• Coups de Cœur Éloges de la main

    Page créée début septembre 2019

    Éloge de la main

    Par Marie-Hélène Verdier (sauf encadré) - Boulevard Voltaire (06 septembre 2019)

    Écolier écrivant par Renoir

    Écolier écrivant - Renoir

    Lisant, dans Causeur, l’article « L’inintelligence de la main », je me souviens de mon expérience de professeur regardant les mains de mes élèves tenant leur « outil graphique » et reprendrais volontiers ce qu’Ingrid Riocreux écrit :

    « On voit toutes les postures : le stylo tenu entre trois doigts aplatis ou serrés entre le majeur et l’annulaire, index et majeur au chômage ; souvent le pouce est trop avancé et recouvre l’index. »

    Me revient à l’esprit Études d’une main et d’une tête pour le portrait d’Érasme, d’Holbein, vues dans l’essai de Focillon, L’Éloge de la main, que les Éditions Marguerite Waknine ont eu la bonne idée de rééditer.

    Que de fois ai-je lu à mes élèves l’éloge de « ce dieu en cinq personnes » ! Le texte commence par une description de la main : au repos, adonnée au travail, se dédoublant sur un mur en ombres chinoises. Focillon écrit le bonheur d’avoir une main droite et une gauche, et non « un couple de jumeaux identiques passivement ». Car cet « organe muet et aveugle », un des plus différenciés de l’homme, est ce qui permet la connaissance du monde et la création d’un univers distinct de la nature. Il est aussi l’instrument de la création. Les deux mains, de Dieu et de l’homme, se touchent au plafond de la Sixtine.

    Ce texte de 38 pages est assorti d’illustrations. Alphabet de la langue des signes, anatomie de la main (1890), main mécanique d’Ambroise Paré, ferrotype de deux mains d’homme et d’enfant, sans oublier la main au ciseau de La Leçon d’anatomie du docteur Tulp de Rembrandt, ces illustrations sont un enseignement à elles seules.
    Le texte évoque aussi deux contes qui répondent à nos modernes objections : que faites-vous des chefs-d’œuvre produits par les singes et par l’intelligence artificielle ?

    Le mot cognitif est un adjectif qualificatif se rapportant à la connaissance
    La cognition est l'ensemble des fonctions de la main liées à la connaissance (perception, langage, mémoire, raisonnement, décision, mouvement…).
    On parle ainsi des fonctions cognitives supérieures pour désigner les facultés que l'on retrouve chez l'Humain comme le raisonnement logique, le jugement moral ou esthétique (éthologie). Les sciences cognitives étudient la cognition de divers points de vue (psychologique, neurologique, linguistique...)

    Un conte japonais dit que Hokusai peignit sans les mains en laissant un coq s’ébattre sur de la couleur rouge où chacun reconnut les flots de la rivière Tatsuta : « Sorcellerie charmante où la nature a l’air de travailler toute seule à reproduire la nature. »
    Focillon évoque aussi la main maléfique courant le monde du conte nervalien. Occasion de réfléchir au bien et au mal que nos professeurs d’éthique à la main technicienne ignorent aujourd’hui superbement.

    À présent, nos écoliers, parfois interdits de trousses (qui cachent les portables), si l’on en croit Ingrid Riocreux, et orphelins de plumes n’apprennent plus à « écrire », perdant le goût de la juste pensée. Le mot « dyslexie » est un cache-misère.
    Or, depuis des années, les États-Unis sont revenus, dans les écoles pour leurs élites, au papier et au crayon afin de rendre performantes mémoire et intelligence. Chaque année, l’ordinateur commet 500 romans de rentrée. Pourtant, un écrivain se reconnaît entre mille à sa plume.
    À l’école, il faudrait imposer le stylo à plume et la méthode syllabique — la vraie — sans triche aucune : or, mon petit doigt me dit que ce n’est pas le cas.

    Alors, en ce début d’année [scolaire 2019-2020], pourquoi ne pas donner à lire cet Éloge de la main à un lycéen de seconde, accompagné d’un stylo à plume ?

    Voir aussi Nos enfants ne savent plus écrire (Boulevard Voltaire 16/09/2019)

     

    Les mudrâs

    Les Mudrâs, cette pratique hindoue, en sanskrit, signifie "sceller dans l’énergie". En termes simples, un mudra est un geste souvent fait avec les mains qui verrouille et guide le flux d’énergie et le réoriente vers le cerveau. Ils sont couramment utilisés dans les pratiques de yoga et de méditation et autres pratiques orientales (Shiatsu, Qi-Gong...) ainsi que dans les arts martiaux asiatiques (Samouraïs). Elles font partie intégrante de l’Hindouisme et du Bouddhisme en Inde, au Japon et au Tibet, mais aussi du Christianisme et d’autres traditions.

    Alphabet de la langue des signes française. Source : surdite.lsf.free.fr

    Tiré de l'article d'Hérodote Les sourds ont une histoire

    Le langage des signes ce sont également des mudrâs (même si on ne les appelle pas comme ça)...

    Stop Mensonges, 08 septembre 2018

    Voir aussi

    Langage des signes (Amérindiens)

    Mathématiques ! et documentation ci-dessous

     

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    Documentation

    Énergies

    [https://www.youtube.com/watch?v=PsnpUqI_SpE]

    Mudrâ

    Mudrâ (Bouddha)

    Jnana mudrâ de « la Connaissance »

    Source Yoga Marguerite Aflallo

    Ce mudrâ est l’un des plus célèbres du monde indien. Plusieurs interprétations sont possibles. Le pouce étant le symbole du « moi-je », de l’individualité, l’index celui de l’altérité, leur union, en circuit fermé, représente un état où nous sommes par-delà cette dualité et par-delà toute dualité. Les trois autres doigts pouvant représenter les trois modalités de l’énergie bien présentes dans tous les aspects de la manifestation (les guna). Les 3 guna : les 3 tendances de l'énergie composant tous les éléments de l'univers. Les 3 éléments forment le voile : le temps, l'espace et le lien de causalité.

    1. Sattva est l'influence de la lumière. Force orbitante, équilibrée, il est léger, agréable et révélateur.
    2. Rajas
    est l'influence de l'action. Force centrifuge, mouvement, il est mobile et donne l'impulsion.
    3. Tamas est l'influence de l'inertie. Force centripète, il est lourd et opaque.

    Les lignes d'acupuncture génèrent la circulation des énergies en reliant les points, Jnana mudrâ joignant Poumon - Gros Intestin ; les flux de prâna sont dirigés vers les chakras supérieurs.

    Ce mudrâ nous permet de comprendre et d’accepter les forces qui sont le moteur de toute existence en même temps que s’installe la non dualité absolue. Traditionnellement, Jnana mudrâ est le sceau de l’enseignement et de sa transmission. C’est le sceau de la sagesse.

    COMBAT

    • Le pouce et l’index formant un cercle, soit en contact par la pointe, comme si vous teniez un petit brin d’herbe, soit la pulpe du pouce se posant sur l’ongle de l’index.
    • Les autres doigts sont allongés et en contact.
    • Leur mise en contact les réunit de façon équilibrée.

     

    Divers

    Jeux et assimilés

     

     

     

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