car il ne s’agit pas d’ouragans à proprement parler.

    Ces phénomènes ont un fort impact socio-économique dans les zones où ils circulent. En effet, ils sont fréquemment accompagnés de pluies intenses, de puissantes rafales de vent et d’une mer agitée. Aussi, leur prévisibilité peut être médiocre, ce qui accroît les risques d’observer des dommages considérables.

    En conséquence, la question de l’influence du changement climatique se pose légitimement. Une question qui est rendue compliquée par la dimension réduite du phénomène – quelques centaines de kilomètres -, le couplage avec l’océan et la géographie complexe du bassin méditerranéen. .

    Dans ce papier, les chercheurs ont utilisé un modèle global couplé atmosphère-océan disposant d’une résolution horizontale de 25 kilomètres. Ce modèle récent arrive à bien reproduire la climatologie des médicanes du climat présent – environ 2 ± 1,3 par an. Il s’agit du premier modèle global couplé capable de représenter la physique de base en jeu dans ces phénomènes.

    Lorsqu’il est soumis à un scénario de réchauffement climatique intermédiaire (RCP 4.5), le modèle montre une diminution de la fréquence des ouragans méditerranéens d’ici la fin du siècle. Elle se chiffre à -34 % en moyenne sur l’année. La réduction la plus marquée est observée durant la saison hivernale (-37 %). Ces changements dans la fréquence sont dus à une baisse du nombre de précurseurs extra-tropicaux, et à la diminution du contraste entre les températures de surface de la mer et celles de la haute troposphère (~10 kilomètres).

    À l’inverse, la durée et l’intensité des médicanes subissent une hausse significative. La raison de cette tendance est attribuable au fait qu’en climat plus chaud, ces perturbations développent une structure tropicalisée plus robuste. De ce fait, la convection et le relargage d’énergie associé sont plus intenses. Cela leur permet d’atteindre plus facilement des intensités plus élevées. Ainsi, la virulence des vents et des pluies est prévue augmenter.

    Le potentiel de dommages risque donc d’être décuplé par une évolution vers des cyclones subtropicaux à la fois plus violents, mais aussi plus durables. Le point positif est que ce signal n’émerge pas de la variabilité naturelle avant la fin du siècle. De quoi laisser le temps de nous adapter et de mieux évaluer les risques encourus.

    « Même dans un scénario climatique intermédiaire, nous observerons probablement une fréquence plus faible de ces dépressions. Mais lorsqu’elles se produiront, elles auront plus de chances d’atteindre la force d’un ouragan de catégorie 1 » indique Juan J. González-Alemán, auteur principal de l’étude.

    La valeur minimale nécessaire pour être classé en équivalent ouragan de catégorie 1 étant de 119 kilomètres par heure en vent moyen sur une minute. « La mer Méditerranée est surpeuplée et – bien que plus petit que les ouragans des Caraïbes – les médicanes ont peut-être un impact plus important sur la société » poursuit-il.

    Les résultats présentés ici se basent, on le rappelle, sur un scénario de réchauffement intermédiaire. Dans le cas d’un réchauffement plus marqué (RCP 8.5), l’étude précise que le potentiel destructeur serait encore majoré. Enfin, signalons que les secteurs de la Méditerranée où les médicanes sont actuellement les plus fréquents devraient également évoluer. Globalement, ceux-ci se déplaceraient vers l’est. À terme, des régions jusqu’à présent peu habituées aux ouragans méditerranéens se situeraient alors directement dans leur ligne de mire.

    (21/02/2019)

    5. Fonte des calottes polaires : un bouleversement du climat mondial à attendre

    La masse grandissante d’eau qui se voit transférée vers l’océan participe à la montée du niveau de la mer. Le plus gros potentiel d’élévation étant d’ailleurs attribué aux inlandsis. Ce sont eux qui devraient devenir les contributeurs majeurs dans les prochaines décennies.

    Changement climatique

    Qui plus est, la fonte partielle des calottes polaires a des impacts sur de nombreux autres aspects du système climatique. On peut mentionner la circulation de l’atmosphère et de l’océan, ou encore la stratification thermique de ce dernier. Les perturbations induites peuvent ensuite rétroagir sur les calottes, en augmentant par exemple le taux de fonte. Un cercle vicieux.

    ​Pourtant, les projections effectuées dans le cadre du cinquième exercice d’inter-comparaison des modèles couplés (CMIP-5) – utilisées pour éclairer les décideurs politiques – ne tiennent pas explicitement compte des interactions entre le climat et les calottes *. Les interactions et rétroactions entre la glace, l’océan et l’atmosphère ne sont donc pas convenablement représentées.

    ​Une étude publiée le 6 février 2019 dans la revue Nature présente ce qu’il se passe lorsque le couplage dynamique est pris en compte. Une représentation numérique à haute résolution des deux calottes a été incluse dans un modèle global simulant un réchauffement planétaire marqué. C’est une première en la matière. Les auteurs ont également produit une simulation de contrôle identique mais non couplée pour permettre une comparaison.

    On apprend que le réchauffement en 2100 est atténué lorsque les calottes sont couplées au modèle global. À l’échelle planétaire, la différence avec la simulation de contrôle reste relativement faible (environ -0,3 °C). Mais aux moyennes et hautes latitudes de l’hémisphère sud, elle devient importante (de -2 °C à localement -4 °C). Cette limitation de la hausse des températures atmosphériques pourrait jouer le rôle de rétroaction négative pour la calotte antarctique et tempérer sa fonte.

    On observe la même structure pour la température de surface de la mer, avec des anomalies toutefois moins marquées. Par contre, à quelques centaines de mètres sous la surface océanique, le réchauffement est plus important. En effet, le rejet d’eau de fonte stratifie l’océan et diminue le mélange vertical. La chaleur est alors piégée sous la surface. Nous sommes cette fois en présence d’une rétroaction positive, car elle stimule la fonte basale des plateformes. À terme, cela accélère l’écoulement des glaces continentales vers l’océan.

    ​Quid de la circulation océanique ? Sans surprise, cette dernière est sensiblement ralentie dans le secteur atlantique. De ce fait, le transport de chaleur vers le nord est moins efficace. En conséquence, le réchauffement dans le nord-ouest de l’Europe est affaibli, mais il est renforcé sur le centre et l’est de l’Amérique du Nord et dans les tropiques. Une empreinte robuste déjà relevée par de précédentes études. Une redistribution des contrastes thermiques dont les conséquences sont encore assez mal connues.

    Les chercheurs ont également mis en évidence que le couplage avec les calottes conduisait à amplifier les extrêmes météorologiques. Par rapport à la simulation de contrôle, la variabilité thermique d’une année à l’autre est beaucoup plus importante – de l’ordre de +50 % en moyenne globale. On observe qualitativement la même chose en ce qui concerne la température de surface de la mer. La probabilité de survenue d’extrêmes froids ou chauds est donc proportionnellement plus importante.

    « Globalement, l’inclusion des rejets d’eau de fonte dans les simulations climatiques semble entraîner un ensemble complexe de changements atmosphériques et océaniques, notamment une variabilité inter-annuelle accrue dans certaines zones, ce qui pourrait entraîner des événements météorologiques extrêmes plus fréquents » indique l’étude.

    En conclusion, pour fournir des projections climatiques plus réalistes, la prise en compte simultanée des deux inlandsis et leur couplage avec le climat mondial est nécessaire. Ce sujet sera à n’en pas douter celui de nombreux travaux futurs.

    * Un déficit à relier au défi numérique que pose la représentation du système climatique dans son ensemble.

    (Source :  Nature - 18/02/2019)

    9. Le changement climatique augmente la puissance des vagues

    Les vagues océaniques deviennent de plus en plus fortes en raison du changement climatique, ce qui pourrait à l'avenir mettre les communautés côtières en danger, selon une étude récemment publiée dans le journal scientifique Nature.

    Les chercheurs ont constaté une augmentation de 0,41% par an de la puissance des vagues depuis 1948, ce qui est en corrélation avec la hausse des températures de la surface marine.

    Selon Inigo J. Losada, directeur de recherche à l'Institut d'hydraulique environnementale de l'Université espagnole de Cantabrie et co-auteur de cette nouvelle étude, cette corrélation est importante car elle montre que « la puissance des vagues peut être un indicateur potentiellement utile du réchauffement climatique, tout comme la concentration en dioxyde de carbone, la hausse du niveau de la mer ou la température atmosphérique de surface de la terre ».

    Alors que l'étude révèle une tendance à long terme d'augmentation de la puissance des vagues, l'impact de cette augmentation est particulièrement apparent au cours des saisons de tempêtes les plus violentes, comme ce fut le cas pendant l'hiver 2013-2014 dans l'Atlantique Nord, ce qui a eu un impact sur la côte ouest de l'Europe, ou encore pendant la dévastatrice saison des ouragans de 2017 dans les Caraïbes, qui a rappelé de manière cruelle la puissance destructrice et les impacts économiques des tempêtes côtières, indique l'étude.

    Les chercheurs espèrent que ces découvertes permettront de mieux comprendre les dangers auxquels les communautés côtières seront confrontées au cours des prochaines décennies.
    De précédentes études avaient observé une augmentation de la vitesse des vents et de la hauteur des vagues. Cette fois, en s'intéressant à l'énergie des vagues - transmise aux masses d'eau par le vent sous forme de mouvement -, les chercheurs ont mis en évidence que ces dernières étaient de plus en plus fortes en conséquence directe de l'élévation des températures de surface des océans. « Pour la première fois, indique Borja Reguero de l'université de Californie dans un communiqué, nous avons identifié un signe du réchauffement climatique dans le régime des vagues », lequel devient selon les chercheurs un « indicateur potentiel du changement climatique », au même titre que le dioxyde de carbone.

    (Source : Nature - 17/01/2019)

    11. Une étude indique que la glace de l'Antarctique fond plus vite que jamais

    La fonte annuelle des glaces en Antarctique est plus rapide que jamais, environ six fois plus qu'il y a quarante ans, ce qui entraîne une hausse de plus en plus importante du niveau des océans, ont prévenu des scientifiques.

    Changement climatique

    L'amoindrissement des glaces du Continent Blanc est responsable d'une montée de 1,4 centimètre du niveau des océans de la planète entre 1979 et 2017, selon un rapport des Compte-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS). Et le rythme de fonte anticipé devrait entraîner une élévation désastreuse de ce niveau dans les prochaines années, a relevé Eric Rignot, président de la chaire de système scientifique de la Terre à l'université de Californie (Irvine).

    « Avec la calotte antarctique qui continue de fondre, nous prévoyons une hausse du niveau des océans de plusieurs mètres à cause de l'Antarctique dans les prochains siècles », a-t-il ajouté.

    Selon des études précédentes, une montée de 1,8 mètre d'ici à 2100 -- l'une des pires prévisions scientifiques -- provoquerait l'inondation de nombreuses villes côtières abritant des millions de personnes dans le monde.

    Pour cette nouvelle étude, dont les conclusions sont publiées [ce 15 janvier 2019], les chercheurs ont mené la plus longue évaluation de la masse des glaces dans dix-huit régions de l'Antarctique. Ils ont utilisé des données fournies par des photographies aériennes en haute résolution prises par des avions de la Nasa, ainsi que des images radar provenant de satellites de multiples agences spatiales. Elles ont permis de déterminer qu'entre 1979 et 1990, l'Antarctique avait perdu en moyenne 40 milliards de tonnes de masse glaciaire par an. À partir de 2009 et jusqu'en 2017, c'est passé à 252 milliards de tonnes chaque année.

    Plus inquiétant encore, les scientifiques ont repéré des zones dans l'Est, autrefois considérées comme relativement « à l'abri du changement », mais qui perdent désormais beaucoup de glace.

    « La région de la terre de Wilkes dans l'Est de l'Antarctique a, globalement, contribué de façon importante à la perte de masse même en remontant jusqu'aux années 1980, a expliqué M. Rignot. Cette région est probablement beaucoup plus sensible au climat que ce qui était traditionnellement présumé et c'est important de le savoir parce qu'elle a davantage de glace que l'Antarctique de l'Ouest et la péninsule Antarctique réunies » a-t-il poursuivi.

    Selon lui, le réchauffement de l'eau des océans va accélérer encore plus la fonte des glaces. Leur température, ont démontré de récentes études, se réchauffe plus rapidement que ce que pensaient les scientifiques et ont atteint des records ces dernières années.

    (Source : PNAS - 15/01/2019)

     

    Le rayonnement cosmique contribue à la formation des nuages

    Changement climatique

    'Bouleversements climatiques' causés par une diminution de l'activité du Soleil

    Une étude expérimentale menée par H. Svensmark et al (Université Technique du Danemark) publiée le 19 décembre 2017 dans la revue Nature Communication  montre que le rayonnement cosmique [1] contribue fortement à la formation des nuages influençant le climat de notre planète [2]. Une traduction en français de cette publication est disponible sur Skyfall.
     
    Selon les auteurs, les rayons cosmiques produisent une chaîne de réactions qui fait grandir de minuscules agglomérats d’acide sulfurique et de molécules d’eau présents naturellement dans l’atmosphère (les aérosols) jusqu’à leur permettre d’atteindre la taille nécessaire à la formation de nuages : ce processus peut aller jusqu’à augmenter la couverture nuageuse de 50%.
     
    Sans surprises cette publication n’a pas été relayée par la presse française, à l’exception de Sciences et Vie  qui titrait le 27 décembre [2017] : « Des chercheurs viennent d’exhumer un processus inconnu jusqu’ici de formation de nuages à partir du rayonnement cosmique. Il devrait être intégré aux modèles climatiques. »

    __________

    [1] Les rayons cosmiques sont des particules chargées venant des autres étoiles et des supernovas. La plupart sont déviés par le champ magnétique de la terre mais certains arrivent dans l’atmosphère et y provoquent des réactions.

    [2] Selon Jean-Pierre Chalon, l’impact des nuages sur le bilan radiatif de la Terre est 40 fois supérieur à celui attribué aux variations des teneurs en gaz à effet de serre enregistré au cours de ces dix dernières années.

    (Suite > Les rayons cosmiques et la formation des nuages [archive sans vidéo] - Vu dans Conscience du peuple)

    Le rayonnement cosmique - compléments

    La science climatique officielle dénie au soleil toute influence sur le climat : en effet les variations de l’irradiance solaire seraient insuffisantes pour expliquer celles de la température qui ne peuvent être expliquées que par l’augmentation la concentration du COdans l’atmosphère. Mais l’observation (et le bon sens) suggèrent que les variations de température sont un phénomène multi causal. Rattacher le réchauffement à une cause unique (le CO2) en ignorant systématiquement l’évolution du soleil (mais aussi des nuages, des océans, des rayons cosmiques, etc.) est réducteur. Des scientifiques travaillent d’ailleurs sur l’influence des cycles solaires sur le climat. Nous [avons fait] état ICI [archive] d’une publication de La Royal Astronomical Society (juillet 2015) selon laquelle le 26cycle du soleil (2030-2040) marquera une réduction de l’activité solaire de 60% réunissant ainsi les conditions d’un nouveau “minimum de Maunder” (entre 1645 et 1715)

     

    Articles / documents en rapport

     

    __________

    Autres documentations - 2019

    Catastrophe naturelles / Pollutions

    Climat / Désertification

    Drôles de phénomènes

    Prévisions / Réchauffement

    [https://www.francetvinfo.fr/meteo/neige/video-pourquoi-rechauffement-climatique-et-vagues-de-froid-ne-sont-ils-pas-incompatibles_3169911.html]

    La vidéo de Adapt 2030 Ice Age Report (en anglais avec sous-titres et traduction automatique activables)

    [https://www.youtube.com/watch?v=zcTcLDrwKSo]

    Ressenti...

    C'est curieux le "ressenti" n'est jamais inférieur à la réalité, c'est toujours une surenchère.

    Le ressenti c'est le dernier artifice à la mode pour donner dans le sensationnel mais en politique il faut s'en méfier parce que le retour à la réalité, après deux ans de mandat, risque de discréditer les apôtres de l'illusion.

    [https://www.youtube.com/watch?v=t0phDnxPltY]

    Changement climatique Manipulation

    Tourisme et autres absurdités

    Environnement ! - Plagiant ce brave La Fontaine, fin limier de la bêtise humaine, on pourrait écrire : « Un mal qui répand la terreur, Mal que le Ciel en sa fureur Inventa pour punir les crimes de la terre L’Écologie (puisqu’il faut l’appeler par son nom) Capable d’enrichir en un jour l’Achéron, Faisait aux animaux la guerre. » Comme de la peste sa cousine, « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés. » (Boulevard Voltaire 06 août 2019) [archive]

     

    __________

    Articles / documents avant 2019

    Climat / désertification

    2000-2017 - Le monde est en fait plus vert qu’il y a vingt ans [...]. Une nouvelle étude montre que la Chine et l’Inde, les pays les plus peuplés du monde, sont à l’avant-garde de la revégétalisation des terres. L’effet provient principalement de programmes ambitieux de plantation d’arbres en Chine et de l’agriculture intensive dans les 2 pays.
    [...]
    La façon dont la tendance à la revégétalisation pourrait évoluer dépend de nombreux facteurs. Par exemple, l’augmentation de la production alimentaire en Inde est facilitée par l’irrigation des eaux souterraines. Si les nappes phréatiques s’épuisent, cette tendance peut changer. Les chercheurs ont également souligné que le gain de couverture végétale à l’échelle mondiale ne compense pas nécessairement la perte de végétation naturelle dans des régions tropicales comme le Brésil et l’Indonésie. Il y a des conséquences sur la durabilité et la biodiversité dans ces écosystèmes, au-delà du simple verdissement des paysages.
    Mais M. Nemani [chercheur scientifique au Centre de recherche Ames de la NASA et co-auteur de l’étude] voit un message positif dans les nouvelles conclusions : « Une fois que les gens comprennent qu’il y a un problème, ils ont tendance à le régler », dit-il. « Dans les années 1970 et 1980, en Inde et en Chine, la situation, concernant la perte de végétation, n’était pas bonne. Dans les années 1990, les gens en ont pris conscience et aujourd’hui, les choses se sont améliorées. Les humains sont incroyablement résilients. C’est ce que nous voyons dans ces données satellite. »

    Drôles de phénomènes

    Éclipse lunaire 27-28 juillet 2018

     

    __________

    Documents divers

    de Gigeoju

    de Yantra

    permanents

     

     

     

    haut de page