• 0-1 révisions français ! orthographe vocabulaire

     

    « Les années apportent l'expérience aux esprits sincères. »

    (Lamartine)

    À CLASSER, TRIER

    Chrononyme (nom donné à une période spécifique de temps)

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    Macaron exemples sur [https://fr.wiktionary.org/wiki/macaron]

    Sens 1 Petite pâtisserie composée d'amandes, de sucre et de blancs d'oeufs, et disposée en petits pains ronds. Fig. Mettre du sucre sur du macaron, ajouter bien sur bien.

    Sens 2 Peigne ovale dont les femmes se servent pour relever et retenir leurs cheveux, ainsi dit par assimilation de forme.

    Sens 3 Terme de marine. Nom de certains morceaux de bois courts, assemblés sur les plats-bords d'un bâtiment pour recevoir les fargues (Méditerranée).

    ÉTYMOLOGIE Ital. maccherone, sorte de pâte ; Venise, macarone. On n'en connaît pas l'étymologie. Les uns indiquent macco, bouillie de fèves pilées ; les autres, le terme qui en bas-grec signifie un mets de bouillon et de farine d'orge. Read more at https://www.notrefamille.com/dictionnaire/definition/macaron/#LbT1U5b8BIqSfJ8W.99

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    Petite pâtisserie ronde, dans laquelle il entre principalement des amandes et du sucre.

    Petit gâteau au blanc d’œuf, au sucre et à la noix de coco.

    Insigne de forme arrondie.

    (Architecture) Ornement rond, rosette, badge.

    (Militaire) Dans les fortifications françaises de la Première Guerre mondiale...

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    Sens 1 Cuisine Gâteau rond à base de pâte d'amande. Traduction anglais : macaroon

    Sens 2 Insigne qui possède une forme arrondie. Traduction anglais : sticker Sens

    3 Natte de cheveux roulés sur l'oreille.

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    (italien macarone, peut-être du grec makaria, potage d'orge)

    Petit gâteau rond moelleux, à base de pâte d'amandes, de blanc d'œufs et de sucre, qui peut être parfumé à la vanille, au café ou au chocolat.

    Familier. Rosette d'une décoration ou insigne distinctif quelconque, de forme ronde, portés à la boutonnière.

    Familier. Vignette, insigne distinctifs de certaines professions, en particulier à caractère officiel ou administratif, que l'on appose sur le pare-brise d'une voiture.

    Vignette autocollante à caractère publicitaire, que l'on colle sur une surface (vitre, voiture).

    Natte de cheveux roulée sur l'oreille.

    Ornement rond constitué d'apprêts divers.

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    • "Une liste de réflexion sur l’enseignement du français a été créée. Si vous souhaitez l’intégrer, vous pouvez en faire la demande à l’adresse suivante : contact@lettresvives.org". Lire :

    Collectif « Lettres vives », pour un autre enseignement du français

    • Participez au jeu « Dictée Larousse » sur Twitter

    [http://www.projet-voltaire.fr/evenements/participez-a-notre-nouveau-jeu-dictee-larousse-sur-twitter/]

    OrthoSens – se relaxer avec l’orthographe, c’est possible
    [http://www.projet-voltaire.fr/documents/orthosens/les_adverbes.mp3]

    « Fake news », bobard, fausse nouvelle…
    [https://rouleaum.wordpress.com/2018/08/21/fake-news-bobard-fausse-nouvelle-2-de-2/]

    « J’ai terminé le précédent billet par une interrogation indirecte : "Je me demande bien pourquoi j’ai tant tardé à remettre en question tout ce qui touche à ma langue maternelle !" Réservant par le fait même, pour plus tard, la réponse à cette question.

    Le moment est maintenant venu de vous expliquer comment j’en suis venu à me poser cette question; pourquoi, aux yeux de certains, je suis un brin iconoclaste, pourquoi  je n’hésite pas à remettre en question les idées reçues. »

    (La langue française et ses caprices)

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    [http://gigeoju.eklablog.com/0-2-revisions-francais-verbes-grammaire-p1336684]

    [http://gigeoju.eklablog.com/0-definitions-citations-diverses-et-variees-p1349786]

    Couleurs

    Voir [http://gigeoju.eklablog.com/0-1a-revisions-francais-couleurs-p1350070]

    Figures de style

    Voir [http://gigeoju.eklablog.com/0-1-revisions-francais-figures-de-style-p1374608]

    Nombres

    « deux à trois » ou « deux ou trois » ?

    Le Xe et le XIe siècle mais Les Xe et XIe siècles 

    Voir [http://gigeoju.eklablog.com/0-1b-revisions-francais-nombres-p1350078]

    TOUT

    Voir [http://gigeoju.eklablog.com/0-1c-revisions-francais-tout-p1356892]

    Aborigène

    Étymologiquement, l'aborigène est « là depuis l'origine » (ab + origines en latin). Autrement dit, ses ancêtres sont les premiers habitants connus de sa terre natale.

    Accents

    Charles Aznavour a chanté "La bohème "

    Les extrêmes des partis politiques peuvent mener aux pires… extrémités

    Un goéland (et pas autre chose !)

    Un pedigree définit la généalogie d'un animal de race (aucun accent !)

    Etc.

    - Tolérances orthographiques, les accents circonflexes
    (Kalligo - Courrier & Orthographe)

    Accusatoire

    Adjectif : se dit de ce qui motive une accusation, de ce qui s'y rapporte, y est lié (anglais : accusatory)

    La procédure accusatoire est un système de justice dont les règles de procédures reposent sur les parties au litige. Ainsi, les avocats des parties plaignante et défenderesse sont responsables de présenter leur version des faits et de convaincre le juge ou le jury de la justesse de leur cause.

    Chaque procès est dirigé par un juge dont le rôle de simple arbitrage le contraint à l'impartialité (il ne dispose d'aucun pouvoir d'investigation et qui statue sur les seuls éléments développés par chacune des parties au procès), à la différence d'une procédure inquisitoire pour laquelle le rôle du juge est très actif.

    Les jurys ou les juges ont par ailleurs le rôle de déterminer la vérité de la cause selon les éléments de preuve déposés devant la cour.

    Les plaidoiries, argumentations écrites et témoignages livrés au tribunal par les représentants de chacune des parties servent par ailleurs à convaincre le jury ou le juge, le cas échéant, du bien-fondé de leurs prétentions.

    La procédure accusatoire est le système de procédure pénale en vigueur dans les pays anglo-saxons. En France, la procédure est à dominante inquisitoire pendant la phase d'instruction et accusatoire devant les juridictions de jugement.

    Ne doit pas être confondu avec procédure inquisitoire

    Différence entre procédure accusatoire et procédure inquisitoire

    Acquit de conscience

    « par acquit de conscience »
    L'expression « par acquit de conscience » s'écrit avec un « t ». Ici, acquit vient du verbe « acquitter » et non du verbe « acquérir », dont le participe passé s'écrit « acquis ».
    On acquitte sa conscience, on ne l'acquiert pas.
    Par acquit de conscience, je regarde toujours sous le lit quand je quitte une chambre d'hôtel.

    Adjectif employé comme adverbe

    - Généralement, un adjectif employé comme adverbe est invariable :

    il tombe une pluie drue (drue est adjectif) mais la pluie tombe dru (dru est adverbe).

    Elle est court-vêtue. (noter le trait d'union)

    Des voitures flambant neuves sont exposées dans la vitrine.

    - Attention, l’usage fait varier les adjectifs bon, frais, grand, large dans des expressions comme

    « des coureurs bons premiers », « une porte grande ouverte » « des portails grands ouverts », « des roses fraîches écloses », etc. 

    Adverbes

    « -amment » ou « -emment » ?
    Pour savoir si vous devez écrire « ‑amment » ou « ‑emment », il suffit de reprendre l'adjectif d'origine :
    - une terminaison en « ‑ant » produit un adverbe en « ‑amment ».
    « Il mange bruyamment. » (Adjectif d'origine : bruyant)
    - Ou participe présent, exemple Précipitamment (p.présent : précipitant)
    En revanche, un adjectif terminé par « ‑ent » produit un adverbe en « ‑emment ».
    « Il l'a frappé violemment. » (Adjectif d'origine : violent)
    - Sinon...

    À faire - affaire

    On a envie d'écrire « à faire » en toutes circonstances, aussi bien dans « il n'y a plus rien à faire » que dans « elle a à faire à plus fort qu'elle », alors qu'il faut écrire « elle a affaire à plus fort qu'elle ». Comment ne plus commettre cette erreur...

    - Vous pouvez remplacer cette expression par « avoir à réaliser (quelque chose) » ou « avoir à refaire » > Il faut alors écrire « à faire ».

    Il a fort à faire pour rattraper son retard
     
    - Sinon, c'est de « affaire » qu'il s'agit, et il est presque toujours suivi de « à ». Pour vous en assurer, remplacez l'expression « avoir affaire à » par « être en rapport avec » :
    Le médecin à qui le malade a eu affaire était un charlatan > Le médecin avec qui le malade a été en rapport était un charlatan.
    Elle refuse catégoriquement d'avoir affaire à lui

    Remarque 

    Il est à noter que si la forme « avoir affaire » n'a pas disparu, comme on l'a vu plus haut, de nos habitudes langagières, il n'en va pas de même quand elle est suivie de la préposition « de ». On n'a aujourd'hui plus rien... à faire de la construction « avoir affaire de », laquelle fut pourtant plébiscitée par nos écrivains classiques.

    Affable

    Aimable, bienveillant(e)

    Agonir - Agoniser

    - Agoniser (verbe du 1er groupe) signifie « être sur le point de mourir ».
    On dira donc : Son ennemi juré continua de l'agonir d'injures tandis qu'il agonisait, blessé à mort.
    On dit que Louis XIV a agonisé durant une semaine avant de pousser enfin son dernier soupir.
    - Rien à voir avec agonir de (verbe du 2e groupe, qui se conjugue comme finir) qu'on peut remplacer par « accabler de ».
    On dira donc : Son ennemi juré continua de l'agonir d'injures tandis qu'il agonisait, blessé à mort.
    C'est fini, je divorce ; j'en ai assez que tu me trompes et que tu m'agonisses d'injures !
    Mécontent de son achat, le client a agoni le vendeur de différents noms d'oiseaux.

    Aïeul

    Comme mes aïeuls, j'aimerais vieillir, si possible, sans devenir invalide (≠ ingambe)

     

    ... a l'air...

    « elle a l'air sérieux » ou « elle a l'air sérieuse » ?

    - Si le sujet est une personne, l’adjectif peut s’accorder soit avec ce sujet (elle a l’air sérieuse : elle semble sérieuse), soit avec « air » (elle a l’air sérieux : elle a une mine sérieuse).

    Ces manuscrits des œuvres de Marcel Proust ont l'air authentiques.

    - Si suit un complément, cet accord avec « air » devient une obligation (elle a l’air sérieux comme un pape).

    Voir [http://gigeoju.eklablog.com/0-1-revisions-francais-figures-de-style-p1374608]

     

    À l'attention de ou À l'intention de ?

    Comment savoir qu'on ne doit pas dire « une fête d'anniversaire a été organisée à l'attention de Carole » mais « une fête d'anniversaire a été organisée à l'intention de Carole » ?
     
    - On use de la mention « à l'attention de » en tête d'une lettre, pour préciser son destinataire et signaler que le document est soumis à l'examen de celui-ci.
    Adressez votre lettre à l'attention de M. le préfet.
    Il faut être culotté pour intercepter un message portant la mention : « À l'attention du président » !
    Ma curiosité me pousse à ouvrir les lettres où il est écrit : « À l'attention d'Untel »
    >>> Quand il s'agit d'une lettre que l'on recommande à une personne en particulier, c'est l'expression « à l'attention de » qui est de rigueur.
     
    - La locution « à l'intention de » va plus loin : elle signifie que la démarche est faite en l'honneur de quelqu'un, pour qu'elle lui soit agréable ou profitable. On écrit donc :
    J'ai confectionné un gâteau à l'intention de mes enfants.
    Le poète a rédigé ce sonnet à l'intention de sa bien-aimée.
    Ces cours de langue ont été mis en place à l'intention du personnel.
    Elle a conservé quelques timbres à l'intention de son oncle collectionneur.
    Une messe sera dite à l'intention des défunts de la semaine.
    Une réunion a été organisée à l'intention des parents d'élèves (certes, l'attention des parents sera requise durant la réunion en question, mais on veut surtout souligner ici que la réunion a été organisée pour eux, à leur profit, peut-être même à leur demande)
     

    À l'envi

    Il faut se garder de mettre un « e » à la locution adverbiale à l'envi, laquelle signifie « à qui mieux mieux, en faisant preuve d'émulation ».  

    Rien à voir, en effet, avec l'« envie » qu'il vaut mieux inspirer, si l'on en croit la sagesse populaire, que la pitié...
    Ces mauvaises langues ont critiqué leurs supérieurs à l'envi.
     

    Apporter ou Amener ?

    En règle générale, on apporte des inanimés, autrement dit des choses concrètes (apporter des fruits) ou abstraites (apporter de l'aide), mais on amène des « animés » (êtres humains et animaux).
    Néanmoins, quand on n'a pas à porter ce qu'on déplace, on emploie amener, d'où « amener sa voiture chez le garagiste » et en marine « amener les voiles ».
    N.B. En employant apporter et amener, on considère le point d'arrivée (« Docteur, je vous amène mon fils ») tandis que emporter et emmener insistent sur le point de départ (emporter les restes d'un repas).
    Marco Polo rapporta de fabuleux récits de son long voyage en Asie.
    Résumé
    • Apporter => objets inanimés, que l'on "porte"
    • Amener => humains et animaux ("animés"), ce qu'on ne peut "porter"
    • Apporter, amener => point d'arrivée
    • Emporter, emmener => point de départ

    Après-midi

    - Vous pouvez écrire « un après-midi » ou « une après-midi ». Les deux sont acceptés ! La question est de savoir pourquoi vous choisissez d’utiliser le masculin ou le féminin. Quelques arguments pour vous aider à faire le choix.

    Écrire « une après-midi » : on emploie généralement le féminin pour indiquer une action dans la durée comme « une matinée », une « soirée » etc. L’usage veut donc qu’on utilise aussi le féminin pour « une après-midi ». On rencontre surtout le féminin dans la littérature. Exemples :

    « Je t’ai attendu toute l’après-midi ! »

    Zola écrit en 1891 dans L’Argent : « Par une après-midi grise et douce de novembre »

    Écrire « un après-midi » : l’Académie française préfère la forme masculine et écrira « un après-midi ». Son raisonnement est simple : « matin » est un nom masculin, il n’y a donc aucune raison de changer le genre pour « un après-midi ». Exemple : 

    Camus écrit dans L’Étranger : « L’après-midi était beau. »

    - Les pluriels des noms composés : encore un casse-tête…

    La nouvelle orthographe concerne 2 types de noms composés.

    verbe-nom :

    un casse-tête  –> des casse-têtes

    un sèche-cheveu –> des sèche-cheveux

    préposition-nom :

    un sous-plat –> des sous-plats

    un après-midi –> des après-midis

    Pour ces deux cas, on ajoute au pluriel un s (ou un x) au deuxième mot.

     

    Bon à savoir : midi

    Nom masculin variable en nombre (des midis)

    - Sens 1 Heure du milieu jour. Douzième heure. Il est bientôt midi.

    (traduction en anglais : noon, midday)

    - Sens 2 Géographie Sud => point cardinal

    - Sens 3 Géographie Région du sud de la France. Il vient du Midi.

    Aréopage

    Si de nombreux mots commencent par le préfixe aéro (air), ce n'est pas le cas d'aréopage (assemblée de gens particulièrement compétents dans un domaine donné), qui est à l'origine une colline grecque consacrée au dieu Arès.
    Retenez donc que l'aréopage, étant une colline, n'est pas... aérien !
    Un aréopage de scientifiques réfléchit à des moyens d'enrayer la pollution.

    Asseoir (s')

    « il s'assoit », « qu'il s'assoie »
    S'asseoir a deux conjugaisons : il s'assied ou il s'assoit.
    Dans la deuxième de ces conjugaisons, le « e » du radical de s'asseoir (ou s'assoir dans la nouvelle orthographe) disparaît à tous les temps et tous les modes.
    Attention au subjonctif présent (que j'assoie, que tu assoies, qu'il assoie…) : on trouve un « e » mais après le « oi ». Le « e » présent ici fait partie de la terminaison, pas du radical.

    -atre ou -âtre ?

    On ne confondra pas la finale « ‑iatre », que l'on doit au grec iatros, « médecin », et que l'on retrouve dans de nombreux mots désignant une spécialité médicale (psychiatre, gériatre...)
    avec le suffixe « ‑âtre », du latin aster, qui exprime un caractère approchant ou une idée péjorative (verdâtre, bellâtre...)

    Aucuns frais, Aucuns travaux...

    (latin populaire *alicunu, du latin classique aliquem unum, un certain)

    La secrétaire n'a malheureusement pu obtenir aucun renseignement.

    Aucun d'entre eux n'a été capable de répondre. 

    Nous souhaitions voir des représentants de la mairie à cette réunion, mais aucun ne s'est déplacé.

    Aucun des candidats n'a obtenu la majorité absolue (et non "n'ont obtenu")

    « Aucun » et « aucune » prennent un « s » - aucuns, aucunes - s'ils sont suivis d'un nom qui n'existe qu'au pluriel (archives, condoléances, fiançailles, funérailles, gens, honoraires, mœurs, obsèques, prémices, représailles, sévices, vivres, etc.) ou qui, au pluriel, prend un sens particulier qu'il importe de bien distinguer du singulier (assises, ciseaux, frais, gages, humanités, lunettes, règles, vacances, etc.)

    Exemples :

    Le Conseil de sécurité a prévenu qu'il n'accepterait aucunes représailles.

    Ces réparations n'entraîneront aucuns frais supplémentaires.

    Aucuns frais supplémentaires ne vous seront facturés.

    Après l’incendie de la bibliothèque, aucunes archives n’ont pu être retrouvées.

    Littéraire. Sans la négation, indique la quantité indéterminée ; quelque, quelqu'un, l'un ou l'autre : Je doute qu'aucun résultat puisse être obtenu de cette façon.

    Le pluriel est aussi de mise dans d'aucuns (équivalent littéraire de « quelques‑uns »)

    Dans une réponse elliptique, il peut s'employer seul : Avez-vous une objection ? — Aucune ;

    Comme adjectif et avec sans, il peut être placé après le nom : Il a fait connaître son choix sans hésitation aucune.

    Difficultés Voir Difficultés : aucun, aucune

    Aurore

    L’aurore désigne à la fois l’aube (début du jour) et aussi, de manière figurée, le commencement de quelque chose. Ex. : L'aurore du XXIe siècle.

    Aussi que ou Autant que ?

    Aussi et autant sont deux adverbes exprimant la comparaison ou un degré d'intensité. Ce qui les distingue ? La nature du mot auquel ils s'appliquent.
    Aussi que s'emploie avec un adjectif ou un adverbe :
    aussi grand qu'eux, aussi vite qu'eux.
    Les jeux de hasard sont‑il aussi addictifs qu'on le prétend ?
    Tu ne peux pas être aussi fort que moi en orthographe : je m'entraîne au Projet Voltaire !
    Autant que s'emploie avec un nom ou un verbe :
    autant d'exemples que vous voudrez.

    Au temps pour moi !

    À la caserne ou dans les salles de gymnastique, on revenait au temps précédent du mouvement pour le parfaire... D'où l'expression « Au temps pour moi ! ».

    Exemple : « Je me suis trompé, au temps pour moi ! ».

    La graphie « Autant pour moi ! » s'utilise uniquement pour demander la même chose. Exemple : – Un café, s'il vous plaît. – Autant pour moi !

    Avatar

    Attention à ne pas donner au nom « avatar » le sens de « mésaventure, péripétie » ! Désignant à l'origine chacune des incarnations successives de Vishnou dans la mythologie hindoue, l'avatar est un changement, une transformation.

    Exemple : Après de multiples avatars, la loi a été votée.

    On l'emploie également en informatique au sens de « personnage virtuel ».

    À vos dépens !

    Mot toujours pluriel, « dépens » signifie au sens propre « frais », « choses dépensées ». Exemple : « apprendre quelque chose à ses dépens ».
    Ajoutez un « d » et vous obtenez le verbe « dépendre », conjugué au présent de l'indicatif et à l'impératif (je dépends, tu dépends, dépends)

    Ayant droit

    Un ayant droit, des ayants droit

    En français, le participe présent est toujours invariable, sauf dans la locution « ayant droit », issue du langage juridique.

    Au pluriel, on écrira des « ayants droit », sans ajouter de trait d'union !

    Les héritiers, créanciers et ayants droit doivent se manifester dans un certain délai.

    Les victimes de l'amiante ont été indemnisées, ainsi que leurs ayants droit.

    - Même règle pour « ayant cause », que l'on rencontre plus rarement.

    Bâiller, Bailler ou Bayer ?

    Bailler, ancien verbe signifiant « donner », et bayer, « rester bouche bée », ne se rencontrent plus guère que dans les expressions figées la bailler belle à quelqu'un (chercher à le tromper) et bayer aux corneilles (rêvasser).

    Dans tous les autres cas (ouvrir largement et involontairement la bouche, être entrouvert, mal ajusté), c'est la graphie bâiller qui s'impose.

    Attention, c'est le « a » qui est alors coiffé de l'accent circonflexe !

    Exemples :

    Le cancre de Prévert avait pour habitude de bayer aux corneilles.

    La porte bâillait, ce qui attira d'emblée l'attention du détective.

    Béni ou Bénit ?

    Le verbe « bénir » a deux participes passés.

    « Bénit » s'emploie comme adjectif pour une chose qui a fait l'objet d'une consécration rituelle.

    Exemples :

    du pain bénit, de l'eau bénite.

    La presse en ligne a fait son pain bénit de ce fait divers.

    Dans tous les autres cas, et notamment au figuré, c'est « béni » qui convient :

    un enfant béni, une maison bénie.

    « Béni soit celui qui inventa le sommeil ! » (Miguel de Cervantès)
    T'en souviens‑tu ? C'était aux temps bénis de la croissance...

    Bien que...

    - « bien que » plutôt que « malgré que »
    Préférez « bien que » à « malgré que », locution condamnée par de nombreux grammairiens. Exemples : « bien que je sois fatigué » (et non « malgré que je sois fatigué »).
    En 1940, bien que l'armistice ait été signé, le général de Gaulle a refusé la défaite.
    - Néanmoins, l'expression figée « malgré que j'en aie », « malgré qu'il en ait », qui signifie « malgré moi », « malgré lui », est correcte.
    - Malgré son jeune âge, elle est devenue l'égérie d'une grande marque de cosmétiques.

    Bonne chère

    Même si l'idée de nourriture vient naturellement à l'esprit, l'expression « faire bonne chère » n'a rien à voir avec la « chair » !

    Cette chère‑là est en réalité issue du bas latin cara, « tête » : il s'agissait à l'origine de « faire bon visage » à quelqu'un, de bien l'accueillir.

    Mais comme, en ces temps de fréquentes disettes, cela revenait presque toujours à lui offrir un bon repas, le glissement de sens se comprend sans peine...

    Butte (être en...)

    « être en butte à »

    C'est le nom « butte », monticule où l'on place les cibles lors des exercices de tir, qui compose la locution « être en butte à », qui signifie « être la cible de, être exposé à ».

    Rien à voir donc, avec le « but » (l'objectif) !

    Camping

    Au camping (lexique)

    Cauchemar

    En dépit de ses dérivés « cauchemarder » et « cauchemardesque », le nom « cauchemar » ne se termine pas par un « d ».

    Avant de le perdre au XVIIe siècle, « cauchemar » s'est longtemps écrit avec un « e » final qui le rapprochait de son homologue anglais nightmare.

    Cette finale -mare, commune à de nombreuses langues, renvoie à un « spectre », à un « fantôme provoquant de mauvais rêves ».

    Causer

    « parler pour ne rien dire » mais « causer littérature »

    Le verbe « causer » suppose un entretien où plusieurs interlocuteurs prennent la parole. On se gardera donc de l'utiliser en lieu et place de « parler » (on peut en effet le faire seul), en le construisant avec la préposition « à ». Ainsi, la phrase « Regarde‑moi quand je te cause ! » relève du langage relâché.

    Le présentateur de l'émission m'agace : il a le don de parler pour ne rien dire.

    On peut en revanche écrire « causer de » (causer de tout et de rien), « causer avec », voire « causer » + un substantif (causer littérature).

    Céans, Séant ou Seyant ?

    - Ce qui est séant est « convenable, décent »,

    Est‑il séant d'exhiber ainsi son séant au premier venu ?

    - alors qu'un vêtement qui est seyant « va bien » à la personne qui le porte, l'« avantage ».

    - Quant à céans, c'est un adverbe qui ne se dit plus que par plaisanterie pour signifier « ici, en ces lieux ».

    C'est là que je vais, C'est de ça que je parle

    « C'est je vais », « c'est de ça dont je parle », « c'est à lui à qui j'ai affaire » : ces tournures sont des pléonasmes grammaticaux ! (voir plus bas Pléonasmes)

    En effet, les éléments soulignés (là / où ; de / dont ; à / à) font référence à la même chose.

    Dans chacun de ces cas, mieux vaut utiliser que : « c'est là que je vais », « c'est de ça que je parle », « c'est à lui que j'ai affaire ».

    Exemples :

    C'est au directeur que j'entends parler, et à lui seul.

    La Bretagne, c'est de là que je viens.

    ... chef...

    « adjudant-chef », « chef cuisinier », « rédacteur en chef »
    Les noms composés avec « chef » pour second élément s'écrivent avec un trait d'union (adjudant‑chef).
    Avant de prendre ton service, il faut que tu rencontres l'infirmière‑chef.
    En revanche, l'indication du grade devant un nom de métier n'est pas suivie d'un trait d'union (chef cuisinier).
    Ce dernier est tout aussi indésirable dans la locution « en chef » (rédacteur en chef).

    Chose

    on est bien peu de Chose

    - Au même titre que « quelque chose » ou « autre chose », il s'agit là d'une locution pronominale indéfinie, au sein de laquelle « chose » doit rester au singulier.

    Nos amis respectifs ont peu de chose en commun et pourtant s'entendent bien.
    Quand on entend cela, on se dit que l'on est peu de chose !
    C'est à peu de chose près ce qui avait été prévu par la direction.
    Il me suffit de peu de chose pour que je reprenne le dessus.
    Mon voisin a fait la même réponse que moi, à peu de chose près.
    C'est à peu de chose près ce qui avait été prévu par la direction.

    - Le pluriel n'est envisageable que si l'on redonne à « chose » son sens d'« objet », d'« élément ».

    Exemples :

    Il y a peu de choses différentes sur cette table.

    « Tu es des choses, tu n'es pas de moi » (Alain en parlant des Stoïciens)

    Commencer, débuter, démarrer

    « commencer une réunion », « faire démarrer un véhicule »

    La voiture démarre... 

    Dans la langue soignée, on ne débute pas une réunion, on la commence !

    Exemple : À l'age adulte, n'est‑il pas trop tard pour commencer des cours de piano ?

    En revanche, on peut dire que la réunion débute.

    De même, le verbe « démarrer » ne s'emploie transitivement (avec un COD) que dans le langage de la marine.

    Dans tous les autres domaines, on utilisera « faire démarrer (un véhicule) » et plus largement « lancer », « entamer », « ouvrir », etc.

    Exemples :

    Ayant d'autres chantiers en cours, l'entreprise n'a pas pu entamer les travaux à la date prévue.

    Il fallait absolument lancer cette campagne de publicité avant l'été.

    L'orateur a ouvert la session par un mot de bienvenue.

    Le chef d'entreprise a ouvert la réunion en félicitant ses collaborateurs.

    Tous les matins, je commence  ma journée en buvant un bon café.

    Conjecture - Conjoncture

    - La conjecture peut être remplacée par « hypothèse »

    - La conjoncture (le résultat d'un concours de circonstances) par « situation ». Exemple :

    Dès qu'il s'agit de la conjoncture du pays, les politiques se perdent en vaines conjectures.

    Notez que le verbe conjoncturer n'existe pas, au contraire du verbe conjecturer.

    Conséquent

    un raisonnement Conséquent mais un salaire important

    N'employez pas conséquent au sens d'« important » : conséquent signifie en effet « qui a de la suite dans les idées, qui agit avec logique » (songez à conséquence)

    Il n'a jamais dévié de sa ligne de conduite, on peut dire qu'il est resté conséquent avec luimême.

    Outre « important », vous pouvez remplacer « conséquent » par l'un des synonymes suivants : « considérable », « significatif », « substantiel »...

    Exemples :

    La question n'a pas été comprise par une proportion importante de personnes interrogées.

    Changer d'opérateur téléphonique a entraîné une réduction significative de mes dépenses.

    Couleurs

    Voir
    [http://gigeoju.eklablog.com/0-1a-revisions-francais-couleurs-p1350070]

    Crac, Crack, Craque ou... krach ?

    Se prononcent tous [crac]. À ne pas confondre non plus avec crash, qui, lui, se prononce [crache]
    Le contexte vous permet d'adopter la bonne orthographe :
    - crac ! le bruit que fait une chose en se brisant
    - Un crack qui peut être soit un as, soit un dérivé de la cocaïne
    - Une craque un mensonge
    Tu peux t'en aller, j'en ai ma claque de toutes tes craques !
    - Un krach un effondrement de la Bourse

    Cynique

    Une personne cynique est désabusée, désillusionnée et choque généralement par cette attitude blasée.

    Demi ou Demie ?

    Lorsqu'il est placé devant un nom ou un adjectif, « demi » est invariable : il ne prend ni « e » ni « s ».
    « Il a mangé une demi‑part de tarte. »
    Lorsqu'il est placé derrière un nom ou un adjectif, « demi » prend la marque du féminin (« e »), mais jamais celle du pluriel (« s »).
    « Il l'a attendu trois heures et demie. »
    Autres exemples
    Demi-heure MAIS une heure et demie
    Demi-mesures
    Demi-tours
    Etc.
    Il FAUT écrire "midi et demi" ou "minuit et demi". Et ce n’est pas discutable. La grammaire nous l’impose. Comme le nom midi (ou minuit) est masculin, il est donc correct, grammaticalement parlant, d’écrire midi et demi. (Demi-heure / Heure et demie)

    La locution « à demi » ne se lie jamais par un trait d'union à un adjectif :

    « à demi fait », « à demi nu », « à demi mort ».

    Elle ne prend un trait d'union que si le terme qui suit est un substantif :

    « à demi‑mot », « à demi‑prix »

    => voir plus bas Quasi

    —dit...

    - « ledit véhicule »

    Les adjectifs « ledit », « ladite », au pluriel « lesdits », « lesdites », s'écrivent en un seul mot et s'accordent en genre et en nombre avec le nom auquel ils se rapportent. Ils se disent de quelqu'un ou de quelque chose qui a déjà été nommé.

    J'ai eu un accident de voiture. Ladite voiture est chez le garagiste.

    Je me suis fait sévèrement réprimander par ledit surveillant.

    Lesdits contribuables ont bien l'intention de se faire entendre du gouvernement. etc.

    - Suivent cette règle les formes « audit » et « dudit »

    Audit signal, les enfants se dispersèrent pour se cacher.

    À ladite heure, le carrosse de Cendrillon se transformera en citrouille.

    L'avis desdits locataires ne semble pas avoir été pris en compte. etc.

    - « la loi susdite »

    Suit cette règle également la forme « susdit », composée de l'adverbe « sus ».

    L'arrêté susdit n'a pas reçu un accueil favorable de la part des administrés.

    Les modifications susdites devront être mises en place dans les plus brefs délais. etc.

    Dont ou d'où ?

    Dans la langue soignée, le pronom relatif dont traduit de façon abstraite la provenance, l'origine. Exemples :
    le milieu dont il vient, la lignée dont il descend.
    Nous sommes très attachés aux valeurs de la lignée dont nous descendons.
    Mais au sens matériel, pour marquer le mouvement hors d'un lieu, c'est « d'où » qui convient. Exemples :
    la région d'où il vient, l'immeuble d'où il sort.
    L'université, d'où mon cousin est sorti major, est réputée dans le monde entier.

    Empire - emprise

    « sous l'empire » ou « sous l'emprise » ?

    Le nom emprise s'emploie au sens exclusif de « domination intellectuelle et morale » exercée par une personne.

    Exemple : être sous l'emprise d'un gourou.

    En revanche, lorsqu'il s'agit de choses ou de sentiments, ou qu'il est seulement question de traduire une dépendance excessive, c'est « empire » qui s'impose. Comme verbe : Il a reçu un coup dans l'œil, et son coquart empire de seconde en seconde.

    Exemples :

    être sous l'empire de la colère, de l'alcool...

    Sous l'empire de la mode, les mannequins vont jusqu'à mettre en danger leur santé.

    En congé - En vacances

    - Dans la locution « en congé », le nom « congé » s'emploie au singulier.
    Pour mûrir un projet artistique, ce salarié est parti six semaines en congé.
    - À l'inverse, il faut mettre un « s » à « vacances » dans l'expression « en vacances ». En effet, au singulier, la vacance désigne l'état d'une charge, d'un emploi qui n'a momentanément pas de titulaire (on parle de « poste vacant »).

    Entracte et Cie

    Quand un nom ou un verbe commençant par une voyelle autre que « e » se soude à la préposition « entre », il constitue désormais avec elle un seul mot.
    Exemples : entracte, entraide, entrouvrir, etc.
    À noter que les deux orthographes sont encore admises pour « s'entraimer » ou « s'entr'aimer ».

    Éponyme

    « Madame Bovary, personnage éponyme du roman de Flaubert »

    « Qui donne son nom à quelque chose » est bien l'unique définition de l'adjectif éponyme ! Ainsi, Athéna a été la déesse éponyme d'Athènes, car elle a donné son nom à Athènes.

    En revanche, on ne peut pas écrire qu'Athéna est la déesse de la ville éponyme d'Athènes, cela voudrait dire que c'est la ville qui a donné son nom à la déesse !

    En cas de doute, on préférera utiliser les expressions « du même nom » ou « qui porte son nom ».

    Exemple : Le film Les Misérables est fidèle au roman éponyme de Victor Hugo.

    Éruption - Irruption

    Le Vésuve avait fait éruption et non irruption !

    Ne confondons pas "entrée" et "sortie" !

    ès

    Contraction archaïque de « en les », cette préposition ne s'emploie que devant un nom pluriel, généralement une discipline comme lettres (docteur ès lettres), sciences (docteur ès sciences), arts (maître ès arts), etc.

    Tout maître ès arts qu'il est, il s'est fait escroquer par un faussaire.

    Elle n'est suivie d'un trait d'union que dans les noms de localités mais porte toujours, en revanche, un accent grave.

    Riom-ès-Montagnes

    Exprès ou Express ?

    - La graphie exprès (qui fait expresse au féminin) est de rigueur dans deux cas :
    quand on « exprime formellement la pensée de quelqu'un » : ordre exprès, défense expresse ;
    quand l'adjectif (invariable) s'applique à ce que l'on « remet immédiatement au destinataire » : un colis exprès, une lettre exprès, voire un exprès.
     
    - La graphie express, toujours invariable, est à réserver à ce qui se prépare rapidement (un repas express), à ce qui assure un déplacement rapide (un train express), ou encore au café réalisé à l'aide d'un percolateur. Dans ces deux derniers cas, la substantivation est également possible (un express).

    fin, flambant, fort, etc. adjectifs employés comme adverbes

    « court-vêtue » mais « grands ouverts »
    Généralement, un adjectif employé comme adverbe est invariable :
    il tombe une pluie drue (drue est adjectif) mais la pluie tombe dru (dru est adverbe).
    Les gendarmes de la Garde républicaine sont fin prêts à accueillir ce chef d'État étranger.
    Des voitures flambant neuves sont exposées dans la vitrine.
    À l'adolescence, les garçons passent d'une voix haut perchée à une voix grave.

    Attention, l’usage fait varier les adjectifs bon, frais, grand, large dans des expressions comme

    « des coureurs bons premiers »

    Ils sont arrivés bons derniers à la course, mais l'important, c'est de participer !

    « des roses fraîches écloses »

    « une porte grande ouverte »

    ...

    Faire

    - Immédiatement suivi d'un infinitif, le participe passé du verbe « faire » est invariable :
    La fillette s'est fait gronder par son père.
    Les robes que la princesse a fait confectionner sont d'or et d'argent.
    Mais, bien sûr,
    - quand il n'est pas suivi d'un infinitif, le participe passé du verbe « faire » suit les règles d'accord habituelles :
    Je retiens les leçons des erreurs que j'ai faites.
    La paysanne devenue princesse s'est faite au luxe.

    Fond, Fonds

    Ainsi fond, fonds...

    - On écrit « fond » pour désigner la partie la plus basse, la plus éloignée d’une chose ou, au figuré, la partie plus importante, la plus intime d’une chose :

    les pyjamas sont rangés au fond de la valise, aller au fond des choses, le fond de l’air est frais, fouiller la maison de fond en comble, le fond du problème, etc.

    Les colis sont rangés au fond du magasin. (Le « fond » du magasin désigne la partie la plus reculée du magasin en question)

    La guerre de Sécession sert de toile de fond à l’histoire de Scarlett O’Hara. (Par rapport à « l’histoire de Scarlett O’Hara », la « guerre de Sécession » se situe à l’arrière-plan, dans la partie la plus reculée : « en toile de fond »)

    Au fond, s’il me critique, c’est sans doute pour mon bien.

    Dans tout mensonge il doit y avoir un fond de vérité

    - Il peut sembler aller contre toutes les règles d’écrire « fonds » avec un « s » au singulier. C’est pourtant ce qu’il faut faire pour

    le fonds ancien d’une bibliothèque, un fonds de roulement, etc.

    Cette jeune entreprise a fait appel à un fonds d’investissement. (Un « fonds d’investissement » est un organisme chargé de gérer des capitaux)

    Une fois en possession de son héritage, Frédéric a dilapidé son fonds. (Le « fonds » dont il est question est synonyme d’argent, de capital financier)

    J’invite tout le monde au restaurant, je suis en fonds ! (« Fonds » est ici aussi synonyme d’argent, de capital financier)

    Vous aurez en charge la gestion du fonds documentaire de la bibliothèque. (Le « fonds documentaire » représente une partie du capital de la bibliothèque, capital qui prend la forme de documents : livres et autres supports)

    Ce politicien a fait de l’insécurité son fonds de commerce.

    Le directeur du fonds de développement annonce une campagne de vaccination au Congo.

    - Remarque ! Si les exemples ci-dessus ne posent pas de problème particulier, force est de reconnaître qu’il existe des cas épineux. Pour désigner, par exemple, cette menue monnaie dont on garnit au préalable le tiroir-caisse et que l’on rendra au client qui ne peut faire l’appoint, convient-il d’écrire « fond de caisse » ou « fonds de caisse » ? Aucun dictionnaire ne se prononce !

    For

    « en son for intérieur »

    « En son for intérieur » signifie « en soi‑même », « au plus profond de sa conscience ».

    Le nom venant du latin forum, « tribunal », c'est comme si, face à une situation, l'on convoquait son « tribunal intime ».

    Pour ne pas oublier que « for » s'écrit sans « t », retenez cette phrase : Santé (sans t) !, se dit‑il en son for intérieur en levant son verre.

    Fort, Force...

    « Elle se fait fort de trouver une solution. »

    Dans la locution figée « se faire fort de + infinitif » (qui signifie « se dire capable de »), fort reste invariable, de même que le participe passé fait lorsque le verbe est conjugué à un temps composé. On dit donc :
    elle s'est fait fort de trouver une solution au problème.
    Ces escrocs se sont fait fort de soutirer deux mille euros à cette dame âgée.
    Nous nous sommes fait fort de convaincre notre grand‑mère d'entrer en maison de retraite.
    Coiffeuses, maquilleuses, esthéticiennes : toutes se font fort de vous rendre belle.

    « force conseils »

    Employé sans déterminant devant un nom pluriel, force signifie « beaucoup de » et est invariable. On écrira donc :
    Il m'a donné force conseils pour développer mon activité
    Cette tournure littéraire, qui remonterait au début du XIIIe siècle, continue d'être employée notamment dans la presse.
    Le chef d'équipe prodigua à ses hommes force félicitations pour le travail accompli.
    D'après les organisateurs, force manifestants se sont réunis pour protester contre cette loi.
    Le dernier volet de Pirates des Caraïbes a rassemblé force spectateurs.
    - Cet athlète veut, à toute force, remporter la compétition.
     
    Voir TOUT tous... [http://gigeoju.eklablog.com/0-1c-revisions-francais-tout-p1356892]

    Fruste - Rustre

    Qui sont les plus frustes : les hommes civilisés ou les hommes primitifs ?

    Pendant la cérémonie, ses manières frustes ne sont pas passées inaperçues !

    -geant et -gence

    - exigeant » et « exigence »

    L'adjectif s'écrit « exigeant », comme le participe présent.
    « Son professeur est particulièrement exigeant. »
    Le nom, lui, ne reprend pas le « a » et s'écrit « exigence ».
    « Il fait preuve d'une exigence hors norme. »

    - négligent et négligence

    Le « a » présent dans le participe « négligeant » ne se retrouve pas plus dans l’adverbe (« négligemment ») que dans l’adjectif (« négligent ») ou le nom (« négligence »). 

    Truc : pour distinguer l’adjectif « négligent » du participe présent « négligeant », essayez de le mettre au féminin. Si c’est possible, il s’agit de l’adjectif

    A contrario

    - obligeant et obligeance

    La famille du participe « obligeant »... Cette fois, le « a » est maintenu partout, qu’il s’agisse de l’adjectif (« obligeant »), du nom (« obligeance ») ou de l’adverbe (« obligeamment » ) 

     -gable ou -guable ?

    Les adjectifs qui dérivent d'un verbe en « ‑guer » (comme « fatiguer », « naviguer ») s'écrivent tous « ‑gable », sauf un : « distinguable » ! Il en fallait bien un pour se distinguer !
    « Sur cette image, l'oiseau est tout à fait distinguable. »
    « Votre bateau peut emprunter cette voie navigable. »
     

    Gens : masculin ou féminin ?

    Traditionnellement, l'adjectif qui précède le nom gens est féminin (vieilles gens, vraies gens).
    Cependant, le participe passé avec lequel il doit s'accorder reste au masculin (Ce sont de bonnes gens que l'on a appréciés)
    Dans tous les autres cas, il est masculin, notamment quand « gens » est suivi d'un complément (de prestigieux gens de robe).
    Enfin, chaque fois que gens est précédé de deux adjectifs dont le second a la même forme aux deux genres, le premier adjectif est au masculin : ces prétendus braves gens.

    Gent ou Gente ?

    - La gent (espèce, ensemble de personnes ayant quelque chose en commun) se dit [jan] (on ne prononce pas le « t ») et s'écrit sans « e ».
    - Gent, gente, adjectif signifiant « noble », « gentil », n'est plus employé que dans les expressions « gente dame » et « gente demoiselle ».
    Gente demoiselle, accordez‑moi la faveur d'un baiser, supplie le chevalier.

     Gradation

    La gradation est une progression, ascendante ou descendante. 
    En littérature, c'est une figure de style, courante dans le théâtre classique, qui consiste à énumérer des mots suivant une intensité croissante ou décroissante.
    Exemple : « Je me meurs, je suis mort, je suis enterré. » (L'Avare de Molière).
    Ajoutez un « u » à ce nom, et vous obtiendrez graduation, l'action de graduer, mais ça, c'est une autre histoire...

    Hiberner ou Hiverner

    Avec un « b », l'hibernation (qui vient du verbe « hiberner ») est un phénomène biologique qui fait que certains animaux entrent dans un état de léthargie pendant l'hiver. Hiverner, c'est passer l'hiver à l'abri dans une tanière, une étable, un chalet, un port (pour les bateaux), en attendant le retour de la belle saison.
    Retenez ceci : Les batraciens hibernent, les vaches hivernent.

    Hymne

    (mot masculin)

    Un hymne est un poème ou un chant non religieux.

    Il faut...

    - L'expression impersonnelle "il faut" indique que quelque chose est nécessaire / doit être fait. Le verbe qui suit est à l'infinitif.

    Exemples

    Il faut manger trois fois par jour.

    Il faut apprendre à lire et à écrire.

    Etc.

    - Après « il faut que », l'usage du mode subjonctif est obligatoire. On utilise donc le subjonctif présent.

    Exemples
    Il faut que j'aille au marché.
    Il faut que tu prennes ton parapluie.
    Il faut que nous achetions du pain.

    Il faut que tu fasses tes devoirs.

    Il faut que tu ailles chez le médecin.

    Il faut que je te voie - Il faut que j'aie, que j'écoute, que je croie...
    Il faut que tu croies - Il faut que tu aies, que tu écoutes, que tu conclues...
    Il faut absolument qu’il ait son bac !
    Il faut que je te convainque - même conjugaison que le verbe vaincre

    Etc.

    Quelques verbes conjugués au subjonctif présent

    Avoir : Que j'aie, que tu aies, qu'il ait, que nous ayons, que vous ayez, qu'ils aient.
    Être : Que je sois, que tu sois, qu'il soit, que nous soyons, que vous soyez, qu'ils soient.
    Savoir : Que je sache, que tu saches, qu'il sache, que nous sachions, que vous sachiez, qu'ils sachent.
    Choisir : Que je choisisse, que tu choisisses, qu'il choisisse, que nous choisissions, que vous choisissiez, qu'ils choisissent.

    Accourir voir Conjugaison du verbe accourir Subjonctif présent : (que) nous accourions

    Inclinaison  ou « inclination ?

    - L'inclinaison ne s'emploie que dans le domaine matériel et désigne l'état de ce qui est incliné (l'inclinaison d'un angle, d'un siège).

    Pour démasquer le corbeau, le graphologue examine l'inclinaison de son écriture.
    Visiblement, l'architecte n'a pas tenu compte de l'inclinaison du terrain quand il a fait ses plans.
    L'inclinaison d'une piste noire est telle qu'elle donne l'impression qu'il va falloir l'attaquer à la verticale.

    - L'inclination, en revanche, désigne soit un mouvement du corps, soit un mouvement de l'esprit, de l'âme (l'inclination de la tête, l'inclination pour la philosophie...). On peut alors le remplacer par « penchant »

    D'une simple inclination de la tête, les complices ont su qu'il était temps de passer à l'action.

    Une révérence consiste en une inclination du buste assortie d'un fléchissement des genoux.

    Il se contenta d'une vague inclination de la tête pour signifier son approbation.

    Ineffable

    Tellement intense qu'on ne peut pas l'exprimer par des mots.

    Intéressé...

    « cela l'intéresse de venir »...
    Veillez à ne pas employer la tournure « il est intéressé de + infinitif » pour « cela l'intéresse ».
    Ainsi, plutôt que de dire « il est intéressé de faire ta connaissance », on dira « cela l'intéresse de faire ta connaissance ».
    Qui est l'organisateur de cette réception ? Cela m'intéresserait vraiment de faire sa connaissance.
    En revanche, il est parfaitement correct d'être « intéressé par quelque chose ».
    Notre cousin a des goûts de luxe, comment pourrait‑il être intéressé par des vacances au camping ?

    Note : Intérêt MAIS intéressement, désintéressement...

    -ions et -iez

    Les verbes qui, à l'indicatif présent, se terminent par « -ions » ou « -iez » aux 1re et 2e personnes du pluriel (« nous rions », « vous criez ») prennent un « i » supplémentaire à l'imparfait et au subjonctif présent (« nous riions », « que vous criiez »). Notez que les formes de ces verbes sont identiques à l'imparfait et au subjonctif présent.
    Pour distinguer le présent de l'imparfait, il suffit de remplacer « nous » par « je » et « vous » par « tu » :
    Nous rions jaune quand on se moque de nous > Je ris jaune quand on se moque de moi >> on met le verbe au présent : nous rions.
    Vous riiez jaune quand on se moquait de vous > Tu riais jaune quand on se moquait de toi >> on met le verbe à l'imparfait : vous riiez.
    Ce n'est pas que nous essayions de vous influencer, croyez-le bien !
    Remarques
    1. Cette méthode risque de se révéler moins efficace pour distinguer le subjonctif de l'indicatif, les deux formes se prononçant souvent de la même façon à l'oral (« je rie », « tu ries »/« je ris », « tu ris »). Il sera souvent préférable de remplacer notre verbe par un autre tel que « faire ». Je comprends que vous riiez jaune quand on se moque de vous. = Je comprends que vous fassiez... ? C'est le subjonctif qui convient, on redoublera donc le « i » : vous riiez.
    2. Verbes en « -er », mêmes problème et solution (« vous employez », « vous employiez »)
    3. Être et avoir. On se gardera, au subjonctif présent, d'écrire « ayions » et « ayiez », « soyions » et « soyiez » ! « Avoir » et « être » sont tout sauf des verbes en « -yer », et il n'est point besoin, en ce qui les concerne, de distinguer le présent du subjonctif de celui de l'indicatif : « avons » et « avez », « sommes » et « êtes » !
    Il convient que vous soyez prudent quand vous engagez l'entreprise > quand bien même on serait ici au subjonctif (« il convient que vous fassiez... »), les formes « ayons », « ayez », « soyons » et « soyez » s'écrivent toujours sans « i »...
     
    Voir [http://gigeoju.eklablog.com/0-2-revisions-francais-verbes-grammaire-p1336684]

    I tréma... ou pas

    - Impossible de se tromper : quoi que l'on en pense souvent, on ne met jamais de tréma sur un « i » qui suit un « é ».

    Les formations onomatopéiques ne sont pas rares dans la langue (On ne met jamais de tréma sur un « i » quand il suit un « é »)

    Gardons-nous de verser trop facilement dans le passéisme ! (Le « i » qui fait suite à un « é » n'est jamais coiffé d'un tréma)

    Rien de tel que la caféine pour lutter contre l'endormissement !

    Il aura été toute sa vie un velléitaire, incapable de prendre une décision.

    Cette toux agaçante était provoquée par une trachéite tenace.

    Le ministre de l'Éducation nationale a décidé de s'attaquer à l'absentéisme (Le « i » suit un « é » : il ne faut jamais le gratifier d'un tréma dans ce cas)

    En voulant débarrasser le plateau, je n'ai réussi qu'à casser la théière.

    Cette boisson gazéifiée est particulièrement désaltérante (Pas de tréma sur le « i » qui succède à un « é » !)

    - Le tréma a pour mission d'indiquer que l'on n'a pas affaire à un digramme, c'est-à-dire à un groupe de deux lettres représentant un seul son : « coin » mais « coïncidence », « guigne » mais « ambiguïté ». Précaution ô combien inutile sur le « i » du groupe « éi » : on ne voit pas nettement, pour tout dire, quelle autre prononciation l'on pourrait proposer dudit groupe !

    L'exiguïté de ses bureaux devenait un handicap pour l'entreprise (Le tréma est nécessaire ici pour que le « u » se prononce : il ne s'agit pas d'un groupe « -éi- » !)

    Avec le recul, ce contrat n'était pas exempt d'ambiguïtés...

    Jadis et naguère

    Littéralement, l'adverbe naguère signifie « il n'y a guère (de temps) » et se réfère à un passé proche.

    Naguère, en France, on comptait encore en francs...

    Il n'y a donc aucune raison d'en faire un synonyme de jadis ou d'autrefois, lesquels désignent des temps reculés.

    Jours de la semaine

    - Les noms de jours, qui s'écrivent avec une minuscule, prennent la marque du pluriel comme n'importe quel nom commun.
    Les lundis, etc.
    - En revanche, placés après eux, « matin » et « soir » sont considérés comme des adverbes et ne s'accordent pas (il faut comprendre « au matin », « au soir »)
    Les lundis soir, les dimanches matin, les jeudis et samedis soir, etc.
    - N.B. Dans « les lundi et jeudi de chaque semaine », les noms de jours restent logiquement au singulier, puisqu'il n'y a qu'un lundi et un jeudi par semaine.

    Jusque, jusqu'

    « Jusque » s'élide toujours devant une voyelle (jusqu'assez tard, jusqu'à lundi). « Jusque » garde son « e » et ne s'accompagne pas de « à » dans deux cas :

    1/ quand le mot qui suit est une préposition commençant par une consonne : « chez », « dans », « vers »…

    Je l'ai raccompagné jusque chez lui ;

    Je dors mal, car les soucis me poursuivent jusque dans mon sommeil.

    Elle a gardé secret le nom de son père biologique jusque vers sa majorité.

    Jusque tout récemment, je pensais qu'il fallait être majeur pour se marier.

    2/ quand le mot qui suit est l'adverbe « bien », « fort », « si » ou « très » modifiant un adverbe de temps ou de lieu : « tôt », « tard », « loin », etc.

    Malgré le mauvais temps, les alpinistes ont gravi la montagne jusque fort haut.

    Il a travaillé jusque très tard.

    La fête dura jusque très tard dans la nuit.

    - L’adverbe jusque se construit le plus souvent avec la préposition à.

    Jusqu'à maintenant, notre fils a économisé de quoi payer la moitié de son scooter.

    « jusqu'à dimanche »

    Nous devrons prendre des mesures provisoires jusqu'à son retour.

    La réunion a duré jusqu'à huit heures.

    Jusqu'à / au / en / où

    Utilisé pour parler d'une distance :

    Je vais jusqu'à Paris.
    Je vais jusqu'au Louvre.
    Je vais jusqu'aux poteaux là-bas.

    Utilisé pour parler d'une durée :

    Je serai sage jusqu'à Noël.
    Je serai sage jusqu'au jour de l'an.
    Je serai sage jusqu'aux vacances de Noël.

    Jusqu'en

    -> Utilisé pour parler de la durée entre un moment donné jusqu'à une date, une période.

    Jusqu'en juin, je ne sortirai plus, je réviserai.

    -> Aussi utilisé pour indiquer la destination d'un trajet :

    Je vais aller jusqu'en Espagne.

    Quand jusque précède alors, ici, là, où et autre préposition

    -> dans ce cas la préposition à disparaît

    - Jusqu'alors exprime une notion de temps. On parle d'une rupture d'une situation qui change. Il signifie donc Jusqu’à ce temps-là ; jusqu’à ce moment-là.
    Note : Il exprime un temps passé antérieurement à un autre temps.

    Sésostris dompte tous ces barbares, jusqu’alors indépendants
    (Pierre Marie Stanislas Guérin du Rocher, L'histoire d’Égypte depuis Mènes jusqu'à Chéops, 1824)

    Mais Salomon rassemble tous les « ultras » de l'époque et annexe les marches armoricaines jusqu’alors occupées de fait par ses prédécesseurs ; […]
     (Yann Poupinot, Les Bretons à l'heure de l'Europe, Nouvelles Éditions Latines, 1961)

    - Jusqu’ici : 1.  Jusqu’à ce lieu-ci - 2. Jusqu'à présent, encore maintenant

    1. Peu de touristes viennent jusqu’ici.

    2. Un petit levier, qui jusqu’ici s’obstinait à ne pas fonctionner, était devenu mobile. Il le poussa doucement vers la droite : l’aile gauche modifia mystérieusement sa bordure extrême, […]
     (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 376 de l’éd. de 1921)

    - Jusque-là : pour le temps.

    L'entreprise avait connu jusque-là de très bons résultats (et non jusqu'à là…).

    -> Remarquez le trait d'union entre jusque et là.

    - Jusqu'où est utilisé pour parler d'une distance au sens propre comme au sens figuré.

    Jusqu'où dois-je aller ?

    Jusqu'où irons-nous ? (et non jusqu'à où…)

    - Il l'a accompagnée jusque chez elle (et non jusqu'à chez elle)

    Ledit, Ladite, Lesdits, Lesdites...

    Les adjectifs « ledit », « ladite », au pluriel « lesdits », « lesdites », s'écrivent en un seul mot et s'accordent en genre et en nombre avec le nom auquel ils se rapportent.

    Ils se disent de quelqu'un ou de quelque chose qui a déjà été nommé. Exemple :

    « J'ai eu un accident de voiture. Ladite voiture est chez le garagiste. »

    Suivent cette règle les formes « audit » et « dudit » ainsi que « susdit », composé de l'adverbe « sus ».

    La plupart

    Le verbe s'accorde toujours, en genre comme en nombre, avec le complément de « la plupart » :

    La plupart des robes ont été vendues.
    La plupart du temps est consacré à la lecture.

    S'il n'y a pas de complément, le verbe se met au masculin pluriel :

    La plupart se sont excusés.
    La plupart refusent de changer de poste.

    Voir [http://gigeoju.eklablog.com/0-1-revisions-francais-figures-de-style-p1374608]

    Lorsque ou lorsqu'

    « Lorsque » perd son « e » et prend une apostrophe (on dit qu'il s'élide) uniquement devant « il(s) », « elle(s) », « on », « un(e) » et « en ».
    « Lorsqu'ils ont remarqué qu'il était parti, ils ont décidé de rentrer. »
    « Lorsque après coup ils découvrirent la supercherie, ils furent désappointés. »
    Lorsqu'en 1715 Louis XIV mourut, son successeur, Louis XV, n'avait que cinq ans.

    Majuscules

    Un accent sur les majuscules ?

    Par

    La règle à suivre est simple : La réponse est clairement OUI !

    Comme le dit l’Académie française et le lexique de l’Imprimerie nationale, en français, l’accent a pleine valeur orthographique. Il fait partie de l’orthographe du mot et est donc indispensable, y compris sur les majuscules, les capitales et la préposition À.

    On mettra donc un accent à la lettre initiale d’un nom propre, d’une abréviation, et sur toutes les lettres d’un mot écrit entièrement en capitales.

    POURQUOI ?

    L’absence d’accent ralentit la lecture et fait hésiter sur le son de certains mots (tout comme le tréma et la cédille) ;
    L’absence d’accent fait hésiter sur la prononciation ;
    L’absence d’accent fait même hésiter sur le sens de nombreux mots.
    Utiliser les accents sur les majuscules et les capitales facilitera donc la lecture et permettra, quelquefois, d’éviter d’induire le lecteur en erreur.

    Quelques exemples seront plus parlants :

    ENFANTS LEGITIMES et ENFANTS LÉGITIMÉS
    UN POLICIER TUE et UN POLICIER TUÉ
    ETUDE DU MODELE et ÉTUDE DU MODELÉ
    LES RETRAITES ET LES RETRAITÉS 

    Même

    « Même » s'accorde dans ces 2 cas :
    1. Il est utilisé avec un pronom personnel (lui, elle, nous, vous, eux, elles). « Même » doit alors être précédé d'un trait d'union.
    « Ils ont fait ce travail eux‑mêmes. » ‑ « Il a cuisiné lui‑même. »
    2. Il est précédé d'un article (des, les), d'un adjectif possessif (ses, tes) ou d'un adjectif démonstratif (ces).
    « Elle portait les mêmes souliers. »

    Ce sont les mots mêmes qui ont été prononcés par le client.

    ATTENTION : même est invariable lorsqu'il signifie « aussi, jusqu'à » car il est alors adverbe.
    « Il a tout mangé, même ses épinards. »

    Merci pour ou merci de ? 

    Lorsque « merci » est suivi d'un nom, on a le choix de l'introduire avec les prépositions « de » ou « pour ».

    Exemple : « Merci de votre attention » ou « Merci pour votre attention ».

    En revanche, devant un verbe à l'infinitif, on emploie toujours la préposition « de ».

    Exemple : « Merci d'être venu ».

    La même règle s'applique avec le verbe « remercier ».

    Millefeuille

    Un millefeuille s'écrit avec ou sans trait d'union, mais sans s au singulier.

    Moins de deux

    « Moins de deux » a beau supposer une quantité inférieure à deux, le verbe qui suit se met généralement au pluriel.
    Pourquoi ? Parce que le nom auquel il se rapporte est lui‑même au pluriel.
    Exemples : « Moins de deux semaines ont passé depuis leur rencontre. »
    Moins de deux heures ont suffi aux policiers pour arrêter le coupable.

    Voir [http://gigeoju.eklablog.com/0-1-revisions-francais-figures-de-style-p1374608]

    Mystifier ou Mythifier ?

    - « Mystifier » quelqu'un, c'est le tromper

    L'illusionniste a réussi à mystifier la salle entière.

    - le « mythifier », c'est lui donner un caractère mythique.

    Mythifier une actrice.

    On rencontre également les noms « mystification » (abus, tromperie) et « mythification » (élévation au rang de mythe).

     -n -nn

    « Personnel » et « professionnel » s'écrivent avec deux « n ».
    « Ce projet est personnel, et non professionnel. »

    « National », en revanche, s'écrit avec un seul « n ».
    « La devise nationale de la France est : liberté, égalité, fraternité. »

    >>> Toujours deux « n » pour les adjectifs en [?nel], jamais plus d'un pour ceux en [?nal]...

    Pour trouver trace d'une exception, se transporter sur un terrain... où l'on croisera, en tout et pour tout...

    le « colonel » au « confessionnal »...

     

    Nombres
    « deux à trois » ou « deux ou trois » ?

    Le Xe et le XIe siècle mais Les Xe et XIe siècles

    Voir [http://gigeoju.eklablog.com/0-1b-revisions-francais-nombres-p1350078]

    Nombre de fleurs, quantité de fautes

    Quand ils ne sont pas précédés d'un article, les collectifs « nombre » et « quantité » restent au singulier... même si les suit un verbe au pluriel ! On écrit donc :
    nombre de sportifs, nombre de fleurs, quantité de fautes, quantité de voitures...
    Nombre de personnalités ont déjà décliné son invitation.
     

    Noms composés (pluriel)

    Un chou-fleur, des choux-fleurs : quand un nom composé est formé à partir de deux noms, on met les deux noms au pluriel. Ex. : un aller-retour → des allers-retours.
    Autres exemples
    un hors-d'œuvre → des hors-d'œuvre
    dans un nom composé avec une préposition (de/d', à, en), le dernier mot est toujours invariable. Ex. : des chefs-d'œuvre.
    un quatre-quarts → des quatre-quarts
    Rappel : "quatre" est invariable, c'est un chiffre. Ex. : Les Quatre Saisons (Vivaldi), les douze coups de minuit.
    un amuse-gueule → des amuse-gueules
    Les verbes dans les noms composés sont toujours invariables (ici, amuse, du verbe amuser). Ex. : des garde-corps, des porte-clés. Les noms peuvent toujours s'accorder, même si dans certains cas, on accepte le singulier (ici, on peut écrire des amuse-gueule). Remarque : les amuse-gueules ou amuse-bouches, sont des mises en bouche.

    Noms propres

    « Les Martin », « les Zolas »
    À l'exception de ceux qui font partie de certaines familles ou dynasties illustres (les Bourbons, les Césars), les noms de personnes restent invariables (les Martin, les Dupont).
    Ils prennent néanmoins la marque du pluriel quand, par antonomase, ils désignent des types plutôt que des personnes (les Balzacs et les Zolas, autrement dit des romanciers célèbres). N'entrent pas dans cette dernière catégorie les noms propres qui, quoique précédés d'un article pluriel, ne désignent emphatiquement qu'une personne (où sont passés les Danton, les Robespierre ?)

    Nu...

    Placé devant un nom, l'adjectif « nu » reste invariable et s'accompagne d'un trait d'union. Par conséquent, on écrit : « nu‑tête », « nu‑bras », « nu‑pieds » (ou « nu‑pied ») mais « tête nue », « bras nus », « pieds nus »
    Impossible de marcher nupieds sur le sable tant il est brûlant.

    Opportunité ou Occasion ?

    Prenez garde à ne pas employer opportunité pour « chance », « occasion », « possibilité », il s'agit là d'un anglicisme.

    En bon français, une opportunité est une chose ou un événement opportun car il arrive au bon moment, à propos.
    Son intervention, en début de conférence, manquait d'à propos.

    un Opprobre

    L'opprobre désigne la honte, le déshonneur. On rencontre surtout ce nom, de genre masculin, dans l'expression « jeter l'opprobre sur quelqu'un ».
    Et pour ne pas oublier le deuxième « r » d'opprobre, retenez cette phrase : Il risque l'opprobre en n'étant jamais sobre.

    Ou... (+ virgules, "et"...)

    Quand "ou" coordonne deux noms au singulier, le verbe se met

    - au singulier si l'un des deux termes exclut l'autre

    le président de la République ou le Premier ministre présidera la réunion.
    Le maire ou son adjoint fera un discours.

    - au pluriel si l'idée qu'il exprime peut se rapporter aux deux (ou plus) sujets à la fois

    la fatigue ou l'imprudence sont à l'origine de bien des accidents.
    Heureusement, le jeu ou la lecture vont lui changer les idées !
    Le repos ou le grand air viendront à bout de cette dépression 

    - Si « ou » unit deux synonymes, le singulier est évidemment de rigueur.

    - « un mot, une phrase suffit »
    Quand il y a plusieurs sujets, le verbe se met d'ordinaire au pluriel, sauf quand les sujets, séparés par une virgule, sont à peu près synonymes ou en gradation, ou encore quand le dernier des sujets résume tous les autres. L'accord se fait alors avec le sujet le plus rapproché.
    - Il en va de même si les sujets, liés par une conjonction de coordination (et, ou...), renvoient à une même personne ou à un même objet.

    Parti ou Partie ?

    Dans « prendre parti », « parti pris » et « tirer parti », « parti » est masculin, alors que
    dans « prendre à partie » et « faire partie », « partie » est féminin.

    « Il prend son collègue à partie. »
    « Il fait partie de ses meilleurs collaborateurs. »
    MAIS
    « Il décide de prendre parti pour l'accusé. »
    « Il tire parti des erreurs de son adversaire. »

    Pénitentiaire

    Pénitencier : nom [Le pénitencier de Cayenne]
    Pénitentiaire : adjectif invariable en genre
    Pécuniaire est bâti sur le même principe => ET PAS AUTRE CHOSE !!!

    Pis - Pire

     

    Pire ou Pis ?

    Pire et Pis, deux mots qui posent souvent problème, pourtant ils n'ont pas la même nature.

     

    Pire (adjectif et nom masculin)

    1) comparatif
     
    Plus mauvais, plus nuisible, plus pénible.
     
    Devenir pire.
    2) adjectif - superlatif : Le plus mauvais.
    Un voyou de la pire espèce.
     
    Pire sert de comparatif et de superlatif de supériorité à l'adjectif mauvais, dans le domaine intellectuel, moral, etc. : Son travail est pire qu'il ne l'a jamais été. C'est la pire chose qui puisse arriver. (Larousse)

    Pire est le comparatif de supériorité de l'adjectif 'mauvais', il doit donc être employé comme un adjectif.

    Exemple : le climat n'est pas pire qu'il y a deux jours.

     

    2-Pis est le comparatif de supériorité de l'adverbe 'mal', il est donc un adverbe. Exemple : Il agit de mal en pis.

    Une petite astuce pour ne plus les confondre :

    Pis peut être remplacé par 'mieux ' . Exemple : Tant pis s'il ne vient pas ===>tant mieux s'il ne vient pas.

    Pire peut être remplacé par 'meilleur '. Exemple : La situation était pire ===>la situation était meilleure.

     

    La suite >>> Pire ou Pis ? (francais-facile)

    En savoir plus >>> Que choisir entre le pis et le pire ? (druide.com)

    Aller plus loin >>> Pis encore (etudes-litteraires.com)

    Pléonasmes

    Parmi les pléonasmes les plus courants, citons :

    la panacée universelle (n'en déplaise à Richard Anthony dans son Sirop Typhon)

    au jour d'aujourd'hui

    opposer son veto

    sur un même pied d'égalité 

    etc.

    Voir [http://gigeoju.eklablog.com/0-1-revisions-francais-figures-de-style-p1374608]

    Voir aussi, plus haut, C'est là que je vais, C'est de ça que je parle

    Plus d'un...

    Accord avec « plus d'un »
    - « Plus d'un » a beau supposer une pluralité, le verbe qui suit se met généralement au singulier (plus d'un jour s'est écoulé).
    -  Le pluriel s'impose néanmoins si « plus d'un » est répété (plus d'un homme, plus d'une femme sont venus)
    ou si l'action exprimée est réciproque (plus d'un concurrent se sont encouragés)

    « la plus belle » ou « le plus belle » ?

    - L'article s'accorde dans un superlatif relatif, c'est‑à‑dire quand il y a comparaison. Exemple : Elle est la plus belle, sous‑entendu, de toutes.
    - Mais il reste invariable en cas de superlatif absolu, lequel exprime simplement un degré extrême. Exemples :
    C'est dans ces moments‑là qu'elle est le plus belle, sous‑entendu, par rapport à elle‑même.
    C'est à la fin de la compétition que les athlètes ont été le plus fatigués.
    C'est quand elle joue à domicile que cette équipe est le plus forte.

    Presque, presqu'

    Devant une voyelle, le « e » final de « presque » n’est… presque jamais remplacé par une apostrophe !

    Cela n’est autorisé que dans le nom « presqu’île » :

    La presqu’île de Giens a la faveur des touristes.

    mais

    Cet été, il a fait presque aussi beau en Bretagne qu’en Corse.

    Prolifique et Prolixe

    Nous avons tendance à confondre "prolifique" et "prolixe"

    deux adjectifs proches par la forme. Le sens est pourtant bien différent comme l’explique l’Académie : la créatrice produit beaucoup d'œuvres, elle est donc prolifique (du latin proles, "descendance", et facere, "faire"... "Cette femme est une créatrice prolixe" n'est donc pas correct, préférez "Cette femme est une créatrice prolifique".

    Mais rien n’indique ici qu’elle soit prolixe en paroles (du latin du latin prolixus, "allongé", qui dérive de liqui, "s’écouler"). Mais ça, c'est une autre histoire...

    Puisque

    - Élision obligatoire de la conjonction puisque devant les pronoms personnels il, ils, elle, elles et on, la préposition en, les articles indéfinis un, uns, une et unes.

    Puisqu’ils sont en retard, nous allons commencer sans eux.

    - Élision acceptée devant tous les mots commençant par une voyelle - comme l’adverbe ainsi.

    Puisqu’eux aussi (Albert Camus) — Grevisse et Goosse, Nouvelle grammaire française

    Puisqu’ici-bas toute âme
    […]
    Puisqu’avril donne aux chênes
    Un bruit charmant
    — (Victor Hugo, Les Voix intérieures)

    Connaître en droit et connaître en fait, c’est du pareil au même puisqu’entre deux, nulle altérité n’a le droit de s’immiscer — (Pascal Jérôme, Le Vrai & le faux : Essai d’ontologie topologique, L’Harmattan, 2002)

    - Élision facultative devant la préposition à.

    Puisqu’à mesure qu’on avance
    Dans plus d’ombre on se sent flotter — (Victor Hugo, Les Chants du crépuscule)

    Nous pourrons venir puisqu’à 10 h nous serons libres. (Nous pourrons venir puisque à 10 h nous serons libres)

    Quasi

    « quasi mort » mais « quasi-totalité »
    Quasi demande un trait d'union devant un nom mais jamais devant un adverbe ou un adjectif :
    Le condamné était quasi mort quand les députés l'ont gracié à la quasi‑unanimité.
    Le commercial était quasi arrivé au rendez‑vous quand sa voiture est tombée en panne.
    => voir plus haut « demi » ou « demie » ?

    Quelque(s)... que

    « quelque... que » ou « quelques... que » ?

    Quelques excuses qu'il fournisse

    Dans le tour concessif (et littéraire) « quelque... que », « quelque » est

    un adjectif variable, qui prend un s quand il précède un nom au pluriel :

    > « quelque » est un adjectif variable quand il précède un nom

    Quelques excuses que l'élève trouve pour justifier son retard, il ira en retenue.

    Quelques promesses que ce candidat fasse, il a peu de chances de passer le premier tour.

    Quelques promesses qu'il m'ait faites, je me méfie de lui.

    Quelques recettes que tu expérimentes, tes petits plats seront toujours délicieux.

    Quelques ennuis qu'il rencontre, un héros poursuit toujours sa quête.

    Quelques efforts que je fournisse, je n'arrive pas à obtenir de meilleurs résultats.

    Quelque intelligents qu'ils soient

    > un adverbe invariable quand il est suivi d'un adjectif ou d'un autre adverbe.

    À noter qu'il peut, dans ce dernier cas, être remplacé par « si ».

    Quelque persuasifs que se soient révélés ses avocats, il n'a pas échappé à la perpétuité.

    Quetsche

    Les quetsches sont une variété de prunes.

    Recouvrer, Recouvrir  ou Retrouver ?

    Recouvrer a un sens plus précis que retrouver : on recouvre une faculté (recouvrer la vue, ses esprits...) ou une somme due.
    Ne le confondez pas avec recouvrir (couvrir de nouveau ou couvrir entièrement). Retenez cette phrase : le prisonnier a recouvré (et non recouvert) la liberté (qui lui appartenait) puis il a retrouvé (= rejoint) ses anciens complices (qui ne lui appartenaient pas).

    (se) Rendre compte

    « Se rendre compte » n'est pas une exception du dictionnaire français. Il s'agit d'un verbe pronominal ; il se forme donc avec le pronom réfléchi « se ». Partant de ce postulat, il est nécessaire d'identifier le COD ainsi que sa place dans la phrase.

    Ici, le pronom « se » fait office de complément d'objet second. Il n'influe en rien sur le verbe.

    Le terme « compte », pour sa part, occupe la fonction de COD. Situé après le verbe, celui-ci empêche le moindre accord. La locution est de ce fait toujours invariable. Pour être correct il convient d'écrire :

    « Elle s'est rendu compte qu'elle avait tort »

    Elle avait essayé "d'écrire", mais s'était vite rendu compte qu'elle n'avait pas de talent littéraire (Montherlant)

    Elle s'est rendu compte qu'elle ne faisait plus la faute !

    Eh oui, elle s’est rendu compte...

    « Rendu », participe passé de « rendre », est également invariable en nombre dans l’expression « se rendre compte ».

    S’étant rendu compte que le malfaiteur était armé, les policiers ont changé de stratégie.

    Remarque. Il n'y a pas d'accord, malgré le verbe être, car "rendu" ne se rapporte pas à "elle". Il y aurait accord si on disait : Elle s'est rendue chez des amis, par exemple (mais là, ce n'est plus « se rendre compte »).

    N.B. Le CNRTL rappelle que le verbe peut également s'employer de façon transitive sous la forme « rendre compte » et signifier : « Présenter un rapport détaillé, spécialement à une autorité supérieure pour l'informer, se justifier auprès d'elle » et « expliquer ».

    Ressortit - Ressort

    Il faut savoir que le verbe ressortir se construit avec la préposition « à » pour signifier, dans le langage soutenu, « être du ressort de, relever de, dépendre de ».
    Exemple : La question de la fécondation in vitro ressortit à la fois à la médecine et à l'éthique.
    Il ne se conjugue donc pas comme son homonyme plus courant, lequel veut dire « sortir de nouveau ». Si celui‑ci – logiquement ! – prend pour modèle « sortir » (il ressort), le premier se règle sur « finir » (il ressortit à...)

    Rien moins que ou Rien de moins que ?

    On se gardera de confondre ces deux locutions, diamétralement opposées par le sens.
    - La première signifie « nullement, en aucune manière » (Ce chien n'est rien moins qu'intelligent = il n'est pas intelligent du tout) PAS DU TOUT
    - La seconde veut dire au contraire « tout à fait, vraiment » (Ce chien n'est rien de moins qu'intelligent = il est vraiment intelligent) TOUT À FAIT

    Sa Majesté

    « Sa Majesté est prête » mais « Sa Majesté le roi est prêt »

    Après « Son Éminence », « Son Excellence », « Sa Majesté » employés seuls, adjectifs, participes et pronoms sont au féminin (Votre Excellence est‑elle satisfaite ?). En revanche, quand le titre est suivi d'un nom, l'accord se fait avec ce dernier (Son Excellence l'ambassadeur est furieux).

    S'avérer

    Du bon usage de « s'avérer »

    Qui n'a jamais entendu un présentateur de journal télévisé dire que telle rumeur s'était « avérée fausse »... ?

    Le sens premier de « s'avérer » est « se révéler vrai ». Si l'on peut aujourd'hui employer « s'avérer » au sens de « se révéler » (« l'affaire s'est avérée rentable »),

    - gardez-vous de dire « s'avérer faux », vous commettriez un contresens.

    - Ne dites pas non plus « s'avérer exact », vous feriez un pléonasme.

    D'aucuns objecteront que c'est peut-être là faire trop de cas de l'étymologie. Après tout, on ne s'interdit plus, aujourd'hui, d'utiliser « antan » autrement que pour signifier « l'année d'avant » (« ante annum »), ou encore « naguère » pour renvoyer à une époque bien plus éloignée dans le temps qu'il n'était souhaité à l'origine : ne voulait-on pas dire par là « il n'y a guère (de temps) » ?

    Exemples avec s'avérer

    Cette réunion s'est avérée plus intéressante que je ne le prévoyais.

    Finalement, la méthode s'est avérée plutôt efficace.

    En général, la cure de sommeil s'avère profitable au patient.

    Le recours au dictionnaire se sera avéré indispensable pour ce type d'exercice.

    Au bout du compte, la campagne de vaccination se sera avérée inutile.

    Exemples avec se révéler

    Il est plutôt rare qu'une rumeur de ce genre se révèle vraie.
    Compte tenu du sens premier du verbe « s'avérer » (se faire reconnaître pour vrai), la tournure proposée risquait de passer pour pléonastique.

    Comme je le craignais, son diagnostic s'est révélé exact.
    Mieux vaut éviter, pour ne pas verser dans le pléonasme, d'utiliser « s'avérer » devant des adjectifs tels que « exact » ou « vrai ».

    Et si tout ce qu'il prétend se révélait vrai ?
    « S'avérer vrai », pour peu que l'on redonne à « s'avérer » son sens premier (se faire reconnaître pour vrai), a tout du pléonasme.

    Les prévisions alarmistes de cet économiste se sont heureusement révélées erronées.
    « S'avérer » signifiant à l'origine « se faire reconnaître pour vrai », il y aurait quelque contradiction à l'employer conjointement à l'adjectif « erroné », lequel signifie « faux » !

    La nouvelle s'est révélée fausse, mais le mal était fait.
    L'adjectif « faux » ne saurait en toute logique se marier avec le verbe « s'avérer » (se faire reconnaître pour vrai)

    Soi-disant

    On a envie d’accorder « soi-disant » comme n’importe quel adjectif et d’écrire « une soi-disante championne » au lieu de « une soi-disant championne ».
    L’adjectif « soi-disant », forme archaïque du participe présent du verbe « se dire », a été formé à partir du pronom personnel « soi », et non de la conjonction « soit ».
    Il est en outre invariable. Qu’il qualifie un nom féminin ou un nom au pluriel, il ne change pas :
    Des prétendus coiffeurs, des soi-disant notaires. (Georges Brassens)
    Cette soi-disant amie m’a trahi.
    De plus, il faut écrire soi-disant. Car, et c'est un autre point important, il y a bien un trait d'union entre "soi" et "disant"
    Remarque !
    Rappelons en outre que, l’adjectif « soi-disant » signifiant stricto sensu « qui se dit tel ou tel », mieux vaut le réserver à ce qui est doué de la parole. Pour les choses ou les animaux non personnifiés, « prétendu » fera bien mieux l’affaire. La même prudence s’impose à l’égard du contexte : en toute logique, il est plus probable que l’on ait affaire à un « prétendu escroc » qu’à un « soi-disant escroc » !

    Tel...

    Quand « Tel » s’accorde avec le nom qui suit

    – quand il est épithète

    Il se place alors devant le nom et s’accorde avec lui.

    Exemple, dans l’expression populaire « Tel père, tel fils », le premier « tel » se rapporte au nom père, le second au nom fils, qui sont tous les deux au masculin singulier. Au féminin, on écrira « Telle mère, telle fille ».

    Autres exemples : « Elle a filé tel l’éclair », « Tels des Indiens, les fillettes s’étaient peint le visage », « Les collaborateurs ne participant pas au débat, telles les maquilleuses, ne doivent pas entrer sur le plateau », etc.

    Après « tel et tel » et « tel ou tel », le nom se rencontre le plus souvent au singulier : « Ce n’est pas parce que tu as tel ou tel problème que tu dois arriver en retard ! »

    – quand il est attribut

    La même règle s’applique lorsque « tel » est attribut du sujet, c’est-à-dire employé avec un verbe d’état comme « être ».

    Ainsi, dans la formule shakespearienne utilisée dans le titre de cet article, « Telle est la question », « tel » se rapporte au nom question, féminin singulier. D’où l’accord au féminin singulier : « telle ».

    De même, Louis XI justifiait son pouvoir absolu par une formule passée à la postérité : « car tel est notre plaisir ». Plus récemment, Céline Dion chantait : « Tel est mon destin » où « tel » s’accorde avec le nom destin, masculin singulier.

    Dans les expressions « comme tel » ou « en tant que tel », « tel » s’accorde avec le nom auquel il se rapporte : « Elle a toujours été considérée comme telle / en tant que telle. »

     

    Lorsqu'il est suivi de « que », « tel » s’accorde avec le nom qui précède

    « Il a lu plusieurs textes tels que des poésies. » Ici, « tel » s’accorde avec le nom qui précède, c’est-à-dire « textes », masculin pluriel, d’où « tels que ». Le fait que le nom qui suit soit féminin pluriel ne doit en aucun cas vous influencer !

    Autres exemples : « Notre entreprise a besoin d’une personne telle que vous », « Les bêtes sauvages, telles que les loups et les ours, se rencontrent en montagne », « J’aime les fruits rouges tels que la fraise, la framboise et la cerise ».

     

    Remarques.

    1. Parfois, le nom qui se rapporte à « tel » est un peu plus loin dans la phrase. Cela ne change en rien l’accord : « Certains élèves ne sont pas venus à l’école aujourd’hui, tels que Louise, Jennifer et Norah. » On pourrait dire aussi : « Certains élèves, tels que Louise, Jenifer et Norah, ne sont pas venus à l’école aujourd’hui. »
    2. N’employez pas « tel que » à la place de « tel quel » pour dire « tel qu’il est, comme il se trouve » ! Exemples : « Je vous rends votre voiture telle quelle », « Ils ont laissé l’appartement tel quel », etc.

     

    TEL
    VOIR https://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-37114.php

    Il a filé telle une fusée

    Les insectes méridionaux tels la cigale, remontent sous nos latitudes.

    Telle la cigale, il a chanté tout l'été.

    Mes deux filles, tels des brigands, se sont enfuies par la fenêtre.

    Cette histoire est telle que je l'avais rêvée.

    Les dégâts occasionnés par les eaux étaient tels qu'il a fallu tout détruire.

    Les langues tel le néerlandais sont dites 'germaniques'.

    Ne me refais plus jamais de telles blagues !

    Les faits se sont déroulés tels que je vous les ai racontés.

    La lune, tel un ballon en équilibre sur un fil, semblait posée sur le fil à linge.

    Tête-bêche

    tête-bêche est invariable : ils sont en sens inverse, mais parallèles. Dormir tête-bêche c'est avoir les pieds face au visage de l'autre.

    T euphonique... ou pas

    L'apostrophe et le trait d'union ne sont pas deux signes équivalents : veillez donc à ne pas confondre « mange-t'il » et « mange-t-il ».

    - Le « t » placé entre une forme verbale de la 3e personne (par exemple, « déclare ») et un pronom personnel (par exemple, « elle ») est encadré de deux traits d'union :
    « Tout est en ordre », déclare-t-elle.
    Comment va-t-il ?

    - En revanche, le « t » qui résulte de l'élision du pronom « toi », après un verbe à l'impératif ayant pour complément « en » ou « y », est précédé d'un trait d'union mais suivi d'une apostrophe :
    Si tu n'as plus rien à faire, va-t'en.
    Va-t'en dès que possible si tu ne veux pas rater le bus
    Remets-t'en au destin
    Cette machine est capricieuse, méfie-t'en
    Si tu veux atteindre ton but, donne-t'en les moyens
    .

    - Si l'on place un t entre un verbe se terminant par une voyelle (ou par un c non prononcé) et un pronom tel que « il », « elle » ou « on », on n'en met pas quand le verbe se termine par un t ou un d :
    Pense-t-il ce qu'il dit ?
    Qui convainc-t-il ?
    Qui l'auteur évoque-t-il dans ce paragraphe ?
    Mais :
    Pourquoi l'interrompt-il ?
    Que répond-elle quand on lui demande son âge ?
    Qui l'auteur dépeint-il dans ce paragraphe ?

    Trans—

    Un transsexuel (personne qui a changé de sexe ou qui a la volonté de le faire) avec 2 s car trans + sexuel.

    Exemples : transsibérien, transsaharien.

    Trois quarts ou Trois-quarts » ?

    Voir [http://gigeoju.eklablog.com/0-1b-revisions-francais-nombres-p1350078]

    Trop de

    « trop de sucreries fait grossir »

    Dans les phrases avec « trop de », le verbe s'accorde en général avec le complément. Mais lorsque l'accent est mis sur « trop », le verbe reste au singulier. Le sens n'est alors pas le même : trop de sucreries font grossir = par nature, les sucreries font grossir ; trop de sucreries fait grossir = l'excès de sucreries fait grossir. 
    Exemples :
    Trop de descriptions nuit au rythme d'un récit
    Trop d'exercices physiques affaiblit les articulations...

    Voie - Voix

    La « voix » qui vient du larynx prend un « x » comme lui. Voilà qui devrait vous mettre sur la « voie »... dans tous les autres cas.
     
    - Ce panneau indique une voie ferrée -  Des indices mettent les joueurs sur la voie - etc.
    On écrit aussi « voie » dans les locutions suivantes : « en voie de » (= sur le point de, en passe de), « voies de fait », « par voie de conséquence ».
     
    - Avoir voix au chapitre
    Étymologiquement, fait référence au chapitre (dans son sens religieux*), où ceux qui avaient voix au chapitre (droit ouvert aux chanoines et leurs supérieurs) pouvaient éventuellement s’exprimer pour donner leur avis et participer aux prises de décisions.  
    * chapitre désigne à la fois le corps des chanoines (membres du clergé attachés au service d'une église), d'une cathédrale ou d'une église importante, l'assemblée des moines et chanoines qui traite des affaires de leur communauté et le lieu dans lequel se tient cette assemblée.
    Par extension, pouvoir donner son avis, faire entendre sa voix et influer sur la décision à prendre. Attention ! Beaucoup de gens disent ‘avoir droit au chapitre‘… c’est une erreur ! La bonne expression est ‘avoir voix au chapitre‘. L’on a le droit effectivement... d’avoir la voix… au chapitre, c’est-à-dire d’exprimer son opinion dans une assemblée, de participer à une délibération et de pouvoir se mêler légalement de l’affaire en question.

    Les gens ont le droit légitime d’avoir voix au chapitre quant aux institutions qui régissent leur vie, qu’il s’agisse de l’organe législatif de leur propre pays ou de l’Organisation mondiale du commerce — (Gordon S. Smith, Moisés Name, Des états remaniés: mondialisation, souveraineté et gouvernance, 2000)

    Voici et voilà

    Voici et voilà signifient littéralement « vois ici » et « vois là ». À l’oral, ces deux présentatifs sont souvent employés indifféremment l’un pour l’autre. Cependant, dans un registre de langue soigné, il convient de les distinguer puisque leur sens diffère légèrement.

    Voici s’emploie pour désigner quelque chose ou quelqu’un qui est proche, ou encore pour annoncer ce qui s’en vient, ce qui va être dit.

    Exemples :

    - Voici Julie, ma nouvelle compagne.

    - Enfin, voici venu le moment de faire mes preuves.

    - Voici quelques exemples qui vous aideront à mieux comprendre.

    - Voici ce que nous devrions faire...

    Voilà, quant à lui, s’emploie plutôt pour désigner quelque chose ou quelqu’un de relativement éloigné, ou pour revenir sur ce qui précède, ce qui a été dit.

    Exemples :

    - Voilà Lucie : allons lui parler.

    - Voilà l’autobus qui part sans nous!

    - Voilà quelques exemples qui, je l’espère, vous ont permis de mieux comprendre.

    - Voilà qui est fait !

    Il arrive également que l’on emploie voici et voilà dans la même phrase pour marquer une distinction entre deux choses ou deux personnes.

    Exemples :

    - Voici mon fils Marcel, qui vient d’avoir dix ans, et voilà mon épouse, Catherine.

    - Voici mon siège, et voilà le tien.

    L’opposition entre voici et voilà est semblable à celle que l’on observe entre ici et , ceci et cela, celui-ci et celui-là.

    Pour en apprendre davantage à ce sujet, vous pouvez consulter les articles Ci et là et Ceci et cela. [http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=3862]

    Volatile... volatil

    Un volatile est un oiseau et prend toujours un « e », bien qu'il soit masculin (un volatile de basse‑cour).

    Est volatil (adjectif qui fait « volatile » au féminin) ce qui passe aisément à l'état de gaz ou de vapeur, ce qui est fluctuant, instable :

    un liquide volatil, une substance volatile,

    et, au sens figuré, un électorat volatil, une action volatile.

    Indice boursier, le CAC 40 est parfois considéré comme volatil et versatile.

     

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    Quelques points à trier
     
    Un compliment
     
    Dans le journal mais Sur le balcon

    La préposition « dans » s'utilise pour introduire un contenant (dans un fauteuil, à cause de ses bras qui vous enserrent étroitement) ou quelque chose qui comporte plusieurs pages (dans un journal).

    Les amoureux aiment s'allonger dans les herbes hautes, à l'abri des regards.

    La préposition « sur » s'emploie pour tout ce qui est considéré comme une surface (s'allonger sur l'herbe, chercher un nom sur une liste...).

    Loin de là ou Tant s'en faut

    On évitera, dans le langage soigné, d'user de la locution « loin s'en faut », issue du croisement de « loin de là » et de « tant s'en faut ».
    On utilisera l'une ou l'autre, voire « bien au contraire ».
     

    Il faudra remplacer toutes les machines, les imprimantes y comprises.

    Le monde a commémoré le naufrage du Titanic cent ans après le drame.
    En 2015, nous avons célébré les soixante‑dix ans de la fin de la Seconde guerre mondiale.

     

    - Orthographe, la bonne expression : "au (en) regard de" "mettre à (au) jour" "sous l'empire (l'emprise) de" ?
    (Kalligo - Rédaction)